Tournage en grande surface partie 1

Tournage en grande surface partie 1

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Frederic Gabriel




 

Justin, mon petit ami, déboule dans la pièce.
— Toujours pas changé d’idée ?
— Non. 300000 personnes nous suivent sur le site et le chiffre augmente chaque jour. On se doit de les satisfaire. Ça fait une semaine qu’on n’ a rien mis, et on a des demandes. Et en plus j’en ai très envie.
— Tu as choisi ?
Je lui montre le dossier que j’ai constitué. Un magasin de meubles et d’électroménager qui a ouvert il y a six mois dans une nouvelle zone commerciale. Un C… Il fait partie d’une chaîne. C’est un magasin nouvelle génération. Immense. Je lui montre son emplacement sur le plan, ainsi que des photos que j’ai récupérées de l’intérieur.
— Ça va être parfait… Je m’équipe et on y va.
Moi aussi, je m’équipe. On a sur nous plusieurs caméras miniatures, et ensuite on fait un montage de tout ce qu’on a filmé. Les meilleurs plans.
J’adore ces moments. Ils m’excitent. D’ailleurs j’ai déjà, alors qu’on n’est même pas partis, la chatte ouverte et humide.
L’idée nous est venue il y a un an. Avant on faisait des pornos très classiques, on se filmait en train de baiser. Attention, on ne faisait pas n’importe quoi, on voulait faire des films aussi excitants que crus, on les balançait sur notre site, et on avait énormément de public. Mais un jour, en passant devant un centre commercial, j’ai eu une idée. Un flash.
C’est comme ça qu’on a pris un deuxième envol. Sans imaginer qu’on pourrait avoir autant de succès. On avait trouvé un concept qui plaisait. Le soir même où l’on avait mis en ligne les premières vidéos, j’ai fait un tour sur le site. Je faisais une fellation à Justin dans une cabine d’essayage, et il baissait ma culotte et frottait mes lèvres avec son gland dilaté au rayon des eaux. D’habitude, on avait au bout d’une journée, 50 vues… Là, 5838… Je n’en revenais pas. Et le double le lendemain.
Alors on a décidé de continuer.
On se gare devant le magasin. Il vient juste d’ouvrir. On lance les caméras et on filme un premier plan… Un plan large… On voit l’ensemble du magasin au second plan, et, au premier, moi, pliée en deux, la robe relevée, offrant mon cul nu, en faisant un petit bonjour. Quand on va dans ce genre d’endroit, je suis totalement à poil, et je mets une robe ou une jupe. S’il fallait que je mette une culotte, ou même un collant… Il faut être rapide, pour révéler ou masquer. On a appris au fur et à mesure.
Généralement, on floute ensuite le nom de la grande surface, mais c’est pour montrer qu’on ne truque rien. On a eu un jour un message d’un grincheux qui nous a accusé de faire des faux, et de tourner en fait dans un studio aménagé.
On pénètre dans le magasin. Il y a là les clients de la première heure. On examine les locaux. On repère les caméras. Il y a toujours des angles morts, et c’est dans ces angles morts qu’on va généralement s’installer.
On a appris à regarder les magasins autrement. Les rayons, dans la manière dont ils sont disposés, forment souvent des sortes d’alcôve, dont on profite.
On avance, semblant examiner canapés, étagères. C’est justement là, au niveau des étagères, qu’on repère un vaste espace dont on peut profiter. En effet, celles-ci sont aménagées de telle manière, involontaire, bien sûr, qu’elles masquent du reste du magasin. De plus, elles côtoient le rayon des fauteuils.
On se positionne en suivant nos envies. Je relève ma jupe, et je reste debout, offrant mon sexe à Justin, qui lui s’installe sur le fauteuil. Il pose ses mains sur mes cuisses, et vient me fouiller de la langue. Les caméras tournent.
Je dois bien l’avouer : rien ne m’excite plus que de tels moments. Ce qu’il trouve sous sa langue, c’est un sexe ouvert, qui dégouline littéralement, et un clitoris tout dressé. J’aime m’exhiber, prendre le risque d’être prise en flag, j’aime le filmer, et ensuite mettre les meilleurs moments sur notre site. J’aime penser qu’il y a un peu partout des hommes qui font aller et venir leur main sur leur queue roide, et jouissent en me regardant. Mais ce que j’aime aussi, c’est ces moments où dans un magasin, mon regard accroche celui d’un client, un homme, et que celui-ci comprend ce que nous faisons. Souvent, c’est un homme d’âge mur, un retraité, et je lis dans son regard son regret de ne pas avoir vécu de tels moments, lui qui a toujours connu une sexualité sage, ou de ne pas avoir la chance d’être à la place de Justin.
La jouissance me prend au débotté, et je ne peux m’empêcher de pousser un petit gémissement. L’orgasme explose dans mon ventre et se propage à tout mon corps.
— Excusez-moi !
Je laisse retomber ma jupe. À côté de nous, il y a une ravissante petite brune, aux traits fins, qui nous fait un immense sourire. Elle porte le T-shirt rouge qu’arborent tous les vendeurs du magasin, avec un badge qui annonce son prénom LÉONORE et sa fonction VENDEUSE.
— Je ne veux pas vous déranger ! Je suis une de vos admiratrices !
On se regarde Justin et moi, en se demandant si elle se fout de nous. Pourtant son sourire a l’air totalement sincère.
— Je vais sur votre site régulièrement. J’ai toujours espéré votre visite, même si je n’y croyais plus trop ces derniers temps. J’ai eu raison de ne pas désespérer. Enfin vous êtes là ! Je voudrais participer à un de vos tournages !
Je ne suis pas vraiment surprise, même si c’est la première fois qu’on vient nous trouver dans un magasin en nous proposant de participer. Dans le courrier qu’on reçoit, il y a de nombreuses propositions. On nous demande si on fait des castings. Alors que nos tournages restent artisanaux.
On se dit que c’est peut-être l’occasion de passer à un échelon supérieur. Ce serait bien, pour ce film, et pour les prochains, d’intégrer des gens des magasins. Peut-être en s’arrangeant pour qu’on ne voit pas leur visage, pour qu’ils ne subissent pas de représailles.
Pour mieux nous convaincre, elle nous dit :
— Regardez, j’ai tout ce qu’il faut pour tourner…
Et elle soulève sa jupette. Dessous, elle a une simple culotte blanche, qu’elle baisse, pour exhiber un sexe imberbe. Elle se retourne, nous présentant deux fesses aussi charnues que rebondies.
— J’ai même repéré quelques lieux sympas. Ça vous tente ?
On la laisse nous guider. Elle nous entraîne vers le coin des lits, sommiers, et matelas. Certains rayons sont quasiment fermés par un surplus de mobilier, disposé devant. Sans attendre, elle se penche sur le pantalon de Justin, et en sort sa queue roide. Elle tombe à genoux et fait aller et venir sa bouche dessus, une bouche dégoulinant de salive. On sent en elle le désir de bien faire pour le film. Je me coule à genoux derrière elle et je soulève sa jupe, descend sa culotte, et viens caresser son sexe. J’ai une caméra fixée à la taille, et on verra bien ma main tournant sur ses lèvres. C’est le genre de détail cru dont nos spectateurs raffolent. Ils aiment l’ultra-réalisme, même si celui-ci devient poétique sous la caméra, filmé en gros plan.
À l’autre bout du rayon, un couple de gens âgés passent. Ironiquement, leur regard glisse sur nous sans même nous remarquer. J’ai souvent fait cette constatation qu’il n’y avait pas vraiment besoin de se cacher : la plupart d’entre nous ne prête pas vraiment attention à ce qui se passe autour de lui.
La fille est déchaînée. Soit elle a vraiment envie, soit elle veut donner une bonne image d’elle-même pour le film. Elle fait aller et venir sa bouche sur son sexe, puis elle le relâche, couvert de bave, et elle promène sa langue dessus. Je ressens une pointe de jalousie. Je me dis que Justin n’a jamais la queue aussi dure quand je le suce.
Je me régale d’avoir sa chatte ouverte et visqueuse au bout de mes doigts. Je la fouille, et ça fait des bruits visqueux. Je suis dans sa muqueuse de trois doigts, puis de quatre. Elle coule sur ma main, l’inondant. Ses jus suppurent le long de mon avant-bras. De mon pouce, je viens frotter son clitoris, que je sens érigé et qui se dresse encore plus sous l’action de ma caresse.
— Tu as envie qu’il te la mette, je lui demande ?
— Hmm… fait-elle. Venez avec moi, je connais un endroit tranquille.
Elle se redresse, arrachant ma main couverte de ses liquides intimes. Je la lèche, j’ai toujours aimé le goût des sécrétions d’une femme, et leur odeur, bien sûr. Elle nous amène dans un carré formé par des armoires, et qui n’est de plus accessible qu’après avoir tourné à gauche, puis de nouveau à gauche, à partir d’une allée. C’est certain, on va être tranquilles. Elle le sait mieux que nous, car elle se bascule à quatre pattes, sur un lit posé au milieu, et elle descend sa culotte. Ainsi elle est offerte. Je me laisse tomber sur le lit, et je viens promener ma langue sur son sexe béant, allant des lèvres gonflées et sorties à l’intérieur bien visible, et descendant jusqu’au clitoris.
— Je mets une capote à Justin et il va te la mettre. C’est ce que tu veux ?
Elle se tourne vers moi et me dit :
— Il n’y a rien que je désire plus.

Je sens qu’elle surjoue un peu, et sa phrase ne sonne pas si naturelle que ça, mais la caméra fait souvent ce genre d’effet. Moi-même, je me surprends souvent à sortir des répliques super-kitsch, qui me feraient hurler de rire si je les balançais à Justin dans l’intimité !
Je sors une capote de mon sac à main, j’en déchire l’emballage, et je fais glisser le latex sur le sexe congestionné de Justin. Je me dis qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour qu’il jouisse, là, tout de suite. Un ou deux mouvements de la main… Mais ce serait gâcher son érection. J’accroche sa queue, et je l’approche de la vulve offerte. La petite brune pousse un long gémissement quand il rentre en elle. Je reste là, sale vicieuse que je suis, pendant qu’il va et vient en elle, gardant ma langue au point d’entrée, et je donne successivement des coups de langue sur sa queue quand elle ressort, ou sur les lèvres de la fille, et le pourtour de son sexe. La fille jouit plusieurs fois. Son sexe dégouline, coulant le long de ses cuisses, sécrétions absorbées par la culotte immobilisée juste avant les genoux. Je me dis que ce serait dommage de tremper le matelas. Ou peut-être pas. S’asseyant ici, et sentant l’odeur forte, un client âgé se souviendrait de son passé glorieux.
Je sors la queue de Justin du vagin dégoulinant, avec l’intention de la branler, mais la fille, vive, se retourne et dis :
— J’veux le finir…
Elle arrache la capote, et le masturbe. Justin est au bout, et il crache d’épais jets d’une semence bien crémeuse, qu’elle s’arrange pour se répartir sur le visage. Je me dis qu’elle a vu trop de films pornos. Je me dis aussi que cette séquence fera parfaitement bien sur notre site. Que ça attirera de nouveaux spectateurs, en sortant, de la routine, où il n’y a que Justin et moi. Puis je ne me dis plus rien, parce que deux agents de sécurité déboulent. Ils n’ont pas l’air très contents, et ils nous disent :
— Je pensent que vous allez venir avec nous, tous les trois.
Ça fait trois ans qu’on joue avec le feu. Cette fois, ça y est, on est pris la main dans le sac.

 

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