Soirée de gala

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Asclepios


première foissoft



Elle avait commencé à déboutonner son chemisier…

Sous le tissu délicat, Marc entrevoyait la naissance de deux globes magnifiquement galbés, qu’il avait eu tout loisir de deviner pendant le dîner d’affaires où il avait rencontré Sandrine. La discrète bordure de dentelle des balconnets blancs contrastait violemment avec le bronzage ponctué d’une myriade de taches de rousseur ; Marc anticipait déjà sur la suite du spectacle, sur les bouts bruns et érigés de ces seins qui le faisaient bander depuis déjà un bon moment, bien avant qu’ils se retrouvent là, dans son petit appartement, assis négligemment sur le canapé derrière un digestif qui commençait à les chauffer tous les deux à blanc…

Sandrine vrillait l’homme de son regard félin, iris d’un vert profond qui éclairaient le visage au teint si particulier de ces vraies rousses qui ont réussi le tour de force de bronzer sans se brûler ; une cascade de cheveux de feu encadrait cette figure d’ange tentateur.

Tentateur était un pâle euphémisme… Marc devait se faire violence pour ne pas se précipiter sur la jeune femme, tant son désir était ardent de déchirer ses vêtements, de la dénuder et de lui faire l’amour avec toute la mâle fougue de ses vingt-cinq ans.

Sandrine avait eu une espèce de coup de foudre en rencontrant Marc, ce genre de délicieuse brûlure qui vous taraude les entrailles et ne vous laisse en paix que lorsque vous avez joui au moins cinquante fois, ce qui l’attristait bien, jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive que le jeune homme n’en pensait pas moins sur son compte. Cette évidence transforma la brûlure en une éruption volcanique permanente à l’intérieur de son ventre, pendant tout le dîner. Il faisait heureusement très chaud dans la salle du restaurant, ce qui permit à Sandrine de camoufler sans grande peine les trois ou quatre orgasmes qui ont rosi ses joues et qu’elle s’était patiemment et discrètement procurés en croisant et décroisant les jambes, puis en frottant ses cuisses l’une contre l’autre.

Mais Marc n’était pas dupe et, aussitôt le repas terminé, avait proposé un petit verre chez lui, que Sandrine accepta sans renâcler…

Les longues et fines mains de la jeune femme poursuivaient le déboutonnage méticuleux du chemisier, et Marc, tremblant d’excitation, vint à la rescousse avec des gestes d’une douceur et d’une lenteur délicieuses, couvant du regard cette poitrine dorée qui s’offrait, se dévoilait progressivement, avec une lascivité savamment calculée. Puis, une bretelle se dégagea de l’épaule, et la main de Marc s’insinua tendrement entre la peau et le tissu du balconnet, ce qui fit fondre Sandrine tandis que le mamelon et toute l’aréole se contractaient en un spasme de désir extasié, et qu’elle renversait la tête en arrière avec un soupir qui en disait long.

Marc empaumait ce ferme sein avec délices, parcourait de ses doigts fiévreux l’aréole plissée, le bout tendu presque douloureux, poussait jusqu’à l’aisselle odorante et garnie d’une attendrissante petite touffe de poils roux, tandis que son regard plongeait sans vergogne dans l’échancrure du vêtement, pour caresser des yeux ce ventre plat et bronzé, laissant deviner d’autres surprises… Puis, il laissa sa bouche errer, entre les seins d’abord, puis vers les épaules, vers le cou, vers la gorge tendue, avant de remonter plus haut et de s’écraser sur les lèvres entrouvertes et haletantes de Sandrine, et les deux langues mêlées dansèrent un ballet effréné de plusieurs minutes.

Tout en pelotant ce sein qui n’en finissait pas de conter sa jouissance, Marc mordillait le lobule d’une oreille, écoutait les gémissements de sa partenaire qui se transformaient en longues plaintes, puis en petits cris, puis de nouveau en halètements, déposait parfois de petits baisers sur la peau bronzée et luisante, parfois léchait le cou, l’épaule, revenait au sein et pompait voluptueusement le mamelon monstrueusement érigé, long comme il n’en avait jamais vu ; le visage roux allait furieusement de part et d’autre, au gré des vagues de plaisir qui déferlaient dans ce ventre de femme excitée jusqu’à ne plus pouvoir rien dire ni faire que se laisser caresser, caresser sans fin…

Appuyée au dossier du canapé, Sandrine cambrait les reins pour laisser l’autre main de Marc voyager à sa guise dans son dos, sous le chemisier qu’il avait, dans sa hâte, presque arraché de la ceinture, caresser les douces omoplates, remonter jusqu’à la nuque empourprée pour s’égarer vers l’autre sein ou vers les hanches pleines et sensibles, qui commençaient à onduler imperceptiblement.

Ce réflexe inné, ce rythme inévitable, cette splendeur rousse abandonnée rendirent Marc fou de désir, et il commença lui aussi à haleter comme un jeune chien, et les contractions spasmodiques des muscles de son bas-ventre n’apportaient qu’un bref soulagement à la tension douloureuse qui s’installait dans le carcan de son pantalon…

Il abandonna le sein qu’il chérissait pourtant de plus en plus, et posa sa main sur le genou de Sandrine, tout surpris qu’elle ait décidé de s’étendre à moitié sur le canapé en écartant généreusement les jambes, l’une posée de tout son long sur le siège, l’autre soutenant, posée sur le sol, le rythme devenu infernal de ses hanches ; la main inquisitrice progressa timidement le long de la cuisse, sous la jupe légère, effleura le satin d’une petite culotte qu’elle devina particulièrement coquine, et poursuivit son chemin le long du ventre plat, de l’autre cuisse, pour revenir à la découverte de l’entrejambe féminin.

« Oh, Marc, que c’est bon, ce que tu me fais ! Continue, continue, je t’en supplie, c’est bon, ces caresses, mais ne me laisse plus attendre ! Je m’offre à toi, je me donne entièrement, prends, prends tout, je suis folle ! »

Entre deux ondoiements du bassin de la jeune femme, Marc agrippa la petite culotte, insinua doucement le plat de la main sous le tissu et ne put retenir un long soupir de contentement lorsque ses doigt s’arrêtèrent, médusés, à la lisière de la tendre chair que la touffe laissait émerger.

« Quelle motte, Sandrine, quelle prairie, quelle chaleur !

Attends, mon chéri, attends, tu n’es pas bien… »

Et, d’un mouvement leste, elle fit sauter le bouton du pantalon de Marc, fit glisser le zip et libéra l’homme qui jaillit, tel un diablotin couronné, orgueilleusement pointé vers sa cible. Marc hurla presque tant le geste venait à point ; il devenait fou, à bander comme un Turc dans son pantalon, et à ne pas trop savoir s’il devait se libérer lui-même ; heureusement, Sandrine avait pris les devants, ce qu’il considéra comme une autorisation à continuer ses investigations…

Pressentant ce qui allait suivre, Sandrine entoura de ses deux bras la nuque de l’homme, et le força à écraser ses lèvres sur son sein, à titiller de sa langue acérée le long mamelon si sensible, tandis qu’elle vibrait au contact du doigt explorateur qui s’aventurait plus loin, le long de la hampe qui tendait son capuchon à le rompre. La gorge sèche tant elle haletait, elle brûlait de ce feu intérieur que seules les femmes ressentent, volcan réveillé par ce doigt diabolique qui allait et venait lentement, doucement, effleurait plus loin le bouton de la rose, déplissait les lèvres tendres et parcourait leur délicat ourlet noyé de mouille…

Comme dans un rêve, elle entendit les compliments émerveillés de Marc :

« Oh, bon sang, quelle chatte ! Quelle douce cramouille !

Marc, je suis complètement excitée, folle de désir, tes caresses me brûlent !

Tu sens comme ton petit bout est dur ? Comme ta foune est trempée ?

Oui, oui, je sens tout ça, c’est génial !… Encore, mon amour, encore, fais-moi du bien, fais-moi bien, touche-moi, touche tout, fais moi voler !…

Tu vas partir à dix mille pieds, ma belle déesse ! »

Marc empauma alors la chatte de Sandrine et, avec toute la main, commença à aller et venir, sous le tissu de la culotte trempée ; Sandrine ouvrit les cuisses plus large encore, son bassin ondulait violemment sans qu’elle pût faire quoi que ce soit pour l’en empêcher, et Marc sentait les spasmes de plaisir contracter et relâcher alternativement les plus petits et les plus fins muscles de cette fleur de jouissance.

« C’est si bon, quand c’est long ! Ne te presse pas, mon chéri, je veux durer, rester excitée comme ça… »

La bouche de Marc parcourait la magnifique poitrine de la jeune femme, faisait saillir un téton d’un rapide coup de langue, le laissait débander pour le réveiller un peu plus tard, furetait dans les aisselles aux fragrances discrètement musquées, allait explorer le nombril, rapportait toutes ces sensations aux lèvres offertes de Sandrine, qui goûtait avec délectation les odeurs de son propre corps. 

Elle sentait comme son torse, son cou, son ventre rosissaient de plaisir, comme toute sa peau s’énervait, des orteils à la racine des cheveux ; ses narines dilatées respiraient de plus en plus vite, de plus en plus fort, elle ne savait plus ce qui, de la main de Marc ou de sa bouche, la rendait aussi folle, elle ne se connaissait plus rien d’autre que cette fulminance qui lui tordait le ventre, lui calcinait le bout des seins, bouillonnait dans sa tête et enserrait son sexe comme dans un étau, et qui tout d’un coup explosa dans un hurlement et dans un spasme fulgurant de tous ses muscles tétanisés ; elle n’existait plus, parcourut en un instant des millions d’années-lumière de pleine jouissance et perçut l’éternité de son corps, pendant que l’orgasme déroulait d’interminables spirales de plaisir et de souffrance mêlés…

Abasourdi, Marc aidait Sandrine à recouvrer ses esprits avec de petites caresses furtives, goûtant en certains endroits la tendre sueur, témoin de la violence de la déflagration, provoquant en d’autres une charmante chair de poule qui la faisait frissonner.

Tout doucement, agrémentant ses gestes de délicats baisers, Marc fit glisser le chemisier, souleva légèrement la jeune femme encore étourdie pour dégrafer son soutien-gorge et libérer la poitrine tendue, et dégusta un instant le spectacle de cette magnificence hâlée et hors d’haleine qui reprenait péniblement contact avec la réalité…

« Oh, Marc, Marc ! Je ne savais plus où j’étais, c’était dingue ! Je ne sais pas si j’ai déjà joui comme ça !

Hmmm, ma douceur, tu me rends fou ! Regarde dans quel état tu me mets ! »

Et Sandrine put juger de visu que Marc n’était de loin pas indifférent à ce qui venait de se passer, et qu’il avait même la ferme intention de ne pas s’arrêter en si bon chemin…

« Oh, là, là ! Mais tu es encore habillé, toi ? »

Et elle entreprit de défaire un à un, lentement, les boutons de la chemise de Marc, exhiba peu à peu ce torse musclé et recouvert d’une toison noire, passa et repassa ses mains le long de tous les reliefs, sous les pectoraux, dans le dos, soulignant les omoplates puissantes et la vallée de l’épine dorsale, malaxant des abdominaux de granit qui se détendirent peu à peu, tandis que Marc s’étendait par terre et que Sandrine le rejoignait ; la main de la jeune femme polarisa finalement ses caresses en cercles de plus en plus appuyés sur le bas-ventre, effleurant les endroits les plus sensibles de l’homme, s’éloignait sur les cuisses pour mieux empoigner amoureusement les couilles qu’elle devinait pleines à éclater.

Sans crier gare, elle abandonna l’entrejambe de Marc, se saisit de sa ceinture, enleva d’un coup le pantalon, le slip et les chaussettes, et se défit dans le même mouvement de sa jupe et de sa petite culotte. Les deux amants se retrouvaient maintenant nus comme à leur premier jour, à même le sol, serrés l’un contre l’autre, et plus rien que leurs halètements, que leur chaleur, que leurs corps et que leur sueur n’existait en ce bas-monde.

Soudain, Sandrine se dégagea et, comme s’ils en avaient convenu d’avance, Marc s’étendit sur le dos, exposant un braquemart de taille respectable, luisant tant il était gonflé et mouillé. Sandrine enfourcha le bassin de l’homme en lui faisant face, et se mit à frotter délicatement son sexe trempé sur la hampe offerte ; Marc pouvait à loisir contempler et saisir les seins magnifiques de la jeune femme, qui semblait repartir dans un voyage dont elle seule connaissait l’itinéraire…

« Tu vois, je me frotte à toi, j’ai envie de me caresser sur toi !

Oui, vas-y, branle-toi bien, ça me réjouit de te voir comme ça ! »

Avec de petits mouvements du bassin, Marc aidait la jeune femme à appuyer de plus en plus sa caresse, lui pétrissait les hanches, parcourait les flancs et les fesses pleines, les écartait pour insinuer un doigt vers la petite rosette qui s’ouvrait et se fermait convulsivement au rythme de plus en plus soutenu des ondes de plaisir qui parcouraient son corps. Et tout d’un coup, les yeux de Sandrine se révulsèrent, elle envoya la tête en arrière, son ventre, son torse, son cou, ses épaules virèrent au rouge vif, son bassin en transes s’agita frénétiquement, et un feulement de possédée s’échappa de sa poitrine, tandis que chacun de ses muscles vibrait sous la violence de la jouissance.

Épuisée, elle s’affala sur Marc, qui lui prit tendrement les épaules et prolongea la détente par de douces caresses dans le dos, le long de la croupe, sur les fesses bombées et encore frémissantes, le long de leur sillon noyé de sueur et de cyprine mêlées ; il s’enivrait de l’odeur de la femme comblée, fourrageait dans ses cheveux en désordre et parcourait des lèvres ce visage harmonieux, cette bouche sensuelle et gonflée au-dessus de laquelle perlaient encore quelques gouttelettes…

« Mon pauvre chéri, on ne s’occupe pas de toi…

C’est bien, ma belle, récupère, on verra après… »

C’était tout vu. Sandrine se laissa glisser vers les jambes de Marc, son regard brillant couvait le torse velu, le ventre musclé, et s’arrêta sur l’objet de son désir, violacé tant la tension dans l’attente se faisait insupportable.

« Dis donc, tu tiens bien le coup, toi !

Je suis à deux doigts de l’explosion, va doucement… »

Et Marc sentit toutes les terminaisons nerveuses de son bas-ventre se hérisser sous la langue pointue de sa compagne, qui explorait méthodiquement les moindres recoins de la colonne de chair. Dès qu’elle sentait augmenter la dureté de l’étalon, elle massait d’un doigt expert ce point précis, à la racine des bourses, qui stopperait l’orgasme. À demi-inconscient, sur une autre planète, le jeune homme se laissait complètement aller, jusqu’à ce qu’il perçût le mouvement de Sandrine qui se retournait pour s’installer tête-bêche et lui plaquer sur la bouche son nid d’amour brûlant et trempé. Marc ne fit ni une ni deux devant l’invite, pendant que Sandrine, avec un luxe de précautions insensé, le maintenait dans un état second presque douloureux, l’ondoiement de la délicieuse brûlure dans son bas-ventre scandaleusement entretenu par le duo infernal de la langue titillant la base du frein et du doigt bloquant net l’orgasme au début de son ascension…

Dans cette position, Marc ne pouvait rien faire pour se soustraire à ces diaboliques stimulations, il n’en avait d’ailleurs aucunement l’intention, et goûtait la moindre parcelle du plaisir qui l’envahissait, manifestant son contentement par des grognements, des gémissements, voire de longues plaintes, lorsque Sandrine y allait un peu fort. Il se gavait des sécrétions de la jeune femme, profitait à plein nez de ces senteurs si discrètes, si proprement féminines, émanant des délicates muqueuses qu’il plaquait sur son visage. Fou de désir et ne sachant plus trop ce qu’il faisait, il parcourait les charmants replis de la petite rosette, soigneusement dégagée de toute pilosité, et insinuait le bout de la langue dans l’orifice à peine marqué qui se dilatait instantanément. Sandrine approuvait la manœuvre avec de petits cris qui en disaient long sur son attente et sur l’état où elle se trouvait à nouveau, ce que confirmaient les vagues de mouille que Marc buvait à pleines lampées…

« Et si je te laissais comme ça, maintenant ?

Oh non ! Tu es vache, pas ça ! Tu m’as monté jusqu’en haut, regarde dans quel état je suis, je vais devenir fou ! »

Sandrine parvenait à peine à écarter du ventre ce phallus gorgé de sang, si tendu et dur qu’on se demandait comment il n’éclatait pas !

Elle se dégagea et s’agenouilla par terre, accoudée sur le siège du canapé, et offrit à la convoitise de Marc le superbe galbe de ses fesses ouvertes, profondément écartées par la cambrure fantastique qu’elle imprimait à ses reins. Mû par un réflexe venu du fond des âges, Marc se redressa et s’installa, le ventre collé contre le derrière de Sandrine, la tige dressée douillettement logée dans le fond de la vallée offerte. D’une main, Sandrine tâtonna à la recherche des couilles gonflées, et reprit ses caresses ; n’y tenant décidément plus, Marc empoigna cette hampe qui commençait à le faire souffrir et se fraya sans aucune peine un chemin entre les nymphes luisantes pour s’enfoncer le plus loin possible dans ces accueillantes profondeurs ; il s’immobilisa tout au fond, ému aux larmes par la douceur et la chaleur qui l’entouraient, fléchit le torse pour épouser le dos de Sandrine et, ses mains malaxant des seins dont les orgueilleux mamelons pointaient à nouveau, commença un lent et précautionneux va-et-vient.

Il devina bientôt un doigt qui venait à proximité, longeait la bordure des petites lèvres écartelées, et polarisait son action sur le clitoris, quelque peu délaissé en raison de la position des amants ; Sandrine accéléra le mouvement, et Marc sentit brusquement les contractions spasmodiques de l’étroit fourreau qui l’avalait tout entier, annonciatrices d’un nouvel ouragan. Il se redressa, son propre mouvement s’amplifia, son bassin envoyait de véritables coups de boutoir entre les fesses de Sandrine, le gland dur et tendre en même temps heurtait violemment les entrailles de la jeune femme qui oscillait sous les chocs répétés de cette offensive démente et s’offrait de plus en plus large. Marc se repaissait du spectacle qu’il avait sous les yeux, de cette croupe soyeuse qu’il maintenait fermement à deux mains pour lui imprimer des allers-retours sur un rythme endiablé, de ce petit trou qui s’ouvrait et se fermait, et dans lequel il enfonçait sans vergogne ses deux pouces joints, procurant ainsi à sa compagne les sensations fabuleuses d’une double pénétration…

Ses fantasmes l’avaient porté au plus haut de l’attente, il savait que Sandrine se masturbait consciencieusement pendant qu’il la pilonnait, il savait qu’elle appréciait les caresses qu’il lui dispensait, même aux endroits les plus intimes, il délirait sur ce petit trou qu’il devinait inassouvi, dans son cerveau en ébullition, complètement monopolisé par cette copulation folle, s’entrechoquaient des chevelures rousses, des yeux verts, des flashes colorés, les senteurs mythiques du fourreau doré qui l’absorbait tout entier, des lignes, des formes, des volumes multicolores produits par un laser dément dansaient devant ses yeux, des cuisses fuselées, des seins gonflés, de chaudes déliquescences parfumées issues de chattes béantes le submergeaient, il sentait cette brûlure insupportable s’installer dans son ventre, diffuser à tout le corps avant d’exploser en un feu d’artifice de sensations hors du temps, hors de la réalité, au milieu desquelles il perçut son hurlement, venu du fin fond de ses viscères, mélangé aux cris saccadés de l’orgasme fougueux qui avait secoué Sandrine comme un séisme…

Complètement anesthésiés, vidés, les deux amants s’affalèrent pêle-mêle, ignorant la rudesse du plancher, les membres détendus, les yeux fermés en une courte introspection de leur désir soulagé ; ils s’enlacèrent de légères caresses pour se remercier mutuellement, se serrèrent en une étreinte pleine de tendresse et de reconnaissance, et dégustèrent pendant quelques minutes d’une demi-somnolence l’odeur douceâtre qui emplissait le théâtre de leurs ébats…

Ils achevèrent de se remettre d’aplomb en se délassant sous une fraîche et abondante douche prise en commun, qui leur permit de se regarder, comme ils n’avaient pas eu l’occasion de le faire jusqu’ici.

Sandrine était émerveillée devant la carrure de Marc, un torse puissant, un ventre plat et musclé, des hanches étroites, des fesses hémisphériques, creusées de cette large fossette qui les rendait si attendrissantes ; ce n’était pas Monsieur Muscle, non, et Sandrine en était fort aise, elle ne supportait pas ces montagnes de chair qui font bomber leur musculature monstrueuse sous une peau luisante d’onguents, mais elle était sensible aux proportions de ce bel homme qui lui avait tapé dans l’œil et ailleurs ; elle l’avait savonné amoureusement des pieds à la tête, ne négligeant aucun centimètre carré, avait méticuleusement insisté aux endroits sensibles, ce qui déjà redonnait à Marc une nouvelle vigueur.

Les sangs fouettés par la fraîcheur de l’eau, hypnotisée par cet amant hors du commun qui lui avait procuré tant de jouissance, elle le serrait dans ses bras, l’enlaçait sous le jet d’eau et fouaillait dans sa bouche avec sa langue coquine, pendant que ses mains s’égaraient dans le dos, le long des hanches ou du haut des cuisses, suivaient en arrière la brève courbure des fesses et revenaient sur le ventre, ou sur les seins de l’homme qui manifestaient aussi leur contentement par une minuscule érection.

Marc était fasciné par la délicatesse du corps de Sandrine, sculpté aurait-on dit dans l’ambre le plus pur, rehaussé des deux émeraudes du visage qui donnaient à la jeune femme un profond regard félin et empreint de mystère ; ses cheveux trempés, sa peau parcourue des milliers de ruisselets de la douche, son regard en coin lorsqu’elle le taquinait lui donnaient un air ensorceleur qui le faisait fondre.

Il dévorait du regard cette merveille intégralement bronzée, illuminée par les deux immenses aréoles centrées sur un téton resté tout rose, et par cette touffe rousse soigneusement détourée qui le faisait disjoncter…

Les hanches larges menaient ses mains caressantes sur les cuisses fuselées, ou sur les fesses généreuses et fermes, dont le dessin parfait, sans une once de cellulite, le faisait à nouveau fantasmer sur les trésors qu’elles recelaient.

Ils laissaient avec délectation leur visage s’inonder de la bienfaisante fraîcheur, après les moments torrides qu’ils avaient vécus, mêlaient leurs souffles et leurs cheveux, s’amusaient avec l’eau comme des enfants, se savonnaient, se rinçaient, se re-savonnaient, prétextant la propreté pour se découvrir et se parcourir…

Marc s’agenouillait, fourrageait de la bouche et du nez entre les cuisses de Sandrine qui basculait le bassin afin de mieux offrir ses secrets, s’enivrait des subtils parfums qu’exhalait cette toison, et ne détachait sa langue des tendres reliefs que pour poser son visage contre le ventre plat, en lançant des regards langoureux et énamourés aux yeux de diablesse qui le couvaient malicieusement…

Au hasard de ces coups de langue, il avait senti le bouton maintes fois durcir, Sandrine se contracter et laisser échapper de petits cris inarticulés, avant une courte détente où elle donnait libre cours à ses sentiments.

« Oh, tout petit, tout petit orgasme, mais si bon, si chaud, mon amour ! Je ne me lasse pas de ta langue, tu sens comme ma chatte aime ça ?

Oui, je sens tout ça, c’est splendide ! J’ai envie de t’en donner encore tout plein !

Oh, non, pas maintenant, j’ai envie de faire pipi…

Quelle aubaine ! Ne te gêne surtout pas ! »

Et Marc, accroupi au fond de la baignoire, jouit du rare spectacle de ce minuscule orifice, consciencieusement exposé entre les lèvres écartées, qui s’ouvrait brusquement et émettait un long et majestueux jet doré dont l’homme, subitement surexcité, goûta dans sa bouche grande ouverte la saveur âcre et inimitable. Sandrine apprécia à sa juste valeur ce témoignage d’amour, et regretta que sa vessie ne contînt pas dix litres de ce fantastique liquide, vecteur méconnu de sensations explosives et de puissants excitants…

Après s’être rincés, ils se séchèrent mutuellement et Marc, profitant de ce que Sandrine se penchait au-dessus du lavabo pour se coiffer, s’approcha subrepticement, enlaça la jeune femme par derrière, les mains plaquées sur ses seins, et colla l’incandescence de son ventre contre le bas de son dos. L’effet fut immédiat : Sandrine commença à onduler, lâcha sa brosse à cheveux et s’appuya fermement sur les bords du lavabo. Les mains de Marc couraient à perdre haleine sur son dos, reprenaient contact avec les fesses brunes, écartèrent les cuisses pour se frayer un chemin ; la foune chaude laissa échapper une vague de cyprine que Marc recueillit avec précaution, huma avec délices et présenta aux narines de Sandrine qui s’en soûla, tant les parfums de son propre corps lui faisaient de l’effet.

« Ça sent bon, hein, ta mouille, tu comprends pourquoi mes mains, ma bouche sont attirées là-bas comme par un aimant !

Oui, mon chéri, ça sent super ! Une odeur de femme, mon odeur, mais aussi l’odeur d’autres femmes. Oh zut, je raconte n’importe quoi, je crois que je repars, oui, ton doigt, bien sur ma petite tige toute dure, tout le long, sans te presser, surtout, sans te presser… »

Des phrases délirantes entrecoupaient le rythme forcené des halètements de Sandrine, Marc écoutait et entretenait sa propre excitation avec les images qu’elles lui suggéraient, des images curieusement très proches de celles que son cinéma personnel lui imposait dans ses rêves érotiques les plus fous.

Il compléta la caresse de son doigt par celle de son sexe tendu, qui se  promena le long de tous les replis noyés de plaisir ; devant lui s’agitait le splendide cul de Sandrine, un cul comme on aimerait en voir tous les jours, en photographier, en peindre, pour les garder éternellement et les caresser du regard les soirs de solitude.

Soudain, Sandrine se raidit, s’immobilisa complètement, et Marc put voir le reflet de son visage dans le miroir, un visage qui s’était brutalement figé, des yeux qui se révulsaient, des lèvres crispées et d’un coup un spasme fabuleux de tous les muscles, un bassin hystérique qui se frottait d’avant en arrière sur son doigt, une flambée de sueur sur le dos et sur les jambes et des ahanements inhumains extirpèrent hors du ventre de la jeune femme le cyclone de sa douloureuse jouissance.

Marc eut la présence d’esprit de recueillir dans le creux de la main la vague de mouille que l’orgasme de Sandrine avait si abondamment produite, et profita de son abandon pour concrétiser une idée qui le tarabustait depuis un bon moment.

Tendrement, doucement, il promena le bout luisant de sa hampe le long des sublimes nymphes, entre les lèvres, taquina le bouton maintenant rétracté, fit quelques incursions dans le vagin offert, et s’écarta pour déposer le précieux lubrifiant sur la rosette qui s’était détendue. Complètement déconnectée, Sandrine ne fit rien pour empêcher Marc d’aller plus loin, ce qu’il interpréta comme un assentiment ; il massa soigneusement le petit muscle circulaire pour l’assouplir encore plus, y introduisit un doigt, puis deux, lubrifia avec grand soin l’intérieur de ce si secret canal, tout en guettant les réactions de Sandrine qui se rendait à peine compte de ce qu’il lui faisait, tant son cerveau était anesthésié ; elle ne pensait plus, ses seules sensations étaient un ventre brûlant, délicieusement déchiré, qui réclamait encore confusément quelque chose, de la jouissance, du calme, de la douleur ou de la tendresse, elle ne savait plus. Les gestes de Marc se transformaient en une impression indéfinissable, diffuse et très agréable, mais Sandrine était incapable de réagir, de réaliser que l’homme entreprenait l’endroit le plus secret, le plus intime de tout son corps…

Deux doigts, trois doigts… L’impression se faisant peu à peu plus précise, les nerfs de la jeune femme, au bord du court-circuit, s’enflammaient et tentaient, par des spasmes incoercibles, de s’opposer à ces intrusions. Mais la douceur et la patience de Marc eurent raison des dernières défenses de ce charmant petit cul, et Sandrine approuva par un cri de contentement la dilatation extraordinaire qu’elle ressentait au plus profond de ses entrailles. La tête dans les brumes d’un état second qu’elle n’avait jamais éprouvé, elle guida elle-même le dard gourmand dans le dédale mystérieux…

« Oh, Marc, Marc, c’est dément, cette sensation ! Je me sens pleine, entièrement possédée, entièrement offerte à toi !…

Sandrine, c’est dingue ! Dingue ce que c’est chaud, ce que c’est serré ; tu vois, maintenant, ça glisse tout seul, tu sens ?

Oui, mon amour, oui, je sens ta colonne qui me transperce, qui secoue mon ventre comme un marteau-pilon, oh ! continue, continue, ne t’arrête pas, je t’en supplie !

Je vais te limer longtemps, longtemps, tu vas connaître des sensations que peu de femmes connaissent, et que peu d’hommes ont la patience de réveiller…

Je ne pensais pas que ça pouvait être si bon, si violent ! Marc, encore, encore, je sens un orgasme monter dans mon petit trou, j’ai envie d’attendre, de ne pas me toucher ! Il faut que ce soit mon cul qui jouisse, alors vas-y, vas-y, enfile-moi de tout ton long, bourre-moi bien fort, bien longtemps ! »

Les yeux exorbités, râlant de plaisir et incapable de résister à la pulsion instinctive qui le faisait aller et venir aussi profondément, aussi longuement, Marc tentait désespérément de retarder l’échéance, son esprit s’évadait pour ne pas penser à ce cul qu’il était en train de défoncer, arc-bouté sur les hanches de Sandrine agitées de soubresauts démentiels.

Soudain, l’anneau formidablement dilaté le serra de plus en plus fort, Marc entendit comme dans un rêve le long râle bestial issu de la poitrine de Sandrine, qui s’amplifia en une plainte suraiguë et se résolut en un feu d’artifice d’onomatopées et de mots orduriers entremêlés, alors qu’il éjectait avec une violence dont il ne se serait jamais cru capable des torrents brûlants de semence qui déferlèrent comme des fleuves de lave incandescente dans les plus profonds et si secrets recoins de la jeune femme…

Hébétés par tant de jouissance, ils prirent tout d’abord quelques minutes pour récupérer de ces efforts titanesques pendant une tendre étreinte, toute empreinte de reconnaissance pour ces immenses plaisirs qu’ils avaient partagés sans parcimonie ce soir-là.

Lentement, prenant garde de ne pas blesser Sandrine pour que la fleur de son derrière puisse plus tard aussi bien l’accueillir et les faire autant jouir tous les deux, Marc se dégagea, suant sang et eau, et entreprit un nettoyage en règle de ces deux sexes qui s’étaient si bien entendus tout en se connaissant à peine.

Un peu plus tard, après avoir avalé quelque nourriture, ils s’étendirent repus de plaisir dans le grand lit douillet de Marc et, épuisés, se reconnurent les meilleurs complices du monde dans la luxure avant de sombrer enlacés comme des enfants dans un néant réparateur…

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