Parc des expositions, deuxième partie

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Auteurs Musardine


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Deuxième partie

Le lendemain a été le jour de l’inauguration, et ça s’est plutôt bien passé, malgré la cohue, les questions stupides, les failles et les erreurs diverses. Il y avait réellement beaucoup de monde, c’était une tâche non-stop et les occasions de souffler étaient rares. D’autant qu’on venait souvent nous demander d’intervenir sur un autre pole, pour remplacer quelqu’un. On n’a même pas eu le temps de manger, et ça a aussi été le cas les jours suivants. On finissait chaque soir exténuées.

La relation que j’entretenais avec Prissy prenait un tour de plus en plus bizarre. J’étais folle de désir pour elle, et elle ne faisait rien pour calmer le jeu, bien au contraire. De manière plus ou moins discrète, elle me tripotait, me mettait la main aux fesses, sur les seins, même si elle se dérobait d’une manière qui me semblait de plus en plus étrange quand je voulais lui rendre la pareille. Le troisième jour, entre midi et deux, nous revenions d’un stand où nous avions prêté main forte, et nous passions devant les cabines d’essayage mises à la disposition de ceux qui achetaient des vêtements. Elle m’a attrapé par la main et m’a poussé dedans, retroussant ma jupe et baissant mon slip pour venir ouvrir mon sexe de sa langue. Ça n’était pas très compliqué : la sentir près de moi tout au long de la matinée me rendait moite et ouverte. Elle a rentré plusieurs doigts en moi, me travaillant progressivement la chatte, un doigt après l’autre, bougeant lentement à l’intérieur. L’odeur de mon désir, puissante, emplissait peu à peu la cabine. Deux doigts… trois doigts… quatre doigts… Ne restait plus que le pouce. Je me retenais au parois, me mordant les jours pour ne pas hurler de plaisir, la tête renversée en arrière… On ne m’avait jamais une chose pareille. Enfin sa main est entrée entièrement et elle a continué de me fouiller avec lenteur et douceur, pendant de longues minutes. J’ai joui plusieurs fois, me retenant toujours de ne pas hurler, mes jambes se dérobant sous moi.

Le soir même je lui ai proposé :

Viens chez moi, on passera la nuit ensemble. J’en meurs d’envie.

Avec la même sécheresse que précédemment, elle m’a répondu :

Tu serais déçue.

J’avais pris l’habitude de ce fonctionnement à sens unique.

Il a fallu une semaine avant que j’aie la réponse aux questions que je me posais, et à celles que je ne me posais pas.

Le samedi après-midi, avait enfin fini par arriver et j’étais exténuée. Prissy s’était éclipsée un peu plus tôt, pour un rendez-vous.

Après m’être changée, alors que j’allais partir, j’ai été rattrapée par une des organisatrices, qui m’a tendu une énorme enveloppe.

Vous pouvez amener ça à Madame B. ? Ce sont des papiers importants qu’il faut absolument lui remettre.

J’étais épuisée, mais j’ai quand même accepté, car son bureau était sur ma route.

L’immeuble était ouvert. Je suis monté jusqu’à son bureau, mais celui-ci était fermé. Je suis redescendue par un escalier intérieur, m’arrêtant au 2eme, après avoir entendu une voix familière.

J’ai avancé dans le couloir jusqu’à une porte entrouverte révélant une pièce ou s’entassait en vrac divers meubles. Au centre, un divan. Deux personnes y étaient installées, Sara et Prissy. Sara était entièrement nue, à l’exception de son soutien-gorge, qu’elle avait gardé, et se caressait. Elle regardait Prissy, installée face à elle, avec un regard d’adoration.

Je suis folle de toi… Je ferais n’importe quoi pour te garder… Tu es magnifique… Ce qui me rend dingue, c’est cette ambiguïté… Tu es une femme, et en même temps plus qu’une femme. Quelque chose d’autre…

Je ne comprenais pas très bien ce qu’elle voulait dire, et puis mon regard a glissé du visage de Prissy à sa taille, et j’ai aperçu ce qui sortait de sous la jupette retroussée. J’avais rarement vu une queue aussi longue, érigée par une érection impeccable. Avec avidité, Sara a commencé par en engloutir les trois quarts, avant de se dégager pour faire tourner sa langue dessus. Prissy gémissait.

Je ne peux même pas dire que j’ai été choquée. J’ai juste ressenti du soulagement de savoir enfin ce qui rendait nos relations si particulières.

Je suis restée là. Je voulais tout voir, tant pis si je me faisais prendre. Sara en la suçant, a fait s’épaissir la queue. Le gland était gonflé, tout rouge, coupé en deux par une fente dont sortait du liquide.

J’ai défait le bouton qui fermait mon jean et j’ai glissé ma main le long de mon ventre, jusqu’à mon sexe, pour me frotter compulsivement.

Sara a attrapé un préservatif dans son sac à main. Pendant qu’elle déchirait l’emballage, elle a dit à Prissy :

Je me suis déjà fait baiser par des filles qui avaient une bite de plastique accrochée au ventre. Je n’ai jamais imaginé je me ferais baiser par une fille qui aurait une vraie queue. J’aime tellement te sentir en moi…

Elle s’est positionnée au dessus du sexe dilaté, et l’a fait rentrer en elle. Fascinée par le spectacle, je tournais sur mes lèvres et mon clitoris pour me calmer. J’ai vu le membre disparaître petit à petit. J’ai eu cette pensée ridicule de me dire qu’il était tellement long que si je le prenais en moi, je risquais de me déchirer. Sara, pourtant, sans doute parce qu’elle avait une chatte plus élastique que la mienne, a tout englouti, jusqu’à s’asseoir sur le pubis de Prissy.

Toute peur envolée, je savais à cet instant que j’aurais aimé subir exactement le même sort. Moi qui redoutais les queues d’homme… Avec une queue de femme, ce serait plus facile pour moi de perdre enfin mon pucelage.

Prissy l’a attrapée par la taille et l’a faite monter et descendre. Sara a crié, puis hurlé

Je jouis !

Elle s’est tendue, relâchée, puis dégagée. Elle a arraché le préservatif, et a branlé la queue, dilatée au-delà du possible. L’espace d’un instant, j’ai été submergée par mon envie de la rejoindre, et d’ajouter ma main à la sienne, je me suis vue faisant ce mouvement vers elle, avant de me reprendre…

La semence a giclé à grands traits. J’ai appuyé sur mon clitoris, et j’ai joui moi aussi, avant de m’éloigner, par peur d’être surprise.

J’ai passé la soirée dans une sorte d’hallucination. Dans un état second, je me suis masturbée, partagée entre hébétude et désir, surprise et choc. J’aurais voulu que Prissy soit là, et qu’elle me prenne.

On s’est retrouvées le lendemain. Je repensais à son refus de me laisser la caresser. S’imaginait-elle que je serais horrifiée ?

J’ai cédé à mon envie à dix heures. On devait aller chercher du matériel promotionnel dans une camionnette qui nous servait de base arrière. Prissy a poussé la porte latérale et elle est montée la première. J’étais juste derrière elle. J’ai fait plusieurs années de jiu-jitsu et je n’ai eu aucun mal à l’attraper par la jambe, la faire tomber sur le sol et l’immobiliser. Dans cette chute, sa jupe s’est relevée, et j’ai compris ce qui m’avait frappé, sans que je puisse mettre le doigt plus précisément sur quoi, quand j’avais vu son entrejambes gainé d’un slip, quelques jours plus tôt :  que la configuration de ce qui était couvert par le tissu n’était pas exactement féminine.

Je sais qui tu es, et j’ai envie de toi… Une fille avec une bite, c’est quelque chose qu’on ne trouve pas tous les jours sur sa route…

Un étrange sourire s’est affiché sur son visage. Elle n’a pas cherché à se débattre. J’ai pensé que peut-être, ce n’était pas par hasard que j’avais surpris la scène de la veille.

Par chance, elle avait des bas stay-up, ce qui m’a facilité la manœuvre. Je n’ai eu qu’à remonter jusqu’à sa taille pour attraper le slip de dentelle noire et le tirer vers le bas.

Sa particularité n’apparaissait pas plus, même quand on la voyait en culotte, parce qu’elle ramenait sa queue en arrière et la coinçait entre ses cuisses. Elle est sortie d’elle-même, agitée par les flots de sang qui arrivaient dans les corps caverneux, et sous l’emprise de l’excitation que lui procurait cette situation. Je me suis penchée et je l’ai prise dans ma main pour la masturber. J’avais déjà fait quelques fellations, mais c’est surtout l’instinct qui m’a guidé. J’ai posé sans crainte ma langue et ma bouche sur le membre, faisant se dilater et gémir Prissy.

Je crève d’envie de toi depuis la première seconde où je t’ai vue, a-t-elle soupiré. Mais je pensais que tu serais offusquée, tu as l’air si… coincée…

Tu me trouves toujours coincée ? lui ai-je demandé avant d’engloutir sa queue.

Le moment était venu pour moi de perdre mon pucelage.

Dans mon sac…

J’y ai plongé la main. J’ai failli lui dire que je savais déjà qu’il fallait chercher là pour une capote, mais je me suis tue.

Rien ne se passe jamais comme on le prévoit. J’ai déchiré l’emballage, sortant un morceau de plastique gras de lubrifiant. Je l’ai fait glisser sur la tige roide. C’est quand j’ai eu fini de la couvrir et que je me suis calée au-dessus d’elle qu’elle m’a dit :

J’aimerais te prendre comme je prends toutes mes maîtresses…

Je n’y vois aucun problème.

Je pensais qu’elle parlait d’une position spécifique. Je n’ai vraiment compris que quand elle a amené son gland encapoté plus bas que mes lèvres pour l’appuyer contre mes plissements.

Je crois que Prissy a été surprise de sentir ma muqueuse anale aussi souple. Mais ce n’était sans doute pas le moment de lui expliquer que je sortais d’une liaison avec une femme plus âgée que moi qui adorait les godes-ceinture et surtout se planter entre mes fesses. Elle s’est enfoncée de plusieurs centimètres, et j’ai fait le reste en me laissant tomber sur elle.

On était excitées de pouvoir enfin profiter de l’autre. On l’avait tellement souhaité sans réellement espérer.

Je sentais dans mon cul quelque chose d’autre qu’une tige de plastique froide, même si l’imagination peut tout faire. J’ai bougé, et elle m’a fait bouger, jusqu’à ce que la semence remplisse la capote, après avoir joui, je me suis écroulée sur elle.

Il nous restait une bonne semaine au Parc des Expos. Je ne sais pas comment on ne s’est jamais fait prendre, tellement on était irresponsables. On avait constamment envie l’une de l’autre, et c’était là, maintenant, tout de suite. J’ai quelques souvenirs qui me tiennent chaud au cœur.

Comme cette fois où Prissy, accroupie derrière le grand comptoir auquel nous recevions les clients, me léchait pendant que je renseignais des visiteurs. J’ai joui devant une femme qui ne s’en est même pas rendu compte.

Ou cette fois où je la masturbais pendant qu’on répondait à des clients.

On a fini la semaine, on a touché notre chèque avec une prime, parait-il on avait donné une satisfaction totale. Mais l’aventure ne s’est pas arrêtée là. On ressentait l’une pour l’autre une telle attirance qu’on n’a pas pu se séparer, et si nos chemins professionnels n’ont pas toujours coïncidé, notre vie privée si. On s’entendait très bien, et puis chacun apportait à l’autre ce dont il avait envie : Prissy voulait une fille plutôt qu’un garçon au bout de sa queue, et moi c’était finalement le rêve pour moi qu’une fille avec une queue de garçon.

C’est pour cela que j’aime regarder cette photo. Elle me rappelle un tournant heureux de ma vie.

 

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