Museum d’histoire naturelle partie 1

Museum d’histoire naturelle partie 1

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Frederic Gabriel




Partie 1

J’ai pris mon poste au Muséum d’histoire naturelle de G… à la mi-août. C’était la période des dernières grandes chaleurs, je m’en souviens encore, et je me suis dit que j’avais de la chance de pouvoir bénéficier de la fraîcheur de la grande bâtisse dans laquelle j’étais destiné à travailler dans les années qui allaient suivre.

C’était à la prime adolescence que j’avais eu le désir de devenir conservateur de musée. Le concours était, je le savais, très sélectif, mais je tenais à mon rêve, et je m’étais battu pour atteindre mon but. Et j’y étais arrivé. Mes parents étaient pauvres, mais j’avais obtenu une bourse au mérite.

Le véritable problème, après, c’était de trouver un poste. Ils étaient rares, et pas forcément où on le souhaitait.

J’avais toujours été attiré le passé, sans doute parce que je pensais qu’il contenait des leçons pour l’avenir, mais aussi parce que j’y trouvais une sorte de sécurité, face à un avenir lourdement hypothéqué.

G…, c’était une petite ville de province et le Muséum était l’un de ses piliers culturels. Il était riche de multiples collections. On y trouvait aussi de magnifiques expos.

Le Muséum était situé dans une rue de la ville, faite de maisons hautes et cossues, qui avaient remarquablement résisté au temps. La rue était en pente, conduisant à la ville basse. Elle s’achevait à un pont duquel on avait une vue sur cette ville basse, mélange de maisons, de chemins, longeant le fleuve.

Le muséum se trouvait sur la gauche, et il se prolongeait dans un jardin qui en faisait partie intégrante. A la hauteur de son premier étage, il était située sur une butte dissimulée par un mur qui montait haut. Ce jardin, magnifique, avait été aménagé par une association qui l’entretenait et le développait.

Il faisait face à une belle maison aux murs ocres, qui s’étendait sur plusieurs étages. La rue séparait le jardin de la maison en face. De manière logique, le jardin se trouvait à la hauteur du premier étage de cette maison, laissant voir une partie de son intérieur, deux portes fenêtres, l’une donnant sur une chambre, on apercevait un bout de lit et une commode, l’autre sur une salle de bains, on voyait un lavabo et un miroir.

Le jardin était magnifiquement conçu, rempli et entretenu. Les responsables de l’association, que j’ai appris à connaître, passaient régulièrement. J’ai rapidement pris plaisir à venir m’y aventurer, quand ma tâche se faisait trop lourde, et c’était souvent le cas.

Ça a été le hasard qui a fait que j’ai posé mon regard sur elle pour la première fois. J’étais obnubilé par ce que je faisais, qui me passionnait, et je n’avais même pas encore laissé mes yeux glisser sur les maisons voisines.

J’étais près d’un sapin, pas vraiment visible, c’est du moins ce que je croyais à l’époque, dans cette naïveté qui m’a quitté depuis, quand j’ai réalisé qu’elle me voyait depuis la première minute…

Elle est sortie de la salle de bains, une cigarette à la main. Elle portait juste une culotte et un soutien-gorge.

Elle s’est approchée de la rambarde, des colonnes épaisses et rondes, tout autant qu’elle.

C’était pour elle, je l’ai compris, un moment de pause. Ses gestes disaient sa détente, lents, un peu comme si elle était prise dans une sorte de léthargie. Elle a fini par se poser près de la rambarde, regardant dans la rue tout en tirant sur sa cigarette. J’ai eu l’occasion ainsi de pouvoir la regarder plus en détail.

Les femmes n’avaient jamais vraiment été une option pour moi. Je devais réussir à tout prix, je n’avais jamais vraiment pu me permettre de partir sur d’autres voies. Je me méfiais de tout ce qui aurait pu me détourner de mon but. J’avais pourtant eu deux petites amies au lycée, mais ça n’avait pas vraiment duré. Le temps de découvrir ce que c’est que le sexe, et d’oublier quand il avait fallu que je sois à fond, sans quoi je risquais de ne pas réussir. Je me rappelais soudain que j’avais un corps, un sexe, celui-ci tout roide à ce moment précis, que je pouvais éprouver du désir pour une femme, et que j’aurais sans doute du mieux doser les choses plutôt que de refouler pendant des années ce qui venait me frapper en pleine figure comme un boomerang.

Elle était plutôt grande, même pieds nus, et sans doute immense si elle portait des talons. Elle était charnue, avec  des kilos en trop, mais cela lui allait bien d’avoir des hanches fortes, un peu de ventre, des cuisses pleines. Elle avait une crinière brune épaisse, qui entourait un visage bien dessiné, dont ressortaient plusieurs éléments, sa bouche rouge, bien que pas encore maquillée, un regard très noir et des pommettes hautes. Le soutien-gorge, noir avec dessus une luxuriance de fleurs rouges maintenait une poitrine lourde et marquait et accentuait le sillon profond les séparant.

Elle était vraiment magnifique. Elle devait avoir vingt-cinq ans, et tout l’éclat de sa jeunesse. Il y avait en elle quelque chose de libre, d’indépendant. On sentait bien que, quelques soient les conditions dans lesquelles elle pourrait vivre, rien ne la contraindrait jamais.

J’allais m’éloigner, emportant avec moi l’image de ce corps séduisant quand la donne a changé. Un homme a surgi, aussi habillé qu’elle était dénudée. Il portait un costume gris, de coupe classique, avec une chemise blanche, sans cravate, et finissait de s’habiller. Ils avaient sans doute passé la nuit ensemble, et il s’apprêtait à partir.

Elle s’est tournée vers lui. Il l’a attrapée par les hanches, et a penché son visage vers elle. Ils ont échangé un baiser passionné, qui s’est prolongé.

Je pensais qu’ils allaient en rester à cette simple étreinte, mais les choses ont évolué rapidement. Il a glissé à genoux, et sans que ni l’un ni l’autre ne semblent se soucier qu’on pouvait les voir, il a descendu son slip sur ses cuisses, la mettant à nu. Comme elle était de profil, je n’ai pas vu grand-chose, mais c’était paradoxalement plus troublant, et mon imagination faisait le reste. Il a fouillé son sexe de la bouche et de la langue. La fille s’est immédiatement cambrée et mise à gémir, sans pudeur aucune, et sans se soucier de qui pourrait l’entendre.

Tout ce que j’avais refoulé pendant des années remontait en moi, à commencer par une excitation intense qui écrasait tout sur son passage comme un rouleau compresseur. Incapable de maîtriser les pulsions qui montaient en moi, et poussé par le besoin de me soulager, je me suis défait et j’ai mis à nu ma queue, raide d’une érection comme je n’en avais pas eu depuis longtemps. Le sexe était passé au second plan ces dernières années, j’avais trouvé d’autres sources de satisfaction.

La fille a apparemment eu un orgasme, se tendant et poussant un long gémissement.  Il voulait apparemment continuer de la lécher, mais elle s’est dégagée. J’ai clairement entendu ce qu’elle lui disait, dans le silence de la matinée : ‘J’ai envie de ta grosse queue dans ma bouche !’ et elle a glissé à son tour à genoux, alors qu’il se redressait. Avec des gestes vifs, comme si elle sortait de sa léthargie, et une envie non dissimulée, elle a tiré sur sa fermeture-éclair et mis à nu un sexe semi-érigé. Elle est venue dessus  d’une manière qui disait clairement que ce n’était pas la première fois qu’elle faisait une fellation à un homme, mais aussi qu’elle aimait le sexe. Et que, même au-delà, c’était une de ses raisons de vivre.

En alternant de petits coups de langue sur sa chair et des aller-retours de sa bouche sur la tige qui s’allongeait et s’épaississait, elle est parvenue à le faire gonfler, et à faire monter du plaisir en lui. Tout comme elle quelques minutes plus tôt, il gémissait sans gêne.

Ma main allant et venant sur ma queue, j’étais pris dans un mélange d’idées, de désirs, d’envies, d’images. Je n’avais plus le contrôle de rien moi qui justement me voulais dans un total contrôle de moi-même.

Elle l’a sucé longtemps, descendant même sur ses couilles de la langue. C’est dans cette position qu’elle s’est immobilisée, gobant finalement un testicule puis l’autre en même temps qu’elle faisait aller et venir sa main sur le membre. Le type s’est mis à gémir. La jouissance était proche.

Dans ce moment, j’aurais voulu être à sa place, et paradoxalement je l’étais. C’était sa langue qui courait sur mes couilles, sa main qui allait et venait sur ma queue.

Je n’imaginais pas qu’elle finirait ainsi. Elle a amené sa bouche devant le gland dilaté et tout rouge, en même temps qu’elle continuait son mouvement de masturbation, de plus en plus rapide et de plus en plus frénétique. L’homme a enfin joui, la queue dilatée à l’extrême. J’ai vu nettement, malgré la distance, les jets de semence sortir, un par un, et atterrir dans la bouche ouverte, même si un peu du liquide blanc et crémeux s’est perdu sur le pourtour de ses lèvres et son menton, liquide qu’elle a récupéré du doigt pour le ramener dans sa cavité buccale. Ce fut ce geste, que je trouvais d’un rare érotisme, qui déclencha en moi la jouissance qui me fit me vider avec autant d’abondance que l’homme, et arroser les branches du sapin. Cela faisait longtemps que je n’avais pas joui, et pas joui ainsi. Cet orgasme, dans sa forme, me ramena vers les choses du sexe, tout comme la vision de cette brune magnifique, qui avala la semence qui remplissait sa bouche, et se releva. Ils se rajustèrent tous les deux, elle simplement en remontant sa culotte, lui rentrant sa queue dans son pantalon, et ils partirent vers la maison. J’eus la vision d’un cul charnu, incroyablement haut et plein, le tissu du slip s’enfonçant dans sa raie. Ils disparurent. Je choisis moi aussi de m’éclipser.

 

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