REVELATION

Partie 2

Pour me faire un peu d’argent, j’avais déposé, sans espérer grand-chose, une petite annonce proposant du baby-sitting sur un panneau installé dans la supérette. J’avais été très surpris d’avoir un appel quasi immédiatement. La patronne d’un hôtel situé tout près, dans le cercle du rond-point, qui voulait que quelqu’un surveille sa petite fille de 8 ans. Elle était trop occupée pour s’occuper d’elle efficacement.

J’avais été enchantée de ce travail agréable , la petite fille étant, contrairement à mes craintes, adorable, et facile à gérer.

Ayant confiance en moi, sa maman me demandait aussi parfois de la remplacer à la réception. J’aimais ce rôle.

Ça avait été comme ça que j’avais vu arriver, une fin d’après-midi, le couple.

J’étais posée à la réception et ils avaient pénétré dans le hall.

J’arrivais à présent à repérer tous les types de clients qui pénétraient dans l’hôtel, en ayant réservé ou non. Il y avait les touristes, français ou étrangers, ceux qui venaient pour un congrès d’affaires, les représentants et ensuite les couples qui venaient passer un moment ensemble. Et bien sûr les prostituées qui venaient avec leurs clients, en leur faisant payer la chambre d’hôtel. Je n’avais pas osé lui poser la question de savoir si elle ne craignait pas d’être accusée de proxénétisme.

Ce n’était pas le premier couple prostituée/client que je voyais franchir la porte, mais celui-là m’a plus marquée que les autres. Sans doute un ensemble de facteurs. Le manque, l’envie de sexe qui me travaillait, à la fois parce que je n’arrêtais pas de penser à la queue de Steve, je l’imaginais se masturbant plus qu’il ne le faisait en réalité, et je me disais que c’était vraiment du gâchis que de gaspiller ce sexe bien long et bien épais, il aurait pu être dans mon ventre, le caresser de l’intérieur, et y cracher du sperme, même dans une capote, et me donner une présence masculine, et du plaisir, ce dont je manquais, mais je pensais aussi aux prostituées, sans trop bien savoir si j’étais troublée par leurs corps, dont j’aurais aimé profiter, ou par leur métier, et si je ne m’imaginais pas à leur place. C’était un métier dégradant, elles étaient exploitées, mais je me voyais faisant l’amour avec une multitude d’hommes, prenant leurs sexes en moi, et leur donnant ce plaisir qu’ils recherchaient, ce qu’ils avouaient, pour compenser un manque d’affection qu’ils n’avouaient pas.

Dans d’autres conditions, j’aurais sans doute été moins sensible à ce qui émanait d’eux, et ça m’aurait tordu le ventre.

La fille, je ne l’avais pas encore vue, mais il était bien évident qu’elle était une prostituée. Il y avait en elle ce type d’arrogance derrière laquelle il fallait savoir lire de la fragilité. Elle était jeune et vraiment très belle, très grande et fine, près d’un mètre 90 avec ses escarpins aux talons fins, de longs cheveux de jais, lisses, qui arrivaient jusqu’à ses reins, la bouche marquée d’un trait de rouge sanguinolent, le corps mis en valeur par une robe noire courte et serrée, qui faisait autant ressortir des seins et une croupe lourdes qu’une taille fine…

Le type qui l’accompagnait était lui aussi beau. On pouvait d’ailleurs se demander pourquoi il avait recours aux services d’une fille tarifée. Même si on pouvait imaginer plein de réponses, sans savoir laquelle était la meilleure. Avec un visage aussi bien sculpté que son corps, il était d’une froideur évidente, qui pouvait repousser ses partenaires potentielles. Peut-être aussi était-il marié, mais sa femme ne satisfaisait pas ses besoins sexuels. Ou encore il avait des partenaires régulières, mais envie de ce que seule une prostituée pouvait lui donner. On peut avoir une femme, une copine, sans oser pour autant lui confier ses fantasmes les plus intimes. A une femme qu’on paye, on le peut.

Il s’est approché du comptoir, la fille à ses côtés. Sans sourire il m’a demandé sèchement :

On peut avoir une chambre ?

 La fille s’est penchée vers lui. Avec ses talons elle était aussi grande que lui.

Si on prenait la même chambre que la dernière fois ?

Il s’est retourné vers elle, et un bref sourire, surprenant a éclairé son visage, même s’il n’a pas duré longtemps.

Alors la chambre 10…

J’ai bien perçu qu’au-delà de cette froideur, il éprouvait pour elle une attirance intense. Sans doute s’était-il plus ou moins épris de celle qui ne devait que lui donner du sexe.

Je lui ai donné la clef, suspendue au mur. L’hôtel existait depuis longtemps, et la patronne n’avait pas fait installer de badge électronique. Je l’ai posée sur le comptoir. Il a tiré de sa poche un épais rouleau de billets et en a posé deux, de 100 euros, à côté de la clef. J’allais pour lui dire que même avec un seul, il couvrait largement le prix de la chambre, mais il ne m’a pas laissé le temps de parler. Il a rajouté un autre billet, et il a dit :

Ce serait possible d’avoir une bouteille de champagne, dans un seau, avec de la glace, et deux flûtes dans la chambre 10 ?

Je m’en occupe, ai-je assuré. Mais je dois vous rendre de l’argent, parce que même avec le prix d’une bouteille de champagne…

Gardez-le. Vous vous paierez une jolie robe avec.

Il y a eu quelques secondes, un moment très bref, où son regard a traversé la simple robe que je portais, et je me suis sentie totalement nue, avant qu’il ne tourne les talons et ne parte vers la volée de marches. Je les ai suivis du regard. La brune était vraiment très belle, ses jambes longues et vraiment bien dessinées, ses fesses ondulant sous le tissu de sa robe à elle.

Je connaissais suffisamment la maison, à présent, pour savoir me débrouiller. J’ai quitté le comptoir pour aller dans l’immense cuisine. J’ai récupéré un seau, l’ai bourré de glace pilée, ajouté la bouteille après avoir creusé un nid au milieu de la glace, attrapé deux flûtes, et je suis partie vers la chambre 10. Son regard sur moi mais aussi la beauté réellement troublante de la fille m’avaient mis le feu au ventre, et je sentais mon sexe tout gluant entre mes cuisses, se poissant encore plus à chaque pas que je faisais.

La porte de la chambre 10 était entrouverte, et j’ai pris ce prétexte pour rentrer directement dans la chambre. C’était faire preuve d’hypocrisie parce que je savais très bien qu’ils n’avaient pas laissé la porte volontairement ouverte. Je voulais les surprendre faisant l’amour.

Je n’ai pas été déçue. Même s’ils n’en étaient qu’aux prémices. Ceux-ci étaient  suffisamment troublants pour me retourner le ventre. Il était allongé sur le lit, et, debout près de lui, pliée en deux, elle le masturbait doucement, faisant monter et descendre sa main sur son sexe. Elle n’avait d’ailleurs pas besoin de le faire durcir, il était déjà long et épais. Il avait indéniablement une belle queue, et la voir m’a asséché la bouche. Des images se sont inscrites dans ma tête, avec une sensation imaginée avec tellement de force qu’elle en est devenue presque réelle, celle de cette queue pénétrant mon sexe, se glissant en moi. Impression ou réalité, j’ai senti mon sexe se dilater, comme un appel muet de mon corps pour cette queue qui ne m’était pas réservée.

Penchée ainsi, comme la robe très courte était remontée, elle me donnait à voir son absence de sous-vêtements, le bas de ses fesses et le dessin de sa vulve au sommet de ses cuisses, gonflée et légèrement entrouverte sur ses lèvres qui sortaient d’elle.

Elle s’est redressée, et, reculant de quelques centimètres, elle a attrapé sa robe par les ourlets pour la remonter, se dévoilant centimètre par centimètre. Je la voyais de dos, lui de face, et je lisais dans le regard de l’homme ce qu’on pouvait sans doute lire dans le mien, une fascination pour ce corps parfaitement dessiné. Elle avait une croupe haute et rebondie, coupée en deux par un sillon profond, le dos large et les épaules musclées de quelqu’un qui faisait pas mal de natation.

Ils ont pris conscience l’un comme l’autre quasiment en même temps de ma présence. Elle s’est retournée, me donnant la chance de voir sa partie face. Elle avait une poitrine lourde, plutôt allongée, pleine et ferme, un ventre plat avec des hanches marquées, et elle avait choisi de laisser, sur son pubis qui descendait dans une pente incurvée vers ses lèvres un triangle de taille réduite, qui ornait sa chair comme une décoration.

Dans le regard de l’un comme dans celui de l’autre, une lueur s’est allumée, dont je n’ai pas même pas eu le temps de questionner la nature.

Pose le seau là…Tu veux venir jouer avec nous ?

La brune s’est tournée vers l’homme, son attitude et ses paroles disant leur complicité, bien qu’elle soit une putain et lui son client.

Elle en a très envie, regarde les yeux qu’elle a.

Hmmm, il a acquiescé. Je suis sûr qu’elle aime autant les bites que les chattes.

Il y a eu pas mal de tournants dans ma vie, mais sans doute que celui-là a été le premier. La fille que j’étais encore quelques minutes plus tôt n’aurait certainement pas été vers eux avec autant de rapidité et d’envie, mais elle était déjà morte, remplacée par une nouvelle Ariana qui venait de mettre le sexe au premier rang de ses priorités et qui ne s’embarrassait plus d’hésitations et d’atermoiements.

Je crois même que je les ai surpris tous les deux.

Je me suis laissée tomber sur le lit, j’ai attrapé la fille par ses hanches pleines, premier contact avec sa chair bien chaude, et je l’ai tirée vers moi de quelques centimètres, mon visage faisant le reste du chemin. Ma bouche est rentrée en contact avec le minuscule triangle, souvenir d’une toison plus luxuriante. J’ai eu sous mes lèvres des poils bouclés, et l’odeur d’un parfum épicé dont elle avait posé des touches sur elle en plusieurs endroits, dont celui-ci. De la pointe de la langue, je suis descendue jusqu’à son sexe. On dit souvent que les professionnelles ne ressentent pas la moindre excitation, mais l’état de sa chatte disait clairement le contraire, du voile de sécrétion qui couvrait le sexe lui-même comme son pourtour à la manière qu’elle avait, d’abord close, de s’ouvrir. Elle a d’ailleurs continué de s’ouvrir alors que je la caressais de la langue, tournant sur elle, sentant le relief de sa vulve se modifier au contact de mes frôlements buccaux. Il y avait en moi une avidité, une frénésie qui ne me surprenait pas vraiment. J’avais refoulé pendant des mois, voire des années trop d’envies pour ne pas exploser comme une cocotte minute. Je remontais à une période à la fois proche et lointaine de mon adolescence, où le sexe avait constitué une partie importante de mon existence, avec la même frénésie, trop longtemps éteinte, et qui explosait au grand jour.

J’ai fait glisser mes mains de ses hanches à ses fesses, je les ai saisies, sans pouvoir envelopper la totalité de leur surface, glissant un doigt dans son sillon que j’ai exploré en partant du point où la déchirure de sa raie amorçait une ouverture dans sa chair à la partie lisse qui constituait un passage vers sa vulve. Elle a eu un frisson quand j’ai frôlé sa muqueuse anale. C’est sans doute pour cela que je suis revenue dessus, tournant sur cette partie ultra-sensible alors que je glissais ma langue à l’intérieur de son sexe en essayant d’aller aussi loin que possible.

J’observais l’homme du coin de l’œil. Il frottait sa bite avec constance, excité par la vision de nos corps emmêlés. Elle était toute dilatée, le gland épais et tout rouge, ses chairs gorgées de sang…Il avait le souffle court. Il y a eu un moment où il a atteint un point de rupture, et j’ai vu à son expression qu’il ne voulait pas jouir, pas encore, c’était trop tôt. Il a mis toute la force de sa volonté à bloquer le processus. Son corps s’est tendu, et il a craché un jet de sperme unique, qui a atterri, blanc et copieux, sur sa cuisse. 

J’avais vraiment envie de sa queue. J’ai fait un signe imperceptible à ma partenaire, lui pinçant l’intérieur de la cuisse. Nos regards se sont accrochés, nous nous sommes comprises sans un mot. Ça a été le début d’une complicité qui ne s’est pas démentie. C’était son point zéro, et elle s’est étendue suffisamment pour que se produise ce qui s’est passé par la suite.

Nous nous sommes laissées glisser de part et d’autre de l’homme. Nous avons accroché nos mains, elle et moi, dans un signe de complicité, en même temps que nos bouches se rejoignaient sur la queue dilatée. C’était autant pour le caresser qu’une manière indirecte de joindre nos lèvres, dans un baiser étrange qui s’est prolongé tout le temps que nous avons parcouru sa chair de la langue et de la bouche. Le type appréciait apparemment nos caresses, on l’a vu clairement  à la manière qu’a eu sa queue de se dilater encore, et de frémir, mais aussi quand il a lâché comme un compliment :

Avec une fille c’est bien, deux c’est mieux, surtout quand elles sont aussi habiles que vous l’êtes…

Ce compliment simple m’a touchée, parce que je ne me voyais pas  comme quelqu’un d’habile, même s’il se produisait une étrange métamorphose en moi, qui faisait que je me sentais devenir autre, comme une chenille qui se transforme et devient un papillon. J’avais la sensation que j’étais faite pour ainsi séduire un homme, le manipuler, jouer avec son désir, lui donner le meilleur de moi-même et pourtant faire en sorte de toujours me dérober et de ne jamais le laisser réellement m’approcher.

On a joué avec sa queue jusqu’à ce que nos regards s’accrochent. Sans dire un mot, nous nous sommes comprises. Je suis remontée et je suis venue m’accroupir au niveau de son visage, lui offrant mon sexe, en restant quelques centimètres au-dessus de lui, sans descendre jusqu’à l’écraser. Avec avidité, il est venu parcourir mes lèvres de la langue, avant de les prendre entre les lèvres de sa bouche, de les aspirer, et de les pincer doucement. J’étais excitée par la situation , mais ça a décuplé mon excitation, en faisant gonfler mon clitoris à tel point qu’il en était douloureux. Surtout, je me sentais couler d’abondance, presque comme si j’avais fait pipi.

Ce qui m’a excitée aussi, ça a été de voir la catin brune se positionner au-dessus de sa queue. Elle a attrapé l’un des préservatifs qu’elle avait posés sur le lit, en a déchiré l’emballage, et en a gainé sa queue, en laissant un espace pour le réservoir. Puis elle l’a attrapée, et elle l’a guidée vers l’ouverture de son sexe.

On dit souvent que les prostituées ne ressentent aucun sentiment, aucune émotion, mais aussi aucun plaisir. C’était sans doute vrai pour les sentiments et les émotions, mais du plaisir, elle en ressentait indéniablement. Il y avait un signe qui ne trompait pas, c’était la manière dont son sexe, comme le mien, se mouillait, et dégoulinait, mais aussi comme il se dilatait. C’est dans une large ouverture qu’elle a fait rentrer la queue longue et épaisse. Avec fascination, et alors que l’homme dardait à présent sa langue dans l’ouverture de mon sexe et caressait les parois internes de ma vulve, j’ai vu le sexe disparaître dans le vagin de la petite brune, jusqu’à ce qu’il soit totalement englouti, et qu’elle soit assise sur son pubis.

Alors qu’il s’activait sur mon sexe, me fouillant avec l’envie et l’effort de ne pas négliger la moindre parcelle de mes muqueuses, c’était la petite brune qui, plus bas, menait le jeu, se faisant monter et descendre sur la queue. L’homme éprouvait visiblement un plaisir croissant, même s’il continuait à fouiller ma chatte avec régularité. Elle s’est arrachée de sa queue avec un bruit visqueux. Le latex était humide de ses sécrétions vaginales. Une fois encore, on s’est comprises sans un mot. Je me suis détachée de cette caresse qui me mettait dans tous mes états, et je suis venue près du sexe, que la caresse des parois vaginales avait encore gonflé. Je me suis laissée glisser dessus, alors que ma partenaire d’un moment, dans une tactique différente de la mienne, venait caresser son visage de ses lèvres gonflées qui étaient étalées hors d’elle. Plus simplement, je me suis remplie de sa queue dilatée, jusqu’à ce que son gland vienne taper contre ma matrice… Que c’était bon. J’avais l’impression que mon corps s’éveillait au plaisir, après une longue hibernation, et la sensation enivrante que s’offraient à moi des milliers de possibilités, de chemins à explorer…

On est parties sur ce schéma, qui semblait nous donner satisfaction à tous les trois, la ravissante brune le caressant de ses lèvres, et inondant sa face de ses jus intimes, pendant que j’allais et venais sur cette queue congestionnée qui semblait devoir ouvrir mes chairs et rentrer de plus en plus profondément en moi. J’ai remarqué que la petite brune, en même temps qu’elle bougeait sur lui, frottait son clitoris, qui dardait, bien visible, en haut de ses lèvres. Avec de plus en plus de vigueur. Ma jouissance à moi est sans doute venue dans la conjonction des leurs, entre elle qui a joui à force de frotter cette partie ultra innervée et lui, qui a craché sa semence jet après jet dans la capote, la violence de son éjaculation faisant que j’ai éprouvé, malgré la barrière du latex, le jaillissement du sperme, sensation terriblement excitante.

Après la jouissance, il y a eu le retour à une réalité plus banale. On s’est rhabillés. Le type a sorti de la poche de son manteau un portefeuille épais. Il avait des billets de 100. Il en a tendu 5 à la brune. Je n’attendais rien, après tout, je m’étais ajoutée à eux par hasard, mais il en a pris trois de plus qu’il m’a tendus.

J’aimerais qu’on se retrouve à trois très bientôt.

Nous nous sommes séparés dans le couloir. La petite brune s’est tournée vers moi.

On peut discuter ?

Il faut que je redescende à la réception.

Je me sentais en faute, mais la patronne n’était pas rentrée. Il fallait espérer qu’aucun client ne se soit présenté. Je suis partie à la cuisine chercher une bouteille de whisky et je nous en ai servi deux verres.

J’ai une proposition à te faire, elle m’a dit…

Je n’étais pas aveugle, et j’avais senti une telle complicité entre nous que je pouvais facilement deviner ce qu’elle allait me dire.

Ça te dirait qu’on s’associe, toi et moi ? On s’entend parfaitement, on est en harmonie, et tu as vu comme ça plaît aux hommes, quand ils ont deux filles au lieu d’une…

Je ne me vois pas attendant autour de la gare toute la journée…

Mais je ne suis pas de ces filles-là, elle m’a répondu après avoir avalé une gorgée de whisky. Je suis étudiante comme toi. Tu ne m’as jamais aperçue sur le campus ? Moi je me souviens parfaitement de t’avoir croisée plusieurs fois.

La gangue qui enveloppe nos souvenirs s’est déchirée, et je me suis effectivement rappelée de l’avoir croisée. Sur le campus, mon regard avait glissé sur elle, alors que j’avançais vers un cours, ou que je discutais avec quelqu’un d’autre, et j’avais sans aucun doute remarqué sa beauté flamboyante…

Il y a six mois, un homme qui habite tout près de la fac, il a une boite d’informatique, m’a abordée dans la rue. La quarantaine , vraiment bel homme…Il m’a dit carrément : « Vous êtes magnifique…Ça fait plusieurs fois que je vous croise…J’aimerais passer un moment avec vous…Et ce ne sera pas gratuit…Je vous donnerai une belle somme… »

Certaines filles auraient été outrées, et elles auraient passé leur chemin. Pas moi. Je n’ai jamais été timide, j’ai toujours aimé le sexe. Et puis je suis issue d’un milieu modeste, et tu te rends vite compte que les études ça coûte cher.

C’est vrai, j’avais un peu d’appréhension, mais ça s’est très bien passé. J’ai été surprise par moi-même, à la fois d’éprouver autant de plaisir, mais aussi d’être imaginative, et d’être vraiment celle qui dominait la situation. Et puis il a été très généreux… Avec l’argent qu’il m’a donné, j’ai pu me payer ce dont j’avais besoin pour la fac, des livres, mais aussi de la nourriture, et deux ou trois belles robes…

Au moment où nous nous sommes séparés, il m’a dit :

J’aimerais te revoir…Tu veux bien me donner ton numéro ?

Ce que j’ai fait…

Ça a été le début de quelque chose, mais je l’avais anticipé… Il m’a recontactée, puis des amis à lui…J’ai compris un peu mieux la psychologie masculine… Ce besoin d’avoir des femmes, beaucoup de femmes, quant bien même on en a une à la maison…Cette soif de corps féminins, et de sexe…Au fil du temps, même en gardant du plaisir, et de l’imagination, j’ai un rien pris mes distances, et j’ai de la compassion pour eux…Prisonniers de leur désir…

J’ai envie de prendre un nouveau départ avec toi…Ce soir, j’ai ressenti une profonde complicité avec toi…On serait bien à deux…Tu sais que c’est le rêve de la plupart des hommes… ? Mais ce serait toi et moi qui tirerions les ficelles…Qu’est-ce que tu en dis ?

Je n’ai pas eu à réfléchir longtemps. C’était une expérience qui me tentait. Ce passage, ce bref laps de temps en sa compagnie avait suffi pour me faire devenir autre. Ce qui était refoulé en moi et ne serait peut-être pas sorti sans cela venait d’exploser au plein jour. J’avais envie de m’offrir à des hommes, de libérer mon imagination dans des jeux sexuels, mais aussi de gagner de l’argent. Si je ne l’avais pas rencontrée, je n’aurais peut-être pas osé franchir la barrière de ma timidité. Mais la complicité qui s’était instaurée entre nous en si peu de temps était un formidable tremplin.

J’ai l’âme d’une catin…

Elle s’est éclipsée après avoir pris mon numéro.

Je t’appelle bientôt.

La patronne est revenue.

Ça s’est bien passé ?

Mieux que vous ne pouvez l’imaginer.

Elle n’a bien sûr pas compris le sens de ma phrase. Elle m’a tendu quelques billets. C’était bien sur moins que l’argent que m’avait donné l’homme, mais ce n’était pas la même chose. Je l’ai pris sans honte. J’avais besoin d’argent.

C’est sans doute parce que je me sentais autre que ce soir-là, qu’en rentrant, je me suis glissée dans la chambre de Steve. Je suis rentrée dans la pièce. Sans surprise, il se masturbait en regardant du porno, la queue gorgée de sang. Il a paniqué en me voyant.

Tu as tort de te contenter de te branler en regardant du porno…Tu pourrais avoir la main, la bouche, et la chatte d’une femme…Tu veux que je t’en donne la preuve ?…

Je me suis laissée glisser près de lui… J’ai encerclé sa queue de ma main. Elle était chaude et dure. J’ai su avec certitude que j’aurais à présent tous les hommes qui me feraient envie, et qu’ils seraient ma chose, dans l’attente de leur plaisir. Je l’ai masturbé doucement, puis rapidement.

Avoue que c’est bon d’avoir une main féminine autour de ta queue… Et bien meilleur que ta propre main…

Il a laissé échapper une sorte de râle étouffé qui devait vouloir dire oui. Du liquide pré-séminal s’est mis à couler avec abondance de son méat, comme une source qui ne devait pas se tarir. Je suis venue le laper de la pointe de ma langue. Il a poussé un gémissement.

Tu te maîtrises, je lui ai jeté, interrompant un instant ma caresse.

En même temps, ce n’était pas surprenant. Le gland chez un homme, c’est un peu comme le clitoris chez la fille, une zone ultra-sensible. J’ai lapé ses sécrétions amères, comme une liqueur dont je me serais enivrée, avant de faire tourner ma langue sur son gland. Je suis descendue  le long de sa tige, je suis venue balader ma bouche sur les couilles gorgées de cette semence qu’il éprouvait si fréquemment le besoin d’expulser de ses parties intimes… J’ai fini par le prendre dans ma bouche, pour faire aller et venir celle-ci sur lui. Ça le travaillait sans doute de sentir la chaleur et l’humidité de ma bouche autour de lui, tout comme cela me faisait chavirer d’avoir la bouche remplie de cette tige de chair aussi dure que brûlante.

Il a fait preuve d’une maîtrise que je n’aurais pas imaginée, en se retenant. Pourtant, malgré tout, il glissait irrésistiblement sur la pente qui l’amenait à la jouissance. J’ai fini par garder juste son gland dans ma bouche en libérant sa queue que j’ai frottée de la pulpe de mes doigts. La semence a jailli sous la forme d’un premier trait au goût amer qui a été se perdre dans mon gosier, tout comme les suivants. Je suis arrivée à ne pas en perdre une seule goutte, et une fois ses couilles vides, je suis venue enfoncer la pointe de ma langue dans son méat pour avoir ses ultimes gouttes de semence…Pas question d’en perdre un seul trait…

Le lendemain matin, Loréna m’envoyait un SMS…Elle rencontrait deux hommes le soir même au Royal, un autre grand hôtel de la ville. Est-ce que j’étais prête à me joindre à elle ?

J’ai répondu oui sans la moindre hésitation.

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