TOUR DE VILLE

Je suis graphiste professionnel, et je me suis installé à mon compte une fois mes études terminées. J’aime dessiner depuis que je suis tout petit, c’est une passion, et j’en ai fait mon métier. Pas évident d’en vivre, mais je me débrouille, j’ai noué pas mal de contacts, j’ai démarché des gens, et je suis arrivé à avoir suffisamment de clients pour gagner honorablement ma vie, avec l’espoir de toujours faire mieux. La contrepartie, c’est que je passe une grande partie de mes journées et de mes nuits sur ma plante à dessin ou sur ma tablette, selon le moment et mon envie.

Certains pensent qu’un dessin, c’est quelque chose que l’on fait sur un coin de table, torché en dix minutes. Il faut du temps, de l’inspiration, du travail.

Pour me détendre, j’ai pris l’habitude de monter dans le bus de ville entre midi et deux. Je m’accordais une heure et je parcourais la ville. J’avais eu l’idée un jour, en regardant par la fenêtre. Je faisais une pause. L’arrêt de bus est en dessous de chez moi. Le bus s’était arrêté, il était un peu plus de midi. Il était entièrement vide.  Je me suis dit que ce serait une bonne matière d’explorer la ville. Celle-ci était circulaire. Un trajet complet faisait une heure, on allait dans tous les quartiers avant de revenir à ce qui, pour moi, serait un point de départ. L’occasion de mieux connaître une ville dans laquelle j’étais depuis six ans, mais dont une grande partie m’était étrangère. Tout m’était source d’inspiration, les lieux en premier. Et ça me détendrait un peu.

Enfin les choses avaient été ainsi jusqu’au jour où j’avais connu la Rousse. Avec une majuscule. Je ne savais même pas quel était son vrai nom.

J’avais pris une carte d’abonnement. De deux ou trois visites par semaine, il m’arrivait à présent d’en faire une par jour. Avant de succomber à son charme, j’avais succombé à celui de la ville elle-même. Le sien n’effaçant pas celui des lieux.

Je partais donc de devant chez moi, je montais dans un bus conduit par un chauffeur qui n’était quasiment jamais le même, ils tournaient apparemment sur des périodes de trois jours, et je partais m’installer au fond. Les deux sièges du fond étaient en effet légèrement surélevés et cela me donnait une vue de l’ensemble du bus, mais aussi une vue plus large sur les côtés de la ville.

A cette heure ci, il n’y avait vraiment personne. Parfois, à un arrêt, un homme ou une femme montaient, qui descendaient quelques stations plus loin, pour un motif mystérieux, aller rendre visite à quelqu’un ?

Et puis il y a eu elle. La Rousse.

Elle est montée dans le bus, et, c’est vrai, je n’ai plus d’yeux que pour elle. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle était splendide, dans tout l’éclat de sa jeunesse. Ma queue se durcissant m’a rappelé que je n’avais plus de copine depuis des mois, et que, submergé par le travail, je ne m’étais pas vraiment soucié d’en chercher une.

Elle avait une magnifique chevelure rousse, d’un roux flamboyant, et un profil très pur. Très grande, avec ses escarpins à talons elle devait approcher le mètre quatre-vingt-dix. Elle avait une silhouette qu’on ne risquait pas d’oublier : elle était très fine, et cela ne mettait que plus en valeur, sa poitrine, trois mètres en avant, énorme, gonflée, et ses fesses, trois mètres en arrière, pleines et charnues. Et inversement : ces deux proéminences soulignaient sa finesse.

Après avoir passé sa carte, elle a avancé dans le passage. On ne pouvait pas ne pas se voir, puisque j’étais directement en face d’elle. Elle avait des traits fins. Elle n’a pas posé son regard une seule seconde sur moi, alors qu’en fait elle ne pouvait pas m’ignorer, en fait il m’a semblé qu’un quart de seconde, elle m’a remarqué, mais elle a choisi de regarder ailleurs.

Elle s’est assise. Sa chevelure, tâche flamboyante s’imposait dans l’habitacle, dépassant par-dessus le siège.

Si j’observais l’extérieur, j’observais aussi l’intérieur du bus. J’avais déjà remarqué qu’il y avait des surfaces métalliques, et que celles-ci reflétaient, bien qu’en les déformant, des parties du bus.

Dont la plaque métallique qui se trouvait juste en face du siège où elle s’était posée. Elle s’y reflétait, bien qu’imparfaitement, une image un rien déformée, mais suffisamment précise pour que je puisse bien voir ce qu’elle faisait. A ma grand surprise, je me suis rendu compte qu’elle avait défait la ceinture qui maintenait son pantalon blanc à sa taille, puis qu’elle déboutonnait le pantalon. J’ai été totalement sidéré, en même temps qu’il y avait en mois une poussée d’excitation, quelque chose qui m’a brûlé, tordu le corps, et qui s’est répandu en moi en quelques secondes. Ces derniers temps, trop de travail, j’avais oublié ce que c’était que le sexe. J’avais vécu deux ans avec une petite copine qui m’avait largué un an plus tôt, justement parce qu’elle me reprochait de trop travailler, et depuis, je n’avais pas vraiment cherché à faire ce qu’on fait quand on se retrouve seul, renouer des contacts. Ma vie professionnelle passait en premier. Quand j’avais vraiment envie de sexe, je faisais ce que font les solitaires, je me branlais en regardant du porno. Certains trouvent que se donner du plaisir c’est bien inférieur à ce qu’on peut éprouver avec un ou une partenaire. Ce n’était pas vraiment mon opinion. C’était différent, mais aussi très bien.

La voir esquisser ces gestes qui devaient sans aucun doute la conduire à se caresser ici, au milieu du bus, m’ont rappelé qu’avoir pas loin de soi un corps en trois dimensions, autre chose qu’une image sur un écran, c’est aussi très bien.

Elle a descendu de quelques millimètres la fermeture-éclair du pantalon, suffisamment pour pouvoir glisser la main. Je me suis demandé si elle portait quelque chose dessous. L’image que j’avais était trop imprécise. Il aurait fallu un reflet de meilleure qualité, celui d’un miroir par exemple.

La main était à présent fichée dans le pantalon, sans aucun doute en contact avec son sexe.

Quand j’étais avec mes petites amies, j’avais connu des situations troublantes. On en voyait également pas mal dans les pornos. Pourtant celle que je vivais était sans doute l’une des plus perturbantes qu’il m’ait jamais été donné de voir. Ça tenait sans doute en partie au fait qu’elle avait choisi de se caresser dans un transport public. Pourquoi agissait-elle ainsi ? Le plaisir qu’elle éprouverait dans quelques secondes, qu’elle éprouvait déjà tenait-il au fait de se toucher dans un endroit public ? En même temps, les risques étaient calculés, car à cette heure-ci il n’y avait personne dans le bus, et il était probable que je ne me serais rendu compte de rien s’il n’y avait eu cette plaque d’acier, et que je n’avais posé les yeux dessus. Ou plus simplement, avait-elle était saisie par une envie soudaine, comme on peut en avoir, et avait-elle décidé de se soulager, ici et maintenant, jugeant qu’elle prenait peu de risques en étant discrète…

Une de mes petites amies, une blonde au regard malicieux, avait mis au point avec moi un jeu. Je devais la regarder se caresser, puis, quand elle l’avait décidé, la rejoindre. La différence c’était qu’elle était nue, ou quasi nue devant moi, alors que là, on ne voyait rien, et c’était indéniablement, certes moins excitant, mais mille fois plus troublant. Si je voyais tout du sexe de ma copine, comment il se transformait, il s’ouvrait, les lèvres sortaient, gonflaient, le clitoris faisait son apparition, ses sécrétions coulaient, là je ne distinguais absolument rien, je ne pouvais qu’imaginer, et cette frustration faisait partie du trouble qui s’imposait à moi. Je pouvais concevoir mille scenarii quant au dessin de son sexe et à la manière dont il réagissait.

Ma seule certitude c’était le mouvement de sa main, que je pouvais suivre, régulier, hypnotique. Elle a commencé par aller de haut en bas, et de bas en haut, puis la main s’est engagée dans un mouvement circulaire. On aurait dit qu’il y avait un petit animal sous le tissu, qui voulait désespérément sortir.

Elle a joui assez rapidement, au bout de quelques minutes, elle s’était sans doute conditionnée, sachant quelle avait peu de temps, ou alors, elle était très excitée. Ou les deux. Elle s’est tendue une fois, puis encore une fois. J’ai imaginé ses sécrétions coulant et trempant les tissus. Ça a d’ailleurs été ironique, parce que cette image, additionnée à d’autres, qui étaient sorties de mon imagination, a fait que j’ai eu moi aussi un orgasme. Sans même me toucher. Je me suis dit « Non ! » mais il était déjà trop tard. Sans aucun doute, c’était un des meilleurs orgasmes que j’avais jamais eu d’autant plus fort que je n’avais pas joui depuis plusieurs jours. Il m’a littéralement ouvert en deux. J’ai senti que je crachais toute ma semence dans mon caleçon. Mais ça n’était pas bien grave, je pourrais me changer en arrivant.

Quand j’ai repris mes esprits, le but s’arrêtait. Elle s’est rapidement reboutonnée et engagée dans l’allée pour descendre. Nos regards se sont rencontrés. Je n’ai pas su lire ce qu’il y avait à lire dans le sien. Elle m’a simplement regardé plus longtemps et plus intensément avant de descendre.

Le temps que le bus reprenne sa route, j’ai vu qu’elle pénétrait dans le local d’une agence immobilière. Une femme est venue vers elle et l’a embrassée. Le bus a redémarré.

Quand je suis rentré chez moi, je me suis allongé sur mon lit. J’étais à nouveau tout dur. Je me suis caressé en pensant à des scénarios possibles mais qui ne se réaliseraient pas. Moi marchant jusqu’à elle et la regardant se caresser sous son pantalon. Moi marchant jusqu’à elle, lui disant « Je voudrais que tu descendes ton pantalon, et ta culotte, je veux voir ton sexe, comment tu promènes ta main dessus, comment tu te branles, comment ton sexe se dilate, comment tu mouilles… » Moi me caressant en même temps qu’elle… Mais ça n’était qu’une sorte de rêve… Ce qui ne l’était pas, ça a été quand mon sperme est sorti, partant dans les airs… J’aurais aimé qu’il se répande sur sa peau laiteuse de brune, dans ses cheveux… Je suis resté trop longtemps comme ça. Peut-être que j’avais besoin de me détendre, de fantasmer… J’ai ensuite évolué vers d’autres rêves érotiques, où je venais loger mon sexe entre ses seins, ou ses fesses, et elle massait ma queue habilement et souplement jusqu’à ce que j’arrose sa chair de semence…Elle était vraiment magnifique.

Mais je ne devais pas la revoir, et mes fantasmes resteraient sans lendemain.

Je me trompais sur toute la ligne, c’était le cas de le dire pour un bus, car trois jours plus tard, je la retrouvais dans le bus.

Et cette fois, les choses ont été totalement différentes.

Elle est montée, quelques minutes après moi, à la même station que la fois précédente. Magnifique. Elle portait un tailleur jupe, jupe noire très courte, libérant des jambes gainées d’un collant couleur chair, veste portée à même la peau, laissant voir sa chair et un soutien-gorge rouge vif. Elle avait opté pour des bottes fauves qui lui arrivaient juste au dessous du genou, luisantes et impeccablement cirées.
Je pensais que, comme la fois précédente, elle allait simplement gagner sa place, mais ça a été tout sauf ça. Dès qu’elle a été engagée dans l’allée, son regard a collé à moi, et n’a pas cillé… J’ai été très surpris. Elle a avancé jusqu’à moi.

Pourquoi profiter de loin de ce qu’on voir tout près, a-t-elle demandé, me faisant rougir ?

Et elle s’est assise à côté de moi.

Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, je lui ai dit, m’efforçant de conserver un minimum d’aplomb.

Je n’ai vraiment compris que quand je me suis levée pour descendre. Je me sentais observée depuis un moment. Une sorte de 6eme sens, celui que développent les femmes. Ce qui me l’a confirmé, ça a été ton regard sur moi une fois que j’ai été posée. Tu avais l’œil dilaté, tout excité, quelque chose de coupable dans l’œil… J’ai envie de t’en donner plus. Toi, c’est sans doute la première fois que tu me matais, mais moi ça fait un moment que je te regarde. Tu ne m’as même pas aperçu… Vous les hommes, vous ne savez pas regarder autour de vous, et vous perdez pas mal d’occasions.

Elle m’a fait un petit clin d’œil.

Ne restons pas dans l’axe central, le chauffeur observe régulièrement l’intérieur du bus… C’est son métier…

Elle s’est décalée d’un cran. J’ai suivi. J’ai osé :

Je peux te poser une question ?

Vas-y.

Pourquoi tu t’es caressée l’autre jour ?

Pourquoi je me suis caressée ? Hé bien d’abord, ce n’est pas la première fois que je le fais dans ce bus… C’est un ensemble… Je vais essayer de te donner toutes mes raisons. D’abord, j’aime le sexe. J’ai toujours aimé ça. Et en plus, j’en ai besoin pour vivre… Sans sexe, je me sens flétrie, moche. Ensuite, je l’aime sous toutes ses formes. Ce que je veux dire par là, c’est que, contrairement à ce que certains disent, c’est aussi bon avec soi-même qu’avec quelqu’un d’autre… Et je l’aime partout. J’aime chez moi, mais aussi à l’extérieur. C’est bon dans tous les lieux, en étant sur cette limite, ce fil tendu au dessus du vide, où on a envie d’être surpris, et en même temps de ne pas être surpris, mais on ne sait plus trop bien. Et puis j’apprécie ce bus, quand il est vide, ce calme, cette impression qu’il t’appartient, que c’est ton bus, ton univers…

Tout en parlant, elle a retroussé sa robe, qui, quand elle s’était assise, avait déjà un peu remonté le long de ses jambes. Elle s’est donnée à mon regard, et j’aurais été bien incapable de l’amener ailleurs, ma vie eut-elle du en dépendre, fasciné par ces cuisses pleines, et enfin l’apparition de ses aines puis de son pubis. Sous le collant, elle n’avait pas de slip, et comme la pièce de lycra élastiquée était d’un seul tenant, sans cache-sexe, j’ai eu la première vision, émouvante, de son intimité. La courbe de son pubis, le renflement de son sexe. Sortait d’elle un bout de lèvre, qui ne devait qu’attendre pour s’étirer et gonfler d’excitation. Il était pour l’instant inerte.

Contrairement à pas mal de filles, elle avait choisi de ne pas sacrifier sa toison pubienne, même si elle l’avait modelée, au rasoir, en un triangle parfait qui cependant rendait parfaitement grâce à la flamboyance de son roux. C’est sans doute mon regard hypnotisé sur elle, le regard d’un homme plein de désir qui a déclenché la première réaction. Son sexe était parfaitement sec, et puis soudain, un jet de sécrétion a fait son apparition, sortant d’elle et coulant sur sa chair, qui est devenu un filet régulier. Son regard allait alternativement de sa chatte à mes yeux.

Le spectacle te plaît ? Regarde bien, tu n’as encore rien vu.

Elle a glissé la main sous le collant, et elle a entrepris de se caresser. Ce qui m’avait été masqué m’était à présent offert, et ça me troublait au plus haut point. Elle a commencé par décalotter son clitoris, en haut de ses lèvres, me laissant voir la petite tige de chair. Elle l’a frottée pour la faire grossir et s’allonger, ce qui a été le cas, et de manière spectaculaire. Elle a été un peu prise à son propre jeu, elle s’est mise à gémir en se cambrant en arrière. Mais comment aurait-il pu en être autrement, alors qu’il n’y a rien de plus sensible qu’un clitoris, finement et énormément innervé. Pendant qu’elle le tripotait ainsi, son sexe s’est ouvert d’une manière aussi spectaculaire, la lèvre déjà dehors continuant de sortir, s’allongeant, se gonflant, présentant toute son irrégularité fascinante, et il en a été de même pour l’autre. Elle a arrosé ses chairs d’un jus abondant, qui a trempé son sexe, ses aines, l’intérieur de ses cuisses. Ce qui m’excitait aussi, c’était de voir sa main tendre le collant, bouger sous celui-ci, et le fait que la partie collée à sa chair devenait brillante, du fait de ses sécrétions… Finalement, le spectacle qu’elle me donnait compensait sans mal ma frustration de ne pas avoir mieux vue l’autre jour.

Elle ne faisait pas semblant, les expressions sur son visage, et ses yeux révulsés le disaient clairement. Elle est descendue sur ses lèvres, ses caresses intimes se faisant plus poussées, plus intenses, plus énergiques, appuyant plus sur sa chair.

Aujourd’hui c’est très bon, je ne sais pas ce qui m’excite le plus… Si c’est de sentir ton regard sur moi ou de me caresser…Enfin si je crois que je le sais très bien… Les deux combinés…

Si on n’avait pas été dans le bus, elle aurait sans doute crié quand son premier orgasme est monté en elle, elle s’est contentée d’ouvrir la bouche. Le signe le plus évident de l’intensité de sa jouissance ça a été cette éjaculation qui est sortie d’elle, à ceci près que c’était un liquide clair, qui a frappé le partie interne du collant, et s’est réparti sur ses chairs… A ce moment, elle a réuni deux de ses doigts et elle les enfoncés dans sa chatte… J’ai senti qu’un trait de sperme partait dans mon slip, j’ai eu quelque chose qui se rapprochait d’un orgasme même si ça n’en était pas vraiment un… Elle s’est fouillée sans complexes, faisant aller et venir ses doigts, chaque mouvement vers son intérieur agissant comme un piston, et faisant sortir des sécrétions qui venaient s’étaler sur ses chairs et souiller le collant…

Montre toi ta bite…Je veux la voir quand je jouirai à nouveau…  

Je me sentais un peu gêné, on se connaissait à peine, mais elle m’a libéré en tendant la main vers mon pantalon, et en me caressant à travers le tissu. Je l’ai laissée faire quand elle a tiré sur ma fermeture éclair, et qu’elle m’a mis à nu.

Tu as une belle queue bien bandée… Tu pourras la mettre où tu voudras, mais pour le moment, on n’en est pas encore là… Laisse-moi te caresser, en même temps que je me touche.

Elle a frotté ma queue en même temps qu’elle faisait aller et venir ses doigts en elle. Elle s’est tendue, a joui, éjaculant un liquide plus blanc et plus épais, continuant à se fouiller frénétiquement, cet orgasme en appelant d’autres, jusqu’à ce que je jouisse aussi, arrosant la partie extérieure du collant. On s’est posés, restant immobiles un moment, détendus et heureux.

Mon collant a tout pris. Je vais rester comme ça sous ma robe, avec ton foutre dessus et mes sécrétions dessous… Ça me fera repenser à ce moment tout l’après-midi… Et ce soir, je l’enlèverai, et je me branlerai en le reniflant.

C’était déjà le moment où elle devait descendre, trajet que, dans les jours qui ont suivi, j’ai appris par cœur, dans sa durée, son épaisseur, ses détails, le gravant dans ma tête, dans mon corps.  Il a été ce qui m’a donné de la vie, de l’espoir.

Demain, ce bus, la même heure. Et donne moi un numéro, si je ne peux pas être là je te laisserai un message.

Jusqu’au dernier moment, j’ai redouté un imprévu. Mais je n’ai pas eu de message, et elle est bien montée dans le bus pour me rejoindre. Elle avait sur le dos une petite robe noire, courte, accrochée à ses épaules par de fines bretelles, et une veste par-dessus, avec de superbes escarpins, dotés de talons d’une bonne dizaine de centimètres. Elle m’a fait un immense sourire qui m’a fait fondre en avançant.

J’ai envie de te faire une branlette espagnole, ça te convient ?

Pour me convaincre, au cas où j’aurais hésité, elle a fait glisser sa veste, et descendu les deux bretelles, ce qui a eu pour effet de faire tomber la robe, et ses deux seins ont jailli à l’air libre.

Ils tenaient la promesse qu’ils faisaient quand elle était de profil. J’ai été impressionné. Elle avait vraiment une poitrine magnifique. Certaines poitrines volumineuses sont de véritables horreurs. Ce n’était pas le cas de la sienne, dont l’ovale était harmonieux, et qui, bien que lourde, ne tombait pas, fut-ce d’un millimètre. Ce qui était le plus impressionnant, c’était cette manière d’AVANCER  par rapport à son corps.

Sors ta queue et laisse-moi la prendre entre mes seins. Tu verras, tu ne le regretteras pas… C’est très bon… Tous les garçons à qui je l’ai fait ont adoré.

Je crois que j’aurais pu simplement rester là à regarder ces deux énormes doudounes, mais qu’elle me propose de les mettre à ma disposition m’a rempli de félicité. Elle s’est penchée. J’ai promené mon gland sur leur masse. Elle avait la peau chaude et douce. Elle les a ouverts et je suis venu loger mon sexe dilaté entre. Elle les a refermés. Il y avait juste mon gland qui dépassait. Elle a entrepris de me caresser avec, d’une caresse suave et très différente de ce que j’avais pu connaître jusqu’alors, puisqu’aucune fille ne m’avait jamais fait une cravate de notaire. Il y avait une manière d’être enveloppé qui allait au-delà de ce que j’avais pu et de ce que je pouvais éprouver dans le vagin d’une fille, une manière d’être totalement pris, gainé. D’excitation, j’ai lâché un trait de sperme qui a atterri sur son menton. Elle a eu un petit rire, l’a cueilli du bout de ses doigts et lapé.

C’est pas le moment de jouir. Je veux branler une queue bien dure entre mes seins, je veux te faire dilater jusqu’à ce que tu aies l’impression d’éclater.

J’ai remarqué qu’elle avait retroussé sa robe. Dessous son sexe était nu. Et si j’étais excité, elle l’était aussi, sexe ouvert, clitoris dardé, sécrétions inondant ses chairs et le faux cuir du siège.

Dire que je me masturbais sur mon trajet tous les jours… C’est très bon, mais ce qu’on fait à deux, c’est cent fois mieux…

Elle m’a caressé doucement, s’interrompant à plusieurs reprises pour faire durer le plaisir, quand elle sentait que j’étais au bord de l’orgasme. Du coin de l’œil, je l’observais frotter son sexe. Le siège était inondé. J’ai imaginé un passager s’asseyant sur un siège proche, s’interrogeant sur la raison pour laquelle le skyvertex était sombre et dégoulinait de liquide, portant son nez dessus avant de comprendre qu’il s’agissait des sécrétions issues d’une vulve. Je voyais bien un vieux se branlant en reniflant le siège, en souvenir de ses aventures passées.

Il est arrivé un moment où j’ai été tellement dilaté qu’il était évident que j’allais jouir. Elle s’est légèrement dégagée, et elle a pris de la distance d’avec ma queue. Elle a eu un petit rire, et elle a passé son ongle sur mon gland, le griffant légèrement. Le sperme est sorti, alors qu’un orgasme me déchirait, se répandant, saccade par saccade, traînées blanches, sur sa poitrine.

C’est bien, tu as une bonne éjaculation… Arrose-moi de ton foutre… Ça me fera une belle peau…

Le moment, l’excitation, elle, je n’avais jamais craché autant de semence. Ses seins ont été littéralement inondés, souillés de traînées blanches. Mais j’aurais pu jouir une seconde fois, quand elle les a empoignés et qu’elle s’est mise à ramasser mon sperme de sa langue, s’en nourrissant, trait après trait.

J’aime le goût du sperme, tu ne peux pas savoir… Il a toujours la même base, et pourtant, il n’est jamais deux fois pareil.

Sans qu’elle me le demande je suis venu entre ses cuisses, sur son sexe. Elle n’avait pas encore joui, et je me suis baladé sur elle, qui coulait d’abondance, buvant ses sécrétions pendant qu’elle avalait le sperme dont j’avais trempé ses seins, une sorte d’équilibre…Son corps a été agité de spasmes, étouffant un petit gémissement, pendant que je partais sur un second orgasme, sans que rien ne sorte de moi.

Le bus allait s’arrêter, on l’a senti l’un et l’autre, question d’instinct, alors même que le chauffeur n’avait pas freiné. Le trajet était dans nos gênes.

Elle m’a soufflé en se levant et en descendant sa robe sur ses doudounes encore humides :

Demain c’est dimanche… Je ne travaille pas, mais on peut se retrouver à la même heure, et profiter du trajet aussi longtemps qu’on le voudra. On pourra faire plus de choses, d’une manière moins précipitée. Qu’est-ce que tu en dis ?

Même de manière rapide et compressée, ça a son charme. Tout est bon.

On comparera demain…

Je l’ai regardée s’éloigner, avec le sentiment d’être devenu accro à elle, à ces moments… A ce trajet.

Le dimanche avait une autre texture. La ville quasiment déserte, la sensation d’étirement du temps. Et ce bus qui tournait toujours, encore plus vide, évidemment, que la semaine. Je l’observais de ma fenêtre, en travaillant, et en pensant à elle. Je commençais à connaître son fonctionnement, et j’avais remarqué que le samedi après-midi était le moment le plus chargé, quand pas mal de personnes qui n’avaient pas de voiture s’en servaient pour aller faire des courses, revenant avec des sacs pleins, et envahissant le bus.

La surprise qu’elle m’a faite, c’est que je n’ai pas été le premier à monter dans le bus. Elle était déjà là. Elle avait une robe toute simple, les jambes gainées de nylon. Elle était calée au fond, en face de l’allée. Son visage s’est éclairé de joie quand elle m’a vu, et elle a soulevé sa robe haut, me dévoilant son ventre, son absence de culotte et ses bas auto-fixants.

Je t’attendais ! J’ai voulu te faire une surprise en montant avant toi…

Je me suis installé près d’elle, glissant de deux places pour qu’elle se pose à côté de moi et qu’on échappe à la vigilance du conducteur. Elle a pris ma bouche pour un long baiser, avant qu’elle ne plonge sa main dans son décolleté et n’en sorte un préservatif emballé.

Aujourd’hui on a tout le temps du monde. J’ai envie que tu me remplisses avec ta queue, et que je la garde longtemps en moi.

Elle m’a défait, et tiré ma queue à l’air libre, à laquelle elle a jeté un air gourmand.

C’est ça que je veux dans mon ventre… Je veux que tu me l’enfonces et qu’elle me remonte dans l’œsophage.

J’ai failli lui dire que biologiquement, ça allait être difficile, mais on était déjà dans l’action. Elle a ouvert l’emballage, et en a tiré le préservatif gluant de lubrifiant. Le tenant entre son pouce et son index, d’un seul mouvement, qui disait une certaine habileté, elle l’a descendu sur moi. Je me suis retrouvé, en une poignée de secondes, gainé de latex de mon gland, dont coulait un suintement abondant, à la base de mon sexe. Elle a dégagé le haut de la capote, pour laisser un réservoir, puis, sans attendre, elle est venue se positionner au dessus de moi, me présentant son dos. Je l’ai attrapée par les hanches, pendant qu’elle soulevait un pan de sa robe. La tête de mon sexe est venue taper contre sa cuisse. Elle a attrapé ma tige pour la guider vers sa vulve. Malgré le latex, j’ai eu une sensation d’humidité, celle de la déchirure de son sexe, et je suis rentré en elle, gainé par ses muqueuses qui m’ont pris comme un gant prend une main. Elle s’est posée sur moi, ma queue entièrement rentrée en elle. Elle a poussé un petit soupir.

Oh, mon Dieu, comment on peut vivre sans ça… Oh que c’est bon… Retiens toi surtout, je veux te garder longtemps en moi…

On est restés comme cela, immobiles, pour bien s’imprégner des sensations mutuelles, pour elle de sentir mon sexe qui l’envahissait, pour moi de la percevoir autour de moi,Ses sécrétions coulaient sur moi en cascade.

Elle s’est mise à bouger, en prenant appui sur mes cuisses, dans des mouvements secs ou plus longs.

J’ai pensé à la perversion de notre position. Pour qui nous voyait de l’extérieur, elle était simplement assise sur moi, sans que ma queue soit enfoncée en elle jusqu’à la garde.

On a fait le tour de la ville comme ça, laissant nos regards glisser sur le paysage urbain rehaussé par cette belle journée de printemps, nous recentrant quand un frottement nous ramenait au charnel de notre union. Ça a duré longtemps, dans le bus toujours miraculeusement désert, jusqu’à ce qu’elle me dise :

Je vais te faire quelque chose que je réussis très bien, et que j’ai découvert par hasard. On a des dons qu’on ignore jusqu’à ce qu’ils se révèlent. Retiens-toi aussi longtemps que tu le peux, mais je pense que tu vas jouir bien vite.

Je n’ai pas compris où elle voulait en venir avant qu’elle ne resserre le muscles de son con autour de moi. Elle l’a fait plusieurs fois. C’était comme si elle avait simplement pris ma queue dans sa main et avait comprimé celle-ci, mais c’était différent, et mille fois plus excitant. J’ai senti la jouissance arriver sur moi comme un train à grande vitesse, je me suis efforcé de m’écarter de son chemin, mais il était trop tard. J’ai explosé en mille morceaux.

Ce qui a déclenché sa jouissance à elle, ça a été quand mon sperme est sorti, giclée après giclée, remplissant la capote. Elle s’est retenue de ne pas hurler parce qu’on était dans le bus.

C’était d’ailleurs peine perdue.

On ne s’était pas rendus compte que le bus avait stoppé, et qu’il était immobilisé un peu plus longtemps qu’à l’accoutumée. On a sursauté quand on a vu au dessus de nous l’un des chauffeurs de la ligne, un vieux type moustachu, au teint couperosé, avec un bide énorme d’alcoolique. Il nous a jeté :

Vous n’en avez pas assez de venir baiser dans le bus ? Il y a des caméras partout…Vous partez et vous ne revenez pas, sinon je déposerai une plainte.

On avait été très naïfs de penser que ses rétroviseurs étaient ses seules armes. A cause des menaces de violence perpétuelle dans le bus, il avait sur son tableau de bord un écran qui faisait défiler des vues prises par des caméras pas vraiment visibles, sauf pour celui qui regardait ou qui savait.

On est descendus du bus. J’avais perdu, dans nos orgasmes, la perception de l’endroit où nous nous trouvions, mais je me suis rendu compte que nous étions une station avant celle qui se trouvait devant chez moi.

Plein d’espoir, je lui ai proposé :

Si on allait chez moi finir l’après-midi… Ça ne sera pas le bus, mais ça peut quand même être bien…

En guise de réponse, elle m’a souri.

Cinq minutes plus tard, je lui présentais mon appartement.

Hmmmm, a-t-elle fait. Voyons si tu bandes encore…

Elle a tendu la main vers ma queue. Je bandais encore parce qu’elle était une source inépuisable de désir.

Bon, je crois qu’on va aller en priorité dans la chambre…

Elle s’est glissée sur le lit, basculant à quatre pattes, retroussant sa robe.

J’adore en levrette. Et toi ?

Je lui ai répondu en plantant ma queue de nouveau très dure, en elle.

Elle n’a jamais vraiment quitté l’appartement depuis.

Je regarde passer le bus de ma fenêtre, en travaillant, avec nostalgie, en pensant que nous nous y sommes connus, et que sans cela, nous ne serions pas ensemble. Dommage que nous y soyons interdits… Mais un jour les choses changeront et on pourra le reprendre et revenir à nos premières amours, car c’est vrai, cette expérience unique nous manque.

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