Séjouir linguistique

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Carlo Vivari


première foistabou



Salamanque, au bord du Tormes, séduisit d’emblée Marco. À cause de l’abondance d’édifices du Moyen Âge, il ressentait l’impression apaisante d’avoir remonté le temps. Des moines et des religieuses en grande tenue, les pieds chaussés de sandales, circulaient sur le pavé des ruelles… il ne s’attarda pas trop à les regarder passer : coupé de ses bases parisiennes, il devait, à bref délai, se trouver une fille à baiser. À dix-huit ans révolus, il aurait considéré comme une humiliation un retour à la masturbation de l’époque de la puberté.
Dès le premier cours d’espagnol, il repéra parmi les élèves une grande blonde à longue crinière, avec un fessier de jument et des traces d’acné, originaire de Paris XVème : Ophélie. À la façon qu’elle avait de regarder les garçons, de biais sous sa frange trop fournie, Marco jugea qu’elle était encore vierge à dix-huit ans, et n’en pouvait plus de supporter ce fardeau. Chose curieuse, les garçons en question n’avaient pas l’air de s’en apercevoir.
« À quoi donc s’intéressent-ils ? » se demandait Marco.
Il décida de prendre les choses en main, le soir même, en proposant à sa classe d’une dizaine de Français des deux sexes une sortie dans une bodega de la vieille ville. Ophélie suivit le mouvement, en jean et T-shirt blancs si moulants qu’ils sculptaient le triangle de sa culotte et l’armature de son soutien-gorge. Aux lumières, on devinait sans peine les coussinets rebondis de sa chatte, ainsi que ses épaisses pointes de sein. D’autorité, Marco commanda une tournée de sangria, puis prit Ophélie à part, au bout du bar. Aux regards lourds qu’elle lui adressait, sous sa frange gonflée à coups de brosse, il comprenait qu’elle était excitée avant d’avoir bu.
Il la fit boire quand même…
La blonde n’avait guère l’habitude de l’alcool. À la fin du deuxième verre, en réponse à une plaisanterie salée de Marco, elle émit un rire hystérique, qui se brisa net. L’air angoissé, elle se passa la main sur le ventre en dirigeant ses yeux flous vers le garçon.
— J’y vois tout trouble… et j’ai… un besoin urgent…
Il la rassura en la prenant par les épaules, lui parla doucement à l’oreille, tout en l’escortant aux toilettes. Les autres Français ne s’occupaient plus d’eux. Ophélie, qui avait du mal à tenir debout, remerciait Marco avec effusion :
— Heureusement que tu es là… j’ai vraiment besoin d’aide…
Il décida de la provoquer pour jauger ses résistances :
— C’est normal, c’est moi qui t’ai fait boire.
Elle repartit à rire de façon grinçante, mais s’interrompit sitôt qu’ils furent enfermés dans les toilettes à la turque. Le visage de la fille rougissait par plaques.
— Tu devrais peut-être me laisser seule, maintenant… quand même, tu comprends…
Marco lui déboucla sa ceinture avant qu’elle ait eu le temps de rassembler ses esprits et ses défenses.
— Non, c’est moi le coupable, je dois assumer jusqu’au bout.
Ophélie titubait au bord du trou noir, entre les marques quadrillées pour poser les pieds. Quand il tira sur son 501 trop serré, au lieu de protester, elle se rattrapa à ses larges épaules.
— J’ai peur de tomber, retiens-moi, je t’en prie.
— Compte sur moi.
Il la débarrassa de son pantalon, puis roula le long des cuisses un string de soie noire imprégné de mouille. Sous une élégante brosse de poils blonds à l’iroquoise (qu’elle avait pris la peine de parfumer), les petites lèvres épaisses s’entrouvraient en ruisselant. Et comme, visiblement, la fille ne se sentait pas sûre d’elle, il chercha à la rassurer :
— Tu as une belle chatte… on en mangerait…
Elle émit un ricanement salace de fille soûle, puis, les doigts entrelacés à ceux du garçon, s’accroupit avec précaution au-dessus du trou noir. Elle se vidait en trombe, en poussant de petits soupirs de soulagement.
— J’avais une de ces envies…
Penché sur elle, Marco fixait le minuscule orifice rose bien dégagé d’où jaillissait le jet doré. Elle faisait mine de ne pas s’en apercevoir. Mais quand elle eut fini, elle recommença à se sentir gênée. Là encore, Marco prit les devants. Après l’avoir aidée à se remettre debout, il la plaqua au mur, jambes écartées, avant de s’accroupir pour plaquer sa bouche sur la vulve déployée.
— Laisse-moi te nettoyer.
La pisse étalée sur les chairs intimes avait un petit goût de sangria chaude. Tout de suite, il trouva le bouton gonflé, y colla sa bouche, passa la langue. C’était sans doute une nouveauté pour Ophélie, qui réagit en se récriant très haut, et en jouissant sur-le-champ, ses doigts entortillés dans les cheveux de Marco. Pendant qu’elle était encore chaude, le garçon ajusta son gland à l’entrée du vagin, et s’y enfonça. L’orifice béait tant que c’est à peine si Marco sentit que l’obstacle de l’hymen sautait sous la poussée. Les mains passées sous les aisselles de la fille, il la soulevait sur la pointe des pieds pour la pénétrer bien à fond. Ophélie criait de plaisir en encourageant les coups de reins de Marco ; son vagin s’agitait de spasmes, qui ne tardèrent pas à provoquer l’éjaculation du garçon.
Quand, satisfait, il se fut retiré, elle se mit à pleurer.
— J’aurais jamais cru que ma première fois se passerait debout, comme ça, dans des toilettes… à la turque, en plus…
— Ne t’en fais pas, on fera mieux la prochaine fois.
Il l’aida à s’essuyer, à se rajuster, puis à quitter les lieux. En passant devant les autres qui chantaient au bar, il lança qu’Ophélie ne se sentait pas bien ; il se chargeait de la ramener.
Le réfectoire, les salles de cours, les chambres des étudiants, et aussi celles des professeurs avaient été aménagés dans un ancien couvent de carmélites fondé par sainte Thérèse d’Avila. Le confort des lieux s’avérait spartiate : l’administration s’était bornée à rajouter des douches, des téléphones, des ordinateurs et des micro-ondes. Marco accompagna Ophélie à l’entrée de sa chambre. Il l’aurait bien baisée une fois de plus, dans un lit, cette fois, mais la fille vacillait, les traits marqués, et elle paraissait lui en vouloir. Jugeant que la partie de plaisir ne serait pas forcément plaisante, il préféra s’abstenir.
Le lendemain matin, comme le groupe de Français se préparait à pénétrer en salle de cours, Ophélie arriva en courant, se frotta à Marco devant tout le monde, en émettant un roucoulement.
Le salaud se dit qu’il aurait du mal à s’en débarrasser…

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  1. Patrick le à
    Patrick

    C’est une technique de drague qui change; on demande à des femmes si elles ont envie de pisser et si oui, il faut leur dire qu’on leur nettoie la chatte à coups de langue.

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