NEVER BE THE SAME Sexcape games chapitre 3

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Stephen Nilsen


polar



CHAPITRE 3

Les semaines se suivirent, rythmées par ces rendez-vous hebdomadaires. Le jour ne changeait pas mais les horaires différaient d’une semaine à l’autre. Elle lui laissait toujours une énigme à résoudre pour pimenter l’attente. Le support aussi ne changeait guère. Il s’agissait de coupures de presse sur les meurtres qui avaient été commis. Le mur de sa chambre commençait à ressembler à un bureau d’investigation.

La dernière énigme en date, un encart du Herald Tribune d’il y a un peu plus de deux mois « … le corps a été retrouvé sans vie peu après 23h35 près de Crookes Valley Park, au niveau du débarcadère où sont entreposés les canoës. Jenny Fryer, une étudiante en littérature encadrait un groupe de jeunes ados les mercredis après-midi… ». Stan avait mis trois jours à transcrire le message. Le prochain rendez-vous était fixé à 17h00.

Il avait remarqué que l’horaire était souligné ainsi que le mot littérature. Il avait donc lu l’horaire de façon littéraire « un deux, un trois, un trois et un cinq ». Il avait additionné les chiffres et avait obtenu 17. Elle ne manquait pas d’imagination !

Mercredi 17h00. Stan sonna, attendit et entra lorsque la porte s’ouvrit. Le compte à rebours se déclencha, toujours le même symbole. Dans la kitchenette il composa le code du cadenas qui avait été réinitialisé. Il sortit les sachets plastiques qui contenaient les glaçons et les scruta méticuleusement durant plusieurs minutes. Il faut dire que la pénombre ne l’aidait pas spécialement sur ce coup-là. Il se dirigea vers le salon, les sachets à la main. Il se servit d’un rayon de soleil pour voir s’ils contenaient des indices.  Rien. Il fit de même avec le bloc de glace. Tiens, celui-ci renfermait une poignée. Mais était-ce bien LA poignée.

Stan devait en avoir le cœur net. Il ne pouvait casser le bloc de glace facilement, le faire fondre restait la meilleure solution. Laisser le bloc au sol sous un rayon de soleil lui prendrait trop de temps et s’il devait revenir la semaine prochaine, il n’était pas sûr qu’il fasse beau. Il lui fallait une source de chaleur plus active. Le sèche-cheveux ! Non, trop simple. Il y avait peut-être un piège, une fausse piste pour lui faire perdre du temps.

Réfléchis Stan ! Le symbole, décompose-le.  Un chérubin, du vent, une langue, il devait bien y avoir un point commun.

Les cheveux, bien sûr !

Les cheveux d’ange étaient des plantes vivaces rustiques, cheveux au vent et cheveux sur la langue étaient des expressions communément employées. Le sèche-cheveux, c’était bien ça la bonne solution. Il courut avec le bloc de glace dans la salle de bain en jetant un œil à l’écran. 52 minutes. Il se saisit du sèche-cheveux et le brancha. Rien ! Il comprit. Il retourna en courant dans le salon, avec dans une main le sèche-cheveux, et dans l’autre le bloc de glace. Il débrancha le ventilateur et brancha le sèche-cheveux à la place puis l’actionna. Alléluia ! Il chauffa le pain de glace qui se mit à fondre. Il dût attendre que la glace ait complètement fondu pour pouvoir utiliser la poignée. Dix minutes plus tard il se présentait devant la porte au fond du couloir. Son cœur battait fortement, comme s’il était sur la ligne d’arrivée d’un marathon après plusieurs heures de course. Son excitation était comparable à celle d’un enfant au petit matin du 25 décembre lorsqu’il découvrait ses cadeaux après avoir attendu l’arrivée du Père Noël des semaines durant. Et toujours cette musique en sourdine ! Il inséra la poignée dans la porte, se retourna pour consulter l’écran, 39 minutes, plus de symbole à côté des chiffres, il ouvrit la porte.

Une chambre. Il y faisait sombre. En face de lui, une fenêtre dont les stores avaient été baissés. L’atmosphère visuelle était semblable à celle du salon. Il manquait une petite partie à une des lattes du store. Le soleil s’y infiltrait. Stan suivit le rayon des yeux. Brusquement son cœur s’accéléra. Elle était là, allongée sur un lit king size les jambes croisées, en train de fumer une cigarette. Elle ne portait pas grand-chose sur le corps. Un collant noir pour le bas, un soutien-gorge rouge pour le haut. Un tatouage tribal lui ceinturait le flanc droit, il s’étendait du haut des côtes à la hanche. Elle avait également un piercing au nombril qui brillait par moment au rythme de sa respiration.

Stan était fortement séduit par ce corps, musclé juste ce qu’il fallait, de longues jambes, des hanches larges qui accentuaient une taille fine et un décolleté généreux.

Stan s’approcha du lit. Deux chevets étaient de part et d’autre de la tête de lit. Une large penderie avait été installée sur la gauche.

Il s’assit à hauteur des jambes de la fille, la contempla comme il aurait contemplé l’œuvre d’un peintre. Il avait conscience du temps qui s’égrenait de l’autre côté du couloir mais il voulait profiter de ce moment, de cette première rencontre. Il souhaitait arrêter le temps et figer cette sensation de bouillonnement qui s’agitait au plus profond de lui.

Elle semblait ne pas faire cas de sa présence.

Passé un moment d’appréhension il dirigea sa main vers le pied de la fille. Il avait envie de sentir la douceur de son corps, de ce corps ferme allongé là, à sa merci.

Tsitt !

D’un petit bruit de bouche elle lui fit comprendre qu’il ne pouvait pas la toucher. Stan fut surpris, quel intérêt d’avoir passé tout ce temps, d’avoir récupéré tous ces indices pour si peu !

 Il se leva, se retourna et s’apprêta à regagner la sortie.

Tsitt, même bruit de bouche. Il fit demi-tour et posa son regard sur la fille. Elle écarta doucement les jambes dévoilant un collant fendu au niveau de son entrejambe.

Petit à petit, au fur et à mesure que ses cuisses s’écartaient, il vit à nouveau ce reflet qui l’avait tant intrigué au réfectoire. Un deuxième piercing. Son pouls accéléra, ses carotides cognaient le long de son cou, il avait l’impression qu’elles se comprimaient et que son cerveau n’était plus irrigué.

Elle tourna la tête sur la gauche et lui indiqua la table de chevet d’un mouvement du menton. Stan contourna le lit et regarda sur le meuble. Divers objets s’y trouvaient dont une plume, un petit fer à cheval en métal argenté ainsi qu’une feuille de papier.

De nouveaux indices pour Stan. Il prit la feuille. Le même symbole que celui de l’entrée y était dessiné.

OK j’ai compris,  c’est encore une histoire de cheveux.

Elle souhaitait être attrapée par les cheveux !

Bizarre mais pourquoi pas. Il avait déjà vu ça dans des films pornographiques. Les types prenaient les filles par les cheveux pour se faire faire une bonne gâterie. D’ailleurs le scénario de ces films ne variait guère, c’était toujours la même rengaine. Turlute, pénétration et éjaculation faciale. Vite fait bien fait, pas de sentiments que des centimètres.

Ce n’était pas trop dans ces pratiques, mais il allait s’adapter. Il lui saisit les cheveux et entendit immédiatement le petit bruit de bouche qui lui indiqua qu’il faisait fausse route.  

Il réfléchit, revérifia le symbole. A bien y regarder, le symbole était bien le même mais il y avait également un E barré suivi d’un A et trois petits points. Il s’interrogeait dubitatif. Il devait bien y avoir une logique à tout ça.

La musique jouait toujours en arrière fond. En fait de musique c’était plutôt un mélange d’ambiance, comme ces CD que l’on achetait dans les magasins Zen Gifts. Ambiance de mer avec le ressac des vagues, ambiance nature avec des chants d’oiseaux ou musique instrumentale. Stan pensait avoir remarqué une certaine chronologie dans les enchaînements musicaux. Il repensa au chérubin et prit la plume. Il était sûr de son choix, les anges avaient des plumes, les plumes servaient autrefois pour écrire des correspondances, des billets doux aux promises, cette plume lui servirait pour entrer en contact avec le corps de cette fille. Munit de sa plume il commença à la caresser.  Pas de bruit de bouche. Il était sur la bonne voie. Sa plume évolua délicatement sur le cou de la fille, il ne voulait surtout rien précipiter. Soudain un bruit se fit entendre en provenance de l’entrée. Il connaissait bien ce bruit.  Il se leva et sortit de la chambre.

 Alors qu’il regagnait la sortie, il s’arrêta au pied de l’écran devant la porte et lança un « au fait je m’appelle Stan ! ».

Mercredi, fidèle au rendez-vous. 16h00 Stan entra. « C’est moi, c’est Stan » dit-il en se dirigeant vers la porte au fond du couloir. Celle-ci était fermée, sans poignée. Il connaissait la procédure, il fallait briser la glace avant de rentrer en contact marmonnet-il. Une fois cette corvée effectuée il savait qu’il lui restait à peine cinquante minutes à profiter de sa belle.  Plus la peine de regarder l’écran, il pénétra dans la chambre.  

« Salut ça va, au fait c’est quoi ton prénom ? ».

Il n’obtint pas de réponse. Stan comprit que s’il voulait continuer cette relation, il ne devait pas trop poser de questions et ne devait pas chercher à dialoguer. Ça l’arrangeait un peu, il n’était pas très bavard au quotidien, voire même taciturne.

Il préférait utiliser ses mains. Certaines ex petites amies l’appelaient même Stan aux mains d’argent, dans les moments d’intimité. Il savait les mettre à profit pour le bonheur de ces dames.

Dans l’immédiat son objet de prédilection s’avérait être la plume qu’il utilisait. Il la promena sur les courbes de la fille. Elle portait le même type de lingerie. Collant couleur chair toujours fendu et soutien-gorge bleu. Sa plume évoluait avec finesse, sur le cou, les épaules, la naissance des seins puis entre les seins. Il sentit un petit grain se former sur l’épiderme au bout de sa plume. Elle commençait à prendre du plaisir, sa respiration se faisait plus forte. Ses jambes s’étaient écartées lentement au rythme des caresses, son corps s’était un peu cambré, son buste s’était fait implorant en quête de contacts.

Allongé à ses côtés, toujours habillé, il continuait à écrire le début de leur histoire.

La plume se déplaça le long du tatouage, caressa le nombril, les hanches, l’extérieur des cuisses, les jambes puis les mollets. Cette plume, tel un vautour, décrivait maintenant des cercles et se montrait plus insistante sur sa proie.

Il sollicita l’intérieur de ses cuisses, le bord de son anus ; elle n’est pas farouche la petite chatte, elle joue peut-être avec le feu, et dieu seul sait à quel point je peux avoir de l’imagination !

Le parfum de vanille se diffusait un peu plus maintenant, signe que son corps entrait en fusion. La plume effleura sa vulve gonflée, il vit ses longs doigts fins saisir le drap et s’enfoncer dans le matelas, ses fesses se serrèrent, se soulevèrent et se balancèrent afin de prendre la mesure.

Stan sentit son sexe se durcir. Il vit le bassin de la fille onduler au rythme de sa plume. Une bouffée de chaleur l’envahit. Il voulait faire durer cet instant, celui où la montée du plaisir se faisait progressivement jusqu’à un point de non-retour.

Il entendit un cri perçant d’oiseau sur la bande son et prit cela pour un signe. Sa plume de rapace plongea sur la petite bille telle une pie attirée par un objet qui l’intriguait.

« Tsitt, tsitt ! Il comprit que la plume n’avait pas à aller sur ce terrain-là, l’usage de celle-ci se limitait pour l’instant aux caresses, à la découverte de reliefs, un peu comme un archéologue qui utilisait un pinceau de soie pour débarrasser la roche de grains de sable et mettre à nue un trésor enfoui.

S’il en voulait plus il allait falloir qu’il trouve une autre solution. Son excitation était telle que son sexe lui faisait mal.  Il avait l’impression que ses bourses étaient compactées comme un César, mais la remise des récompenses n’était pas encore au programme. Elle voulait certainement auparavant juger de la qualité de son jeu d’acteur, de ses capacités à vivre son personnage, à l’interpréter.

S’il voulait recevoir, il devait apprendre à donner. C’était comme un rite initiatique.

Revenir à la base en cas doute. Rappelle-toi ! Le symbole, l’ange. Que faisaitil ? Il soufflait, il fallait donc du vent.  Le sèche-cheveux, non. Le souffle serait trop chaud et trop bruyant – en plus le fil gênerait et ne serait pas assez long, faudrait également une rallonge, trop compliqué tout ça ! Il fallait quelque chose de plus simple, de plus sensuel, oui mais quoi ? L’ange soufflait avec sa bouche. Stan décida de faire de même. Ce n’était peut-être pas ce qu’elle attendait mais il souhaitait tout de même tenter sa chance. Il enleva sa chemise pour se mettre à l’aise – surtout avoir moins chaud – et commença à souffler légèrement sur son corps, la bouche arrondie et appliquée.

Pas de réaction il pouvait continuer dans cette voie. Il voulait parcourir le même trajet que celui effectué avec la plume. Ça avait l’air pas trop mal comme idée !

Mais déjà le bruit de la porte d’entrée devenu habituel le rappelait à la réalité.

Stan quitta la maison.

Les visites se suivaient. Stan était conscient qu’il avait environ quarante-cinq minutes pour évoluer une fois la porte du fond passée.  

Aujourd’hui, elle attendait allongée sur le ventre.  Elle ne portait qu’un collant porte-jarretelles, pas de culotte, pas de soutien-gorge. La vue de ses fesses bombées lui provoqua immédiatement une érection.

Elle avait un de ces culs !

L’effet fut immédiat, il sentit son gland se décalotter à l’intérieur de son caleçon. Son jean moulant avait bien du mal à cacher son état, une barre lui remontait jusqu’à l’aine. Il préféra zapper la phase plume, même si cela ne lui déplaisait pas d’épousseter son grain de peau mais ça lui aurait fait perdre un temps précieux.

Il se positionna au-dessus d’elle – la fille n’y fit aucune objection – la chevaucha et lui souffla doucement dans le cou. En appui sur les bras au-dessus de son corps – il avait l’impression de faire une séance de pompes – il commença à transpirer. Ses bras avaient tendance à tétaniser dans cette position.

Il ôta ses propres vêtements et ne conserva que son caleçon. Il sentit un liquide visqueux au bout de son prépuce, signe d’un bouillonnement interne qui montait en puissance. Il continua à parcourir le corps de son souffle.

Un petit claquement de langue. Ce n’était pas bon signe. Il réfléchit, vite. Il commençait à la comprendre. Son souffle devenait trop chaud.  Il fila rapidement au réfrigérateur et y récupéra un sachet de glaçons.  Il retourna prendre sa position, inconfortable certes mais nécessaire à son apprentissage. Il appuya sur le sachet plastique afin d’en extraire un glaçon et se le mit dans la bouche. Il lui souffla l’air frais au creux des reins. Comme un sésame, ses genoux glissèrent sur le drap pour lui offrir une vue exceptionnelle sur ses parties génitales. Un effluve de sexe lui monta aux narines. Il connaissait cette odeur particulière du sexe de la femme lorsqu’il devenait moite et commençait à s’humidifier. Il prenait toujours cela comme un signe de reconnaissance. Pas besoin de paroles, c’était un peu comme si elle lui disait merci. Il reprit un glaçon et caressa les fesses de son souffle. Il fit des allers et retours entre le haut des fesses et ses orifices, continua sur l’arrière des cuisses.

Il sentait son odeur s’intensifier, sa vulve se lubrifier. Il souhaitait croquer à pleines dents ces deux merveilleuses pommes et les mordiller pour mettre un peu d’acidité sur ce dessert.

Il se voyait sortir son sexe et l’introduire en douceur dans cette fente. Il se voyait aussi faire des va-et-vient les deux mains malaxant ces protubérances rebondies.

Elle commença à se caresser, sa main gauche était venue appuyer son clitoris, tandis que la droite jouait à l’entrée de son anus. Le jeu commençait, véritable tuto pour néophytes mais il ne souhaitait pas prendre connaissance des règles. N’y tenant plus il l’attrapa par les mollets pour l’amener à lui et en finir, mais la sanction fut immédiate. Un claquement de langue !

Il poursuivit le peu de minutes qu’il restait assis sur le lit à ruminer et à sucer bêtement les derniers glaçons.

La porte s’ouvrit.

Stan sortit.

Le Mercredi suivant, de retour dans la chambre, après avoir récupéré un sachet de glaçons, il la retrouva allongée sur le flanc gauche.  Elle lui tournait le dos. Cette vision lui fit penser à une toile de Gustave Courbet « le sommeil » qu’il avait vu à la National Gallery de Londres. Son corps dégageait une telle sensualité ! Elle était entièrement nue au milieu du lit, seul son tatouage l’habillait. Avec ce motif tribal, elle ressemblait à un petit animal blessé, lacéré par un monstre sanguinaire.

Stan se déshabilla entièrement et s’allongea derrière elle. Il introduisit un glaçon dans sa bouche et posa son sachet plastique sur le chevet de gauche.  Il voulait prendre soin d’elle. Elle semblait si fragile dans cette position.

Elle se décala un peu pour lui laisser plus de place. Il passa son bras droit par-dessus son corps et prit la plume qui était sur le chevet de droite.

Tout en lui soufflant derrière l’oreille, il lui caressa les seins avec cette dernière. Il sentit son sexe se redresser (elle aussi) comme s’il venait d’ouvrir le robinet d’une lance à incendie. L’eau qui parcourait toute la longueur du tuyau transforma celui-ci en un tube raide et inflexible sous l’effet de la pression. Il en était au stade du remplissage. L’afflux sanguin, comparable à l’eau qui coulait dans son tuyau, déplia lentement son engin.

Son sexe touchait maintenant les fesses de la fille.

Elle ne disait rien.

De sa main droite il continua ses arabesques. Elle commençait à respirer plus fortement. Il reprit un glaçon du bout des dents, le maintint dans cette position et le mit en contact sur sa peau satinée.  Ce n’était pas encore ce qu’il souhaitait. Stan était très tactile et restait sur sa faim de ne pouvoir se servir de ses mains. Il appréciait cette relation mais elle le frustrait. Seule la patience le gratifierait, peut-être, un jour.

Elle répondit favorablement à cette initiative. Le glaçon goutta sur sa peau. Elle appréciait cette humidité, ces gouttes qui n’avaient pas d’itinéraire précis et se déplaçaient au hasard. En s’allongeant sur le ventre, certaines pourraient finir leur course sur sa nuque, au creux de ses reins ou peut-être encore mieux…

Cette fille s’appelait Célia. Elle faisait un doctorat en psychologie. Stan avait bien avancé depuis quelques semaines. Elle avait beau avoir décidé ces jeux, ces mises en scènes, ces rendez-vous elle les attendait à chaque fois. Elle espérait voir Stan progresser dans sa quête. Il était derrière elle, elle sentait son corps athlétique, son souffle dans sa nuque et surtout son sexe dur qui lui bavait sur les fesses – un filet visqueux, signe d’une excitation intense lui gouttait dessus. C’est dégueulasse mais j’aime le sexe !

Elle l’avait repéré un jour qu’elle accompagnait son amie Isabel dans une salle de sport. Il s’activait sur un tapis de course. Il était en short et portait un débardeur qui mettait en évidence ses bras musclés. C’était l’été, il faisait chaud. Il se passait régulièrement la main dans les cheveux pour remonter une mèche blonde au-dessus de son front en sueur.  Elle avait tout de suite été séduite. – Un bon sujet d’étude pour mes jeux, s’était-elle dit.

Elle était passionnée par le comportement humain, les attitudes, les réactions, comment on réagit face à de multiples situations comme la faim, le manque de sommeil ou encore la souffrance. Elle pouvait se mettre elle-même en situation pour bien comprendre les mécanismes d’adaptation et ses conséquences biologiques sur l’individu.

Puis elle était tombée dessus au réfectoire du campus. Ses cours de psycho avaient lieu pas très loin, de l’autre côté du parc, juste à côté du Weston Park Museum – le midi elle aimait s’y restaurer, il ne lui était pas rare d’y voir passer un écureuil ou un lapin. Elle avait repéré qu’il s’installait régulièrement à proximité d’une baie vitrée. Aux beaux jours, elle avait également remarqué la façon dont il reluquait les étudiantes lorsque leurs jambes étaient dénudées. Il avait un côté voyeur – voire pervers – qui l’amusait.

Je vais voir jusqu’où tu peux aller jeune homme ! J’ai envie de titiller ton cerveau, de mettre à l’épreuve tes sens !

Célia avait commencé à échafauder un programme d’étude.

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Retrouvez les autres épisodes de Never be the same et les autres textes de Stephen Nilsen :

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CENT CIBLES ET TOUJOURS SENSUELLE

A paraître :

LES ÂMES FROISSÉES

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