Qu’une amie

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sophiestlaurent


lesbienpoésie



Toi
Et cette manie que tu as de m’attirer dans tous tes guets-apens
Dans les motels les plus communs de la route 117
Ou les recoins les plus sombres sur le chemin du retour

Cela arrive
Chaque fois que nous revenons de nos soirées
Nous nous sommes alors bien échauffées

Au bar
Au resto
Sur la piste de danse

Malgré moi je te montre
Des signes d’ouverture qui m’éloignent de mon quotidien
Un regard
Oui, comme toujours
Des étrennes et des mains qui trahissent mon désir
D’aller plus loin
Oui, comme toujours…

Je te laisse toucher ce que tu veux
Je te laisse prendre ce qui « appartient » à un autre
Selon un certain rite sacré

Rien ne nous effarouche
Ni nos deux langues qui s’entrelacent
Ni nos doigts qui s’explorent et nous font frissonner
De toute manière
Nous nous sommes toutes touchées par le passé
Nous savons en quoi nous sommes constituées

Pendant une heure, je ne m’appartiens plus
J’oublie la vie normale qui m’attend
Et je fond les jambes ouvertes

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