Taylor

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Frederic Gabriel




Je suis rentré il y a peu du Texas, où j’ai passé trois ans en tant que consultant en pétrochimie, le domaine dans lequel je me suis spécialisé en fin d’études. Difficile de se réhabituer, après avoir passé autant de temps dans un tel pays, où tout est aussi gigantesque. Puis peu à peu j’ai retrouvé mes marques.

J’ai partagé mes impressions, mes sensations, avec ma famille. Il n’y a qu’une chose que j’ai gardé pour moi. Une expérience… qui m’est très personnelle, et dont je ne parlerai jamais à personne. Un moment auquel je pense très souvent. Des périodes plus ou moins courtes ou longues, de votre vie tranchent avec le reste, et vous laissent le souvenir de quelque chose d’intense, de lumineux, de différent.

Ça n’a duré qu’une soirée, pourtant.

J’avais des journées bien remplies, au siège social de la multinationale qui m’employait. Quand j’en sortais, c’était pour explorer la ville de Houston, qui me fascinait. Je savais que je devais en profiter au maximum, car on m’avait fait clairement comprendre que je ne resterais pas éternellement ici.

Un soir, je me retrouve à la sortie de la mégapole dans un immense établissement qui tient à la fois du bar, du restaurant, et de piste de danse. Il faut bien que vous compreniez que là bas, tout est trois fois plus grand qu’ici en Europe.

J’arrive sur le coup de 19 heures, avec simplement l’intention de boire un verre. Ici, tout a un goût différent, et le bourbon n’a pas la même saveur. Ou peut-être est-ce mon imagination ?…

Je vais chercher mon verre au comptoir et m’installe à une table, jouissant d’une vue sur toute la salle. Il y a déjà pas mal de monde. J’étudie les personnes présentes en sirotant mon verre. Des personnes seules. Des amis. Des collègues de bureau, hommes, femmes, les deux mélangés. Des couples, hétéro et homo. Et moi.

Cela fait une demi-heure ou à peu près que je suis là quand elle fait son apparition. Il n’y a pas à vraiment parler de changement d’atmosphère, mais, simplement, pas mal de regards se tournent vers elle, regards d’hommes, de femmes, et tous trahissent la même envie.

Elle est assurément très belle, mais cela va bien au-delà. Elle a quelque chose de plus, qu’à mon avis peu de filles possèdent. Il y a même sans aucun doute des filles plus belles qu’elle qui n’ont pas ce mélange de forte personnalité, magnétisme, classe, avec en plus une aura qui éclipse ceux et celles qui l’entourent.

Le plus curieux, sans doute, c’est qu’elle me rappelle quelqu’un, mais je ne parviens pas à me souvenir qui.

Elle traverse l’immense salle, le temps pour moi, et je ne suis pas le seul, de la mater. Elle doit sentir la chaleur de tous les regards sur elle, comme une brûlure, une caresse, ou les deux. Mon regard s’accroche à une multitude de détails. La beauté de sa crinière, soigneusement entretenue, brillante, qui coule très bas sur ses épaules, d’un blond roux capturant les lueurs de la salle. Son visage bien dessiné avec des pommettes hautes et rondes. Le carmin foncé de son rouge à lèvres, comme un trait de sang sur sa bouche. Elle porte une robe noire, simple, qui colle à son corps et met en valeur ses formes, menues mais bien marquées, et s’arrête à mi cuisse, laissant voir une zone de chair gainée de nylon, avant de laisser place à des cuissardes noires impeccablement cirées, à talon aiguille, qui ont pour effet de la cambrer et de mettre en valeur ses fesses qui dansent sous le tissu de la robe.

Elle se perche sur un tabouret et croise haut ses jambes. Ainsi, elle est magnifique. Le barman s’approche. Ce n’est pas apparemment la première fois qu’elle vient car il semble la connaître. Ils échangent deux ou trois paroles, avant qu’il ne lui amène un verre.

Apparemment un bourbon comme pour moi.

Il y a une toile de regards tissée et elle en occupe le centre, c’est très drôle à observer. Tous les hommes, célibataires comme mariés, ont envie de se lever et de s’approcher d’elle. Mais personne ne le fait. Ce n’est pas qu’elle soit froide, mais on sent bien qu’elle a dressé autour d’elle un mur qu’elle ne laissera personne franchir.

Je me lève et j’avance vers elle. Je me surprends, à vrai dire. Ça ne sera plus tard que je parviendrai à analyser mon comportement, et à comprendre pourquoi je me suis permis cette audace. C’est le fait de ne pas être dans mon pays d’origine qui permet d’oser ce que je ne tenterai même pas chez moi. Ça donne une liberté immense. Et ce jour-là, j’ai bien fait d’en profiter.

Elle ne m’entend pas arriver, plongée dans ses pensées. Le temps pour moi de contempler son magnifique profil. Je me sens capable de tout, et me dis que cette superbe rousse finira dans mon lit.

Elle se tourne vers moi, me regarde sans un sourire, avec une expression neutre. Tout peut se jouer.

Vous désirez quelque chose ? me demande-t-elle.

Pour le moment, mon souhait serait de m’asseoir sur ce tabouret, près de vous et de vous offrir un verre.

Donnez-moi une raison pour accepter ?

Je lui réponds en Français :

Parce que je représente quelque chose de nouveau, de différent, qui casserait votre routine.

Elle a un petit sourire, et je me dis que j’ai, pour quelques minutes au moins, gagné la partie. Je me hisse sur le tabouret. Je vois que le barman me regarde du coin de l’œil, et il semble impressionné. Beaucoup, sinon tous, ont dû échouer.

Je lui fais signe, il renouvelle ma consommation. Le verre de la fille est encore aux trois-quarts plein. Elle me parle, à ma grande surprise, dans un Français tout à fait compréhensible, malgré quelques moments d’hésitation.

Ça me fait plaisir de parler avec un Français… Je n’en ai pas eu souvent l’occasion… J’ai passé trois ans là bas, j’ai fait des études dans un lycée Français. Mais j’ai un peu perdu…

Je me dis que même si je n’ai que ça, j’aurai au moins eu l’occasion de parler Français avec quelqu’un qui me semble intelligent et cultivé. Elle évoque ses souvenirs.

Plus je la regarde, pourtant, plus quelque chose m’intrigue. Je me dis qu’elle ressemble à quelqu’un que je connais. Mais je n’arrive pas à me rappeler qui. Et puis comment pourrais-je déjà la connaître ? Ça fait trois mois que je suis aux USA…

Elle évoque son passé, puis revient au présent. Elle m’explique qu’elle est cadre dans une des nombreuses banques de la ville. Elle a 28 ans et gagne plutôt bien sa vie, profite du moment présent sans trop se soucier du lendemain. Elle est plutôt heureuse dans l’existence, et s’accorde des petits plaisirs qui la satisfont totalement. Comme de sortir ainsi le soir.

Je la bois du regard. Certaines filles sont magnifiques de loin, pas de près. Ça n’est pas son cas : elle est encore plus jolie de près. Je remarque plein de détails qui me charment. La manière parfaite dont ses lèvres sont dessinées. La couleur de ses yeux. Je n’ai jamais vu une couleur pareille. Un bleu myosotis magnifique.

Pourtant, il y a quelque chose dans ce regard qui me perturbe un peu. Une lueur dont je ne comprends pas bien la nature.

Et puis bien sûr, je suis intrigué…

Je me souviens soudain de la personne à qui elle ressemble. Taylor Garwood. Forcément, ce n’est pas elle, puisqu’elle m’a dit s’appeler Alessandra. Taylor Garwood est moyennement connue en Europe, mais je suis souvent sur les chaines MTV country, et j’ai eu l’occasion d’écouter ses chansons et de voir ses clips. Elle est toute jeune, extrêmement sexy, dans des tenues sur scène mais aussi dans ses vidéos propres à faire décéder les cardiaques. Elle a une voix magnifique, je sais qu’elle est auteur-compositeur. Elle fait partie de cette nouvelle génération qui a sorti la country de son ghetto, et lui a fait, en même temps perdre son originalité, en la mêlant avec de la pop et du rock. Pourtant, je l’avoue, j’adore.

Comme j’aime lire la presse musicale, j’ai souvent d’ailleurs eu l’occasion d’entendre parler de Taylor Garwood. Beaucoup de critiques louent son talent de compositrice, mais aussi sa voix. La presse people parle d’elle de manière négative, comme d’ une nymphomane qui court d’homme en homme.

Et c’est très curieux, parce qu’à la regarder ainsi, je me dis qu’elle EST Taylor Garwood. Les images des clips me reviennent, et elle lui ressemble tellement…

Après ce n’est pas si surprenant que ça. Je le sais pertinemment, il y a 28 types de morphologie à travers le monde, et des ressemblances frappantes…

Perçoit-elle mon interrogation ? C’est vrai qu’elle me semble très intuitive. Elle me lance :

Je sais ce que vous allez me dire… Je ressemble à Taylor Garwood, c’est ça ? Tout le monde me le dit à un moment ou à un autre… Il faut que je fasse avec… Je vais même vous dire plus… quatre-vingt-dix pour cent des hommes viennent m’accoster parce qu’ils pensent que je SUIS Taylor Garwood… Vous voyez, style je serais elle, mais je me baladerais habilement incognito, toute tranquille parce que c’est tellement impossible que Taylor soit comme ça au milieu d’anonymes que personne ne penserait que c’est réellement elle.

Ça serait très habile, en effet.

Elle a un petit rire. C’est un rire aussi étrange que son regard, et il me met un rien mal à l’aise. Je me dis qu’elle est totalement névrosée.

Taylor est ailleurs, vous ne croyez pas ? Elle est multi-milliardaire. À l’heure qu’il est, je pense qu’elle doit être chez elle à composer… Elle a beaucoup de talent, vous ne trouvez pas ?

Je reconnais que c’est le cas.

Moi vous savez, je ne suis qu’une pauvre fille… Mon talent, c’est de savoir compter… Bien moins intéressant, évidemment… Et puis, elle doit se balader entourée de gardes du corps. Pas seule comme moi.

J’acquiesce. Une brillance passe dans son regard quand elle ajoute :

Vous voulez m’accompagner aux toilettes ? Je n’aime pas y aller seule.

Elle glisse du tabouret, désigne l’étage. On monte un escalier en colimaçon pour se retrouver sur un palier qui donne sur plusieurs accès. Elle connaît apparemment les lieux car elle s’engage dans un couloir, jusqu’à deux portes en vis-à-vis, avec les symboles homme et femme dessus… Elle pousse la porte coté femme et disparaît. Je m’apprête à l’attendre dans le couloir, comme tout homme bien élevé, mais deux secondes plus tard, elle revient et d’un geste sans réplique, elle me tire à l’intérieur. C’est un local simple et fonctionnel, apparemment vide. Avec un sourire elle me dit :

Je vais te donner un avant-gout de ce que tu auras cette nuit !

Elle se campe devant moi, et, de deux index recourbés, elle attrape l’ourlet de sa robe et remonte celle-ci le long de ses jambes. Elle y va très lentement et j’avoue que je suis totalement pris, incapable de regarder ailleurs, désireux d’en découvrir plus. Elle a un corps parfaitement dessiné, c’est plutôt rare, une harmonie, qui dit que la nature sait faire parfaitement les choses. Enfin ici au Texas, on parle plutôt de Dieu.

Si je m’étais seulement posé la question, le nylon noir que je pouvais apercevoir entre ses cuissardes et la robe n’est pas celui d’un collant, mais de bas stay-up dont l’élastique est accroché à une cuisse pleine. Elle continue de remonter la robe, marquant la différence entre le noir du nylon et la couleur cuivrée d’une chair exposée au soleil. L’autre question que je peux me poser c’est de savoir si elle porte un sous-vêtement quelconque, mais la vision de son ventre nu est la meilleure des réponses, vision qui me tord en deux. J’aperçois la déchirure d’un sexe au milieu de son pubis, mais il ne s’agit pas d’un simple trait. Ses lèvres sont sorties, gonflées et je comprends qu’assise près de moi au bar, elle a été le feu sous la glace, toute excitée par la présence d’un homme près d’elle.

Regarde bien, ça te donnera un avant gout de la fin de soirée.

Elle remonte la robe jusqu’à la taille, hanches marquées, ventre plat. Elle se retourne, me laissant voir un cul haut perché, et qui me semble d’une fermeté sans failles.

Elle me fait de nouveau face.

Tu restes où tu es et tu regardes bien !

Ses yeux plantés dans les miens, elle amène ses doigts sur son sexe et, son autre main tenant toujours la robe au niveau de son nombril, elle se met à se caresser. J’ai déjà connu pas mal de filles, et c’est vrai que souvent, dans nos jeux sexuels, pour provoquer l’autre, l’exciter, on se caresse, pour le pousser à venir vers soi. Mais les souvenirs que j’ai ne sont rien comparés à ce que j’ai sous les yeux. S’il y avait de la provocation dans le regard de mes copines de jeux sexuels, il n’y avait pas cette perversité qui me trouble bien plus que de voir ses doigts tourner sur elle, avec rapidité, faisant couler ses fluides qui viennent faire briller ses chairs, aboutissant rapidement, trop sans doute, à un orgasme qui la tend comme un arc. Ses doigts sont couverts de liquide, qu’elle amène à sa bouche pour les sucer un par un. Elle laisse retomber sa robe, et me dit :

Si on allait prendre un dernier verre, avant que tu m’emmènes chez toi ?

On redescend. Elle se colle volontairement contre moi. Sa chaleur me pénètre. Elle a un geste furtif au bas de l’escalier, sur mon érection. Sans doute veut-elle s’assurer que je suis capable de bander, ou m’exciter, ou les deux.

On retrouve nos places, et on reprend notre conversation comme si rien ne s’était passé. Je suis hanté par ce qu’elle m’a donné à voir, des images tournent en boucle, je la revois remontant sa robe, se dévoilant, se caressant…Belles promesses pour la fin de la soirée.

Une demi-heure plus tard, elle me dit « On y va ? »

Je m’efforce de cacher mon enthousiasme. Je ne suis pas sûr que j’y arrive vraiment.

Je lui explique que j’ai un appartement dans l’immeuble locatif qui appartient à la compagnie. Elle me dit que ça lui convient bien. Son visage est près du mien, et il y a quelque chose qui me submerge quelques instants, un moment d’émotion face à la beauté absolue de son visage et de ses yeux. Je n’oublierai pas ce moment, je le sais.

Ce que je n’oublierai pas non plus, sans aucun doute, ce sont ces parôles que j’entends quand on sort devant la boite. Il y a du monde qui arrive, du monde qui part, un mouvement permanent, caractéristique de la vie américaine. Et dans le brouhaha des discussions, j’entends cette phrase sans vraiment l’entendre. C’est-à-dire qu’elle rentre dans mon crâne, mais ça ne sera que plus tard qu’elle montera réellement à ma conscience, et que j’en saisirai le sens et la portée.

Je l’amène à ma voiture de location, une cent pour cent électrique. Ça peut paraître paradoxal de travailler dans le pétrochimique et d’avoir une voiture électrique… Ou pas… C’est penser que bientôt, il n’y aura plus de ressources naturelles et envisager de passer à autre chose.

Un véhicule totalement électrique ! C’est bien !

Je me dis qu’elle partage avec celle à qui elle ressemble beaucoup un intérêt commun pour l’écologie. Taylor participe à des campagnes, lance souvent des messages lors de ses concerts… Mais c’est sans doute une coïncidence…

Pendant le trajet, elle est tout de suite active. Elle retrousse sa robe, dévoilant à nouveau deux jambes dont je ne peux que me dire qu’elles sont décidément parfaites, et dont la beauté est rehaussée par les bas qui les gainent. Elle retrousse la robe jusqu’à sa taille, donnant à voir le lisse de son ventre plat, le renflement de son pubis et la dilatation de son sexe, qu’elle accentue en venant faire tourner ses doigts sur ses chairs. Ses lèvres se gonflent encore plus et son clito sort de son capuchon protecteur. Je suis impressionné par la manière qu’elle a de se laisser aller ainsi, totalement, dans une voiture, et sous mon regard, comme si elle était seule. Bien sûr, elle veut m’allumer, et d’ailleurs elle y réussit parfaitement, mais elle pourrait le faire avec plus de retenue. Elle est là, les yeux mi clos, et elle se frotte avec ardeur. Elle est avec moi et en même temps ailleurs. Sa main tourne sur ses lèvres, sauf quand elle vient appuyer de l’index sur son clitoris. C’est la régularité qui est source de jouissance, dit-on, et c’est sans doute pour cela qu’elle a un orgasme, renversant la tête en arrière, en criant, s’immobilisant un instant, alors que son ventre crache des traits blancs qui viennent maculer le nylon de ses bas et ressortent en contraste, un peu comme éjaculerait un homme.

Elle me regarde, quand elle a retrouvé sa conscience et elle me dit :

Ce n’était qu’un prélude…J’ai besoin de beaucoup de sexe, et tu vas m’en donner ce soir.

L’immeuble est totalement autonome. Il y a un parking en sous-sol. De là, on prend l’ascenseur, et on monte jusqu’à mon appartement. Dans l’ascenseur, elle vient se coller à moi, dos contre mon ventre, et elle fait tourner ses fesses, d’un mouvement circulaire, contre mon sexe, histoire de réveiller une virilité qui n’était pas vraiment endormie. On a à peine franchi la porte de l’appartement que, sans même me laisser le temps de lui proposer de prendre un verre, elle m’entraine vers le divan, et s’asseyant, elle sort ma queue de mon pantalon, et elle la fourre dans sa bouche pour la sucer avec ardeur, gémissant et disant, quand elle me relâche pour venir plutôt sortir sa langue et la faire tourner sur mon gland :

Mais comment vivre sans queue ?

Elle est très habile, d’une habileté qui dit qu’elle a beaucoup pratiqué. Je crois que je n’ai jamais été aussi dilaté. Elle s’interrompt quand elle sent que ma jouissance est trop proche.

Elle finit par attraper dans son sac à main, dont elle ne s’est pas séparée, un emballage argenté, qu’elle déchire et dont elle sort un préservatif gluant, qu’elle vient faire coulisser, d’un seul mouvement qui dit son habileté, le long de ma queue. Ceci fait, elle vient se poser à quatre pattes sur le divan, et elle retrousse sa robe.

Comme elle est ouverte, dans cette position, je remarque le rond violet qui marque la présence d’un objet enfoncé dans son anus. Tête tournée vers moi, elle capte ma surprise, et sourit.

-C’est pour ouvrir mon cul. Quand tu m’auras bien fouillé la chatte, tu remonteras là.

Elle expulse l’objet, de forme ovoide, d’elle et le rattrape. Il lui laisse la muqueuse ouverte, que je vois toute rose.

Je viens me poser au-dessus d’elle, j’attrape ses hanches, sa chair est brulante au bout de mes doigts, et je rentre en elle. Elle a affuté mon désir jusqu’à faire que d’un point de brulure il envahisse tout mon organisme, et que mon envie d’elle emporte tout.

Je vais jusqu’au fond d’elle, j’y reste un instant, puis je me mets à bouger, alternant différentes vitesses. Apparemment ça lui plait. Certaines filles parlent peu quand on leur fait l’amour, d’autres beaucoup. Elle appartient à la deuxième catégorie, alternant gémissements, cris et commentaires de tout ordre… « Oh c’est bon, vas-y continue, bourre-moi bien, rentre aussi profond que tu peux, si tu pouvais me traverser totalement, et me remonter jusque dans la gorge… »

Le plus drôle, sans doute c’est qu’elle me parle toujours en Français…

À cause de cette envie qu’ont tous les hommes, même s’ils ne l’avouent pas vraiment, mais aussi parce qu’elle me l’a demandé, je remonte quelques centimètres plus haut, jusqu’à sa muqueuse que l’objet a ouverte. Je rentre en elle, avec un plaisir qui apparemment est partagé, puisqu’elle me dit, toujours en Français :

Oui, encule-moi bien, c’est cent fois meilleur que par la chatte…

Je ne me fais pas prier. Je vais aussi loin que je peux, puis je bouge dans la conduit plus étroit. Elle pousse des glapissements à réveiller tout l’immeuble. Je me rends compte qu’elle se frotte le clitoris, et que son sexe s’est encore plus dilaté depuis que je suis entre ses fesses, laissant couler des sécrétions épaisses et blanches.

Il arrive un moment où je ne peux plus me maitriser et j’explose, déclenchant sa jouissance. On s’effondre sur le divan. Je suis groggy quelques secondes. Elle se penche vers moi et me dit, le regard plus étincelant que jamais :

J’espère que tu acceptes que je te rende la pareille ?

Je la regarde avec surprise, sans vraiment voir où elle veut en venir. Je ne comprends que quelques secondes plus tard, lorsqu’elle tire de son immense sac à main un harnachement, une série de morceaux de cuir et de lanières, dont pend un long gode de plastique rouge. Elle l’attache autour de sa taille fine avec une habileté qui traduit une longue habitude.

Je me trouve dans une situation inédite. Je n’avais jamais vraiment imaginé me faire sodomiser. Je sais que beaucoup de garçons aiment se faire pénétrer par leur copine avec un gode. Un jeu inédit et excitant qui va contre les lois de la nature. Pourquoi pas, après tout ? De toute façon, je suis pris au piège. Comment refuser, alors que je me suis enfoncé dans son anus quelques minutes plus tôt ? Je la vois bien me jeter « Comment, tu me refuses ce que je t’ai donné ! »

J’essaie de me détendre. À vrai dire, la situation commence à m’exciter. La meilleure preuve en est que je suis en pleine érection. Je la trouve troublante, comme cela, avec toutes ces lanières qui prennent sa taille, et cette queue de plastique qui se dresse au niveau de son bas-ventre.

Je m’approche, et dans un simulacre, je branle la queue de plastique. Je n’avais pas prévu sa réaction, un petit gémissement de jouissance. Je me rends compte que la base du gode enchassée dans un cercle de cuir repose sur son pubis, et qu’en faisant aller et venir ma main sur le plastique, je le fais frotter là où il appuie, sur la partie la plus sensible de son sexe, haut sur les lèvres, en partie contre le clitoris. Elle feule :

Oh putain, je crois que je vais jouir !

Et s’écarte. Son but, à ce moment, est autre. Elle veut me pénétrer. Je me place dans la même position qu’elle quelques instants plus tôt.

J’imagine que c’est la première fois que tu te fais enculer, lâche-t-elle d’une voix désabusée… Vous adorez mettre votre queue dans le cul des filles, sans jamais penser qu’on puisse vous rendre la pareille, mais vous perdez quelque chose, la zone la plus sensible de votre corps, c’est pas votre bite, mais votre anus.

Je la vois du coin de l’œil récupérer dans son sac un petit pot dont elle ouvre le couvercle pour aller chercher du bout des doigts une mixture qui a une bonne odeur d’amandes. Elle vient poser ces mêmes doigts sur ma muqueuse anale, et me masse doucement. Je sens que je m’ouvre avec une facilité déconcertante. Elle rentre un doigt en moi, puis un deuxième, enfin un troisième, et elle bouge. Je n’avais pas imaginé que ça puisse être aussi bon… Je suis incapable de retenir ma jouissance, et je crache des jets de sperme dans le vide. Je comprends que la crème a moins pour but de m’anesthésier que de décupler mes sensations.

Je crois que je suis aussi impatient qu’elle ne l’était quelques instants plus tôt. Elle vient poser la tête de plastique contre ma muqueuse, et elle me pénètre. Je ne ressens aucune douleur, mais un plaisir immense à me sentir rempli. Ma queue est dilatée, collée à mon ventre. Elle me fouille comme je l’ai fouillée quelques minutes plus tôt, et je gémis et je crie sans fausse honte, d’autant qu’elle me rejoint dans mes cris et mes gémissements. Elle a un plaisir sans doute aussi fort que le mien, la base du gode tapant contre ses chairs intimes.

Quelque chose s’allume dans mon ventre, un point de fusion qui s’élargit, et je jouis, me maculant de semence. Je me dégage et me retourne vers elle. J’attrape la queue de plastique, et je la masturbe vigoureusement. Elle jouit plusieurs fois, criant, cambrée en arrière, éjaculant sur et autour du gode, nous éclaboussant tous les deux.

Épuisé, je tombe en travers du lit, je m’endors, pour me réveiller à quatre heures du matin. Je tends la main, pour constater qu’il n’y a plus de corps près de moi dans le lit. Je suis un rien déçu. J’aurais aimé la garder un peu plus longtemps près de moi. Même si, dès le départ, je connaissais bien les conditions du contrat. J’aurai des souvenirs magnifiques, malgré tout.

C’est en traversant la chambre pour aller jusqu’à la salle de bains que j’aperçois le rectangle de plastique tombé par terre. Je le ramasse. Dessus, il y a des données, une photo et un nom. Taylor Garwood.

C’était bien elle et pas quelqu’un qui lui aurait ressemblé !

La phrase entendue devant la boite me revient, enregistrée, mais pas encore réellement écoutée ni analysée.

Regarde-là, elle partage son temps entre ses compositions et la recherche effrénée de tout ce qui a une queue. Et après elle s’étonne que les médias disent qu’elle est nympho !

Cette phrase remonte souvent en moi, et quand c’est le cas, je souris en repensant à cette nuit.

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