Museum d’histoire naturelle partie 3

Museum d’histoire naturelle partie 3

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Frederic Gabriel




Partie 3

C’était en milieu d’après-midi, et j’ai aperçu la bouteille, en plastique, verte, sur la terrasse. J’étais furieux. Souvent des jeunes qui passaient dans la rue s’amusaient à jeter des déchets par-dessus le mur.

C’est quand j’ai saisi la bouteille que je me suis rendu compte qu’elle contenait une feuille de papier. Une bouteille à la mer.

J’ai sorti la feuille. Dessus il y avait écrit : « Tu as assez maté ! Si tu venais me baiser ? »

J’ai relevé la tête. Elle était en face, près de la rambarde. Elle m’a souri, et elle a lentement soulevé la robe noire qu’elle portait, dévoilant son corps, son absence de slip sous un collant chair et son soutien-gorge rouge. Elle m’a jeté : « La porte en bas est ouverte. Je t’attends. »

J’étais quelqu’un de très timide, en retenue, et pourtant ce jour-là, rien n’aurait pu m’empêcher de quitter le muséum, de traverser la rue qui nous séparait et de rentrer chez elle. J’ai trouvé une entrée sombre, un escalier que j’ai monté pour déboucher sur un vaste living, dont j’apercevais une partie de mon poste habituel.

Fidèle à son habitude, elle était installée sur le canapé de jardin, une jambe au sol, l’autre posée à l’équerre sur les coussins, robe roulée à la taille, et elle se masturbait à travers le collant, inondant le lycra de ses jus.

Elle m’a fait un sourire somptueux et enjôleur et m’a suggéré :

Viens sur ma chatte avec ta langue… Tu y mettras ta queue après.

Je me suis agenouillé et j’ai plongé sur cette vulve dilatée, aux lèvres gonflées. J’ai attrapé le bord du collant et je l’ai roulé pour dégager son ventre. Quand je suis venu sur elle, alors que le goût de ses sécrétions me remplissait la bouche, elle s’est mise immédiatement à gémir. Je n’avais jamais encore fait un cunni à une fille, mais c’est venu tout seul. J’ai tourné sur ses lèvres, ma caresse les faisant gonfler. Elle coulait avec de plus en plus d’abondance, preuve de son excitation, inondant ma bouche. Je voulais la boire jusqu’à la dernière goutte.

C’est l’instinct qui m’a guidé vers son clitoris. En haut de ses lèvres, il était encore recouvert par son capuchon. J’ai tiré sur celui-ci, pour dégager le petit bourgeon de chair, et je l’ai frôlé, de la pointe de ma langue, puis de la pulpe de mon doigt. Avec cette absence de pudeur qui la caractérisait, elle s’est mise à gémir.

Mets-moi ta queue… Maintenant… m’a-t-elle ordonné.

Je me suis laissé glisser sur le canapé. C’est elle qui m’a mis à nu. Ma queue était aussi raide que lorsque je la regardais d’en face. Je n’avais jamais osé imaginer que je pourrais ainsi passer de l’autre côté, ne plus être celui qui se masturbait en la regardant, la trouvant si désirable, sans jamais avoir accès à son corps. J’avais face à moi la perspective du jardin du muséum, et je me voyais, comme un fantôme en face. Je n’avais jamais eu l’impression d’avoir de la chance dans ma vie…Mais pour une fois…Elle s’est penchée sur moi, et prenant ma queue dans sa main, au contact si doux, elle s’est mise à balader sa langue sur moi.

Retiens-toi, m’a-t-elle soufflé. Je ne veux pas que tu jouisses maintenant. C’est trop tôt.

Elle a tourné sur mon sexe de la langue, avant de glisser sa main sous l’un des coussins du canapé, dans un geste dont je n’ai compris le sens que quand elle en a tiré un préservatif emballé. Elle m’a poussé en arrière, me faisant allonger, a gainé ma queue de plastique, puis elle est venue s’emmancher sur moi, attrapant ma queue, l’ajustant sur ses lèvres, puis se laissant glisser sur moi, jusqu’à ses lèvres viennent reposer contre la racine de ma queue.

Cette sensation, si forte malgré le plastique autour de moi… La chaleur de sa vulve autour de moi, cette élasticité… Tout ce après quoi j’avais pu courir jusqu’à présent m’a semblé si dérisoire. La vérité c’est ça, une relation avec une femme, son corps, sa chair, son sourire, sa chatte, ses seins…

J’étais proche de la jouissance quand elle m’a arraché de sa vulve. Le plastique dégoulinait de ses sucs intimes. Elle a mis ma queue à nu d’un mouvement habile, et est venue l’entourer de ses seins. Elle m’a massé doucement. Il y a eu un moment où plus rien n’aurait pu m’empêcher de jouir. La force de l’orgasme m’a emporté, alors que je crachais jet de semence après jet de semence. Elle a ouvert la bouche pour recueillir ce que je crachais, même si certains traits sont partis sur son visage, qu’elle a ensuite récupérés.

Ma vie a changé du jour au lendemain, comme je ne croyais pas que cela puisse être le cas. On a fait l’amour tout l’après-midi, et elle m’a proposé de rester dîner. Je suis revenu au muséum après, la tête ailleurs. J’étais un rien déboussolé. Je n’avais jusqu’à alors consacré toutes mes forces qu’au travail, sans jamais chercher à construire une relation.  Et soudain une opportunité m’était donnée…Ça durerait le temps que cela durerait…

Dès lors, je suis passé régulièrement de l’autre côté de la rue. J’ai consacré un peu moins de temps à mon travail. Quand elle rentrait sur le coup d’une heure, j’allais la rejoindre. On déjeunait ensemble, puis on faisait l’amour. Je revenais au muséum, et je la rejoignais quand j’avais fini, plus tard en soirée.

Nous étions souvent sur la terrasse, pour nous accoupler. J’apercevais un fantôme, dans le jardin en face, celui du voyeur sans espoir que j’avais été.

Parfois, les choses se finissent bien.

 

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