Station service partie 2

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Frederic Gabriel


au travailromance



Partie 2

Je me suis mis à quatre pattes et j’ai plongé sur elle. J’ai donné les premiers coups de langue, métamorphosant le paysage qui était devant moi. De sec, son sexe est devenu trempé, faisant couler un liquide amer de plus en plus abondant au fil des minutes, me remplissant la bouche de sa saveur qui me ravissait, et ses lèvres se sont épanouies sous mes coups de langue, devenant plus longues et plus épaisses. À cet instant, je n’avais jamais été aussi heureux. J’ai oublié tous mes tracas.

Je l’observais du coin de l’œil. Elle a basculé la tête en arrière, poussé un soupir, puis plusieurs gémissements.

Quand je mettrai ma main sur tes cheveux, tu arrêteras quelques instants. Il faut que je puisse servir les clients.

On a procédé comme ça. Je la fouillais de la langue, faisant monter la tension dans son corps, buvant ses liqueurs intimes. En haut de ses lèvres, j’ai vu son clitoris sortir. Je suis venu dessus et je l’ai titillé de la langue. Elle a poussé un long gémissement. Je devais m’interrompre, mais ça ne bloquait pas la machine. Quand elle me soufflait « vas-y » elle redémarrait au quart de tour.

Ma queue était douloureuse de désir. J’ai eu un peu honte, mais j’ai fini par la sortir de mon pantalon, et je l’ai frottée discrètement, même si j’étais bien convaincu qu’elle le voyait, contre le sol.

Elle a fini par jouir, dans une série de spasmes, resserrant ses cuisses autour de mes épaules, alors qu’elle crachait, comme un homme le ferait, des jets de liquide qui m’ont arrosé. Sa jouissance a déclenché la mienne, et j’ai souillé le sol de mes traits de semence.

C’était tellement décalé ainsi. Mais j’ai appris à goûter cette relation différente. C’était aussi bien, sinon mieux que dans un lit.

Elle a rajusté sa jupe, mouvement que j’ai trouvé aussi troublant que de l’avoir vue la descendre, masquant son sexe ouvert d’excitation, et ses chairs luisantes d’avoir été poissées par ses sécrétions. Honteux, je me suis rajusté, et j’ai attrapé un bout de l’énorme rouleau d’essuie-tout posé sur la table pour nettoyer le sol. Elle a eu un petit rire.

Ne t’en fais pas, ici ce n’est pas très propre.

Elle s’est rassise. Je me suis surpris à m’asseoir aussi sur la chaise branlante. On a discuté assez longtemps, parlant de tout et de rien, avant que je ne m’éclipse. Au moment où elle m’a ouvert la porte, elle m’a dit :

Viens entre midi et deux ce sera le meilleur moment. On pourra aller plus loin. Au fait, je m’appelle Gabrielle.

Ce soir-là, pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas regardé de porno. J’ai repensé, pendant le dîner, et toute la soirée, à la manière dont ça s’était passé. Son corps, son sourire, ma bouche sur elle…

Le lundi suivant, j’avais encore un entretien, à 10 heures, dans un autre département. Je suis revenu bredouille, mais je suis arrivé à midi dix à P…et j’avais envie de la revoir. Je me suis garé à ma place habituelle. Gabrielle a ouvert. Cette fois, elle portait un pantalon noir très serré qui mettait en valeur ses formes, avec un tee-shirt. Elle s’est plaquée à moi et on s’est embrassés.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte qu’il y avait quelqu’un dans la cabine avec elle, installé à la table équipée de la caisse et de la machine à chèques. Une blonde dans la quarantaine, avec un visage fin, qui m’a souri.

C’est Sophie, c’est elle qui fait la tranche 9/14, mais dès que je suis là je viens lui tenir compagnie. Ne te fais pas de souci pour elle, elle est voyeuse dans l’âme.

J’avais très envie d’elle, et la présence de Sophie ne me gênait pas. Quand j’étais étudiant et que je participais à des soirées, on faisait souvent l’amour au vu et au su de tout le monde, en totale impudeur.

J’ai trop envie de te prendre dans ma bouche… J’espérais que tu passerais mais je n’étais pas sûre. Mon vœu a été exaucé, tu vois. Je suis toute mouillée.

Pour me le prouver, elle a attrapé ma main et elle l’a posée contre son entrejambes. J’ai effectivement senti de l’humidité, d’autant plus qu’elle n’avait pas de culotte.

Elle a glissé à genoux, et elle a défait mon pantalon. On voyait sur son visage que l’envie dont elle parlait n’était pas des mots en l’air, mais au contraire, quelque chose qui la tenait toute entière. À ce moment précis, elle ne voulait rien d’autre que ma queue.

Elle m’a fait sortir de mon pantalon, m’a trouvé tout raide. Elle a commencé à donner des coups de langue sur ma queue, comme elle l’aurait fait sur une glace, puis elle m’a pris dans sa bouche. C’était trop bon.

J’étais centré sur nous-mêmes, puis quelque chose a attiré mon attention. Je me suis rendu compte que sa copine Sophie avait retroussé sa jupe, descendu sa culotte à ses genoux et qu’elle se masturbait, faisant tourner ses doigts sur son pubis en nous fixant. Contrairement à Gabrielle, elle arrivait habilement à répondre aux clients, leur rendre de l’argent ou prendre leurs chèques d’une main, sans cesser de se toucher, et en masquant ses réactions.

Quand elle m’a lâché, j’étais plus gonflé que je ne l’avais jamais été, plus en tout cas que lorsque je matais des porno dans ma chambre sur une vieille télé.

Elle s’est redressée, a défait le bouton qui tenait son pantalon à sa taille, tiré la fermeture-éclair, et descendu le pantalon le long de ce paysage que je connaissais déjà. Puis elle s’est retournée, me présentant cette croupe qui m’avait séduite lorsque je l’avais aperçue, moulée par une jupe, mais que je voyais nue pour la première fois. Une croupe charnue, fendue par un sillon profond qui s’est ouvert lorsqu’elle s’est penchée en avant, s’appuyant sur la table. Elle m’offrait à la fois les replis de son anus, et la double boursouflure de sa vulve. Un long trait de sécrétions a coulé d’elle.  Elle a planté son regard dans le mien et m’a jeté :

Vas-y bourre moi. Je veux que tu rentres aussi profond que tu le peux.

J’ai quasiment perdu la tête à ce moment. Je n’étais plus qu’une queue dilatée, cette queue dilatée qui s’est posée sur ses lèvres, est rentré lentement, jusqu’à être totalement en elle.

Du coin de l’œil, je surveillais Sophie. Elle se débrouillait parfaitement bien toute seule, faisant à présent, jambes plus écartées, aller et venir trois doigts réunis en elle, comme un pénis rudimentaire, mais efficace. Ça faisait des bruits visqueux, et je la voyais couler d’un liquide abondant, qui faisait luire ses chairs.

J’ai alterné divers rythmes, allant vite, puis lentement. Autour de ma queue, je sentais les spasmes et les vibrations de Gabrielle, agitée par cette jouissance qui montait en elle, explosait, puis s’apaisait  de nouveau avant de monter vers un nouvel orgasme…Elle a fini par crier :

Arrête, je n’en peux plus… Je vais mourir…

Je suis sorti d’elle, la queue tellement dilatée qu’elle en était douloureuse. Je me suis retourné, sentant une présence, pour trouver Sophie près de moi, qui la main toujours entre les cuisses, s’est accroupie pour me prendre dans sa bouche, après avoir enlevé la capote… Elle a avalé une partie de ma queue dans sa bouche, laissant l’autre dehors… Elle a frotté cette partie du bout de ses doigts. Ça a déclenché ma jouissance… Elle a avalé ma semence sans en perdre une goutte, puis elle est revenue à sa place. Gabrielle s’est approchée d’elle, et lui a frotté le clitoris, la faisant jouir. Elle n’a pas relâché sa pression et Sophie a joui plusieurs fois, éjaculant comme un homme. Elle a refermé les cuisses, encore agitée de spasmes, se pliant en deux, pendant que Gabrielle se penchait à la vitre pour récupérer un chèque tendu par un client de la même main qui avait branlé Sophie, couverte de traits de sécrétions. Mais le client ne s’est rendu compte de rien.

Dans les semaines qui ont suivi, on s’est très souvent revus elle et moi.  Quand j’avais un rendez-vous, avant ou après, je passais la voir entre midi et deux. Il y avait toujours Sophie, qui se caressait en nous regardant. Les lieux étaient faits pour tout sauf pour le confort, mais ça nous convenait comme ça. La fois suivante, elle est venue s’asseoir  sur moi, me tournant le dos, mais faisant face à Sophie et elle a fait rentrer ma queue dans son ventre. Les deux filles étaient face à face, Gabrielle se faisant monter et descendre sur ma queue, Sophie se masturbant. Cette situation m’excitait tout autant, sinon plus que d’être planté dans le vagin de Gabrielle et de sentir ses muqueuses me frotter.

Petit à petit, Sophie est venue se mêler à nos jeux. Il existait entre elle et Gabrielle une intense complicité. On jouait à des jeux étranges mais qui me plaisaient. Une fois par exemple, elles se sont succédé, de la bouche, sur ma queue, tournant pour s’occuper des clients. Ça m’a rendu à moitié fou, de les voir s’occuper de moi de manière si différente. Une autre fois, elles ont exigé que je les laisse se caresser et que je me masturbe devant elles. C’est parti crescendo, elles ont commencé par s’embrasser, ensuite elles se sont dénudé mutuellement la poitrine, se suçant les tétons, puis elles ont  léché mutuellement leurs sexes, m’ordonnant de ne pas jouir. Je devais interrompre mes caresses sur mon sexe sans quoi j’aurais joui sur le champ tellement elles m’excitaient.

Un lundi je suis arrivé. Ça faisait trois mois qu’on se retrouvait dans la cabine. C’est Sophie qui a ouvert.

Elle est partie vendredi. Elle ne t’avait pas dit qu’elle avait un contrat court ? Non, ça ne m’étonne pas. Son mari est soldat, il a été affecté dans le Morbihan.

Elle a vu que j’étais contrarié. Elle a attrapé ma main, l’a glissée sous sa jupe, puis dans son collant qu’elle portait comme seul sous-vêtement, contre son sexe fermé.

Je ne suis sans doute pas aussi jolie, mais je peux te donner autant qu’elle. Tout ce que tu voudras. Et pas seulement dans cette cabine. Je suis seule, tu pourras venir chez moi quand tu veux.

Elle m’a laissé partir, mais je suis revenu en fin de semaine. J’ai frappé, elle a ouvert la porte et m’a souri, et je me suis rendu compte qu’obnubilé par Gabrielle, je n’avais pas vu qu’elle était aussi belle qu’elle. On a commencé à se voir, de plus en plus souvent. Au final, on s’est mariés, et elle est venue avec moi à Bordeaux, avant de redescendre avec moi aussi. On est ensemble, heureux.

On n’a jamais eu de nouvelles de Gabrielle.

 

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