Tournage en grande surface partie 2

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Frederic Gabriel


chantage



 

Autrefois, quand on amenait un condamné à mort à l’échafaud, il y avait toujours un chemin de croix de sa cellule au lieu où la guillotine avait été installée. C’est un peu pareil pour nous. Encadrés tous les trois par les deux vigiles, on rejoint l’allée, puis on part sur la droite. On revient vers l’entrée. Je me dis qu’ils vont simplement nous mettre dehors mais je comprends que ce ne sera pas le cas quand, sentant un regard sur moi, je lève la tête. Je vois un homme d’une cinquantaine d’années, dans un très beau costume noir, qui nous regarde, appuyé à une rambarde de fer qui fait toute la longueur d’un second étage auquel je n’ai même pas prêté attention en arrivant. Pas vraiment la peine qu’il y ait des caméras, même s’il y en a bien évidemment. Des bureaux avec baie vitrée qui sont installés en hauteur, et qu’on ne remarque pas, on peut tout voir dans le magasin. Ça fait un moment qu’on est repérés, sans aucun doute.
— L’escalier, ordonne un des vigiles.
On entreprend l’ascension du long escalier métallique avec le sentiment de monter vers l’échafaud. Je sens comme une absence derrière moi, je me retourne. Les deux vigiles se sont éclipsés. Par contre, l’homme a avancé jusqu’en haut des escaliers, et il nous attend.
Il y a une bonne volée de marches, et j’ai tout le temps de l’observer. Il est plutôt bel homme. Sous son costume, on devine un corps musclé. Il doit faire pas mal de sport. Il serait plutôt attirant, s’il n’y avait pas autant de froideur sur son visage.
Il nous accueille pourtant d’une manière qui nous déconcerte.
— Je suis très heureux d’avoir enfin à faire à deux célébrités du Net, Laurie et Justin. On se demandait quand vous alliez passer chez nous. Je vous avoue même qu’on était vexés que vous n’ayez pas encore décidé de nous rendre visite. On a quand même un beau magasin, non ?
C’est là qu’on comprend que nous sommes effectivement des célébrités. Les détails qui font référence à la région, même s’ils ne sont pas mis en avant sont suffisamment nombreux sur le site pour que, sans aucun doute les commerçants se soient mutuellement alertés. L’un d’entre eux a du tomber sur le site par hasard, ou être prévenu, et il a mis tout le monde en alerte. Ça me fait sourire, j’imagine un message avec nos deux visages, un peu comme les affiches du Far-West, WANTED !
— Accompagnez-moi jusqu’à mon bureau.
On le suit. Son bureau est juste au bout, et il est fermé par des persiennes. De là, je m’en rends compte il peut voir tout le magasin. Il a bien du en profiter.
Il y a trois sièges, on s’installe donc face à lui.
— Je crois que vous allez avoir de gros problèmes tous les trois.
Il se tourne d’abord vers la petite brune.
— Mademoiselle Centoni, ça va sans dire, mais ça va encore mieux en le disant, vous ne ferez plus partie de l’équipe demain matin. Vous êtes licenciée pour faute grave.
La jeune femme a une attitude de bravache, que j’aurais sans doute aussi si j’étais à sa place.
— Je m’en fous, j’ai réalisé mon rêve. Ce soir, je serai sur leur site, et je serai célèbre.
Pour la soutenir, je lâche :
— On pense même l’engager pour nous accompagner sur d’autres tournages.
Il me fixe droit dans les yeux.
— Malheureusement, mademoiselle, votre carrière va s’arrêter là. Je vais aller porter plainte.
Je ne peux m’empêcher de sourire.
— Je doute qu’aucune de vos caméras de surveillance ne nous ait enregistrés. On n’est pas trop mauvais sur ce plan là.
— C’est certain, ricane-t-il, aucune caméra de surveillance ne vous a enregistrés. Mais par contre, ce n’est pas le cas de CETTE caméra-là.
Il montre une petite caméra DV. Il appuie sur rewind puis play… Il a zoomé, bien sûr, mais l’image est suffisamment nette pour qu’on voie nettement plusieurs scènes explicites.
— Je pense que quand je montrerai ça aux policiers, ils seront ravis. Je ne suis pas un grand expert en législation, mais il me semble bien qu’on pourra vous imputer plusieurs chefs d’accusation qui vous conduiront au tribunal…Attentat à la pudeur, exhibition, que sais-je encore.
Je réfléchis à quelques secondes, avant de lui dire :
— Je peux vous parler en tête à tête ?
Il semble surpris.
— En tête à tête ? Si vous voulez…
Du regard, je fais signe à Justin et à la jolie brune de sortir. C’est moi qui suis à l’origine de tout, c’est à moi de nous tirer de cette situation.
— Je pense qu’on peut faire un marché ?
— Un marché ? Ah bon ?
— Vous êtes un homme, et me semble-t-il, à en juger par le regard que vous m’avez jeté alors que je montais jusqu’à vous, sensible à mes charmes.
Il attend, ne répond rien, peut-être parce qu’il craint de s’engager dans un sens ou dans un autre.
— Vous êtes un homme, et je crois que comme tout homme qui se respecte, vous désirez les femmes dont vous croisez le chemin, et qui sont suffisamment jolies, même si, dans beaucoup de cas, il n’y a rien au-delà d’une simple convoitise, qui s’éternise ou pas. On ne regarde pas pareillement une simple femme qu’on croise dans la rue et celle avec laquelle on travaille tous les jours.
— C’est très intéressant, ricane-t-il. Où voulez vous en venir ?…
— Je suis convaincue que vous allez très souvent sur mon site, et que, si moi je ne vous plais pas forcément, la situation, elle, vous plaît. En fait, ce que vous voudriez, et vous n’en êtes peut-être pas forcément conscient, c’est être le héros de ces vidéos. Et comme c’est impossible…Vous me faites payer cela.
Il se tait un moment avant de me dire :
— C’est certainement le cas, en effet.
— Voilà ce que je vous propose. Vous ne serez pas sur une vidéo, mais je peux vous donner ce que je donne aux hommes sur ces vidéos. Et vous nous laissez partir en échange.
Son regard s’illumine. Il fait semblant d’hésiter, mais il a déjà choisi.
— Marché conclu.
— Vous en aurez pour votre argent, je lui promets.
Je me lève et je contourne le bureau. Je suis tentée de lui faire une lap-dance. On lui en a peut-être fait dans des clubs. Ou c’est une grande première. Je lui tourne le dos et je pose mes mains sur les deux accoudoirs de son fauteuil. J’ai une croupe pleine, une partie de mon corps dont je suis fière. Je viens la poser au niveau de son ventre, puis je me fais glisser, lentement, en l’effleurant à peine, jusqu’à ses genoux. En passant, j’ai senti sa queue, semi-bandée. Je reviens en marche arrière à mon point de départ. Je refais le même mouvement, aller et retour, plusieurs fois. Je sens son corps se tendre. Sa queue aussi. La 5eme ou 6eme fois, elle est dure de désir.
Je me pose sur ses genoux, et je le défais. Une queue bien chaude, longue et dure, voilà ce que je trouve. Je la sors des tissus qui la couvraient, et je me mets à la branler.
— Tu n’éjacules pas maintenant ! C’est trop tôt ! Tu te contiens ! On n’en a pas fini…
Je monte sur lui, de telle manière que je lui présente mon cul, dans son intégralité, la jupe roulée à mes hanches. J’attrape sa bite et je la promène dans ma raie, m’attardant sur mon anus, puis je descends entre mes lèvres. C’est un jeu dangereux, je m’en rends vite compte. Je veux l’exciter, mais sentir son gland frotter contre mes muqueuses intimes me tord vite le ventre.
— Aucune fille ne t’a fait ça avant, mon cochon, je lui jette. Avec ça, tu pourras nous laisser partir.
Il grogne que oui, mais je ne sais pas s’il veut dire que personne ne lui a fait ça avant ou qu’il nous laissera partir. Je sens un orgasme monter en moi, qui me prend et me tord le ventre, suivi d’un deuxième, quand, le promenant dans ma raie une fois de plus je sens le sperme chaud qui sort et qui inonde ma fente, coulant jusqu’entre mes lèvres. Je le laisse là, tout près de mon anus. Il se vide, me trempant de son sperme chaud qui dégouline le long de mes cuisses. Je me laisse tomber du fauteuil, poisseuse de sa semence. Je range sa bite dans son pantalon.
— Allez, partez, me jette-t-il. C’était… Très bon… Si tu as envie de revenir, c’est quand tu veux.
Il ne s’est pas rendu compte que j’avais subtilisé la caméra DV, autant par crainte qu’il ne tienne pas vraiment sa parole que parce que je vais récupérer les images pour les mettre sur mon site.
Je rejoins Justin.
— C’est bon, on peut partir.
Je me tourne vers la petite brune.
— Qu’est-ce que tu fais ? Je pense que la sentence est annulée.
— Je vais rester alors. Mais j’aimerais quand même participer à vos tournages.
— Envoie-moi tes coordonnées sur le site.
Le sperme coule encore entre mes fesses, de mes lèvres, et le long de mes jambes quand on quitte le magasin.
J’ai préparé les vidéos tout l’après-midi. J’ai incorporé, sans faire apparaître le contexte, le moment avec le responsable, en floutant son visage, parce que les caméras tournaient.
Le lendemain matin, on avait passé un nouveau cap de vues, avec des messages, dont celui d’un homme qui avait un pseudo, mais j’ai compris de qui il s’agissait. « Bien joué ! »

 

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  1. Frauciel Gontran le à
    Frauciel Gontran

    Appétissant ce petit chantage!
    peut-être aurais-je aimé un peu plus de contraintes ,alors que là, on ne lui prend pas, c’est elle qui se donne

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