Trous de gloire en rase campagne

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Frederic Gabriel


à plusieursexhibition et voyeurismetabou



 

Mon mari et moi travaillons pour un grand groupe pharmaceutique. Nous nous occupons de la gestion du personnel. Oh, ce grand groupe, vous le connaissez certainement. Vous avez sans doute, sans même le savoir, un jour ou l’autre, acheté un médicament ou un produit cosmétique fabriqué par l’une de ses filiales.
Dans cette société on bouge beaucoup, pas le choix. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés en Champagne-Ardenne, devenue aujourd’hui une partie du Grand Est, là où le groupe possédait une filiale spécialisée dans les produits de beauté. Le week-end, nous en profitions pour sortir. On a toujours aimé découvrir la France, dans toute sa beauté, et les petits villages, aussi modestes qu’éblouissants, qui la peuplent.
Mais on a aussi découvert autre chose. Surtout moi, d’ailleurs…
Tout a démarré très banalement. C’était un week-end comme un autre. Mon mari et moi, comme toujours, prenions la voiture et nous laissions guider par le hasard. On partait sur une route, puis encore sur une autre. Je conserve le souvenir des vignobles le long desquels on est passés, ce matin-là, qui bien sûr étaient omniprésents, région viticole oblige. À midi, nous nous sommes arrêtés dans le petit village de A… Une bourgade paisible. Du moins en apparence. On a repéré quelques particularités locales, en particulier un musée qui exposait de magnifiques céramiques, avant de chercher un restaurant. Il y en avait trois qui bordaient la place principale. Nous avons opté pour celui qui proposait une carte végétarienne. Nous n’avons jamais trop aimé la viande. Le cuisinier avait fait le choix de travailler autrement, un choix abondamment récompensé si l’on en croyait les multiples panneaux apposés dans l’entrée. On a très bien mangé. On est finalement repartis sur le coup de deux heures. On avait l’après-midi devant nous.
Avant de quitter le village, nous avons fait halte au fameux musée de la céramique. De superbes pièces. On a repris la voiture, et on a roulé.
Nous traversions un petit village quand mon mari a dit :
— Tiens, regarde, une épicerie. Je vais m’arrêter pour prendre quelques barres chocolatées.
Les barres chocolatées, c’était sa passion. Des amis à lui en ramenaient même de l’étranger. Il y avait sur d’autres continents toute sortes de marques qu’on ignorait ici, et qu’il trouvait plus savoureuses. S’il avait existé un truc aussi absurde qu’un club des amateurs de barres chocolatées, mon pauvre mari en serait président !
— Je viens avec toi. J’ai envie de me dégourdir les jambes.
L’épicerie était installée à l’entrée du petit village. C’était un bâtiment blanc, oblong, à l’intérieur plutôt sombre. Ça semblait plus grand une fois dedans. On a découvert une sorte de caverne d’Ali Baba, où l’on pouvait trouver tout ce que l’on voulait.
Au comptoir, se trouvait une jeune femme à la beauté sidérante et hors du temps. Elle m’a fait penser à ces filles des années 50 et 60, ces pin-up, qui avaient disparu par la suite, pour des représentations plus agressives de la féminité, même si elles étaient de retour actuellement. Si on avait du la dessiner, on aurait représenté les traits marquants de sa personne, sa bouche rouge, ses cheveux d’un noir de jais, brillants de santé, très longs, qui encadraient son visage et descendaient très bas, et cette robe bleue, ajustée à son corps qui mettait en valeur un corps parfait et désirable, poitrine lourde, taille fine, hanches marquées, fesses charnues. J’ai d’ailleurs remarqué du coin de l’œil que mon mari tiltait. Elle nous a accueilli avec chaleur, nous souriant.
Il est parti chercher les barres chocolatées qu’il convoitait, pendant que je prenais une simple bouteille d’eau. Ça n’a été qu’à ce moment que je me suis rendue compte que j’avais vraiment très envie de faire pipi, la vessie pleine à exploser. Il était vrai que je ne m’étais pas vidée depuis qu’on était partis de la maison, que j’avais bu le matin dans la voiture, à la fin du repas, et que je n’avais pas été faire un tour dans les toilettes du restaurant. Et maintenant, j’étais face à une réalité humide. C’était une question de minutes. J’aurais pu demander à mon mari de m’arrêter au bord d’une route et aller au pied d’un arbre, mais cinq minutes plus tôt, je n’avais aucune envie ou je n’en étais pas consciente.
— Il y a des toilettes quelque part ?
— Des toilettes… Oui, bien sûr. Je vous donne la clef. Il faut ressortir, et aller sur la droite. C’est marqué sur la porte.
J’ai été rejoindre mon mari pour lui dire que je le laissais payer l’eau, et que j’allais aux toilettes. Il a acquiescé, tout occupé à choisir ses barres chocolatées, ravi de dénicher des marques qu’il ne trouvait pas ailleurs.
J’ai senti le regard de la femme brune sur moi pendant que je sortais du magasin. Elle était vraiment magnifique. Je vis avec un homme, mais j’ai toujours eu des penchants pour les femmes, qui ont parfois eu l’occasion de s’exprimer. Je me suis dit, même si ça n’était qu’un rêve, que je serais bien revenue seule, pour la séduire.
Elle ne mentait pas, juste à côté du bâtiment de la supérette proprement dit, il y avait un deuxième bloc, sur lequel était marqué toilettes. J’y ai pénétré.
Le lieu était ultra-propre, sentant une odeur de lavande. C’était spacieux, avec deux lavabos, un sèche-mains, et deux blocs, l’un marqué avec le symbole d’une femme, l’autre avec le symbole d’un homme. Je me suis glissé dans celui avec le logo d’une femme. Un siège m’attendait. J’ai roulé ma jupe à ma taille, descendu ma culotte. J’avais mis des bas stay-up parce que ça plaisait à mon mari. La journée de sortie du samedi se terminait souvent au lit.
Quand on très envie de faire pipi, souvent, au début, on est bloqué. C’est ce qui m’est arrivé. Mais ma vessie s’est finalement libérée, et un grand trait d’urine est venu frapper l’émail de la cuvette, suivi par plusieurs autres. Dans la vie, on éprouve parfois du soulagement pour peu de choses. Se vider la vessie en est une. Je me sentais mieux.
C’est alors, et alors seulement, que j’ai remarqué la configuration des toilettes. A ma gauche ainsi qu’à ma droite, se trouvaient deux cloisons. Ce n’était pas deux cloisons classiques. On y avait découpé des ronds, à différentes hauteurs. Il y en avait trois d’un côté, espacés de quelques centimètres, et quatre de l’autre.
Il y a un schéma qui est souvent utilisé, selon lequel les hommes aiment le sexe, alors que les femmes sont très fleur bleue et ont des rêves beaucoup moins crus. Ce schéma ne s’appliquait certainement pas à moi. J’avais toujours aimé faire l’amour, j’avais d’ailleurs démarré très tôt. Contrairement à pas mal de personnes, pour moi, il y avait le sexe d’un côté, et l’amour de l’autre, et les deux ne fonctionnaient pas forcément ensemble. Je n’avais pas éprouvé grand-chose pour les garçons et les filles avec qui j’avais multiplié les expériences dans ma jeunesse, autant par envie que par curiosité. J’étais par contre tombé réellement amoureuse, pour la première fois, de l’homme à qui je m’étais marié. Ça faisait 12 ans qu’on se connaissait, 10 qu’on était mariés. Il m’était apparu très vite que, si certains ont un appétit immodéré pour les rapports sexuels, ce n’était pas son cas, et j’avais malheureusement du faire avec. Il avait très peu envie, moi j’avais très envie. J’avais donc composé avec ça. Si un homme se présentait sur ma route, je lui mettais le marché en main. Nous n’aurions que des rapports éphémères, et nous serions des sex-friends. Et quand il n’y avait personne, j’adorais regarder des films pornos, en me caressant. C’était un peu une drogue pour moi. Je faisais ça de manière discrète, quand j’étais seule. On critiquait beaucoup le porno, en disant qu’il n’était pas réaliste, c’était sans doute le cas, mais il m’avait permis de découvrir pas mal de choses, et me procurait de l’excitation et du plaisir. Les orgasmes que j’avais pu avoir en me frottant le clitoris en regardant des filles jouer avec des sexes d’homme, les prendre dans leur bouche ou dans leur ventre avaient été, à bien y réfléchir, aussi forts que ceux que j’avais pu avoir en faisant l’amour avec un homme.
Et si je n’avais pas eu l’occasion de regarder des pornos, sans doute que je n’aurais pas su qu’ici, on avait aménagé des glory holes, des trous de gloire. Ca me paraissait d’ailleurs totalement irréel, de trouver un tel aménagement ici, en rase campagne.
Ou peut-être pas, après tout. C’était un moyen d’avoir du sexe d’une manière plus aisée dans un endroit où c’était difficile.
Je me suis secouée pour faire tomber les dernières gouttes d’urine de moi, je me suis essuyée, j’ai tiré la chasse, puis je me suis rajustée et, assise sur le couvercle et j’ai attendu.
Je n’ai pas eu à attendre longtemps. La joie et l’excitation se sont emparées de moi quand j’ai aperçu la queue, toute dilatée, qui est apparue sur ma droite. Une queue semi-érigée, qui ne demandait qu’à s’allonger et s’épaissir pour peu qu’une main ou une bouche habile ne s’en occupe.
À ce moment, j’avais tout oublié. Que mon mari m’attendait sans doute, qu’il fallait repartir. J’étais dans l’instant. J’ai pris cette queue au creux de ma main. Elle était chaude, épaisse. Je l’ai caressée, entendant les gémissements de contentement de l’homme qui était derrière. Je voulais la prendre dans ma bouche, m’en dilater les joues, mais je n’ai pas eu le temps d’aller plus loin. Incapable de se contenir, il a craché sa semence en traits copieux, dont certains ont atterri sur le sol, d’autres sur mon visage, proche, et mes cheveux. Mais déjà, deux autres queues apparaissaient, une de chaque côté. Je n’étais plus qu’une bouche et une main, prête à accueillir des dizaines de bites. J’ai entrepris de caresser l’une et englober l’autre de mes lèvres.
J’imaginais les hommes du village passant leur journée à guetter, et quand enfin une proie pénétrait dans les toilettes, se précipitant en présentant leur queue. Je comprenais mieux à présent le léger sourire de la gérante de l’épicerie, et cette étincelle dans son regard quand je lui avais demandé s’il y avait des toilettes, et qu’elle m’avait tendu la clef. Mais j’imaginais qu’il n’y avait pas que les femmes de passage qui avaient un besoin urgent qui se voyaient présenter une ribambelle de queues, à elles de les honorer ou de s’enfuir en courant. Les filles du village devaient venir ici, aussi, demander la clef. L’anonymat était sans doute relatif, les femmes devaient être clairement identifiables, quant aux hommes, à force, on devait pouvoir rattacher une queue à un corps et un visage. Le principe même du glory hole était battu en brèche, mais ça n’était pas le plus important. Ce qui l’était, c’était de pouvoir prendre du plaisir.
Au bout de quelques minutes, j’ai changé, branlant celui que j’avais sucé, et suçant celui que j’avais caressé. Leurs queues avaient doublé de volume. Le goût du sperme m’a soudain rempli la bouche, ce sperme, identique et différent qui a arrosé ma main. J’ai avalé goulûment la semence qui remplissait ma bouche, la laissant couler dans mon gosier, puis je suis venue lécher ma main. La bête se libérait en moi. Je m’étais rhabillée, mais j’ai retroussé ma jupe. J’avais le ventre en feu, le clitoris tout dur, et j’avais envie de me caresser pour me soulager. Puis, j’ai pensé que je pouvais faire mieux. Une queue, déjà quasiment en pleine érection a fait son apparition par le trou. Je me suis redressée, j’ai descendu ma culotte à mes genoux, et attrapant la queue, je suis venue frotter le gland contre mes lèvres. Le type de l’autre côté, qui s’attendait à ce que je le prenne dans ma main ou ma bouche a été très surpris. En quelques secondes seulement, j’ai joui sous l’effet de cette caresse. Mais il en a fait autant, m’arrosant le pubis de semence. Je voulais encore me frotter ainsi, une queue juste derrière moi venait d’apparaître par l’autre trou. Je me suis retournée, l’ai attrapée, et me suis frottée pareillement, pour un résultat identique, un autre orgasme m’a traversée, puis encore un autre, parce que le gars a tenu un peu plus longtemps avant de se libérer de sa semence sur ma chair. La queue suivante, je l’ai prise par derrière, la coinçant entre mes cuisses, de telle sorte que sa partie supérieure venait frotter contre mes lèvres, sans pouvoir rentrer dedans. Il a libéré son sperme dans mes mains que j’avais placées juste devant son gland, à la sortie de mes cuisses. J’ai tout lapé.
Le temps n’avait plus réellement de consistance pour moi. Il y a eu d’autres queues, plein, de toutes tailles, que j’ai prises, selon mon envie, dans ma bouche, dans ma main, ou les frottant contre mes lèvres, par devant ou par derrière. J’avais l’impression de baigner dans le sperme, entre ce que j’avais avalé, et ce qui couvrait mes chairs.
Le meilleur était pourtant encore à venir. Aux queues a succédé, à mon grand étonnement (ça, je ne l’avais pas vu dans les films pornos !) un sexe de fille, qui s’est plaqué à l’un des trous, offert. Mon vagin s’était un peu asséché, j’ai senti du liquide couler de nouveau, d’abondance, sur mes parois internes, pour dégouliner à l’intérieur de mes cuisses. Je me posais beaucoup de questions, mais je n’avais aucun doute à avoir concernant l’appartenance de ce sexe imberbe, dilaté d’excitation, lèvres gonflées et sorties, clitoris dressé. Avec un enthousiasme que les dizaines de queues n’avaient pas étouffé, je suis venue poser ma langue dessus, me baladant des lèvres au goût amer au clitoris que j’ai pris entre mes lèvres pour tirer dessus. La fille derrière la paroi s’est mise à gémir, m’inondant la bouche de ses sucs intimes.
Je me suis levée et j’ai été ouvrir la porte.
— Viens ! j’ai crié. Je veux te voir, je ne veux pas que tu ne sois qu’une chatte en face d’un trou !
La gérante de la supérette a fait son apparition. Elle s’était débarrassée de sa robe, ne gardant qu’un soutien-gorge rouge, le ventre nu. Je l’ai attrapée par ses fesses pleines, et je me suis revenu sur son sexe, tournant sur ses lèvres, suçant son clitoris, glissant ma langue en elle, puis mes doigts… Elle a gémi, a joui plusieurs fois, m’inondant de ses sécrétions. Je me suis basculée en arrière sur le siège, ouvrant mes cuisses autant que je le pouvais, lui présentant mon ventre et lui proposant :
— Rends-moi la pareille et fais-moi jouir.
Elle ne s’est pas fait prier, et j’ai joui autant qu’elle, crachant ma jouissance sur son visage et son corps.
On s’est rhabillées ensemble. J’avais au moins appris que sous sa robe, elle avait juste un soutien-gorge. Mais c’était une manière de ne pas briser les lignes de ses vêtements. Elle s’est plaquée contre moi, m’a embrassé à pleine bouche avant de me dire :
— Si tu repasses par ici, viens me voir. On fera mieux. J’ai un petit appartement au dessus de l’épicerie. Je me harnacherai et je te fouillerai le cul. Je te ferai jouir cent fois. Aujourd’hui ce n’était qu’un hors d’œuvre.
En sortant, j’ai vu que mon mari était déjà au volant. Il m’a tendu la bouteille d’eau sans poser de questions. Il a redémarré, conduisant tout en mastiquant une barre de chocolat.
Ça n’a été que plus tard que je me suis rendue compte que l’une des queues qui s’étaient présentées dans l’un des trous était certainement la sienne, même si on n’en a jamais parlé.
Le temps est passé, trois mois depuis cette sortie.
Ce samedi, on ne sort pas ensemble. Son père lui a demandé de passer pour régler un problème de succession, il veut lui faire une donation, et je ne tiens pas à y aller, car je ne m’entends pas avec ses parents. Il part en me disant :
— À ce soir, je rentrerai tard dans la nuit !
Une journée pour moi. Ça me laisse largement le temps de faire un saut à l’épicerie. Je vais vérifier si sa promesse se vérifie.
Rien que de m’imaginer à quatre pattes sur le lit, fouillée par un gode attaché à sa taille, j’ai déjà la culotte trempée !

 

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