NEVER BE THE SAME Sexcape games chapitre 7

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Stephen Nilsen


polarsoumission et domination



CHAPITRE 7

DEUXIEME PARTIE : JEUX DANGEREUX

Le capitaine Stark semblait intéressé par le récit du suspect, il n’arrêtait pas de prendre des notes, les noms, les lieux et lui demandait sans cesse plus de détails, surtout sur les moments croustillants. Stan au début réticent – il lui était difficile de se livrer à un étranger et de partager avec lui ses territoires intimes – se sentait plus à son aise et se faisait un plaisir d’en rajouter sur les images oniriques de ses ébats. Captivité par ses paroles, Stark – en professionnel averti – ne laissait rien transparaître des émotions qui le taraudaient.

Célia appela Isabel.

Salut ma chérie, il se peut que j’aie encore besoin de tes services prochainement. Je vais lancer une nouvelle ‘sexcape’ avec Stan, tu sais le garçon dont je t’ai parlé la dernière fois – elle lui avait racontée combien elle avait apprécié se faire lécher le minou – on vient de finir le premier jeu – elle la remerciait d’ailleurs à nouveau pour son aide, toute seule elle n’aurait jamais été aussi inventive – et je pense que tu m’aideras pour le final.

Isabel était toujours partante.

Sans problème ma p’tite chatte !  Passe me voir lorsque tu auras cinq minutes, on en discutera et j’en profiterai pour te montrer mes nouveaux jouets.

23h00. Stan était à l’heure. Il trouvait étrange que Célia lui ait donné rendez-vous dans un lieu aussi reculé de la ville à une heure aussi tardive. Il était à Scott Street près d’une carrière désaffectée. De part et d’autre de la rue se succédaient des rangées de petits immeubles, vestiges d’un temps où les mineurs y vivaient. Ils avaient été réhabilités, modernisés mais ils n’en demeuraient pas moins sinistres la nuit.

La porte de la bâtisse, d’un autre âge, n’était pas dotée d’une sonnette. Il frappa. N’ayant pas de réponse, il l’ouvrit et entra. Il était dans une pièce qui faisait office de cuisine. Une ampoule électrique de faible intensité pendait au bout d’un fil et surplombait une vieille table en bois vermoulue et bancale. Une bouteille de vin et des verres dont la transparence n’était plus qu’un lointain souvenir se trouvaient sur la table.

Sur la droite un robinet gouttait au-dessus d’un évier qui avait dû être blanc jadis. De la moisissure se répandait sur les murs et au plafond mais l’atmosphère demeurait encore respirable. Il avança dans la pièce et découvrit un rideau sur la gauche. Celui-ci donnait sur un long couloir étroit. Il perçût un bruit, comme une plainte qui en provenait. Au fond, une porte légèrement entrouverte, laissait filtrer un rai de lumière. Inquiet, il s’en approcha à pas feutrés et regarda par l’interstice.

Un homme imposant, torse nu, de dos, debout le slip sur les mollets, était en train de se faire pomper. Son corps gras et poilu était disgracieux. Cette vision dérangeante l’hypnotisait. Comment pouvait-on avoir envie de cet homme ? Peut-être avait-il payé une prostituée qui lui faisait son affaire. Stan ne voyait pas la femme mais il entendait, à ses gémissements et à ses gloussements, qu’elle prenait du plaisir (ou le simulait ?). Bonne comédienne cette prostituée ! Se dit-il, elle doit vraiment avoir besoin d’argent pour s’imposer tout ça.

L’homme l’invectivait.

Suce-moi salope ! Suce-moi bien comme tous ces types avant, ça fait une plombe que j’attends mon tour !

Le débit de ses paroles vacillait, le vin vertueux faisait son effet.

Enfonce la bien ! Oui c’est ça, je veux sentir mes roustons se coller contre ton menton !

Cette pièce paraissait moins nauséabonde que le reste de la maison. Stan ne pouvait avancer plus au risque d’être découvert. La masse graisseuse ondulait de plaisir tel un Jelly pudding.

T’aime ça ma grosse truie ! T’as envie de décharger ton foutre de petite bite dans ma bouche !

Il la coucha sur le lit.

C’n’est pas dans ta bouche mais dans ta chatte que j’vais me vider ! Tu sens ma queue dans ton trou ? J’suis sûr que tu mouilles. T’as raison, bouge ton p’tit cul au rythme de ma bite, tout doux, oui, comme ça, c’est bien.

Stan remarqua un miroir posé à même le sol. En reculant un peu, l’angle de vue lui permettait de voir ce qu’il se passait sur le lit. Une jeune femme, dont il ne voyait pas le visage, se tenait jambes écartées les mains sur les genoux, sous la panse flasque de l’homme obèse. Sa jupe était remontée, ses seins bougeaient sous ses coups de boutoir.

Tout à coup Stan devînt livide comme s’il avait vu un fantôme. La femme, sous l’homme, celle qui semblait prendre du plaisir, comme en attestaient ses pointes roses dressées, n’était autre que Célia.

De l’acidité remontait son œsophage, une envie de vomir lui nouait les tripes. Il ne pouvait détourner son regard du miroir maléfique. Anorexie visuelle de celui qui continue à regarder l’insoutenable et qui culpabilise de le faire ou candaulisme pathologique ?

Elle prenait du plaisir, elle ne simulait pas. Ses mains venaient de se positionner sur les fesses molles et appuyaient dessus pour plus de pénétration. Son bassin donnait des à-coups tandis que la baleine poussait des râles de plaisir.

Hum… oui, j’aime sentir ta petite queue au fond de ma chatte. Continue… défonce-moi. Vas-y, je veux que tu me remplisses de ta crème onctueuse, balance moi tout dans le mille-feuille.  En réponse à cette harangue l’obèse déchargea son foutre dans un grognement de satisfaction.

Ce tableau, très loin des standards de l’esthétisme pictural, provoquait du dégoût chez Stan. L’homme se rhabilla. En sortant de la chambre, il croisa Stan, paralysé devant la porte.

A ton tour jeune homme ! Il poursuivit en lui faisant un clin d’œil : je te l’ai bien préparée, tu vas voir elle est chaude comme la braise !

Stan déglutit et entra dans la chambre. La peinture sur les murs était écaillée. Une immense auréole au plafond témoignait de l’insalubrité des lieux.  

Au milieu de la pièce un lit, sur lequel Célia toutes jambes écartées attendait. Un liquide blanchâtre s’écoulait de sa vulve ouverte, attestation visuelle de l’acte qui venait de prendre fin.

Ça va ? Je ne t’ai pas fait trop attendre ? lui dit-elle tout sourire. J’ai eu une vraie journée de dingue, pas une minute à moi ! Allez,  dépêche-toi, viens vite me rejoindre !

Stan était sous tension. Il devait assimiler ce qu’il venait de vivre. Un mélange de rage et d’excitation s’étaient emparés de lui. Il longea le mur et vit son reflet dans le miroir. Quelque chose clochait. Dans le miroir, c’était bien les traits familiers de son visage mais ce n’était pas lui – de profil le même doute, il ne se reconnaît pas. Ses traits émaciés, creusés et arides, tendus comme ceux de bêtes accoutumées à dépecer ses proies, ne lui disaient rien de bon.

Il s’approcha du lit. Sa poitrine généreuse lui donnait une allure de pin-up des années cinquante.

Il la prit par le bras et l’attira brutalement à lui. Sa jupe était restée coincée sur son ventre et formait un bandeau sur ses hanches. Puis il l’entraîna et la plaqua contre le mur. La température était un peu plus fraîche de ce côté de la chambre. Un filet d’air passait au travers d’une fenêtre dont un carreau cassé avait été bouché à l’aide de papier journal.

Il la saisit par les fesses – des écailles de peinture s’y étaient collées – et la souleva pour la prendre debout. Célia attrapa ses épaules puis lui prît le cou des deux mains pour s’y suspendre, ses longues jambes relevées enserrant sa taille.

Insatiable, elle commençait à gémir. Elle sentait son sexe dur et fourni lui labourer le ventre. Il cognait sauvagement le fond de sa matrice comme s’il voulait la perforer, lui faire mal. Sa bouche gobait ses mamelons, ses dents mordillaient ses tétons durcis, sa langue léchait tout azimut passant de son buste à sa bouche, de son cou à son lobe d’oreille.

Stan était devenu comme fou. Il transpirait abondamment, son excitation était à l’apogée. Il haletait et respirait bruyamment la tête entre ses seins. Ses coups de rein devenaient plus violents comme s’il voulait l’exorciser. Il sentait qu’elle allait bientôt jouir. Sa vulve était fortement dilatée et toute mouillée, son clitoris frottait la base de son engin et son souffle devenait de plus en plus irrégulier.

Alors qu’une vague orgasmique lui enflammait le bas ventre – un son guttural sortait tout droit de son diaphragme – elle sentit sa gorge se nouer. Stan s’était agrippé à son cou et le maintenait comme s’il se hissait à une corde. Il appuyait frénétiquement au niveau de sa jugulaire pour l’empêcher de respirer. Aucun mot ne sortit de sa bouche, à peine eu-t-il le temps de lire de la surprise dans son regard, qu’elle était déjà prise de spasmes et suffoquait. Son nez chercha rapidement de l’air mais une main vint tout de suite l’en priver. Ce ne fut pas très long. Son dernier souffle, elle le rendit empalée sur son pieu après une ultime contraction – il avait senti ses veines se dilater et lui enserrer le sexe comme si une main divine l’avait saisi pour le maintenir en elle alors qu’il lui assenait un dernier coup de rein.

Stan, calmement, la prît dans ses bras et la reposa délicatement sur le lit. Il se sentait soulagé. Elle ne pourrait plus se donner à un autre, se faire baiser par un corps qui ne la méritait pas. L’acte sexuel devait être beau et esthétique comme une toile de maître. Pas immonde comme ce reflet dans le miroir qui n’était même pas l’ébauche d’un croquis grotesque.  

Il contempla d’un regard tendre le corps inerte. Il eut l’impression qu’elle lui souriait. Il n’était pas question que ce sourire soit la dernière image qu’il est d’elle – ce sourire pourrait venir hanter ses nuits. Il sortit un tube de rouge à lèvres de la poche arrière de son jean et dessina un U inversé sur son visage. « Je préfère avoir ce souvenir de toi, on dirait que tu me regrettes ».

Il prit également un préservatif qu’il gonfla légèrement – comme ces clowns qui gonflent des ballons en préparation de leur show et à qui les enfants demandent un chien, une fleur ou bien encore une girafe – et le noua à plusieurs endroits. Le préservatif ressemblait à un chapelet de saucisses translucides sorti tout droit d’un étal de charcuterie.   

Il se mit à genoux sur le lit face à Célia et lui desserra ses longues jambes. Son sexe souillé et ouvert sentait encore le sperme du donneur anonyme. Il s’en approcha et après plusieurs essais le força à accepter son objet de dévotion.

Ils ne pourront jamais plus te salir Célia chérie, tu étais si naïve.

Il se mit à prier pour son âme.

— … Je te pardonne comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et je te délivre du mal. Amen.

Stan s’allongea et posa sa tête sur son superbe sein.

Trois heures du matin ! Il se réveilla en sursaut, en sueur, avec un sentiment fort désagréable. L’esprit confus, il ne savait plus s’il était dans la réalité ou encore dans son cauchemar, comme lorsque l’on se réveille le samedi matin et que pendant un cours instant on ne sait plus si on doit se lever pour aller travailler ou non. Il était content d’être dans son lit et de pouvoir finir sa nuit loin de cette ambiance macabre.

Ce soir il avait rendez-vous avec Célia à dix-sept heures. Elle lui avait dit son prénom lors de leur dernière entrevue. Il y voyait là le signe du commencement d’une relation de confiance, d’une relation durable entre eux. Elle l’avait mis à rude épreuve ces dernières semaines, pour le tester, pour éprouver sa patience et son adaptabilité. Il avait passé les tests avec brio, elle l’en avait remercié. D’abord en lui permettant de la parcourir de ses yeux, de son souffle, de ses mains et de sa bouche puis en lui exhibant son intimité, sans retenue. Il avait reçu ce prénom en cadeau – il n’était pas qu’un partenaire sexuel pour qui les marques d’affection étaient inutiles – comme un signe d’attachement.  

Il allait se rendormir et finir sa nuit en rêvant à elle et en fantasmant sur ses courbes délicieuses dont la volupté le faisait chavirer comme ensorcelé par une nymphe sortie des eaux.

Dix-sept heures. Il poussa la porte et entra dans la chaleur du couloir. Il entendait le bourdonnement régulier du ventilateur de l’autre côté du mur qui s’efforçait de rafraîchir un peu l’atmosphère. Arrivé dans la chambre, il fût surpris de ne pas y trouver Célia. Cette absence le ramena un court instant dans son cauchemar. Lui était-il arrivé quelque chose ? Fébrilement il se mit en quête d’indices, de signes de lutte ou autres qui auraient pu l’aider à comprendre pourquoi elle n’était pas là. Il s’était préparé à cette nouvelle rencontre. Il avait imaginé sa posture sur le lit, la tenue minimaliste dont elle se serait parée afin de le troubler puis il l’aurait embrassé comme il n’avait pas encore eu l’occasion de le faire. Ses lèvres auraient goûté sa bouche et leurs langues se seraient ensuite entortillées l’une autour de l’autre, comme une vis sans fin qui ne cesse de tourner. Mais pour l’heure il devait la retrouver,  elle ne lui avait jamais fait faux bond,  ça ne lui ressemblait pas « où es-tu Célia ? ».

Sa machine n’était plus dans la chambre, à l’endroit où il l’avait laissée. En lieu et place, un magnifique buste de couturière, qu’il n’avait jamais vu auparavant dans la maison, y avait été posé. Il était recouvert d’un velours épais brun et noir sur lequel était représenté le contenu d’une carte postale manuscrite avec ses cachets postaux. Chose étrange, une arbalète trônait sur le cou sans tête et une flèche perforait le sein droit du buste en suivant une direction oblique, de la droite vers la gauche. A y regarder de plus près la flèche semblait indiquer la direction de la penderie.

Il s’en approcha, la fouilla longuement jusqu’à ce qu’il découvrit, à force de patience et de tâtonnements, un petit orifice sur la face interne du montant droit du meuble. Le trou ressemblait à un impact de balle. Il y inséra la pointe de la flèche et entendit alors un mécanisme de porte qui s’ouvrait. A droite de la penderie,  une partie de la cloison s’était désolidarisée du mur pour former une brèche. Stan était surpris. Il était venu à plusieurs reprises dans cette chambre – l’éclairage n’y était jamais optimal, certes – et il n’avait jamais remarqué la moindre démarcation sur la tapisserie. Une intense lumière filtrait par l’ouverture. Il écarta le galandage et pénétra dans une pièce d’une blancheur immaculée. Au milieu de cette pièce aseptisée, se trouvait un dispositif qui s’apparentait à une table d’examen gynécologique, en cuir blanc matelassée munie d’étriers en inox. Sur la table, Célia attendait vêtue d’un kimono de soie rouge sang, aux motifs fleuris, bordé de larges galons noirs. Ses longues jambes étaient sublimées par des bas satinés dont la bande noire auto-fixant s’arrêtait à mi-cuisses. Il émanait de sa personne une sensualité lubrique que ses mouvements de jambes amplifiaient.

Tu en as mis du temps ! Je commençais à m’impatienter.

Tu m’as foutu la trouille ! J’étais inquiet avec tout ce qu’il se passe sur le campus ces derniers temps ! J’ai bien cru qu’il t’était arrivé quelque chose. En plus, le coup de la flèche, c’était d’un goût un peu douteux.

Oui j’ai été très vilaine avec toi, il va falloir que je me fasse pardonner. Mais avant – si tu veux bien – j’aimerai essayer ton petit jouet.

Stan tenta d’avaler sa salive bien qu’il eût la bouche sèche.

Tu vas voir, tu ne vas pas le regretter. Je pense que tu vas grimper au septième ciel !

Il déplaça la machine qu’elle avait pris le soin d’entreposer à côté de la table d’examen et l’installa face aux étriers sur lesquels elle venait de caler ses talons. Son kimono avait suivi le mouvement de ses jambes et dévoilait une culotte de dentelle noire. Il avança la machine de telle sorte qu’elle puisse se saisir du godemiché qui était fixé au bout du long tube métallique. Elle sortit un gel lubrifiant – type gel hydrosoluble utilisé par les gynécologues – et l’appliqua sur le phallus de silicone. Puis elle dégrafa l’entrejambe de sa culotte et se maintint le sexe écarté – Stan se délectait de ses chairs rosées – pour y introduire l’objet convoité.  

Il appuya sur un interrupteur rouge à la base de la machine et lui tendit un petit boîtier noir muni d’un variateur d’intensité.

Tiens, tu vois, en tournant le bouton comme ça, dans le sens des aiguilles d’une montre, tu peux augmenter la vitesse des va-et-vient. Mais fais attention de ne pas trop en abuser ! Tu pourrais t’habituer. J’aurai du mal à rivaliser avec ma création même si côté calibre je n’ai pas à rougir de ce que déesse nature m’a doté.

La perche se mit en action timidement sous les yeux inquisiteurs de Stan. Son œuvre fonctionnait à merveille.

Ohoo ! Hum… le godemiché disparaissait progressivement dans les replis de sa fente et réapparaissait au rythme qu’elle lui imposait. Ses fesses se soulevaient puis retombaient instinctivement pour accompagner la foreuse. Tout en maintenant son sexe écarté, ses doigts de fée effleuraient le pourtour de sa vulve gonflée par l’afflux de sang. Ils descendaient ensuite de chaque côté, en contournant l’intrus, dans un massage appuyé et se rejoignaient à l’entrée de son petit trou de balle. Un doigt s’y égarait de temps en temps. Plus haut, le magnétisme de son triangle pubien le déboussolait sans qu’il ne puisse y opposer de résistance tant l’appel était fort. La pointe du triangle lui indiquait la direction à prendre s’il ne voulait pas se perdre. Cette direction était celle du piercing. Mais cette zone mystérieuse était dangereuse, il pouvait y sombrer et y perdre la raison. L’absence de raison ferait de lui un animal qui ne décernerait plus le bien du mal et se comporterait comme tel.

Stan s’était assis sur un canapé en cuir blanc et regardait la tête chercheuse coulisser dans son ventre. Un pot-pourri olfactif commençait à parfumer la pièce. Un mélange de sécrétions vaginales, d’effluves charnelles et de sueur formaient un bouquet de phéromones qui augmentaient son pouvoir de séduction.  

Mets-toi à l’aise chéri, lui dit-elle en gémissant. Tu dois être à l’étroit – son émoi était visible.

Stan ne se fit pas prier. Il enleva son jean, son polo et ne garda que son caleçon. Le bout de son membre dépassait du caleçon tant il bandait. On aurait dit la matraque du gendarme dans le théâtre de Guignol !

Célia, le regard langoureux, les yeux mi-clos se délectait de le voir aussi excité. Elle tourna la molette de quelques millimètres sur la droite pour accélérer les frictions.

Baisse ton caleçon s’il te plaît. Je veux voir popaul.

Pendant une fraction de seconde, il pensa se branler devant elle, en restant concentré sur la scène mais il perdrait immédiatement de l’intérêt pour le show qu’elle lui donnait une fois son foutre expédié. Il devait gérer son excitation. Il baissa sagement son caleçon et en coinça la bande élastique sous ses testicules.

Regarde, ça t’excite hein ? Ta bouche l’a goûtée… mais je suis certain que tu l’imagines dans ton ventre à la place de ce jouet. Tu pourrais sentir combien elle peut être chaude et douce en pleine action.

Célia matait ses burnes velues et sa bite dont le prépuce commençait à se renverser et à se dérouler sur le gland. Son plaisir n’en était que plus intense. Une douce chaleur emplissait son bas-ventre – elle venait à nouveau d’amplifier le pilonnage dont elle était victime, mais une victime heureuse, emplie d’ivresse qui remercie son martyr – ses mains dégagèrent le haut de son kimono pour laisser jaillir ses seins ronds et voluptueux gonflés de désir.

Sa poitrine se soulevait à intervalles réguliers tandis que ses reins se cambraient pour mieux accueillir le jouet intime. Elle geignait de plus en plus fort et des exhalaisons encore plus abondantes chargeaient l’atmosphère de senteurs d’Éden. Sa chatte était tout simplement en feu.

Stan s’approcha d’elle.

Tu es si belle, souffla-t-il. Tu me rends complètement fou.

Elle tourna la tête de son côté et ils s’embrassèrent avec fougue. Il posa une main sur ses seins – ils répercutaient les vibrations qui avaient lieu bien plus bas –  puis les palpa l’un et l’autre, comme si cette abondance mammaire le rassurait. Sa bouche puis sa langue suivirent et vinrent téter les pointes durcies et sensibles. Ses globes aux auréoles gonflées vibraient d’exaltation, elle bandait des seins.

Célia lui prit le sexe et fît courir un ongle – telle une lame de couteau – de bas en haut sur sa peau tendue. L’index, raide, partit du périnée, passa sur les testicules, remonta jusqu’au frein puis caressa le dessus du gland. Un frisson électrique parcourut son échine. Elle lui enserra sa matraque prête à frapper fort – elle tirait sur la peau de ses valseuses – il allait bientôt succomber à la tentation, elle le sentait aux battements qui cognaient dans sa main. Subitement elle le lâcha !

Son entrecuisse réclamait sa présence, il fallait qu’elle s’en occupe rapidement. Il était temps de mettre fin au travail qui avait commencé depuis plusieurs minutes maintenant. Sa main descendit au niveau de son piercing où elle se mit à appliquer un traitement de faveur. « Hum… oh oui… c’est bon ça… murmura-t-elle dans un gémissement. Un traitement curatif était nécessaire afin d’enlever le mal qui l’a rongeait à cet endroit. La posologie appliquée était la bonne. Toutes cuisses écartées, Stan vit son corps convulser sous l’effet de spasmes orgasmiques. Son bassin se cambrait par saccades successives tandis que ses doigts appuyaient fermement le haut de sa fente. Sa respiration se coupait par moment, sa poitrine se gonflait, elle vacillait au bord du précipice. Les vagues du plaisir ondulaient progressivement lorsque soudain, une lame de fond la projeta dans un autre monde, un monde abyssal fait de vertiges, de chutes libres et de sensations étourdissantes. Sa tête bascula en arrière. Elle émit un long cri étouffé et de laissa tomber sur le cuir matelassé.

Stan avait assisté à la scène sans intervenir, tout juste s’était-il contenté vers la fin de baisser un peu l’intensité des va-et-vient de la machine de peur qu’elle ne se blesse tant elle avait lâchée prise.

Elle se remit de ses émotions. « Ouah, quel pied, je pense ne jamais avoir atteint un tel orgasme !  La fente béante, ses chairs rouges luisaient de sécrétion.

Célia se releva et défit la ceinture de son kimono. La soie légère glissa à ses pieds. Elle ôta ensuite sa culotte mais conserva ses collants. Elle ressemblait à une fille nue du Lido – en préparation pour sa seconde représentation du jour.

Puis, dans un chuchotement :

Viens, suis-moi. Aujourd’hui, je t’offre du temps supplémentaire, tu l’as bien mérité. Moi aussi je veux te faire découvrir, je l’espère, de nouvelles sensations.

Elle le prit par la main et l’emmena dans sa chambre, de l’autre côté de la cloison.

Viens, allonge-toi chéri. Non, sur le dos.

Il s’exécuta et attendit le sexe dressé – son gland gluant d’excitation gouttait sur son nombril.

Elle se mit à califourchon sur son ventre – il pouvait sentir son intimité féminine s’arrimer sur son cylindre, les lèvres de son sexe épousait parfaitement son anatomie. Il ne pût s’empêcher de lui empoigner les seins et de les malaxer. Obéissant aux lois gravitationnelles sa poitrine généreuse tombait lourdement dans le creux de ses mains. Elle se pencha de côté en direction d’un chevet – son sein lui écrasait le visage, il aimait ça et en profita pour le caresser de sa bouche – et en sortit des accessoires. Elle se redressa et ouvrit un tube qui contenait un gel incolore.

Qu’est-ce-que c’est ?

Ah ça ! C’est un gel anesthésiant pour prolonger les rapports sexuels. Je vais t’en mettre sur le sexe.

Ah OK.

Elle vida un peu du tube dans sa main et lui badigeonna la verge en le masturbant doucement. Elle s’attarda sur la zone plus que nécessaire afin de s’assurer de la pénétration du liquide. Stan commençait à en sentir les effets. Son gourdin, bien que maousse, pouvait être sollicité.  Il sentait bien la main de Célia mais son toucher était amenuisé, comme si plusieurs couches de peaux successives amortissaient et diluaient la perception qu’il en avait.

Puis elle prit un jouet sexuel qu’elle avait posé à la droite de sa cuisse. L’objet mesurait une trentaine de centimètres et pouvait se tordre facilement du fait de sa mollesse. En fait, c’était un phallus d’un diamètre plus que correct avec un gland à chaque extrémité. Un double gode.

Tu connais l’agent double zéro sept ?  Et bien je te présente l’agent double-dong ! Au service secret de sa majesté (elle pointa un pouce dans sa direction) ! Un vrai pro de l’infiltration en milieu hostile ! Doté de pouvoirs dont tu n’imagines même pas la portée.

Stan n’était pas sûr de bien comprendre où elle voulait en venir. Ces trucs-là, c’était pour les lesbiennes, les broutes-minou, pas pour les hétéros. Il lui était bien déjà arrivé de se branler en s’insérant un doigt ou deux dans l’anus pour ressentir plus de plaisir mais de là à se rentrer un gode ! La marche à franchir était assez haute, il allait devoir prendre sur lui – sa dignité allait en prendre un coup – et faire un bon psychologiquement pour accepter cette expérience interdite.  

T’inquiète, je vais y aller en douceur. Tu vas voir,  ça va coulisser bien tranquillement. Elle commença par le masser sous les bourses à la racine du pénis. Après un début plutôt réticent il finit par se laissa aller. Elle le sentit au toucher et aventura un doigt un peu plus bas pour vérifier s’il était prêt à accueillir l’agent double-dong. Sa zone rectale était humide de chaleur et de transpiration, ses poils s’étaient couverts d’une fine pellicule humide.

Célia cracha sur le gode pour le lubrifier – la bave coulait sur le gland comme s’il venait d’éjaculer – le passa derrière ses fesses et l’introduisit dans l’orifice qu’elle avait trouvé suffisamment préparé.  Stan sentit sa rondelle se dilater sous l’effet de l’intrusion. Le gode glissa jusqu’à son rectum.

Instinctivement son sphincter se contracta autour du caoutchouc.

Sa cage thoracique se soulevait au rythme de sa respiration devenue plus forte.

Hum… continue c’est bon,  lui souffla-t-il.

Elle sentait sa bite battre sous sa vulve qu’elle balançait pour accompagner les mouvements de son poignet.

Stan, lui, variait les palpations. Tantôt les seins, tantôt les fesses. Il avait un besoin viscéral de toucher en permanence.

Célia souleva son bassin et enfila le deuxième gode dans son anus. Maintenant elle pouvait manœuvrer le double-dong à sa guise. Elle avait l’impression d’une puissance dominatrice. Ses reins remuaient – elle appréciait ce rôle de sodomite – une puissante sollicitation l’invita à se l’enfoncer plus profondément.  

Ils se mirent à geindre à l’unisson.

Leurs corps s’adonnaient au même plaisir, au même moment.  Ce que l’un ressentait, l’autre le ressentait instantanément, il n’y avait aucun filtre entre eux, aucun parasite qui puisse interférer. Un bien-être les emplissait, un état commun de zénitude comme s’ils étaient en apesanteur dans un caisson d’entraînement pour astronautes.

Célia avança son ventre à l’aplomb du sexe de Stan – le double-dong formait maintenant un arc de cercle entre leur deux orifices – puis elle se fourra sa bite dans la chatte. Son gourdin massif était bien trop passif à son goût, alors autant le mettre en action et en profiter.

Elle montait et descendait au-dessus de lui. Il s’habituait et éprouvait un plaisir non feint à avoir ce gode dans l’anus. Un flux électrique continu circulait du bout de sa verge au fin fond de son rectum. Quelle sensation divine ! Un enconculage dans les règles de l’art ! Elle griffait son thorax d’Apollon ou y enfonçait ses ongles selon les secousses internes dont elle était victime. Son marionnettiste la manipulait de l’intérieur.

Ses hanches charnues oscillaient sous ses mains, il entendait son souffle quand elle reprenait sa respiration.

Oui c’est ça. Remplis bien mes trous.

Ils se relançaient mutuellement comme sur une balançoire tapecul, souvenirs d’enfance, mais au lieu d’avoir mal aux fesses ils se faisaient un bien fou.

Célia se dit qu’il devait être à point, prêt à évoluer vers la phase suivante.

Regarde chéri, je veux t’offrir ce que j’ai de plus intime.  

Célia ouvrit son cul en s’écartant bien les fesses des deux mains. Il ne put s’empêcher de mettre sa bouche entre ses deux lobes.

Oui lèche moi, doigte-moi, fais-moi jouir du cul.

Dans l’immédiat, il s’attardait sur son vagin alors que son nez caressait le bord de son anus. Le goût salé de sa chatte s’imprégnait sur ses papilles et sur ses lèvres. Bizarrement son anus sentait bon le savon de Marseille – elle avait dû s’astiquer pour faire reluire son petit oignon. Elle gémissait et s’adonnait à la luxure avec une envie grandissante.

La langue de Stan vint jouer autour du l’entrée interdite. Il la léchait en s’approchant de plus en plus du cratère, mais fous-moi ta langue dans le fion ! Vas-y, tu ne sens pas que je suis toute humide et chaude, il faut me refroidir, puis il mit sa langue en contact avec son anus, ah ben quand même !– ses mains enveloppaient ses seins, la doigtaient ou prenaient le relais sur ses fesses – et finit par se glisser le long du conduit. Il percevait les contractions de la zone innervée du bout de sa langue – elle essayait de l’enfoncer le plus profondément possible en lui appuyant sur l’arrière du crâne. Elle prenait un de ces panards ! Son entrecuisse était submergé par les vagues successives qui s’y échouaient. Une vraie rizière.

La zone était suffisamment humide pour accueillir son bambou. D’un coup de rein sec, il la pénétra.

Aouch !

Elle fut surprise de ce coup en traître, elle sentit l’onde de choc lui parcourir l’échine jusque dans la nuque. Un long râle comme une longue plainte émergeait de ses cordes vocales.

Oui… continue…encule-moi, ne t’arrête pas, bouscule moi.

Elle était à quatre pattes. Ses seins ballottaient lourdement dans le vide et s’entrechoquaient comme des castagnettes.

Je vais m’enfoncer en toi jusqu’aux roupettes, tu vas finir par me supplier d’arrêter.  

Il la besogna comme un forcené, à grands coups de rein. Il s’accrochait à ses miches et n’avait de cesse de la limer encore et encore jusqu’à l’épuisement total. Elle avait une sacré endurance la bougresse ! L’effet de l’anesthésiant s’estompait petit à petit, il était en nage,  trempé de sueur.

L’heure de la délivrance approchait. Elle lui mit un doigt dans l’anus. Son cerveau réagit immédiatement et ordonna à sa lance d’envoyer la sauce.  

Ahaaaaa…

Sa tête bascula en arrière. Son foutre inondait le cul de la belle telle une douille de crème pâtissière, chaude, en train de garnir une sainte honorée.   

Il se retira. Elle le prit en bouche et avala les quelques gouttes restantes du nectar qui sortaient de son pistil.  

Ils s’allongèrent et se firent face.

T’as l’air de bien aimer la sodomie ma belle ?

C’est un peu comme ça que j’ai été initiée. Avec une fille, si tu veux tout savoir ! On se voit toujours d’ailleurs.

Ah bon ! Tu la vois souvent ?

Non, elle étudie à Londres mais elle revient quelques fois. Et ça arrive qu’on couche ensemble,  ça nous rappelle notre adolescence. Il faudra que je te la présente un jour. Tu l’a peut-être déjà vue au Goodwin Sports Center. Une belle rousse aux yeux bleus.

Stan écoutait attentif – des fois qu’elle lui livre des détails croustillants.

Elle est aussi canon que toi ? Et puis comment sais-tu que je fréquente cette salle ?

Dis, petit pervers ! T’aurais pas une idée derrière la tête toi ? Et pour la salle, c’est mon petit secret !

Ben moi, la sodomie c’était une première.

Je m’en suis rendu compte, mais t’inquiète, c’était pas si mal que ça pour une première. Pour moi cette caresse c’est l’ultime preuve d’amour. La preuve suprême. En amour il n’y a rien de dégradant, il faut juste se laisser aller sans peur du jugement de l’autre. Il n’y a que du plaisir à prendre et à donner,  tout simplement.  J’ai connu un couple, autrefois. Elle était très ouverte, sexuellement parlant, et lui était plutôt coincé. Et bien figure toi qu’il ne lui avait jamais fait autre chose que du trempe pinceau. Pas un seul broute-minou en 3 ans de vie commune, pas un seul attouchement digne de ce nom. Une vraie misère sexuelle!

Et elle le vivait bien ?

Et bien aussi étrange que ça puisse paraître, oui. Elle fantasmait sur le moment où il se décoincerait et ça lui suffisait à maintenir sa flamme.

Elle est bien triste ton histoire lui dit-il alors que ses doigts étaient immergés entre ses cuisses.  

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CENT CIBLES ET TOUJOURS SENSUELLE

A paraître :

LES ÂMES FROISSÉES

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