On the Road

12345
Loading...

Carlo Vivari


voyeurisme



Quand le patron m’a dit que je partais à la nuit tombée pour ravitailler le marché de Liverpool en artichauts et choux-fleurs, j’ai fait la gueule. Je n’avais jamais mis les pieds en Angleterre, cela ne me disait rien de monter jusque là-haut pour trouver le brouillard et la conduite à gauche. De plus, j’imaginais les Anglaises comme de grands échalas coincés. En fait, ç’a été un des voyages les plus agréables de ma carrière.

 

Après Luton, en pleine nuit sur l’autoroute, j’ai chargé une grande rousse d’une vingtaine d’années qui faisait du stop. Étudiante à Londres, elle rentrait chez ses parents à Manchester. Sous le ciré noir, qui lui arrivait à mi-cuisses, elle portait une minijupe mauve. Gladys parlait français ; la conversation s’est engagée de façon détendue. Assez vite, j’ai été excité par cette fille à qui j’avais l’impression de ne pas déplaire. Les kilomètres défilaient ; je cherchais le moyen de la draguer en douceur.

 

Roulant sagement sur l’autoroute bien éclairée, je me suis rapproché d’un minibus rouge de marque Fiat, qui avançait à peine plus vite que moi. Une fois derrière le bus, j’ai dû me contenter de suivre : la limitation de vitesse m’empêchait de doubler. Les lampadaires et les phares du camion permettaient de voir ce qui se passait à l’intérieur du roadcar grâce à sa vitre arrière assez large. Un type chevelu conduisait ; près de lui, une fille somnolait. À l’arrière, l’espace, assez vaste pour pouvoir dormir à plusieurs, était garni de matelas et de couvertures étalés. Assis en tailleur, un garçon blond aux cheveux lisses dans le dos jouait de la guitare pour une fille qui marquait la mesure en claquant dans ses doigts. Ils avaient dix-huit ans environ, étaient vêtus de jeans et portaient des lunettes de soleil malgré la nuit noire.

 

Gladys, qui était à peine plus âgée qu’eux, a souri en les découvrant. J’avais branché la radio du camion sur une station locale de musique rock, et ma passagère, par jeu, claquait des doigts en mesure, comme la fille du bus. Elle aussi se sentait gênée de faire intrusion dans l’intimité du jeune couple, qui ne se préoccupait nullement de ce qui se passait à l’extérieur.

 

Bientôt, lassé de jouer et de chanter, le garçon a posé sa guitare ; il a ouvert une boîte de corned-beef. La fille, une brune frisée plutôt poupine, a tartiné de la mayonnaise sur des tranches de pain de seigle. Assis en tailleur, face à face, ils ont mangé de bon appétit en buvant une bière. Ils ont proposé un sandwich au conducteur qui l’a refusé, mais il a accepté une bière.

 

— Ce sont des grunge, m’a dit Gladys. Ils n’ont pas de maison, vivent d’allocations ou de l’aide des parents, et roulent tout le temps de concert rock en concert rock. Ils vont sûrement à Derby pour le jubilé Martha Vineyard.

 

Son repas sur le pouce terminé, le jeune blond a sorti de sa poche un paquet de tabac, du papier à rouler, un bâtonnet de matière brune ; il s’est mis en devoir de confectionner un cornet. La fille suivait ses gestes avec une attention gourmande.

 

— Ils se font un joint, m’a prévenu Gladys. Les salauds, juste sous notre nez.

 

La radio locale passait un morceau trash metal ; ma passagère battait la mesure, pendant que le garçon allumait son joint en le faisant fumer comme une cheminée. La brune frisée guettait le moment où il allait le lui passer. Elle a tiré dessus, a avalé la fumée, qu’elle a retenue longtemps. En la recrachant, elle a éclaté de rire. Le chauffeur a accepté le joint, en a aspiré une bouffée, l’a repassé au guitariste sans se retourner.

 

— Ils se défoncent comme des bêtes ! a commenté Gladys avec un rire complice.

 

Le jeune blond aux cheveux lisses a écrasé le joint réduit au filtre en carton dans la boîte de corned-beef vide, puis a ajusté ses lunettes de soleil sur son nez. La brune frisée, qui avait du mal à se maintenir assise en tailleur, s’est allongée près de lui. Ils devaient avoir froid puisqu’ils se sont enveloppés dans une couverture. Blottis l’un près de l’autre, ils parlaient chacun leur tour, lentement, longuement. Le garçon a allumé une cigarette, qu’il a passée à la fille, et qu’il a fini par écraser aussi dans la boîte de conserve. Ils ont alors commencé à s’embrasser à petits coups, en prenant un air concentré, comme pour se « manger » en détail.

 

Dans le camion, la tension montait. Gladys avait cessé de claquer dans ses doigts. Vaguement honteux, nous suivions les ébats du jeune couple. Il était risqué de dépasser le roadcamp, et impossible de ne pas assister à ce qui s’y passait. Le blond, après avoir ouvert la chemise jean de la brune, lui a mis les seins à l’air. Elle n’avait pas besoin de soutien-gorge : ses « oranges sur l’étagère », très pâles, bombaient haut sur son buste. Le garçon les a malaxées en insistant sur les bouts qu’il a fini par prendre en bouche. La fille appuyait sa main sur sa nuque comme pour l’inviter à téter plus fort.

 

Près de moi, Gladys fumait cigarette sur cigarette. On n’osait plus se regarder ni se parler, elle et moi. Penchée très en avant sur son siège, tirant sur sa ceinture de sécurité, les doigts croisés entre ses cuisses, elle ne perdait pas une miette du spectacle. Moi, je bandais à soulever ma braguette, en souhaitant très fort que ma voisine finirait par s’en apercevoir. Quand le blond a sorti sa queue, Gladys a réprimé un hoquet, puis m’a lancé un regard de détresse. Après lui avoir tapoté gentiment la cuisse, j’ai pris sa main. L’autoroute plate, rectiligne, permettait de conduire à l’aide de deux doigts.

 

Dans le roadcamp, la fille ne portait pas de culotte sous son jean, que le garçon venait de lui retirer avant de le rouler en boule dans un coin. Elle possédait un beau cul, blanc comme du lait, et arborait une forêt de poils noirs sur la chatte. Elle aussi avait gardé ses lunettes de soleil ; son visage paraissait sans expression. Pourtant, quand le jeune mec, vautré sur le matelas entre ses cuisses, lui a léché la fente, sa bouche s’est mise à trembler.

 

Les ongles de Gladys s’enfonçaient dans ma paume ; elle aussi écartait les cuisses en grand. Bientôt, la fille a attiré le garçon sur elle. Quand la queue a pénétré, elle s’est renversée en arrière en poussant un cri ‑ que nous n’avons pu entendre. Le conducteur du camping-car s’est retourné pour voir ce qui se passait à l’arrière et, à ce moment, nous a aperçus. Nous avons répondu à son petit signe ; il a prévenu les autres. Le garçon et la fille ont tourné la tête vers la vitre arrière, ont levé le bras en souriant de toutes leurs dents, puis se sont remis à baiser.

 

La présence de voyeurs excitait les jeunes grunge, qui accéléraient le mouvement. De temps en temps, ils vérifiaient que nous suivions toujours leurs faits et gestes, puis ils repartaient de plus belle… pied au plancher vers l’orgasme… À un moment, ils n’ont plus bougé… ils avaient été au bout, en chœur, apparemment… Avec des gestes lents de crustacé, le garçon s’est retiré du vagin de la fille… pour brandir sa queue toute poisseuse, au gland irrité, aux veines en relief, en direction de Gladys. Laquelle s’est tournée vers moi en prenant un air douloureux ; elle a posé la main sur ma braguette. Quand elle a laissé aller sa tête sur mon épaule, le blond nous a encouragés à poursuivre en levant le pouce et nous tirant la langue.

 

Tenant ses lunettes de soleil relevées sur son front, la brune nous faisait des clins d’œil. Les secousses du roadcar faisaient trembler ses seins ; elle grattait ses poils de con d’un air distrait, en bâillant. Son aspect bestial s’est encore accentué quand le garçon l’a obligée à se mettre à quatre pattes en nous tournant le dos et en nous exhibant son cul au ras de la vitre arrière. Ses fesses larges, un peu trop charnues (mais je suis amateur), s’ornaient de grains de beauté ; des poils follets, qui avaient tendance à friser, émergeaient de sa raie. Lui écartant les fesses à deux mains, le garçon nous a fait voir son anus délicatement strié, qu’il a limé du doigt. La fille, une vraie vicieuse, remuait le cul en creusant les reins pour mieux s’offrir en spectacle.

 

Plaçant sa copine à quatre pattes, de profil, le jeune mec, qui (par la grâce du hasch et du jeune âge) n’avait pas débandé, l’a prise en levrette. À partir de ce moment, ils ne se sont plus occupés de nous. Le type y allait à grands coups de queue, et la nana braillait, la joue posée sur ses doigts croisés sur le matelas qui tapissait le sol. Ses fesses s’ouvraient et se refermaient au rythme des va-et-vient de son copain. Médusés, nous assistions à la scène, mais nos mains s’affairaient dans l’ombre. Gladys, qui m’avait sorti la queue, me branlait. De mon côté, la main enfoncée dans sa culotte, j’écartais ses petites lèvres grasses. Elle mouillait à mort dans ses poils courts. Son odeur forte de rousse me parvenait par bouffées.

 

À l’embranchement de Derby, sans mettre son clignotant, le bus a tourné. Je l’ai vu disparaître dans la nuit. Comme sur un écran, dans le carré de lumière de la vitre arrière, le couple emmanché s’éloignait de nous à toute vitesse.

 

Au premier hôtel qui s’est présenté, j’ai bifurqué. Ma passagère n’a pas protesté, il était évident que nous allions passer la nuit ensemble. Nous nous sommes à peine rajustés en passant devant la réception. Gladys s’est laissée tomber sur le lit, bras et jambes écartés. Tout de suite, j’ai relevé sa jupe, baissé sa culotte. Pesant sur elle, je l’ai pénétrée. Nous étions si excités que nous avons joui presque tout de suite.

 

J’ai commandé un bon dîner dans la chambre, accompagné de grandes chopes de Guinness. Nous avons mangé attablés tout nus. Les seins allongés de Gladys, en se balançant, frôlaient les nourritures dans les plats. Son pinceau de poils roux tout raides ne cachait rien de sa vulve épaisse, qui fleurait l’océan. Égayés par la bière, nous avons pissé ensemble dans le bidet, en essayant de faire se télescoper nos giclées. Je bandais à la verticale, aussi la chose n’était-elle pas facile. De la pisse ruisselait sur les seins de Gladys, qui poussait des petits cris scandalisés. Cuisses écartées sur le bidet, elle n’en finissait plus de se vider. La bière brune avait coloré sa pisse en roux comme ses poils dont quelques-uns dansaient dans le flot. S’agenouillant entre ses cuisses, j’ai reniflé l’odeur de sa cataracte saturée d’alcool tiède. J’en ai reçu des gouttes sur la langue…

 

Pour nous nettoyer, nous sommes passés ensemble sous la douche. L’un l’autre, avec des gestes attentifs, nous nous sommes savonné le sexe, avant de nous masturber mutuellement. Agenouillée, Gladys a pris en bouche ma queue pleine de savon. Elle possédait un anus protubérant, plissé comme un œillet pâle, d’une forme qu’on rencontre rarement. Je le lui ai lavé, puis léché, à quatre pattes dans le carré de la douche. Le spectacle auquel nous venions d’assister dans le camping-car et l’excès de bière nous poussaient à nous conduire, nous aussi, comme des grunge.

 

Reprenant mon souffle, affalé dans un fauteuil, j’ai demandé à Gladys de se pavaner devant l’armoire à glace en exhibant son cul cambré, semé de taches de rousseur, et d’ouvrir ses fesses à deux mains. Elle avait apprécié la « feuille de rose » dont je l’avais gratifiée sous la douche ; elle désirait que je recommence. Elle répétait d’une voix pâteuse de femme soûle :

 

— Je veux encore des baisers sur mon trou du « coul« .

 

Penchée en avant, ses cheveux pendant entre ses genoux, elle s’est reculée vers moi, maintenant sa croupe ouverte à deux mains. Ma bouche et son anus étaient à la même hauteur, tout proches. Le sang à la tête, elle m’a demandé de sa voix de crécelle :

 

— Lèche-moi mon « asshole« , petit Français… vous savez bien faire ça… à ce qui paraît…

 

Collant ma bouche à sa rosace fripée, j’ai aspiré les chairs vives avec un bruit obscène. Et quand j’ai pointé ma langue dans son orifice, elle s’est branlée en s’ouvrant le haut de la fente à deux doigts en fourchette.

 

— Ah… tu me fais des choses « diguioulasses« ...

 

Je l’ai entraînée sur le lit. De profil devant la glace, nous nous sommes placés comme le couple du roadcar. Gladys s’est laissé prendre en levrette, ses dix doigts écartés tirant sur ses fesses pour les écarter. Quand j’ai été introduit en elle, nous avons observé notre reflet. Les joues écarlates de confusion, la joue sur la couverture comme la fille du bus Fiat, elle suivait ma queue entrant et sortant de son vagin en clapotant. Pour m’annoncer qu’elle allait avoir un orgasme, chaque fois, elle poussait des petits cris en anglais :

 

— Ah, gosh ! More ! Oh, gosh ! Va bien au « fund«  de mon « cunt«  !

 

Pour éjaculer, j’ai eu envie de glisser ma queue ruisselante de mouille dans son anus entrouvert. Délicieusement comprimé par son conduit où régnait une chaleur animale, j’ai giclé à gros plombs. Gladys piaillait comme une petite fille qui s’est pincé le doigt dans une porte…

 

Le lendemain, je l’ai accompagnée en camion jusque devant le jardinet de la maison de ses parents, à Manchester. J’ai soigneusement rangé ses coordonnées dans mon portefeuille, en espérant avoir à m’en servir à l’occasion d’un prochain voyage Outre-Manche…

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *