PEEGASME

Ça fait 11 ans qu’on se connaît, Sandy et moi… 11 ans… Une paye ! Elle travaille comme moi à la comptabilité de V…, une grosse boite qui fabrique de l’équipement automobile. En bas il y a les ateliers, et puis en haut, le long d’une coursive, les bureaux. C’est là qu’on est toutes les deux, depuis tout ce temps, et qu’on veille sur la compta de la boite. On a été embauchées ensemble, quand cette filiale a été développée.

C’est peu dire qu’on se connaît bien. On passe la semaine ensemble, et on se voit souvent le soir et le week-end. On connaît les côtés pas reluisants de l’autre. Elle m’a vomi dessus un soir où elle avait trop bu, pour oublier son premier divorce (il y en a eu deux autres depuis) et elle, elle m’avait surpris en pleine levrette avec un type que j’avais ramassé au supermarché quand j’avais été larguée par mon mec… Lequel je ne sais plus trop lequel d’ailleurs, j’ai oublié avec le temps. On peut dire qu’on est intimes.

On se ressemble d’ailleurs beaucoup toutes les deux. Dans la quarantaine, elle est brune, je suis blonde, mais en fait pas une vraie blonde, on aime s’habiller sexy, mais on n’est pas vraiment sûres que ça nous aille. On a quelques kilos en trop et on ne se fait plus trop d’illusions sur les hommes, trois divorces pour elle, deux pour moi, quatre enfants à deux, deux chacune.

Ce matin, je vois Sandy arriver avec un cabas dont dépassent, deux, trois, quatre bouteilles d’eau minérale. Elle se met au travail, puis elle fait une pause, et elle descend un tiers d’une des bouteilles.

Tu as une infection urinaire, je lui demande, et le médecin t’a conseillé de boire beaucoup ?

Pas du tout,  elle me rétorque. Je veux essayer le peegasme.

Le quoi ?

En guise de réponse, elle me tend un magazine féminin ouvert à la bonne page.

Je lis.

« Dernière tendance aux USA, le peegasme est censé procurer des orgasmes très puissants. Cette pratique consiste à boire beaucoup et se retenir aussi longtemps que possible.  L’urètre est en effet très proche du clitoris, et se libérer mais aussi uriner longtemps est supposé stimuler la zone autour du clitoris et le clitoris lui-même et provoquer des orgasmes très puissants. Les femmes Américaines sont friandes de cette nouvelle pratique. »

Et tu y crois ?

Écoute, on peut toujours essayer.

Ça m’arrive de me retenir parfois, quand je me soulage, je ne ressens jamais rien.

Si tu veux mon avis, c’est une question d’habitude. Une fois comme ça, en plus sans rien attendre, ça ne donne rien.

Je demande à voir, je lui fais remarquer.

Elle boit très régulièrement. C’est à onze heures qu’elle me dit :

J’en peux plus. J’ai littéralement l’impression que ma vessie va exploser.

Bon, je viens avec toi, je veux voir.

Ça vous surprendra sans doute que je l’accompagne ainsi aux toilettes, mais il n’y a rien de plus impudique que deux filles. Déjà, quand j’étais adolescente, avec ma meilleure copine du moment, on allait faire pipi ensemble parce qu’on avait peur que les garçons nous embêtent. Et puis je suis vraiment très curieuse de voir si ce que promet l’article peut se réaliser.

Je me dis qu’après tout, ça peut être une expérience intéressante… Moi c’est pareil, les orgasmes je cours après… Ça fait deux ans que je suis toute seule… Heureusement qu’il y a ma main… J’en suis d’ailleurs arrivée à conclure, dans ma quarante-deuxième année qu’entre les plaisirs solitaires et ceux qu’ont cru me donner les hommes, le mieux, c’était encore, et c’est triste de le dire et de le penser, de se caresser. Mes meilleurs orgasmes, je les ai connus comme ça.

On part pour les toilettes de l’étage. Il y a une pièce pour les garçons, et une pièce pour les filles. On s’enferme dans celle-ci. Un lavabo, deux toilettes. Comme souvent, Sandy porte une jolie robe, noire, avec un imprimé à fleurs. Sans trop se soucier de moi, parce qu’on connaît tout du corps de l’autre, elle la remonte jusqu’à sa taille en la roulant, puis elle descend le slip orange en dentelle qu’elle porte dessous. Je dois dire que je l’ai toujours trouvée très belle. Elle non, elle ne se trouve pas belle, mais moi ça me plaît de voir un corps avec des rondeurs, même si elle a des kilos en trop. Elle est grande et charnue. J’aperçois ce que je connais déjà, et que je redécouvre, hanches, cuisses bien pleines. Elle a un peu de ventre, mais ça lui va très bien. Je ne suis d’ailleurs pas très différente, même si je suis un peu plus petite. Me revient la phrase de mon deuxième mari, qui nous voyant ensemble, avait eu ce commentaire que lui seul pouvait avoir : ‘Avec vous, on en a plein les mains…’ C’est certain, oui, on en a plein les mains. J’aime particulièrement ses fesses, que je trouve réussies, hautes, pleines et rebondies. Mais là, je vois surtout le devant. Une chatte que j’ai déjà souvent aperçue. Elle a un mont de Vénus proéminent, ça fait une grosse bosse quand elle met des pantalons, avec toujours un bon morceau de lèvres qui sort entre. Je me suis souvent dit que si j’avais été un homme, elle m’aurait vraiment plu. Paradoxalement, les hommes avec qui elle a vécu n’ont pas paru l’apprécier beaucoup.

Elle se pose. Son sexe se contracte, elle pousse son urètre en avant. Mais il y a quelque chose qui ne colle pas.

Oh, bon dieu, je me suis tellement retenue que je suis coincée.

D’instinct, je m’approche, et je lui dis :

Bouge pas, je vais t’aider.

Je pose ma main sur ce ventre dodu qui est le sien et je commence à tourner d’un mouvement circulaire. Au début, ça ne fait rien, et puis tout d’un coup, un geyser d’urine sort d’elle et vient frapper l’émail de la cuvette. Je me recule et je l’observe attentivement, guettant les signes annonciateurs de l’orgasme potentiel. Elle semble surtout soulagée. Je ne pensais pas qu’on puisse garder autant de pipi dans une vessie. J’ai l’impression que ça ne s’arrêtera jamais.

Je me dis que c’est cuit. Le fameux peegasme, ça n’existe pas. Et puis soudain, alors qu’elle s’est longuement libérée et qu’elle bascule sur autre chose, lâchant des traits de pipi copieux, mais espacés, elle me dit :

Oh, je vais jouir !

Elle ouvre la bouche, comme si elle cherchait son souffle, elle se cambre en arrière. Je comprends qu’elle jouit effectivement. Ce qui en est sans doute la preuve la plus évidente c’est que je vois son clitoris sortir de sous la gaine de chair qui le couvre habituellement. Même si je l’ai déjà vue plus d’une fois à poil, c’est bien la première fois que je vois son clito. Il est d’ailleurs en harmonie avec le reste de sa personne, rond, allongé, épais.

Je ne sais pas ce qui me traverse, quand je lui dis :

Attends, on va prolonger ça !

Je viens poser mon index sur son clitoris, et je le frotte. C’est la première fois qu’entre nous, il y a quelque chose d’ouvertement sexuel. Et pourtant, les contacts, il y en a déjà eu… Quand on est sorties ensemble, ça m’est déjà arrivé plus d’une fois de la déshabiller et de la mettre au lit. Et puis, je me souvenais de quand on était parties à la campagne pour le week-end, une location. Il n’y avait pas de chauffage, et on avait décidé, on était on novembre, et on se gelait, de dormir dans le même lit, l’une contre l’autre, pour se tenir chaud. Puis, le matin, comme le ballon d’eau semblait tellement  petit qu’on avait bien compris qu’on n’aurait pas d’eau chaude longtemps, on avait décidé de se doucher ensemble.

Elle ne me repousse d’ailleurs pas, elle ne dit rien, pendant que je la masse… Elle fait :

Oh oui, oui !

Je me rends compte que moi qui ne ressentais absolument rien, je suis aussi, très excitée, pendant que je frotte son clitoris et que je la fais jouir, je glisse une main sous ma jupe, j’écarte ma culotte, et je me caresse. Je trouve le slip mouillé, mon sexe trempé et ouvert, le spectacle m’a certainement excitée. Mon clitoris n’est sans doute pas aussi volumineux que le sien, mais il saille aussi, et je le presse. Sandy enchaîne plusieurs orgasmes, avant de me crier :

Arrête, j’en peux plus !

Au moment où je jouis !

Elle se rajuste, on quitte les toilettes aussi troublées l’une que l’autre.

C’était bien, assène-t-elle quand on est de retour dans notre bureau. Tu vois que j’avais raison.

Hmmm. Bon, on va manger ?

Il n’y a pas de restaurant d’entreprise, alors comme quasiment tous ceux qui travaillent ici, on traverse la route et on va prendre nos repas Chez Max et Émilie, un self/restaurant qui fait de la cuisine simple, bonne et pas chère. Je suis un peu troublée. Aussi bien par le fait que le peegasme soit une réalité que par ce qui s’est passé entre elle et moi. C’était la première fois qu’il y a eu quelque chose de sexuel. Le pire, c’est sans doute que ça m’a réellement plu. Je le referais sans hésiter. J’ai encore la sensation de son clitoris au bout de mon doigt, sensation qui persistera jusqu’au soir. J’aimerais presque qu’au restaurant, elle me dise : « Mets ta main sous la table, dans ma culotte, et frotte-moi comme tout à l’heure. » Mais elle ne me le demande pas. Je mouille en m’imaginant remontant ma main entre ses cuisses pleines, venant écarter son slip et pousser sur son clitoris.

Mais on mange comme à l’accoutumée, discutant de tout et de rien.

Quand on revient à l’entreprise, je vais aux toilettes, seule, et je me masturbe, trop excitée. Je me fais jouir plusieurs fois, ça me calme.

Je sens bien que quelque chose a changé entre nous.

L’après-midi se passe pourtant normalement.

Le lendemain matin, on arrive toutes les deux au bureau avec un cabas rempli de bouteilles.

Ah, tu as envie d’essayer aussi ?

Apparemment, ça vaut le coup, non ?

J’en ai été la première surprise.

C’est vraiment la première fois qu’entre nous, il y a cet aspect léger, pour ne pas dire carrément comique. On travaille, et on fait régulièrement des pauses pour descendre les bouteilles. On discute même du goût de nos eaux minérales respectives, qui ne sont pas les mêmes.

Tu veux goûter mon eau… Je trouve qu’elle a une saveur métallique…Dis-moi ce que tu en penses ?

J’attrape la bouteille qu’elle me lance.

Je trouve pas. La mienne est fade.

On échange, une bouteille des miennes contre une des siennes.

La limite fatidique, c’est, comme la veille, onze heures. J’ai senti ma vessie se remplir et s’alourdir tout au long de la matinée, mais il arrive un moment où je sais que je vais perdre le contrôle de moi-même. Toutefois, c’est elle qui parle la première.

Il faut que j’y aille. Je vais éclater sinon.

J’allais te le proposer.

Dilatées l’une comme l’autre, on prend le chemin des toilettes. Un instant, j’ai  peur de commencer à me vider dans le couloir. J’imagine sans mal la honte que ça serait.

On s’enferme dans les toilettes. Sandy porte un caleçon qui colle à ses formes pleines, qu’elle baisse, avec dessous une culotte blanche classique. Elle se positionne sur le siège. Je devrais aller me caler sur l’autre, au lieu de cela, je lui dis :

Je viens avec toi. Ça sera meilleur à deux.

Elle me regarde, sans être vraiment surprise. Je me dis en mon for intérieur qu’elle comme moi nous glissons sur une pente qui nous conduit vers une nouvelle donne dans notre relation. Sans que cela change forcément grand-chose. Nous nous connaissons depuis très longtemps, nous sommes proches… Serait-ce un mal de l’être encore plus ? Nous serions peut-être plus heureuses ensemble qu’avec les hommes qui ont croisé notre route et sont partis sur des chemins de traverse depuis, sans nous avoir jamais apporté grand-chose.

Je dégrafe ma jupe, qui est maintenue à ma taille par une fermeture éclair. Elle tombe naturellement à mes chevilles. Dessous, j’ai un slip noir, tout ce qu’il y a de plus basique, qui finit lui aussi sur le sol.

Je viens me percher sur elle, face à elle, mes cuisses sur les siennes. On s’est déjà souvent assises l’une sur l’autre, par exemple dans des soirées quand on est fatiguées, mais pas dans cette position, et pas le cul nu.

On examine notre chatte, et celle de l’autre. Elles sont à dix centimètres l’une de l’autre.

On n’a pas du tout l’esprit des garçons qui comparent leurs quéquettes pour voir laquelle est la plus grosse. D’ailleurs on connaît déjà la chatte de l’autre. Enfin, pas entièrement, puisque je n’avais jamais encore vu son clitoris. En parlant de clitoris d’ailleurs, le sien est déjà sorti. Je me demande ce qui l’excite, si c’est l’arrivée de l’urine dans son urètre, la situation, moi…

Nos chattes sont différentes. La mienne est plus menue que la sienne, et mes lèvres sont bien sûr coupées différemment. Comme je l’avais lu un jour sur un manuel sur la sexualité, « si on prend l’ensemble des femmes sur la planète, il n’y en a pas deux qui ont les lèvres du sexe dessinées semblablement ». Les siennes sont très épaisses mais plus courtes que les miennes, qui s’allongent alors que les siennes gonflent. Je me demande pourquoi, alors que rien ne s’est encore passé, nos sexes se dilatent ainsi, mais je crois deviner la réponse.

Je suis bloquée. Masse-moi le ventre.

Je me rends compte que c’est aussi mon cas, alors on fait un échange de bons procédés. Je viens masser son ventre, comme la veille, tandis qu’elle, elle masse le mien, mais c’est pour la première fois. C’est une caresse douce, même si elle est un peu maladroite, et je me dis que même si je n’en ai pas besoin, je la ferai, encore, me masser.

Les jets d’urine jaillissent quasiment en même temps. C’est vrai que, dès les premières secondes, il y a quelque chose de vraiment bon qui se passe dans cette zone qui inclut l’urètre et le clitoris. Un petit point duquel monterait le plaisir, d’abord un simple agacement, un pincement, presque désagréable, mais qui devient plus plaisant en s’étendant.

Je m’efforce, comme elle, de me maîtriser. Il y a d’abord eu ce jet, intense, que je n’aurais su retenir, un trop-plein, puis je reprends le contrôle de ma vessie, et je lâche trait après trait.

Je la regarde elle, et je regarde nos chattes, l’urine qui sort de nos urètres. Je veux tout enregistrer. J’aime ce moment, je ne sais pas pourquoi. Ou plutôt si. J’ai le sentiment qu’il existe entre nous une grande complicité, plus forte que tout ce qui a jamais été.

Son clitoris, comme le mien, ont gonflé, signe de notre excitation. Même si elle n’est pas forcément liée à notre miction. Je suis, pour la première fois, troublée par son corps nu. Ou plutôt, je l’ai déjà été avant, mais pas à ce point.

Elle jouit devant moi, comme la veille. Sans se toucher, l’orgasme la prend. Je me dis que ça ne va pas marcher pour moi, mais à partir de ce point, entre mon urètre et mon clitoris, il y a quelque chose qui se répand, qui monte, qui s’empare de mes nerfs, et j’explose aussi. Dieu que cet orgasme est bon !

Quand on en sort, l’une comme l’autre, on a le même réflexe. Je pose mes doigts sur son clitoris et elle pose ses doigts sur le mien. On se caresse mutuellement. C’est bon de mettre ses doigts sur son propre clito, c’est encore meilleur quand ce sont les doigts d’une autre. Ça m’excite terriblement, elle aussi, on se fait jouir. L’urine est très vite remplacée par des sécrétions vaginales qui coulent de nous. Son sexe se transforme spectaculairement, il se dilate, il coule… Au bout d’un moment, je n’en peux plus, et je lui dis :

Arrête, je suis à bout.

On s’arrange, la tête ailleurs, et on repart travailler. Mais on pense à autre chose jusqu’au moment du déjeuner. C’est certain, le peegasme existe. Mais on est bien au-delà. Jusqu’à présent, nous étions complices mais il n’y avait rien de sexuel entre nous. Nous venons de faire la découverte d’un plaisir intense, que nous avons partagé, et nous n’avons plus qu’une idée : recommencer. Retrouver un moment aussi fort, qui transcendera nos vies médiocres, même si ce n’est pas en passant par le peegasme.

C’est d’ailleurs ce jour-là que s’est établi le rythme binaire qui a été le notre pendant plusieurs semaines : le matin, des jeux de pipi, le soir, autre chose.

Cet autre chose qui se manifeste quand elle me dit, mine de ne pas y toucher, sur le parking :

Ce soir, les enfants seront au match. Si tu veux manger avec moi, je pense commander des pizzas.

L’offre en elle-même est moins alléchante que ce qu’il y a derrière.

Huit heures, ça va ?

J’arrive à sept heures cinquante. Je sais déjà, quand elle ouvre la porte, que les pizzas seront pour plus tard. On se jette l’une sur l’autre, nos bouches s’unissant, nos langues s’accrochant, nos mains pétrissant le corps de l’autre à travers ses vêtements. Il nous a fallu tout ce temps, et un article, pour qu’on comprenne qu’on avait envie l’une de l’autre, mais sans doute qu’il n’y aurait pas eu ce moment s’il n’y avait justement pas eu derrière des années de construction. Une maison ne peut exister que sur des fondations solides.

Elle s’est changée pour la soirée, une chemise et une jupe. Je plonge mes mains sous la jupe, trouvant ses fesses nues, les pétrissant. Je n’ai jamais sans doute autant eu envie de quelqu’un et sans doute pas d’un homme. Si j’avais une queue, je la pénétrerais, là sur le champ, je la fouillerais pour la faire jouir.

Je tombe à genoux, je retrousse sa jupe d’une main, elle l’attrape pour me faciliter la manœuvre, et de l’autre, j’écarte son string blanc, pour venir poser ma langue sur son sexe. Je la lèche avec avidité, tout en pétrissant ses fesses, finissant par appuyer la pulpe de mon index sur sa muqueuse anale en même temps que je pousse ma langue sur son clitoris. Elle jouit, éjaculant un torrent de liquide qui  arrose mon visage.

Viens, viens, rentre, me dit-elle. On va aller dans le living. Les pizza attendront. J’ai envie de mettre ma bouche sur tes seins et sur ta chatte.

Une fois là, je me laisse aller en arrière dans le divan, en même temps que je descends mon caleçon et mon slip, lui offrant ma chatte mouillée et ouverte. Elle sort mes seins de mon soutien-gorge, et elle les gobe, l’un puis l’autre, les aspirant et en suçant la pointe, en même temps que sa main caresse puis explore mon sexe.

Je me dis qu’on a vraiment été trop bêtes, l’un comme l’autre. Cela fait onze ans qu’on se connaît, et on a été chercher le plaisir et l’harmonie avec des hommes, sans vraiment les trouver, alors qu’ils étaient à portée de nous. Mais comment comprendre que notre complicité pouvait nous donner de nouveaux horizons, et nous permettre d’être heureuses ?

On finit par se placer tête-bêche, avec la certitude ancrée en nous, que, si ce soir, nous jouissons ainsi, demain, après-demain, nous aurons encore dix mille positions à explorer, que notre jouissance sera complexe, profonde, et jamais limitée, à l’image de la relation nouvelle qui s’ouvre à nous.

Je fouille ses parties intimes de ma langue et de mes doigts, la faisant jouir, elle me rendant la pareille, jusqu’à ce qu’on ait les nerfs à vif et qu’on s’interrompe. Les pizzas nous attendent pour reprendre des forces.

On décide quelques jours plus tard de réunir nos deux familles et de s’installer ensemble, à présent que certaines évidences s’imposent.

Mon récit ne serait sans doute pas complet si je ne finissais pas avec l’incident qui s’est produit quelques jours plus tard et qui nous a convaincues, l’une comme l’autre de renoncer au peegasme.

Sandy avait pris l’habitude, le matin, en même temps qu’elle buvait, de remonter ou de descendre ses vêtements, ou les deux et, le ventre nu, de se caresser. Si se libérer lui procurait des sensations très fortes, avoir envie l’excitait aussi.

On ne voyait pas grand-chose, et si quelqu’un arrivait, de toute façon masquée par le bureau, elle se recouvrait prestement.

Et puis il y a eu l’incident.

Une de nos collègues nous amenait des données, pour qu’on les rentre dans nos bases, pour faire la compte de son service.

La cause du drame a été simple. On attendait tous les matins, repoussant nos limites, et trop c’était trop.

La volonté, c’est une chose, le corps c’en est une autre. Elle s’est tournée vers Justine, notre collègue. Ce jour là, elle avait une jupe, qu’elle avait rabattue sur elle-même, et comme c’était de plus en plus le cas, pas de slip dessous. J’ai vu un long jet d’urine sortir d’elle-même, et partir en direction de la fille, comme une gifle, la frappant de plein fouet et souillant sa tenue. Elle est restée sur place, figée, tétanisée, alors que Sandy, incapable de se maîtriser, a continué de lui pisser dessus pendant au moins une minute, jusqu’à ce qu’elle parvienne à reprendre le contrôle de sa vessie.

C’est ce jour là qu’on a décidé de renoncer, définitivement, au peegasme.

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