NEVER BE THE SAME Sexcape games chapitre 6

12345
Loading...

Stephen Nilsen


polar



CHAPITRE 6

L’ASSAUT FINAL

Stan s’était levé aux aurores ce samedi matin, il avait du pain sur la planche. Il devait aller à Sheffield Tools Company acheter des fournitures pour un projet de fin de cycle en électronique – une option qu’il avait prise cette année.

Il fit un brin de toilette rapide, prit la liste qu’il avait préparée et chevaucha son vélo pour s’y rendre. En chemin il manqua de se faire renverser par une voiture qui lui fit une queue de poisson –  et un beau doigt d’honneur en prime dans le rétroviseur, à la décharge de l’automobiliste fallait dire qu’il était plutôt au milieu de route – mais il n’en avait cure, il avait de beaux projets en tête, son esprit était ailleurs. De retour du magasin il posa les articles sur son bureau – va falloir qu’un jour je fasse le ménage sur ce mur, y en a de partout ! – et vérifia à nouveau qu’il n’avait rien oublié – il l’avait déjà fait deux fois dans le magasin avant de passer en caisse, mais on ne savait jamais. Il y avait un actionneur linéaire, une carte d’extension, un télémètre à ultrasons, un adaptateur jack, un bloc d’alimentation et deux fils de câblage, mais aussi une barre métallique et un peu de quincaillerie pour assembler tout ça.

Stan passa son week-end à découper, meuler, souder, visser, ajuster, faire des ultimes réglages ; son projet était terminé. Il l’avait imaginé au fur et à mesure de la progression de ses cours, il n’avait pas compté ses heures à en élaborer les plans et le résultat était là. Une œuvre magistrale !  

Le mercredi suivant, Stan arriva à son rendez-vous. La porte s’ouvrit. Cette fois, contrairement à toutes les précédentes, la porte au fond du couloir était déjà ouverte. Au moins c’est toujours un quart d’heure de gagné pensa-t-il ! Il avait apporté son œuvre avec lui, dans un sac à dos, il souhaitait l’offrir à la fille.

Il s’introduisit dans la chambre et déposa son sac au pied du lit. La pièce était silencieuse. Elle se prélassait sur le lit vêtue d’une robe blanche moulante dont la transparence laissait entrevoir des dessous affriolants. Voyant Stan, elle remonta ses jambes à elle. Sa robe fronça sur ses hanches comme un levé de rideau au théâtre. « J’ai hâte de voir l’acteur entrer en scène ! ». Elle détourna le regard vers de sac d’un air interrogateur.

Je t’ai apporté un petit cadeau !  Tu veux le voir ?

Elle lui sourit en signe d’assentiment.

Il extrait de son sac un socle métallique sur lequel était monté un vérin. L’objet ressemblait à une rampe lance missile. Il y avait adjoint une tige télescopique qu’il déploya et verrouilla une fois la longueur requise atteinte. Elle suivit toutes ses manipulations avec intérêt en attendant le résultat final.

Et cerise sur le gâteau ! Il sortit un godemiché d’une taille honorable qui avait été évidé et l’inséra au bout de la tige à l’aide d’une goupille.

Puis il s’effaça avec un geste théâtral.

Tadaaa ! Je te présente officiellement ma machine à baiser ! Tu veux l’essayer ? J’ai même apporté des préservatifs pour mettre dessus !

Tsitt tsitt !

Elle lui fit comprendre que ce n’était pas à l’ordre du jour. Elle glissa une main entre ses cuisses et écarta la fine dentelle rouge de sa culotte. Elle avait ôté son piercing. Un petit triangle de poils coupés bien ras habillait le devant de son pubis – hum…il aima bien cette petite brosse ! La gorge de Stan se noua, son rythme cardiaque s’accéléra. Debout à côté de sa machine, il ne savait trop quoi faire. La pièce de théâtre commençait. Elle se caressa le vagin, lentement, de haut en bas, ses allers-retours excitèrent le spectateur qu’il était, puis sa main fit de lents mouvements circulaires et échancra le bord des chairs rouges. Son majeur s’introduisit dans les replis de la fente, y disparût progressivement – il aurait aimé lui proposer d’échanger son sexe contre ce doigt insignifiant – jusqu’au bout des phalanges.

Ses beaux yeux verts le fixèrent d’un regard provocateur. Elle le mettait au défi de ne pas intervenir, de ne pas changer le cours de ce conte érotique. Stan délaissa sa machine, avança d’un pas et vint buter contre le bois de lit – ainsi il pouvait mieux la voir. Il enleva son jean puis son caleçon. Son tee-shirt couvrait à peine ses hanches. Son sexe – large et épais – était au garde à vous et ses couilles pendaient entre ses cuisses musclées.

Elle découvrait enfin son anatomie. Jusqu’à présent elle ne l’avait que supputée. Elle ne fût pas déçue de ce qu’elle vit mais au contraire cela excita ses neurones et augurait la réussite de son jeu.

Il se cracha dans la paume et commença à se masturber en se prenant à pleine main.

Si je m’attendais à ça ! Il me sort sa bite comme ça sans prévenir – beau gabarit au demeurant, il bandait tellement que son gland s’était découvert – et me l’exhibe en pleine action. Il veut jouer avec moi, lui aussi. Si tu continues à t’astiquer le poireau comme ça je risque d’écourter mon show !

La largeur de sa main ne couvrait que la moitié de son phallus. Il voulait lui montrer ce dont elle s’était privée depuis des semaines que durait son petit jeu.

Regarde ma belle ! Moi aussi je peux me donner du plaisir.

Sa main, toujours en va-et-vient, coulissait puis tournait de gauche à droite pour faire varier les mouvements. Les yeux mi-clos, il la regardait, un deuxième puis un troisième doigt avait rejoint le premier dans son exploration. Son poignet effectuait régulièrement des vrilles et élargissait l’entrée du vagin.

Elle se redressa sur le lit et rampa jusqu’à lui pour le prendre en bouche. Ses lèvres se déplacèrent le long de l’urètre jusqu’au frein dans de doux baisers, puis sa langue – tantôt dure tantôt molle – parcourut le même itinéraire. Stan, les deux mains agrippées au bois de lit, ferma les yeux et s’extasia de la caresse qui lui était prodiguée. Son piercing lui titillait le frein et le gland tandis qu’une main venait masser ses testicules. Elle lui suça ensuite le gland, d’abord du bout des lèvres, puis sa langue, tel un manège infernal, en fit le tour. Elle le prit ensuite dans sa bouche, lui recalota le bout et soudain, les mâchoires béantes, elle enfonça le membre jusqu’au fond de sa gorge. Elle eut un haut le cœur. Elle ne pouvait plus respirer tant il était massif. Respire par le nez sinon tu vas étouffer. Elle avait osé l’impensable et elle n’était pas peu fier d’être arrivée à bout de ce challenge. Elle avait fait de cette épreuve une ordalie pour le convaincre de son potentiel.

Stan était aux anges. Il prenait son pied ! C’est la première fois qu’une fille tentait l’impossible et allait aussi loin dans cette pratique. Son membre s’enfonça et cogna à plusieurs reprises contre son pharynx. Il lui prit la tête des deux mains et l’accompagna dans cette valse.

Elle n’avait pas besoin de guide, elle maîtrisait fort bien son sujet. Elle aimait ça, sucer ! C’était une vraie gloutonne mais elle commençait à appréhender ses mains qui la maintenaient et l’emprisonnaient – et si je m’étais trompé sur lui, et si c’était lui le meurtrier qu’ils cherchent depuis tout ce temps et qu’il se mette à enfoncer son sexe dans ma gorge, encore et encore jusqu’à ce que j’étouffe. Et s’il me prenait par le cou pour que je cesse de bouger alors que je me débats pour m’extirper de son emprise et qu’il s’affole ou bien s’énerve – elle était prise d’une peur panique – il avait parlé de mettre un préservatif sur sa « machine à baiser », les victimes en avaient un dans le vagin. Coïncidences ? Faut que j’arrive à le faire jouir – il n’y avait pas eu de trace de sperme, les journaux en auraient parlé sinon – c’est peut-être mon seul salut.

Stan ouvrit les yeux et constata que sa partenaire avait incliné la tête en arrière afin que son sexe puisse aller plus profondément au fond de sa gorge. Mais comment faisait-elle pour ne pas suffoquer ? Les autres avaient capitulées bien trop facilement. Elle était belle et paraissait si pure dans sa robe blanche semblable au linceul de sa virginité, gage d’un vécu et d’une expérience qui l’enthousiasmaient. Son front perlait de sueur tandis qu’il approchait du paroxysme du plaisir.

Elle déglutît à plusieurs reprises pour lui donner encore plus de sensations et sentit un léger spasme dans sa verge, prémices annonciateurs d’une éjaculation future. Elle lui massa également les testicules afin de les solliciter puis tira dessus afin d’en tendre la peau au maximum. Soudain la délivrance ! Un jet puissant jaillit – tel un spray vaporisateur – suivit de petites secousses résiduelles. Elle sentit ensuite un liquide tiède et amer lui couler au fond de la bouche. Elle remercia le tout puissant du tremblement de gorge qui venait d’avoir lieu et qui avait provoqué cette éruption volcanique suivie de raz de marée. La nature était généreuse. C’est exactement ce que Stan se dit au même instant. Cette fille s’était offerte à lui et s’était investie sans retenue pour lui procurer cette sensation unique, celle d’exister et d’être aimé. Il la gratifia d’un baiser sur le front.

Excuse-moi, laisse-moi une minute et je suis à toi. Il se dirigea vers la salle de bain.

Elle bondit du lit. Il fallait qu’elle vérifie quelque chose. Sans bruit, le cœur battant, elle inspecta son jean puis le sac qui se trouvait parterre, fourra les mains dans les poches intérieures et sur les côtés. Elle était soulagée. Pas de rouge à lèvres. Et s’il était en train d’en chercher un, elle l’avait entendu farfouiller dans l’armoire de la salle de bain des semaines auparavant.

Elle l’entendit tirer la chasse d’eau et revenir dans la chambre. Elle se leva et le croisa sur le pas de la porte. Il n’avait rien dans les mains, son sexe commençait à débander et retrouvait des proportions moins démesurées – Hulk retrouvait son état normal – il lui souriait. Avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, elle lui posa un doigt sur la bouche – il sentait bon son intimité – et lui montra l’écran, de l’autre du couloir.

Stan comprit qu’il ne lui restait plus qu’à se rhabiller et à partir. Alors qu’il regagnait la sortie, elle lui cria des toilettes « Au fait ! Je m’appelle Célia ! Il secoua la tête et sortit.

********

Retrouvez les autres épisodes de Never be the same et les autres textes de Stephen Nilsen :

http://www.meshistoiresporno.com/author/stephen-nilsen/

Du même auteur sur Amazon.fr :

NEVER BE THE SAME

CENT CIBLES ET TOUJOURS SENSUELLE

A paraître :

LES ÂMES FROISSÉES

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *