UAR partie 1

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Frederic Gabriel


lesbienromance



Partie 1

Il faut sans doute toujours qu’une histoire commence à un moment précis. Pour moi et pour Charline, ça a été en milieu d’un dimanche après-midi.

Comme elle le faisait depuis maintenant cinq ans, Charline venait passer le dimanche après-midi avec moi. C’était rare qu’on ne soit pas ensemble ce jour-là, et à ce moment-là, même si on se voyait aussi dans la semaine, bien sûr. Mais c’était une tradition bien établie, depuis qu’on avait succombé cinq ans plus tôt, à une attirance saphique qui s’était transformée en passion durable. Comment c’était venu ? Et bien comme cela, un dimanche après-midi, on s’était retrouvées ensemble, pour un tout autre motif, et on s’était figées, face à face, se rendant enfin compte que depuis un moment, nous étions attirées l’une par l’autre, et succombant enfin. La bouche de l’une sur la bouche de l’autre, la langue de l’une au contact de l’autre, et les mains fouillant sous les vêtements de son vis-à-vis. Nous avions perfectionné depuis ce que nous avions fait ce jour-là, nos caresses manuelles et buccales, sans jamais nous lasser.

Charline est arrivée sur le coup de deux heures, alors que je finissais de travailler sur un devoir de droit. Elle aimait bien s’apprêter pour m’exciter, et ça n’a pas loupé. Mon regard s’est posé sur elle, et le feu s’est mis à couler dans mes veines. Elle avait adopté le look écolière pute, jupe ultra courte avec un blazer assorti, chemise blanche tendue par sa poitrine lourde sans soutien-gorge. J’ai lâché une bonne gorgée de mouille quand mon regard s’est posé sur ses seins qui se dessinaient, ronds et fermes, avec des aréoles roses collées au tissu. Elle avait gainé ses jambes de bas de laine noire, mais malgré tout chaussé des escarpins avec des talons d’une dizaine de centimètres qui la cambraient.

Quand je la voyais, qu’elle soit déguisée ainsi ou pas, je n’avais qu’une envie, venir sur elle, de mes mains et de ma bouche.

Sa venue du dimanche avait un côté ritualisé, un peu comme dans les familles, on prépare un bon repas, on met éventuellement des habits un peu plus classe, on fait une sortie en fin de matinée, et une autre en après-midi, tous ensemble. Nous, nos rituels tournaient plus autour du sexe. On essayait à la fois de faire plaisir à l’autre en lui donnant ce qu’on savait qu’il aimait, et d’innover. Ainsi, j’avais gainé mes jambes de bottes, une paire qu’elle ne connaissait pas, qui arrivaient en dessous du genou, en cuir fauve, avec des plissements, et des talons aiguille, parce qu’elle m’avait confié « Ça m’excite terriblement de te voir bottée… Je dois être fétichiste… Si un jour on vit ensemble, comme je le souhaiterais, ce sera bottes matin midi et soir, et je t’en offrirai des dizaines de paires… »

J’avais aussi mis un jean très moulant, un de ces jean qu’on fait aujourd’hui, très collant, et ce jean là collait à mon pubis, à mes lèvres, dessinant mon sexe avec une rare précision, les bosses de mes lèvres, la fente au milieu, mais soulignait aussi la plénitude de mes fesses, dont les talons fins accentuaient la cambrure. Et dessous, j’avais une petite surprise, à laquelle elle ne s’attendait pas.

Elle s’est approchée de moi pour se mettre à portée de mes mains. J’ai soulevé la jupette. Dessous, comme le costume l’exigeait, j’ai trouvé une culotte en coton blanche. Mais elle était déjà souillée par son excitation. Des tâches de mouille avaient traversé le tissu, faisant des aréoles humides, sans pour autant rendre le tissu transparent pour voir sa chair en dessous. J’ai appuyé mon doigt sur le coton, retrouvant la sensation de cette vulve que je connaissais pas cœur, mais dont je ne me lassais pas. J’aurais pu et je pouvais la dessiner dans le vide. Quand j’étais seule et que je me caressais, c’était à cette chatte, à ce ventre, à ces seins que je pensais…

Elle a poussé un petit feulement alors que j’appuyais.

Oh, arrête, tu me rends folle à me toucher comme ça…

Alors je vais te toucher autrement…

J’ai descendu la culotte blanche à mi-genoux pour dévoiler son sexe. Rien que l’idée de venir devait l’exciter très tôt dans la journée, parce qu’elle était déjà bien dilatée, et ses sécrétions faisaient briller sa chair. Quand j’ai enfoncé un doigt en elle, ça a fait un pet vaginal, ça lui arrivait souvent. Mais j’aimais ça. J’ai fait bouger mon doigt en elle, un simple doigt qui l’a faite gémir et couler sur ma main, des sécrétions qui étaient toujours crémeuses.

Elle s’est pourtant dégagée, et retournée pour me présenter un cul, qui, comme le mien, était rebondi. Une fois, on s’était regardées dans la glace, les comparant. Ils étaient charnus, pleins, et allongés. Elle avait dit ‘Tu vois, nos culs sont quasiment identiques. Ça veut tout dire. Nous nous ressemblons, et nos culs le disent.’

Elle s’est penchée en avant, faisant s’ouvrir son cul, en même temps qu’elle me disait :

Regarde j’ai une petite surprise pour toi.

Là où d’habitude j’avais sous les yeux les plissements de son anus, il y avait effectivement une pièce métallique bleue et ronde.

C’est un anal plug… Je me le suis acheté au sex-shop…

Il y avait, à la sortie de la ville, dans une zone commerciale, un sex-shop, discret, dont nous étions devenues des clientes régulières. J’y avais été une première fois pour acheter des boules de geisha. On regardait souvent des pornos ensemble, et on avait été impressionnées par une scène lesbienne, une fille en recevait une autre, elles commençaient à se chercher mutuellement, à s’exciter. Elles décidaient de jouer aux cartes, et celle qui perdait avait un gage imposé par l’autre. Au premier tour de carte, la blonde gagnait, la brune perdait. La blonde imposait à sa copine de lui baisser son jean, de lui enlever sa culotte et de lui lécher la chatte… Elle venait se caler devant l’autre. Même si c’était un porno, ce devait être un porno amateur, parce que les filles étaient à la fois émues et excitées, et c’était mains tremblantes qu’elle défaisait le jean de la fille et le descendait à mi-cuisses. Dessous il y avait une simple culotte blanche qui suivait le même chemin dévoilant une chatte imberbe que le metteur en scène venait filmer en gros plan. On voyait une fente, encore close, mais qui s’animait, un filet de sécrétions sortant au premier contact du doigt, lèvres jaillissant. Mais ce qui nous avait intriguées l’une comme l’autre, ç’avait été la boucle qui dépassait. On avait l’habitude des tampons, mais on voyait bien que ce n’était pas le cordon d’un tampon. Mais on a vite eu la réponse à notre questionnement, quand la fille brune a passé son doigt dans la boucle et tiré, faisant sortir une série de boules de métal accrochées à un cordon. Il fallait croire que c’était efficace, parce que le plan de coupe la montrait avec sur le visage quelque chose qui ressemblait à de la jouissance.

Ce sont des boucles de geisha, avait assuré Charline.

J’avais avoué mon ignorance. J’avais fait des recherches depuis. Charline en connaissait nettement plus que moi et elle m’avait expliqué que la tradition des boules de geisha était liée à la culture japonaise, que c’étaient les geishas qui, les premières, comme le nom l’indiquait, avaient découvert qu’en se glissant des boules en acier dans le vagin, elles pouvaient éprouver un plaisir aussi personnel qu’intense. Elles n’avaient plus besoin de la queue d’un homme. En bougeant dans leur vagin, et en venant taper contre ses parois internes, les boules déclenchaient des ondes de plaisir.

J’avais dit à Charline :

Demain, en sortant du boulot, j’irai en acheter, je les essaierai, on verra si c’est efficace.

Je n’y croyais pas vraiment. J’étais rentrée dans le sex-shop sans aucune gêne, mais en me demandant si j’allais trouver ce que je cherchais. J’avais été consulter l’employé, un blond ouvertement homosexuel dans la trentaine. Il connaissait bien son affaire. Il m’avait emmenée au rayon adéquat et conseillé avec la précision d’un pharmacien renseignant un client sur le meilleur médicament pour lui. Il m’avait montré des modèles en plastique, avec un nombre de boules variables, pour finalement me tendre celui qu’il trouvait le mieux, sans doute le plus proche des boules originales, des boules de métal, une demi-douzaine, réunies par un mince fil. J’avais fait mon premier achat, je ne savais pas que je reviendrais en faire d’autres et que tous ces jouets nous plairaient autant à toutes les deux.

Je suis très curieuse, ce jour-là, sitôt sortie du sex-shop, j’ai eu envie d’essayer mes emplettes. J’étais garée à l’un des étages d’un immeuble qui avait été aménagé en parking quelques années plus tôt. Je n’ai pas eu de mal à trouver un coin d’ombre pour défaire mon jean, baisser mon slip et , après avoir sucé les boules parce que j’avais peur qu’elles me fassent froid à la chatte, j’ai commencé à les introduire dans la chatte une par une, jusqu’à ce que, comme dans le porno, il n’y ait plus que la boucle qui dépasse de moi, avec quelques centimètres de fil. Je me suis rhabillée et j’ai repris ma descente vers le deuxième sous-sol, où j’étais garée.

Je dois dire que je ne croyais pas trop à l’effet de ces boules. Au moins, j’ai eu une bonne surprise. Quand j’ai fait mes premiers pas après les avoir glissées en moi, je n’ai rien ressenti, ce qui m’a conforté dans ma certitude. Et puis… Le premier orgasme est arrivé, en même temps que je prenais conscience du mouvement des boules, dans mon sexe, venant frôler les parois internes de mon vagin. Je me suis dit « Non, pas maintenant, c’est pas possible », et l’orgasme est remonté en moi et a explosé dans mon corps. Je me suis immobilisée, m’appuyant contre le mur. J’ai voulu repartir, pensant que c’était fini, mais à présent, je SENTAIS cette caresse unique, et j’ai joui encore une fois… J’ai enchaîné plusieurs orgasmes en avançant. Au dernier, perdant le contrôle, j’ai senti que je me faisais pipi dessus, inondant ma culotte et mon jean.

Je suis quand même arrivée à la voiture. Le simple fait d’appuyer sur l’accélérateur m’a fait jouir à nouveau. Je n’avais pas idée que ce puisse être une jouissance aussi intense, aussi subtile, mais aussi différente de tout ce que j’avais pu vivre jusqu’alors. En rentrant, je me suis lavé, changée. Je voulais d’abord enlever les boules, mais j’ai décidé de les tester pour la journée. Par chance, je ne travaillais pas ce jour-là.

C’était une mécanique imparable. Si je restais au calme, rien ne se passait. Dès que je bougeais, alors les boules se mettaient en mouvement, et je ne tardais pas à jouir.

Elle est passée le soir. On a rejoué, sans l’avoir cherché, mais ça s’est passé comme cela, à peu de choses près, la scène du film. Je lui ai dit : « Défais mon jean ! »

La différence, il y en avait une, c’était que le jean, sur une large zone, était sombre des sécrétions qui avaient coulé de moi en quasi continu toute la journée. Et ma culotte était transparente à force d’être trempée par mes sucs.

Charline a repéré la boucle qui sortait de moi, et elle a compris. Elle a tiré sur le cordon, m’enlevant les boules lentement, et provocant mes derniers orgasmes. Quand j’ai repris mes esprits, j’ai roulé sur moi et j’ai remonté sa jupe rouge pour ensuite descendre son slip de la même couleur. Je lui ai fourré boule après boule. Elle a eu une sorte de sourire, qui voulait dire : « Moi, je ne succomberai pas comme toi… » Deux minutes plus tard, elle m’a dit « Je vais nous chercher deux cocas au frigo… » Elle s’est levée, et son mouvement a déclenché son premier orgasme… Je n’ai pu m’empêcher de sourire…

Mais aujourd’hui, on était passé à autre chose. Nous étions, je crois, les deux plus fidèles clientes du magasin.

Et alors, je lui ai demandé, curieuse de savoir les sensations que cela lui procurait, lui posant la question traditionnelle qu’on se posait quand on échangeait nos jouets.

Au tout début, tu ne le sens pas, et puis tu te rends compte que quand tu bouges,  à chaque pas, il frotte contre tes muqueuses anales, et tu as très vite un orgasme, puis un autre. Mais c’est très différent de quand tu as quelque chose dans le sexe…

Elle a retiré l’anal plug. J’étais souvent venu sur son anus de mes doigts, de ma langue, mais je ne l’avais jamais vu comme ça. Au fil des heures, il s’était dilaté, vraiment bien ouvert, et on pouvait voir, sur les premiers centimètres les muqueuses, toutes roses.  Ça m’a terriblement excitée de voir ma copine comme ça.

Dommage que tu n’aies pas une queue a-t-elle soupiré. Je voudrais que tu me remplisses.

Oh, mais ça peut toujours s’arranger, l’ai-je rassuré. Moi aussi, j’ai une surprise pour toi.

Je suis venu lui présenter mon ventre. Avide, et sachant qu’il y avait la surprise en dessous, elle m’a défaite.

Elle a été surprise de trouver, sous ma culotte, le socle de plastique. J’avais sorti le gode dont j’avais fait l’emplette le matin même pour le ficher entre mes cuisses, tout en haut, ce qui le rendait invisible sous mes vêtements. J’avais fixé le harnachement le matin même, quand j’étais rentrée du magasin et je ne l’avais pas quitté depuis. Il couvrait mon pubis, mais à l’endroit de mes lèvres, il s’ouvrait, ce qui n’était pas le cas de tous les modèles. Plusieurs lanières le maintenaient à ma taille.

Charline m’a regardée, fascinée, sortir le gode d’entre mes cuisses et l’ajuster sur le socle, le planter dans l’orifice, l’emboîter, donner un quart de tour pour le bloquer. Le modèle que j’avais choisi, sur le conseil de l’employé permettait d’ajuster une incroyable collection de queues en plastique. J’en avais choisi deux, une d’une quinzaine de centimètres, et une autre beaucoup plus longue. J’étais fascinée par le fait que, contrairement aux godes que nous utilisions d’habitude, et nous avions une bonne collection, ceux-ci étaient moulés sur de vraies queues, et la ressemblance était troublante. Elle me criait d’ailleurs que je n’avais pas vue de queue depuis de longs mois, absorbées par mes amours saphiques avec Charline, et que ça me manquait. Ce que nous vivions avec elle était parfait, mais je fantasmais beaucoup ces derniers temps sur une queue de chair, et pas de plastique qui serait venue frotter mes muqueuses.

Je n’avais pas imaginé que cela puisse être aussi troublant de se retrouver avec une queue de quinze centimètres collée au pubis, là où il n’y avait que du vide avant. Ça n’était que du plastique, bien sûr, mais l’impression d’avoir une queue était si forte que, quand j’avais passé les doigts là ou le socle de cuir était ouvert, j’avais trouvé mon sexe ouvert et coulant, et je m’étais frottée, toute excitée… Oui, maintenant, j’avais une queue… Je m’étais baladée avec toute la journée. C’était drôle d’avoir une bite sous une jupe ou une robe, ça tendait le tissu. Je m’étais imaginée sortant dehors, et la réaction des gens en voyant le tissu tendu.

J’avais essayé, un peu plus tard, de me masturber comme le fait un homme, en faisant aller et venir ma main sur ma queue, avec la surprise de me rendre compte que le socle venait frotter contre mon clitoris, et m’amenait très rapidement aux bords de l’orgasme.

Charline est venue se positionner sur le lit, à quatre pattes.

Viens, fouille-moi bien, j’ai très envie de sexe ce soir.

Je vais d’abord me glisser dans ta chatte, le gode sera couvert de jus, il rentrera mieux dans ton cul.

Je suis super ouverte, tu ne le vois pas, même si tu viens tout de suite dans mon anus, ça rentrera. De toute façon, je veux les deux.

J’aimais bien ces conversations quasi cliniques sur la meilleure manière qu’on pouvait avoir de baiser l’autre et de lui donner du plaisir.

Je suis venue derrière elle. Elle était tout à moi, et ces moments resteraient toujours aussi forts.A chaque fois, c’était comme la première fois.

Ça a été au moment où la tête du gode est venue frôler les lèvres de Charline que celle-ci m’a dit :

Elle n’est pas encore là ?

Oh, elle ne va pas tarder.

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