NEVER BE THE SAME Sexcape games chapitre 9 (chapitre final)

12345
Loading...

Stephen Nilsen


polar



CHAPITRE 9 (FINAL)

REVELATIONS

Le capitaine Stark tournait les pages de son paperboard. Il avait du mal à comprendre la cohérence de ce récit.

Il reprit ses notes.

Il avait entouré au marqueur les prénoms et les avait reliés entre eux. La solution était forcément quelque part, là, devant lui.

Extrait de ses notes :

« Stan Kilers = Stan tueurs.

Stan = diminutif de Satan. L’incarnation du mal ?

Lars Kisten. Étymologiquement, Lars veut dire beaucoup ou beau cou si on décompose.

Beaucoup de quoi ?

Kis = baiser, peut-être un lien avec la bouche et ten = 10. Beaucoup de baisers, par dizaine, à qui ? Mais tout cela n’avait aucun sens !

Une petite voix lui soufflait qu’il faisait aussi partie du puzzle à reconstituer.

Niels Stark.

Niels était un prénom grec qui signifiait « victoire et peuple ». Celui qui gagne contre le mal et qui représente le peuple.

Stark = étoile suivit d’un k, k est une classification du degré de luminosité d’une l’étoile. Un point mis en évidence dans le noir (comme les piercings de Célia). »

Niels Stark regarda Stan droit dans les yeux.

Stan, Lars ou qui tu veux, ton histoire ne tient pas debout ! Qui crois-tu pouvoir berner avec ces histoires sorties tout droit de ton imagination ? Tous ces personnages ne sont que des anagrammes ! Stan Kilers = Lars Kisten = Niels Stark.

Il suffit de mélanger nos voyelles et nos consonnes et nous ne sommes plus qu’une seule et unique personne.

Nous sommes tous nés de tes fantasmes, même moi à qui tu te livres depuis tout ce temps, je n’existe pas. Nous n’existons pas ! Tu nous as inventés pour supporter le quotidien, ton esprit malade doit rester libre et nous ne sommes tous là que pour t’y aider. Pour une raison que toi seul connais, tu t’ai créé un monde,  un environnement dans lequel tu évolues à ta guise sans contrainte particulière.  Et si tu rencontres un obstacle – simple résonance du monde extérieur sur ton cocon comme une goutte d’eau qui s’infiltrerait dans du calcaire – tu t’inventes un coupable, un personnage insaisissable qui prend à son compte ce que tu ne peux encaisser, comme un fusible connecté à tes neurones.

Stan, tu ne seras plus jamais le même.

Finie cette enfance insouciante où tu passais l’été en famille à pécher au bord du lac à poser des tas de questions sur la vie ou à observer la nature. Tu es un adulte maintenant et tu dois faire face à la personne que tu es devenue. Tu ne peux plus te cacher, affronte tes peurs et tes angoisses.

Stan était très perturbé. La semaine dernière, son médecin, Alice (anagramme de Célia) Hopemind lui avait appris qu’elle était mutée dans un autre centre. Son départ était prévu dans quatre mois. Cette annonce l’avait fortement déstabilisé. Il savait qu’il ne la reverrait plus, leur couple ne survivrait pas à cette séparation forcée. Finis les rendez-vous hebdomadaires où son esprit reprenait vie. Finies les rencontres qu’il attendait patiemment, enfermé dans son cerveau, pour retrouver son amie.

Elle le libérait, un peu comme un génie dans sa lampe dont elle caressait l’esprit.

Son bureau était au fond du couloir, dans l’aile sud du bâtiment. Il devait toujours se faire accompagner pour s’y rendre. Une fois passé le réfectoire sur la gauche, il attendait devant une porte contrôlée à distance. Il pouvait la franchir lorsque le bruit caractéristique de la gâche électrique résonnait à ses oreilles. Quelques pas de plus et il accédait enfin au lieu convoité.

La plupart du temps Alice recevait Stan assise derrière son bureau, mais il pouvait lui arriver aussi d’être là, à attendre debout, à rêvasser devant la porte vitrée –  le regard fixé sur le parc extérieur.

Avec les années, Stan avait pris l’habitude d’aller s’installer directement, bien confortablement, dans le fauteuil en cuir noir. De l’autre côté de cette pièce se trouvait un fauteuil en cuir blanc, monté sur roulettes, celui d’Alice – elle l’utilisait parfois comme un trotteur pour se déplacer et accéder à son patient sans se lever – qui faisait face à un secrétaire en acajou.

Et c’était parti pour quarante-cinq minutes de consultation.

Sur le meuble, un petit cadre en bois blanc. A l’intérieur, une photo de son mari Franck, médecin gynécologue, en train de poser souriant toutes dents dehors, devant une voiture de sport. Sur la droite du cadre un origami de dragon côtoyait une boîte de mouchoirs.

Lors de leurs entretiens, Alice avait un toc. Elle extrayait toujours un mouchoir de sa boite et le serrait ensuite dans le creux sa main. En fin de séance le mouchoir froissé était jeté dans la corbeille de papier au pied du bureau comme si elle voulait se débarrasser d’un fluide.

De temps en temps elle glissait la main dans sa poche, y prenait une pastille à la menthe qu’elle introduisait délicatement dans sa bouche. Stan aimait bien son haleine mentholée quand, dans ses périodes d’angoisse, elle lui faisait face et lui prenait les mains pour le rassurer. Chaque parole était comme un souffle salutaire qui éteignait un feu intérieur. Elle portait peu de bijou mais se paraît parfois d’un collier ras le cou avec un petit chérubin argenté en pendentif. Stan fantasmait sur cette femme qui approchait maintenant la quarantaine. Son intérêt pour elle avait commencé à la sortie de la puberté lorsque son regard sur les femmes avait évolué. Belle brune aux yeux verts et à la peau mate – avec des traits parfaitement réguliers comme tout droit sortie d’une publicité pour un gel douche – il souhaitait trouver la faille de sa beauté froide et inaccessible. Son côté rigide voire arrogant exacerbait son attirance pour celle qui était une des seules femmes de son existence, à l’exception de sa mère qui venait régulièrement lui rendre visite.

Isabel l’infirmière du service était gentille avec lui. Elle lui parlait souvent de ses week-ends. Elle et son mari avaient acheté un petit bout de terrain pas très loin de Sheffield, en campagne. Après l’avoir défriché ils y avaient installé un mobile-home pour éviter d’avoir à faire des allers-retours avec leur domicile. Au printemps elle avait pleins de petites taches de rousseur sur le visage à rester des heures au plein air. Elle avait une passion pour le jardinage, elle cultivait toutes sortes de légumes et d’arbres fruitiers. Elle avait la main verte comme elle disait ! Une fois elle lui avait même montré un album photo pour le distraire.

Sur un cliché elle tenait une bassine remplie de carottes et faisait un clin d’œil au photographe en lui montrant un pouce, comme pour dire « super t’as vu ma récolte ! ». Sur un autre on la voyait de dos à quatre pattes en train de désherber une parcelle de terre. Elle semblait heureuse.

Stan aussi savait se servir de ses mains. Il faisait des origamis. Il pouvait passer des heures à plier des formes auxquelles il donnait vie. C’est Isabelle qui lui fournissait le papier, des pages de revues people ou des journaux qu’il lisait avant de les utiliser. Inconsciemment ces journaux nourrissaient son imaginaire.

Dans son dossier, il était mentionné que Stan Kilers avait subi un profond choc émotionnel à l’âge de 8 ans, lui occasionnant une perte de repères spatio-temporels et des troubles de l’identité.

Il était sur le quai de la gare à attendre sa maman et sa petite sœur Charline, de 4 ans, qui revenaient d’un déplacement familial auquel il n’avait pu participer à cause de sa varicelle – ça lui avait permis de rester “entre hommes” avec son papa.

Il les avait aperçues – elles étaient radieuses – et tendit les bras en direction de sa petite sœur. Il avait envie de la serrer bien fort contre lui. Deux jours qu’il ne l’avait pas vu. Tous les jours en rentrant de l’école, il s’amusait avec elle. Il lui faisait des grimaces, ce qui la faisait rire aux larmes et lui chantait régulièrement une comptine, c’était devenu un rite en eux :

1 2 3 claque tes doigts

4 5 6 tape tes cuisses

Et voilà 7 sur la tête

8 9 10 pleins de bisous sur ma petite miss !

Et il l’embrassait de partout.

Sa petite sœur se défit de la main qui la tenait et se mit à courir sous les protestations inquiètes de sa maman.

Non chérie, attend-moi, ne cours pas  s’il te plaît !

Un TGV entrait en gare – c’était ce train récemment mis en circulation qui ne faisait pas beaucoup de bruit – à vive allure. Charline, dans sa course heureuse, fût soudainement bousculée par une personne qui avait toutes les difficultés à traîner une imposante valise à roulettes. L’anonyme, tout en marchant, ne cessait de se retourner pour voir d’où venait le tangage de cette dernière.

Stan ne put que constater l’étonnement dans le regard se sa petite sœur lorsque celle-ci chuta sur les rails – il revoyait cette scène en slow motion – ses longs cheveux bouclés virevoltant dans les rayons du soleil.

Le jour de son enterrement, tout le monde s’était mis à prier dans la chapelle. Douce mélodie à ses oreilles, cette communion avec sa petite sœur l’avait apaisé.

Stan ne ferait plus jamais de grimaces.

Avant que la consultation ne finisse, Alice lui tendit un papier vert pâle. Stan le prit, les mains jointes religieusement, les paumes tournées vers le haut comme s’il communiait, et le glissa dans sa poche.

De retour dans sa chambre, Stan déplia délicatement le papier et l’épingla au mur.  Il s’assit sur le rebord de son lit et embrassa la pièce du regard. Sa chambre était tapissée de centaines de petits papillons verts. Il fixa, comme hypnotiser, ce dernier papier et attendit.

Dessus, il était écrit : prochaine consultation, mercredi 16 juillet à 15h00.

EPILOGUE

Stan fait un cauchemar. Il est en prison. Il vient de comprendre qu’il ne verra plus Célia. Cette situation lui est insupportable. Le capitaine Stark est entré dans son sommeil lui annoncer que son amie était en vie malgré ce qu’il lui avait fait subir.

Stan, tu te souviens de tous ces bons moments passés avec Célia ? Et bien oublie-les rapidement, tu ne les revivras plus. Elle est en vie mais quelle vie. Tu l’as condamnée. Elle ne se souviendra jamais de toi, de tes caresses, de ton amour. Tu vas croupir dans cette cellule sinistre plus longtemps que tu ne le penses. Finis les rendez-vous du mercredi. Ton imagination et tes souvenirs vont se consumer petit à petit et puis un jour toi aussi tu auras oublié jusqu’à l’existence même de cette fille. Ton esprit sera vide de tout, des passions, des désirs,  du feu intérieur qui nourrit une vie.

Stan se leva.  Il défit son ceinturon et s’approcha de la grille de métal encastrée dans la porte en bois de sa cellule. Il y passa la bande de cuir, se l’enlaça autour du cou et mit fin à sa jeune existence.

Isabel entra dans sa chambre sur la pointe des pieds. Elle aimait bien lui faire des surprises lorsqu’il était encore endormi au petit matin.

Elle fit glisser la couverture au pied du lit.

Elle était quasi nue sous sa blouse blanche qu’elle avait dégrafée à mi-cuisses, laissant entrevoir un triangle de dentelle rouge lorsqu’elle monta son genou au niveau du matelas pour s’y hisser. Elle se mit à califourchon sur les chevilles de Stan qui sortait petit à petit de sa torpeur. Il avait reconnu son parfum acidulé et maintenait volontairement ses yeux fermés pour amplifier ses sens, son toucher et son odorat.  

Elle lui baissa le pantalon de pyjama au niveau des genoux. Il sentit sa main lui soulever la verge tandis que ses lèvres venaient se poser sur ses testicules. Sa bouche aspirait et gobait ses burnes sans précipitation tandis que sa main le branlait tout aussi doucement. Des milliers de petites étoiles scintillaient dans sa tête et contrastaient avec le noir de la chambre. Sa langue faisait des merveilles, passant du bord de son anus à la base de sa verge. Les va-et-vient devenaient de plus en plus moites et humides comme si elle mouillait de la bouche. Lorsqu’elle jugea qu’il était à point (il fallait que sa bite puisse coulisser aisément sans que le prépuce bloque au niveau de la couronne à cause de la proéminence de son gland). Elle lui tourna le dos et lui présenta ses fesses splendidement galbées et leur sillon élargi. Il  se redressa sur son lit et pris ses deux pommes à pleines mains. Il les couvrit de baisers puis les lécha du haut de la cuisse jusqu’au creux des reins. Sa main se faufila entre son bas-ventre et l’entre cuisse à la recherche de sa toison soyeuse. Il remonta au niveau de son petit appendice et y appuya une caresse. Isabel était imperturbable et restait digne – pas question de montrer ses faiblesses,  il lui en fallait bien plus que cela pour l’émoustiller – même pas un halètement ou un gémissement. Ses doigts qu’il avait humidifiés de salive malaxaient son clitoris. Alors qu’une sécrétion gluante s’y déposait, signe de son désir naissant,  sa vulve se gonflait prête à accueillir son dard. Son autre main caressait ses petits seins fermes et pointus sous la blouse béante. Son corps sec et noueux comme celui d’une danseuse dégageait une sensualité naturelle. Stan s’enfonça lentement dans son cul comme dans un sable mouvant. Et comme dans un sable mouvant il se laissa aspirer sereinement sans s’agiter jusqu’à ce que ses couilles viennent buter contre ses fesses. Il se sentait bien. Isabel ondulait du bassin créant des vagues envoûtantes dont le rythme s’accéléra progressivement. Puis brusquement elle lui prit le gland et se le carra dans le vagin. Elle reprit ses mouvements rapides comme si de rien n’était. Il laissa échapper un gémissement sourd tandis que ses mains agrippèrent ses épaules. Il se colla contre son dos lui soufflant dans le cou puis lui susurra à  l’oreille des mots crus pour l’exciter.

– Ton minou est en forme ce matin ! Il a besoin d’exercices. Tu sens mes doigts en toi. Tu commences à mouiller mon amour. Je suis sûr que ton petit minou aimerait bien se faire lécher le pelage. C’est l’heure de la toilette intime.

Isabel se retourna et vint s’asseoir sur sa bouche.

Il se contenta dans un premier temps de maintenir sa langue bien dure, les mains plaquées sur ses fesses. Elle se mit à frotter son clitoris sur cette langue humide et pris la direction des opérations. Tantôt sur les lèvres, tantôt à l’intérieur des chairs, elle manœuvrait à sa guise selon son propre désir. Il accompagnait le mouvement de ses hanches échauffé plus que jamais. Elle l’avait bien compris. Elle se cambra en arrière pour le flatter de sa main experte. D’abord elle caressa la fente de son gland visqueux gorgé de sang, prêt à exploser, puis sa main s’enroula autour de son sexe tel un serpent autour de sa proie. Elle sentait son excitation palpiter dans sa paume comme il sentait la sienne sur sa bouche qui se couvrait maintenant d’un gel poisseux, sa chatte se dilatant à l’extrême.

Finie la fille digne. Elle commençait à se lâcher.

Oui, lèche ma chatte. Tu aimes mon goût ?

Sa bouche encombrée ne put émettre qu’un son étouffé pour le lui confirmer.

Doucement mon chéri,  tu vas finir par me faire jouir !

Il dodelinait de la tête, coincé entre ses cuisses. Ses sécrétions ne suffisaient pas à éteindre sa bouche en feu.

Arrivant à se dégager de son étreinte il la fît basculer en arrière et commença à la culbuter sauvagement. Il allait jouir mais il voulait auparavant marquer son esprit. Ses couilles clapotaient contre ses fesses au rythme de ses coups de reins frénétiques.

Je… veux… t’entendre… hurler… de… plaisir,  grogna-t-il en ponctuant chaque mot d’un profond coup de bite. Son sexe fouillait en elle le fond de sa rivière en crue. Il la sentait arriver au bout de son voyage sensuel, sa pêche veloutée pressait la base épaisse de son membre. Elle râlait de plaisir sans retenue et s’agitait de plus en plus. Ses ongles lui lacéraient le dos et lui procurait une douleur intense qu’il appréciait. Il l’embrassa goulûment cherchant sa langue pour accroître son plaisir. Il lui mordilla le lobe de l’oreille – elle pouvait entendre son souffle saccadé – puis lui lécha le cou et le haut de la poitrine, arc-bouté pour profiter des attraits de son buste.

Il lui releva les cuisses puis mis ses chevilles au-dessus de ses épaules pour s’introduire encore plus profondément et bien sentir sa fente tendue sur son sexe.

Elle lâcha un petit cri suivi d’une longue plainte qui jaillit du fond de sa gorge tant il la poussait dans ses derniers retranchements. Son engin démesurément proportionné lui infligeait un plaisir insoutenable. Ils se mirent à jouir en cœur et d’une même voix, puis s’affalèrent sur le dos, exténués.

Stan souriait enfin.

********

Retrouvez les autres épisodes de Never be the same et les autres textes de Stephen Nilsen :

http://www.meshistoiresporno.com/author/stephen-nilsen/

Du même auteur sur Amazon.fr :

NEVER BE THE SAME

CENT CIBLES ET TOUJOURS SENSUELLE

A paraître :

LES ÂMES FROISSÉES

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *