LES AVENTURES DE MRS GERSENDE À POUDLARD, PROFESSEURE DE L’ESA-G

Ou comment vous allez découvrir la rencontre entre la célèbre Domina et son fidèle majordome…

Notre héroïne préférée avait eu une rude journée. Elle avait corrigé des copies rédigées dans un français si défaillant, qu’il se rapprochait parfois d’une langue étrangère. Un calvaire pour Elle, tant attachée à la correction de la grammaire, et au bon goût de l’orthographe (l’auteur de ces lignes en tremble d’avance).

Célestin n’eut même pas à lui masser les pieds qu’Elle sombra dans un sommeil bien mérité et qu’Elle entra au pays des songes, et se revit au premier jour de la rencontre qui allait changer sa vie…

Mrs Gersende la célèbre professeure de défense contre les forces du mal officiait au collège de Poudlard depuis bientôt quinze ans. C’est dans cet antique établissement que les sorciers faisaient leur apprentissage supérieur de la magie, et surtout que les sorcières pouvaient se spécialiser en Domination. Ainsi le nom complet de l’établissement était-il École Supérieure des Sorciers Avant-gardistes. Las, dans le monde des sorciers aussi la langue sombrait, et Elle pestait contre les étudiants qui en faisaient si peu de cas dans la rédaction de leurs formules magiques. 

« Celui-là, avec sa manie de ne jamais accorder en genre son sujet d’imprécation, c’est sa copine qui sera déçue quand il aura changé de sexe… »

Quand Mrs Gersende, la Professeure à qui les Orcs disaient bonjour en baissant les yeux, se mettait à pester après le niveau de français de ses élèves, ce n’était pas le moment de la déranger. Pour corriger les copies Elle affectionnait le calme autant que la grammaire.

Les appartements privés de la professeure étaient en premier lieu occupés par un vaste bureau où ses étudiants avaient accès, desservis par un couloir aux murs de pierres commun aux autres logements de fonction. Depuis des siècles le vieux château gothique dominait sur son éperon rocheux la cité des sorciers, Vapolis. Sur les murs tendus de velours rouge et dont la partie basse était occupée par des boiseries victoriennes, des portraits s’animaient de temps à autre pour donner leur opinion sur tel ou tel sujet. La plupart des  meubles avait été ramenée des aventures de notre héroïne ou étaient des dons de ses admirateurs. Comme chaque professeur de l’établissement, Mrs Gersende avait à sa disposition une chouette magique qui faisait office de secrétaire, comme auraient dit les Moldus.

Ma Dame, il y a un élève qui attend depuis un quart d’heure devant votre auguste porte, lui dit la chouette en bois posée sur son bureau.

Comme si je n’avais que ça à faire, soupira la professeure en faisant légèrement glisser ses lunettes sur son nez. Et la lourde porte aux moulures florales s’ouvrit d’elle-même.

L’étudiant entra en baissant les yeux dans son costume de collégien, et se présenta en tremblant devant la professeure. Il savait qu’elle pouvait arrêter d’un seul coup de badine magique un troupeau d’ours qui en aurait voulu au miel des ruchers de Poudlard, alors lui, modeste quatrième année, il serrait les fesses.

Avancez, qu’est-ce que vous attendez ?

Oh le pauvre petit…

Le portrait de la soubrette accroché au mur ne put se retenir de pouffer devant la démarche hésitante du pauvre Harry, paralysé de stupeur et de tremblement qu’éprouve tout élève de l’ESA-G en entrant dans ce bureau.

Quelque peu empoté c’est vrai, l’adolescent n’en était pas moins bien fait de sa personne, la pratique régulière du quiditch avait développé sa musculature. Son mètre soixante-dix courbé par l’émotion, laissait deviner des pectoraux aptes à résister à n’importe quel cognard.

Je vous ai apporté ma composition.

Ma Dame, le reprit-elle.

Je vous ai apporté ma composition, Ma Dame La Professeure.

Et en retard, je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais l’accepter !

L’Impératrice de Poudlard, comme la surnommaient ses élèves, laissa le garçon se décomposer quelques instants avant de lui ordonner d’avancer encore un peu.

Le pauvre étudiant se décida à faire quelques pas, mais l’émotion qu’il éprouvait devant la Maîtresse de son bulletin trimestriel en tailleur noir lui fit définitivement perdre tout reste de dignité. Il s’affala de tout son long en se prenant les pieds dans le tapis en poils de yéti des Abruzzes, et le rouleau de la copie sombra sous le bureau d’acajou magique de Sardaigne, serré dans son ruban rouge. Quand le garçon tendit le bras pour le rattraper, le bureau facétieux lui saisit délicatement le poignet d’une de ses pattes dorées en forme de serres d’hippogriffe.

La professeure se leva sur ses talons de dix centimètres, contourna le meuble sarde, et Harry put alors voir l’éclat incomparable de ses escarpins au ras de son nez. La scène commençait à intéresser le portrait du trente-septième directeur qui chaussa son monocle dans son cadre, même si le vieil homme en perruque poudrée en avait vu d’autres en trois-cent ans d’encadrement.

Qu’est-ce que vous faites dans cette position mon pauvre garçon ? demanda la Maîtresse d’un air hautin et désabusé.

Heu, je, vous, il…

Un trouble d’un nouveau genre envahit le garçon.

Vous ne croyez pas que vous gênez mon passage ?

Et l’élève sentit alors le poids de la divine chaussure s’enfoncer dans son dos.

Quelle démarche ! Dit, admiratif, le trente-septième directeur qui s’y connaissait.

Ayant saisi un livre au hasard dans sa bibliothèque, Dame Gersende repassa devant le bureau, et fit sentir la pression de ses deux pieds en prenant le temps de feuilleter le manuel intitulé Comment dompter un centaure en dix leçons. Harry ne faisait plus la différence entre supplice et délice quand les divins escarpins regagnèrent le fauteuil.

Heu, Ma Dame La Professeure, que dois-je faire pour me libérer ?

Ah, vous êtes encore là vous ? Mais qu’est-ce que j’en sais Moi ? Demandez lui !

Monsieur le bureau, qu’est-ce que je dois…

Attends, je réfléchis, répondit le meuble sarde qui parlait néanmoins très bien français.

Nettoie ses chaussures !

Oh oui ! gloussa la soubrette en applaudissant à l’idée sur le mur tendu de velours rouge de l’autre côté du grand salon.

Mais comment est-ce que… je…

Et il vit apparaître comme par magie un Stiletto à talon rouge sous son nez.

Allez, au travail comme le meuble vous a expliqué !

Le prisonnier lécha timidement la pointe de la chaussure de sa Maîtresse, précisons que c’était la première fois qu’il sa lançait dans ce genre de pratique. La Domina s’assit ensuite sur le bureau, lui aussi en extase sous l’auguste fessier, ce qui permit au jeune impétrant d’avoir accès à la totalité des escarpins. Puis Mrs Gersende présenta son talon rouge et fin devant le novice, qui après une mince hésitation le lécha. La Domina poussa son talon plus avant entre les lèvres de son élève, il comprit  alors fort ému qu’il pouvait le sucer. L’extase le gagna quand Dame Gersende fit coulisser à plusieurs reprises la pointe de cuir dans la bouche sans expérience.

Oh, mais il fait ça bien ! dit Dame Circé, assise sur son trône depuis deux cents ans et suspendue à quelques mètres du directeur.

Au bout de quelques minutes d’un habile travail de cordonnerie le bureau consentit enfin à soulever la patte, libérant ainsi le prisonnier tout ému de sa captivité.

Comment vous sentez-vous mon garçon ? Un peu bizarre non ? Ça fait toujours ça la première fois, dit la professeure d’un ton amusé.

Même mon bureau a du mal à s’en remettre, et pourtant il en a fait d’autres.

En effet le bureau sarde était encore sujet à des tremblements qui l’agitaient de temps à autre.

Mais comment vais-je corriger les copies de vos camarades sur un bureau ivre ? Je vais attraper le mal de mer !

Heu, je ne sais pas Ma Dame.

Moi je sais, dit la DS de Poudlard en se dirigeant nonchalamment vers un fauteuil en cuir de troll de Scanie pour s’y asseoir.

Au pied !

Et Elle désigna d’un geste impérieux du doigt une place devant Elle. 

Harry, qui était encore à genoux tête baissées au côté de l’émotif bureau, se releva difficilement. Il se dirigea chancelant à l’endroit désigné, sous le regard attentif de la Maîtresse des lieux, et celui de tous les portraits magiques qui assistaient à la scène.

A quatre pattes !

Le néophyte ne posa pas de question tant il prenait de plaisir à ces jeux inconnus pour lui. Il prit docilement la position exigée par la Domina. La Maîtresse des lieux posa alors ses pieds sur son dos, jambes tendues pour y corriger les copies. Au travers de sa veste, il sentit les escarpins appuyer plus que de raison sur son dos, les talons labourer sa chair de temps en temps et sans motif apparent. A un moment, et sans doute pour se délasser de l’effort intellectuel, la professeure tendit la pointe de l’escarpin contre le visage de l’étudiant, lui faisant entrouvrir les lèvres, Elle frotta les dents blanches et régulières. Puis Elle pressa impérieusement sa divine semelle contre la nuque pour lui faire baisser la tête, une sorte d’adoubement pour un nouveau soumis en quelque sorte.

Voici donc chères lectrices, comment Dame Gersende découvrit le jeune Harry Pettar, et le conserva à son service en le prénommant désormais Célestin.

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