Partie 2

La personne dont on parlait, c’était ma grande sœur, Lilou. Elle avait un an de plus que moi, et on se ressemblait énormément, à ceci près qu’elle était un peu plus grande et un peu plus grosse que moi. On n’était pas tellement différentes non plus de caractère. Comme moi, elle aimait le sexe, et elle l’avait aimé très tôt. On avait déjà partagé pas mal de choses ensemble… Je me souvenais encore quand nous avions fait nos premières fellations au collège, installées côte à côte, suçant les queues des garçons qui se présentaient à nous certaines fins d’après-midi. Nos chemins s’étaient quelque peu séparés depuis, mais nous savions nous retrouver quand il le fallait.

J’ai eu un rien d’hésitation. J’étais bien consciente que c’était un moment spécial. Puis j’ai poussé le gode de plastique dans le vagin de Charline. Ça a du être bon, parce qu’elle s’est tout de suite mise à gémir. Avec ce même esprit d’analyse qui nous caractérisait généralement, elle a gémi :

Oh que c’est bon, je me sens bien remplie… Ça vaut une vraie bite…

Non ça ne valait  certainement pas une vraie bite… Mais très vite, j’ai eu la sensation enivrante que la queue de plastique n’était pas un ajout artificiel, mais bien une partie de ma chair, me permettant de sentir le vagin autour de moi, tout chaud et tout humide. Ce que je sentais bien en tout cas, c’est quand la tête de plastique venait cogner contre l’utérus. Je suis restée comme ça.

C’est à ce moment que Lilou a fait son irruption dans la pièce.

Ça va, les deux gouines !

Elle avait comme toujours ce côté sarcastique qui s’atténuait très vite, quand elle devenait, au bout de trente secondes, la proie du désir et du plaisir. Et puis, même si elle ne l’avouerait jamais, elle en pinçait secrètement pour Charline. Tout en respectant le fait qu’on soit elle et moi plus ou moins ensemble.

Elle est venue se pencher sur nous, et elle s’est mise à donner de petits coups de langue sur le pourtour du sexe de Charline, qui a gémi, avant de remonter sur sa muqueuse anale.

Oh, mais c’est qu’il est bien ouvert ce trou du cul… Anal plug, je parie… On pourrait y enfoncer plein de choses…

Elle, elle y a enfoncé sa langue. Je me suis demandée ce qui a fait gémir Charline, moi faisant bouger la queue de plastique dans son vagin, ou la langue venant caresser les parois internes de son anus…

Vous êtes deux salopes, a-t-elle commenté en se dégageant… Totalement immorales…

On aimait bien ses commentaires, ils ajoutaient du piment à nos séances. Elle a finalement choisi de se débarrasser de son chandail. Dessous, elle n’avait pas de soutien-gorge, elle en portait toujours un, mais elle avait du l’enlever avant de nous rejoindre. J’étais jalouse de sa poitrine que je trouvais mieux dessinée que la mienne. On avait la même taille de soutien gorge, mais ses seins étaient plus ronds, mieux galbés que les miens, plus allongés. Je préférais aussi le dessin de sa chatte à la mienne, quand elle était excitée, ses lèvres gonflaient et s’allongeaient, impressionnantes. Les miennes étaient beaucoup plus courtes. Mais on ne peut pas se refaire… Ou plutôt si, avec de la chirurgie esthétique, mais ça ne me faisait pas envie.

Elle est venue se camper devant Charline et lui a proposé ses seins. On finissait toujours par composer un tableau à trois, quand Charline venait à la maison et que Lilou nous rejoignait. Aujourd’hui, j’étais derrière, faisant bouger la queue de plastique en elle, pendant qu’elle léchait les seins de Lilou. Cette dernière, à en juger par son expression et la manière qu’elle avait de se cambrer semblait apprécier la chose. Il se passait quelque chose entre elles, c’était indéniable. Je me demandais même si au final, elles n’étaient pas plus complices que moi et Charline. Il faudrait peut-être qu’à un moment j’envisage de laisser la place. Il me semblait que Lilou donnait plus de plaisir à Charline que moi… Mais je tenais à Charline…

Quand j’ai extrait le gode de son vagin, de longs filets de sécrétions y étaient accrochés. Oui, le plastique était suffisamment lubrifié pour que je puisse rentrer dans son anus sans problème. Anus qui, de toute façon, avait conservé le même diamètre de dilatation. J’ai glissé en elle d’un seul mouvement. Entraînée par mon élan, je suis rentré aussi loin que je le pouvais, mon ventre venant buter contre ses fesses. Elle a commenté, lâchant les seins de Lilou :

C’est bon de se sentir remplie par là… Bourre-moi bien…

Au moins, c’était dit clairement.

Lilou a ôté son caleçon moulant, et le slip noir qu’elle avait dessous, pour offrir son sexe à la bouche de Charline,qui s’est activée dessus pendant que j’allais et venais dans son anus. C’est cet assemblage improbable qui a cahoté sur les chemins de la jouissance pour arriver finalement à un ou plusieurs orgasmes.

C’est après, on était emmêlées sur le lit, que Lilou a dit :

Les filles, ça vous dirait de vous faire plein de queues ?

Charline et moi on l’a regardée, intéressées. Bien sûr, on se léchait avec ardeur dès qu’on se retrouvait, mais notre soif de queues était intacte et inassouvie pour le moment.

Une copine m’a proposé de rejoindre les bénévoles de l’UAR. J’ai démarré le week-end dernier. J’avais des doutes, mais je n’ai pas été déçue. On est bénévole, mais on est quand même bien payé.

Son regard rêveur m’a laissé penser que ça s’était effectivement bien passé, et connaissant ma sœur comme je la connaissais, je me suis dit que ce n’était pas parce qu’il y avait un buffet de pâtisseries dans lequel elle avait pu amplement piocher.

Si tu nous en disais un peu plus ? C’est quoi les bénévoles de l’UAR ?

Alors elle nous a expliqué. UAR, c’était l’acronyme d’Union Athlétique et Rugbystique. C’était quelque chose qui existait depuis près de 100 ans. Le nom était toujours resté, même s’il ne correspondait plus à la réalité. Aujourd’hui, c’était essentiellement du rugby.

Tous les samedis et les dimanches il y avait des matches. L’équipe avait un certain prestige. Deux équipes de bénévoles existaient, l’une d’entre elles s’occupait des VIP qui venaient assister aux matches, des personnalités diverses partenaires, officiels, politiques, pour lesquels des repas ou des buffets étaient organisés, avant ou après le match, parfois jusqu’à 500 personnes. Il fallait installer le hall de réception, nettoyer, mettre des décorations, poser des tables, et ensuite revenir nettoyer et ranger. L’autre équipe de bénévoles se chargeait elle des repas, dîners, goûters des joueurs, avant  et après les matches.

Si vous voulez, il y a toujours besoin de monde, vous venez avec moi la semaine prochaine.

Tu n’y es pas aujourd’hui ?

Il y a une pause de milieu de saison.

On s’est regardées, Charline et moi, plutôt dubitatives. Mais connaissant Lilou comme je la connaissais, si elle disait ça, c’était qu’il y avait anguille, ou plutôt queue, sous roche. Elle n’avait jamais parlé à la légère.

C’est ainsi que, le samedi suivant, nous nous sommes retrouvées, Charline et moi, à l’arrière de sa Clio, pour nous rendre au hall où étaient organisées les réceptions. Le dimanche après-midi, l’équipe de la ville jouait contre une équipe des Pyrénées-Atlantiques, c’était un gros match. Les personnalités de la ville adverse arrivaient le soir, et un repas était organisé avec les huiles locales. Il fallait donc préparer la salle.

On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre, comme on dit, et Charline et moi on s’était soignées, tout en voulant rester simples. On avait opté pour des caleçons moulants et des hauts de survêtement, ambiance sportive oblige, sous lesquels on avait juste des soutiens-gorge, et dont avait descendu la fermeture éclair suffisamment pour donner une bonne vision de nos poitrines, rehaussées par la pièce de lingerie. Du parfum, un peu de maquillage, on s’était estimées présentables.

Lilou conduisait. On était derrière, et on a commencé à se tripoter. Le caleçon de Charline lui dessinait le sexe avec une rare précision, et j’ai posé mon doigt à l’endroit où le tissu s’enfonçait dans sa fente. J’ai appuyé et elle a gémi. Une sensation d’humidité est remontée le long de mon doigt.

Bon les gouinasses, vous vous tripoterez plus tard, vous allez bientôt voir plus de queues que vous n’en imaginez. Vous n’aurez que l’embarras du choix.

J’avais du mal à croire à cette prophétie. Je lui ai répondu :

-On commence à se mettre dans l’ambiance, Charline et moi.

J’ai descendu le caleçon de Charline. Dessous, son slip rouge était marqué par plusieurs auréoles sombres. Il suffisait de la toucher un peu pour qu’elle démarre au quart de tour. J’ai appuyé sur le tissu là où c’était mouillé, et les tâches s’élargissaient. J’ai descendu le slip lui aussi. Ses lèvres étaient sorties, luisantes des sécrétions qui en coulaient. J’ai glissé un doigt en elle. Ça a fait un bruit visqueux. Je lui ai soufflé, en faisant aller et venir le doigt en elle :

C’est pas aussi épais qu’une queue, mais c’est quand même bon, pas vrai, ma cochonne…

La tête renversée en arrière, elle avait le souffle court. Elle a joui, alors que nous nous garions sur le parking.

Décidément, vous êtes incorrigibles. Allez, on y va.

Charline s’est reculottée. Nous sommes descendus et nous sommes partis vers le grand hall. Sur le parking, il y avait déjà pas mal de voitures. Je savais que ce que l’on nommait le hall était une série de grands salles qui étaient aménageables à volonté, et utilisées pour des réceptions de nature diverses.

Nous sommes passées sur le côté gauche. Une grande porte rouge, à deux battants. Je me suis dit qu’on allait démarrer quelque chose de tout nouveau, et que peut-être ça allait bouleverser nos vies.

On a poussé les portes, et tout a commencé.

J’ai été surprise de bien des façons, quand nous sommes rentrées dans la salle. D’abord parce que je n’étais jamais encore venue au hall, et que cette salle était immense. Ensuite, par l’animation. Était présente une bonne vingtaine de personnes, qui se partageaient entre des activités diverses, décorer, nettoyer, installer des tables, y poser des nappes… Mais ce qui m’a surpris le plus, c’était le panachage entre ceux qui aménageaient la salle et ceux qui s’adonnaient aux joies du sexe, en toute impudeur. Deux mondes, qui coexistaient, deux mondes parallèles, l’un semblant ignorer l’autre. Ceux qui travaillaient ne semblaient pas le moins du monde gênés que d’autres se livrent sous leurs yeux à des actes intimes. Je devais comprendre plus tard que c’était parce qu’eux aussi s’étaient adonnés ou allaient s’adonner aux mêmes activités. Chacun son tour.

Un jeune type, épais, trapu, était occupé, dans un coin de salle, à besogner une petite blonde avec des lunettes de myope. Elle était pliée en deux, effondrée sur une table, qui, pour le coup, ne serait pas aménagée tout de suite, et lui, derrière elle, allait et venait dans son sexe. J’ai entendu, pas loin de moi, une brune dans la trentaine, occupée à étaler des nappes tirées d’un gros rouleau avec la personne qui l’aidait, une brunette du même âge qui coupait les nappes une fois qu’elles étaient positionnées, dire à celle-ci :

Dis donc, elle s’en prend plein le cul, Aurélie.

Ça faisait un moment qu’elle espérait se le faire…

L’homme a arraché d’elle une queue bien épaisse, à défaut d’être longue, enlevé le préservatif qui l’enserrait, et l’a posée sur ses reins, quelques secondes avant de cracher des jets de semence qui se sont répandus sur le bas des reins, nus, d’Aurélie, et se sont également étendus sur son T-shirt. Il s’est éloigné sans un mot et sans avoir demandé son reste, avec un manque de délicatesse qui n’a pas semblé gêner outre mesure la blonde, laquelle a repris ses esprits, s’est rajustée, et s’est remise à vaquer à ses occupations comme si de rien n’était.

Lilou nous a conduites auprès d’une femme d’une quarantaine d’années, plutôt fine, avec un très joli visage. Elle était à genou devant un homme d’une trentaine d’années, je devais apprendre plus tard qu’il s’agissait de l’un des entraîneurs, et elle lui administrait consciencieusement une fellation. Je n’ai pas très bien su ce qui m’a fasciné le plus, son extrême beauté ou le fait qu’elle ait un sexe dans la bouche, faisant aller et venir celle-ci-dessus.

Elle a lâché le sexe pour venir à la place donner de petits coups de langue dessus alors que nous approchions. Je me suis demandé si c’était parce qu’elle avait envie de changer de technique ou plus simplement pour pouvoir nous parler. Ou peut-être les deux. Elle s’est tournée vers nous, souriante, et elle a dit à Lilou.

Alors, Lilou, quoi de neuf ? Tu nous amènes ta sœur finalement ?

Oui, voici ma sœur et sa meilleure copine Charline. Marina.

Elle a donné plusieurs petits coups de langue sur le gland qui laissait couler du liquide pré-séminal avant de répondre :

Je suis enchantée de vous accueillir à bord mesdemoiselles. On a toujours besoin de monde.

Elle s’est mise à frotter la queue d’avant en arrière très rapidement. La conséquence était inéluctable. Le type s’est mis à se tordre et gémir. Quelques secondes plus tard, un premier jet de sperme est venu maculer sa joue gauche, le faisant rire. Elle a continué de le masturber avec vigueur, mais, même sans cela, le sperme serait sorti, qui s’est répandu au petit bonheur la chance, souillant son visage et ses cheveux dans le plus grand désordre.

Vous voyez, a-t-elle continué, alors même que le sperme continuait de gicler, ici tout le monde accomplit sa tache avec énormément de sérieux, mais on prend aussi le temps de s’amuser.

J’ai eu envie de lui répondre que je n’avais jamais vu une assemblée où l’on s’amusait d’une manière aussi impudique, mais je n’en ai rien fait. Elle s’est redressée, l’homme s’en allait déjà. J’ai pris sa beauté de plein fouet. Le coup de foudre ressemblait certainement à ce que j’ai pu ressentir à ce moment. Tout nous séparait, elle avait au bas mot vingt ans de plus que moi, elle dirigeait l’équipe, et j’imaginais, je devais en avoir la confirmation plus tard, qu’elle avait une position sociale bien différente de la mienne et de celle de mes parents. Mais elle me faisait envie. Il y avait en elle une féminité absolue, tout autant qu’une sorte de perfection due à la maturité qui me faisaient craquer. Et je sentais bien à son regard que je ne lui étais pas indifférente non plus.

Nous nous sommes mises au travail. Il y avait certes le sexe, présent dans un coin ou l’autre de la salle, mais aussi la tâche qui devait être accomplie, et elle l’était avec le plus grand sérieux, par toutes les personnes présentes. Une leçon que je ne risquais pas d’oublier.

On avait quasiment fini quand Charline est venue me chercher, le rouge aux joues.

Viens voir !

J’ai posé les derniers couverts avant de la laisser me prendre par la main. Elle m’a entraîné vers un espace sur la gauche. On a débouché dans un couloir, avant de glisser dans une vaste pièce. Au centre de celle-ci, une grande cabine faite de planches de contreplaqué ajustées.

C’est des glory holes ! Je pensais que ça n’existait que dans les pornos !

On en regardait souvent ensemble elle et moi. Ça nous excitait et ça nous donnait des idées.

Elle m’a entraînée à l’intérieur. Effectivement, des ronds avaient été découpés dans les cloisons, à différentes hauteurs, et je comprenais bien que ce n’étaient pas des termites qui étaient passés par là. Je croyais que ce genre de choses n’existait pas dans la réalité. J’en suis restée bouche bée, ce qui était sans doute une bonne chose, vu la situation.

Si jamais j’avais pu avoir un doute concernant l’utilisation des trous découpés dans les parois, la bite qui s’est encadrée dans l’un d’entre eux a été la meilleure réponse. Un sexe en pleine érection. Je crois bien que ni Charline ni moi n’en avions vu d’aussi long auparavant. On s’est regardées, ravies. Lilou ne nous avait pas menti. Des queues on allait en avoir. La première d’entre elles nous attendait. Il y avait un siège, au milieu du local, on s’est installées dessus, assise l’une sur l’autre, et on s’est partagée le membre viril. Vu sa taille, deux bouches, ça n’était pas de trop.

Charline et moi on avait envie de donner le meilleur de nous-mêmes. Une manière de bien marquer notre début dans l’équipe. On avait l’habitude de fonctionner ensemble, et on s’est harmonieusement calées l’une par rapport à l’autre. Pendant qu’elle tournait sur le gland, je baladais ma langue sur la tige roide. Quand elle est descendue sur les couilles, je suis remontée sur le gland… Du jus a commencé à couler du méat, en quantité, et on l’a lapé comme on aurait sucé une glace. Je tenais Charline par la taille, mais mes mains ont glissé dans sa culotte, pour caresser un sexe que la situation dilatait et faisait couler.

J’ai envie de le prendre dans mon ventre, elle m’a soufflé.
— Je ne sais pas si tu vas pouvoir tout engloutir, je lui ai fait remarquer.

J’en aurai au moins un bout. Une vraie queue, toute chaude. Les godes c’est bien, mais au bout d’un moment, on rêve d’autre chose…

Elle s’est redressée, m’a laissé descendre son caleçon puis sa culotte à ses genoux. J’avais, par précaution, même si je n’y croyais pas vraiment, à tort apparemment, emporté quelques préservatifs que j’avais fourrés dans mon décolleté. J’en ai sorti un et je l’ai fait coulisser le long du membre épais, sans parvenir à le recouvrir totalement. J’ai ramené mes doigts sur son sexe, avec l’intention de la caresser pour la faire s’ouvrir plus, mais je l’ai trouvée tellement dilatée que je me suis rendue compte que c’était inutile. Au bout de quelques secondes, ma paume était inondée par ses sécrétions. Pas la peine d’insister. J’ai attrapé le membre viril, pendant qu’elle se pliait en deux, et je l’ai amené avec une précision clinique contre ses lèvres. Elle a eu un petit frisson quand le membre encapoté est rentré en contact avec ses chairs. Je me suis demandée si ça allait le faire, vu la situation et la position incongrue, mais, comme par magie, la jonction s’est faite, et la tête du sexe s’est enfoncée et a disparu entre ses lèvres. Elle n’a d’abord rien ressenti, puis elle a poussé un long gémissement.

Je n’avais plus rien à faire, je me suis contentée de regarder, fascinée, en me caressant, la main fourrée dans la culotte. Pliée en deux, elle a laissé la queue aller et venir en elle. Bien sûr, la position empêchait de tout rentrer, mais c’était suffisant pour lui faire éprouver du plaisir, et celui-ci était particulièrement évident. Ma main libre, celle qui ne caressait pas ma fente dilatée se baladait sur elle, sur et sous ses vêtements, accompagnant le plaisir qu’elle pouvait éprouver en se faisant ainsi fouiller. La queue allait et venait en elle, rentrait et sortait, se maculant des sécrétions que le plaisir de Charline produisait. Moi aussi, à cet instant, j’avais envie, une envie violente, d’une queue dans mon vagin.

Charline avait raison. Une queue de plastique, même accrochée aux hanches de la fille que l’on aimait, ne remplaçait en rien, même si le pouvoir de l’imagination est fort, une vraie bite, dure et chaude. Surtout, il était clair qu’une gode ne crache pas des jets de semence, et quand je repensais à ce que j’avais pu éprouver, quand, en d’autres temps, j’avais senti des queues cracher du sperme dans des capotes…

Charline m’a soufflé :

Je vais te la prêter…

Mais deux secondes plus tard, c’était déjà passé d’actualité. Dans l’un des glory holes de la cloison opposée, j’ai remarqué une queue qui apparaissait. Elle n’était pas aussi longue, ça aurait été un hasard trop incroyable, mais déjà en pleine érection, elle était quand même bien longue, tout autant qu’épaisse. Elle était aussi, déjà, enveloppée par le latex d’un préservatif, et je me suis dit que celle-là, elle serait pour moi.

Avec une précipitation qui trahissait sans doute trop mon envie, je me suis approchée de la queue. Quand je l’ai encerclée, doucement, de la main, elle a été agitée par un frémissement. Je l’ai masturbée doucement. Je devais être efficace, parce que, derrière la cloison, j’ai senti le corps frémir et se tendre, et l’homme gémir.

Je me suis arrêtée parce que j’avais peur de le faire jouir. Je me suis tournée, et, tenant la queue pour la guider, je l’ai faite frotter contre mes fesses, puis j’ai enfoncé le gland dans mon sillon. Je l’ai fait appuyer un moment contre mes plissements anaux. Je m’étais déjà faite sodomiser plusieurs fois, alors je ne craignais pas de faire rentrer un sexe masculin par là, mais, pour le moment, j’avais envie de sentir une queue étirer les parois de mon vagin. Le tenant toujours bien, je l’ai fait frotter contre mes lèvres. J’étais tellement excitée que je me suis sentie couler, d’abondance, sur lui. Je ne pouvais plus attendre, je l’ai ajustée au milieu de ma vulve, et je l’ai fait rentrer…

Ce que j’ai ressenti, alors que la queue glissait en moi… Ça m’avait manqué, trop longtemps… Tout comme de sentir le gland venir buter contre mon utérus, et aussi cette délicieuse sensation de se sentir remplie…

Charline et moi nous étions l’une comme l’autre penchées en avant, toutes proches, nous nous en sommes rendu compte. Nous nous sommes accrochées l’une à l’autre, en même temps que nous avons joint nos bouches, et nous nous sommes longuement embrassées.Nous avons laissé ces deux queues nous fouiller. Portées par nos sensations, nous nous en sommes enivrées, u bord de l’orgasme. J’ai hurlé quand le premier jet de sperme a tapé contre les parois internes de mon sexe, et est venu remplir la capote. Ça a été au dernier jet d’une éjaculation copieuse que l’orgasme m’a déchirée. Charline m’a soufflé :

Il est en train de se vider… Il a pas du jouir pendant trois mois, c’est pas possible… Putain, quel dommage qu’il ait une capote, je voudrais qu’il me remplisse l’utérus de son foutre !

Nous nous sommes dégagées quasi simultanément, et on a attrapé les queues ramolissantes, en arrachant les capotes. On a renversé le contenu dans nos gosiers, assoiffées de semence. Quand nous avons eu fini, nous avons léché le plastique pour ne rien laisser perdre. Déjà, deux autres queues faisaient leur apparition, sans doute pas aussi somptueuses, mais le plaisir était là aussi, dans le fait d’avoir des queues différentes à disposition. Nous nous sommes accroupies, chacune d’un côté. Si celle de Charline était toute dure, la mienne était encore à moitié molle, et j’ai du la masturber pour la faire durcir.

On a perdu toute notion du temps, juste dans notre plaisir. On a enchaîné les queues, variant à chaque fois notre approche, les masturbant simplement, les prenant dans notre bouche, les faisant glisser dans notre vagin, ou enchaînant les techniques. Jusqu’au moment où plus aucune queue ne s’est présentée. Nous avions du sperme un peu partout, sur ce que nous avions gardé comme vêtement, sur nos bouches, nos mains…Nous nous sommes regardées, heureuses. Nous nous sommes embrassées, d’un long baiser qui avait un goût de sperme. Nous nous sommes rajustées et nous sommes reparties pour la grande salle.

On a été surprises du tonnerre d’applaudissements qui nous a accueillies. J’ai eu la réponse à la question que je m’étais brièvement posée en apercevant le morceau de plastique avec deux points sombres au plafond. Sur un écran plasma installé au mur, j’ai vu la scène, à présent vide, sur laquelle nous nous sommes donné en spectacle, je m’en suis rendu compte en regardant la pendule, près de deux heures.

J’ai compris que, grâce à ce rite initiatique, Charline et moi, nous étions définitivement acceptées.

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Retrouver les autres épisodes de UAR et les autres textes de Frédéric Gabriel :

http://www.meshistoiresporno.com/author/frederic-gabriel/

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