Mercredi après-midi partie 3

12345
Loading...

Frederic Gabriel


à plusieursexhibition et voyeurisme



Partie 3

Nous faisons confiance au Hasard, au Destin, comment appeler ça ? Chaque mercredi, nous avons une merveilleuse surprise.

Celle-ci se matérialise un peu plus haut dans l’avenue. On entend des gémissements, qui sont sans nul doute des gémissements de plaisir. On part sur un court sentier qui conduit à un parc riche en végétation et arbres, que nous n’avions pas encore remarqué.

Nous nous figeons devant le spectacle qui s’offre à nous, qui porte à incandescence une excitation qui n’a fait jusqu’à présent que monter sans encore s’apaiser.

Ils sont installés sur et autour d’un banc. Trois garçons et une fille, dans nos âges. Sans doute une bande qui se retrouve ici tous les mercredis après-midi, dans des liens flous et ambigus, qui peuvent glisser à un moment ou à l’autre. Ça a été le cas aujourd’hui. La meilleure preuve c’est que la fille est aux trois quarts nue, assise sur un sexe qui rentre et sort de son vagin.

On se fige la bouche sèche pour regarder, capter tous les détails. Absorbés dans leurs jeux, pris dans leur monde, ils ne nous ont pas encore repérés.

La fille est magnifique, dans un style punk, pour ce qui reste de vêtements sur elle. Un corps élancé, une taille fine, avec des seins lourds aux aréoles larges et roses que se partagent, installés de chaque côté d’elle, les deux garçons qui n’ont pas le privilège d’être en elle, chacun sur un sein. Elle a une jupe à carreaux courte, ramenée à sa taille, des bas  résille qui tiennent à ses cuisses, et des bottes qui montent jusqu’à ses genoux. Son pull, roulé à sa taille dégage sa poitrine. Le soutien-gorge, assorti à la culotte, est posé sur le banc.

Et il y a cette queue, roide, gorgée de sang, qui coulisse entre les lèvres gonflées qui s’étalent autour de la chair qui la fore, queue qui disparaît puis réapparaît, enveloppée de latex, semblant plus épaisse à chaque fois. On ne voit pas le garçon qui la fouille, juste ses mains, accrochés aux hanches, soulevant la jeune femme, son sexe et ses jambes.

L’occasion est trop belle. C’est peut-être cela que nous aurons appris au fil du temps, savoir profiter du moment, parce qu’il ne reviendra pas. Je pousse le portillon, et nous avançons vers le groupe, un instant surpris, mais qui comprend vite l’opportunité que nous représentons.

Les deux garçons ont libéré leur queue, chacune à un état différent de l’érection. Nous nous en emparons, les masturbant doucement pendant qu’ils continuent de travailler les seins de la fille. On finit par se caler sur le banc, et nous les prenons dans notre bouche. Ils ne s’attendaient certainement pas à ça. Le sang pulse dans leur sexe, remplissant les zones caverneuses, les faisant épais et durs. Je sens le corps de chaud de la fille contre le mien. Alliance d’un instant, certes, mais d’une rare force. On se souviendra, Caroline et moi, de cet après-midi, comme de tous ceux avant, et sans doute aussi de ceux qui viendront. Ce sont ces moments qui donneront du sens à notre existence, et qui valent, sans aucun doute, de vivre celle-ci, pas des chimères.

Quand nous les lâchons, leurs queues sont dilatées. À point pour que nous les enfoncions en nous. Pourtant, Caroline et moi, si proches au point de penser à la même chose au même moment, nous avons la même envie. Nous nous penchons, chacune d’un côté, sur l’entrecuisse de la blonde et nos langues viennent tourner sur les deux sexes, sur le clitoris et les lèvres de la blonde, et sur la chair qui apparaît et disparaît. La fille gémit de plus belle. Je descends sur les couilles du gars. Il crie

Putain, je vais jouir, je peux plus tenir…

La blonde l’extirpe d’elle, et arrache précipitamment la capote. Elle le prend dans sa main, et le masturbe. Un simple aller et retour et il crache des jets de semence sur son ventre. Il est tellement excité qu’il ne débande même pas.

La blonde a son sac à main posé à ses pieds. Elle attrape une boite de capotes dont elle tire trois emballages que nous déchirons pour les gainer.

Sans l’avoir vraiment calculé, nous nous positionnons en serre-livres autour de la blonde, qui a simplement changé de partenaire. Le garçon blond que j’ai pris dans ma bouche s’est glissé sous elle et il vient poser son gland contre ses lèvres. C’est elle qui donne le coup de ventre pour absorber le membre, et ils se calent sur un rythme.

Je me mets à quatre pattes sur la gauche de la blonde et Caroline en fait autant de l’autre côté. Nous nous dénudons, et cul offert nous attendons qu’ils glissent leurs queues en nous. Nous sommes deux ventres offerts qui n’aspirent qu’à être remplis.

Je ne peux m’empêcher de gémir quand je sens le gland enveloppé de plastique se poser sur mes lèvres. Une partie de moi a envie qu’il glisse tout de suite au fond de moi, l’autre qu’il reste là à frotter ma chair. Il fait une sorte de compromis entre les deux, baladant la tête de sa queue sur mes lèvres, avant de pénétrer lentement en moi…Ce frottement contre mes muqueuses…Tout ce qu’on fait avec Caroline est indéniablement bon, et sa langue sur moi est indéniablement plus habile que ne le sera jamais aucune langue de garçon, mais ça…Je ne m’imagine pas vivre sans une queue qui fouille mon intimité, qui va et vient, lentement ou plus vite, qui s’enfonce si profondément en moi que j’ai l’impression qu’elle me remonte jusqu’à la gorge. Qui me remplit totalement à tel point qu’il me semble qu’elle occupe mon corps tout entier, mais aussi mon esprit parce qu’à cet instant, je suis coupée de tout sauf de ce membre qui est présent en moi.

Nous trouvons notre rythme naturellement, dans une communion quasi magique, qui sera brisée quand nous aurons pris notre plaisir. Les garçons tournent sur nous, une queue remplaçant une autre queue. Ce qui fait, mine de rien, toute la différence, chaque garçon ayant son rythme.

Le temps, l’espace, tout s’est disparu. C’est ce qui fait la richesse de nos mercredis après-midi, c’est lorsqu’enfin on débouche sur ce ou ces moments, qui laissent des traces, auxquels nous rêvons toute la semaine, qui nous aident à supporter les conditions d’étude pas toujours réjouissantes.

Tout se finit quand nous sommes toutes les trois installées sur le banc, côte à côte, collées l’une à l’autre, face à trois queues dont nous accueillons les jaillissements, sur notre visage ou dans notre gorge, selon notre goût.

Nous restons ensuite ensemble, le lien ne s’étant pas dissous. Un des garçons a amené des bières et des sodas que nous partageons. La blonde est aussi jolie habillée que nue.

L’après-midi se termine quand nous nous séparons. Il est l’heure pour nous de rentrer. Sur l’avenue Caroline m’arrête :

Tu as encore du sperme sur le visage.

Elle l’attrape de la pointe de la langue, puis me donne un baiser au goût de semence.

Un quart d’heure plus tard, nous avons réintégré l’établissement. Le jour tombe. Nous passons sous la douche ensemble, puis nous nous changeons avant d’aller dîner à la cantine songeuses et épuisées, pensant à ces bons moments qui nous tiendront chaud toute la semaine.

Vivement mercredi prochain !

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

  1. Quinet Jean-François le à
    Quinet Jean-François

    Très beau texte bien écrit. Nous aimons partouzer avec mon épouse mais sans capote. Selon les soirées elle fera l’amour avec 1 à 10 hommes. Dans vos livres nous aimons retrouver cet atmosphère unique de liberté. Elle aime aussi quand je suis en voyage se faire un ou deux hommes et me raconter ce qui s’est passé. Ça aussi nous le retrouvons chez vos auteurs. Nous ne savons que trop les recommander.

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *