UN PLAN PARFAIT

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bruno marino


adultèrecandaulisme



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C’était l’une de ces drôles d’idées qui vous prenait ainsi un beau matin, sans crier gare ni vous laisser le temps de vous demander pourquoi elle vous avait soudain traversé l’esprit.

Tout avait débuté un soir dans un pub du Boulevard Saint-Germain, en compagnie de Bernard Gallas. Bernard était un ancien ami d’enfance qui s’était installé à Düsseldorf depuis plusieurs années et que j’avais perdu de vue depuis son départ. Après l’avoir retrouvé par pur hasard, un soir, sur Facebook, et après avoir appris qu’il devait prochainement se rendre à Paris pour affaires, nous décidâmes, de nous rencontrer pour parler de nos vieux souvenirs et de nos nouvelles vies. Bien sûr nous étions à présent, tous les deux mariés et la discussion se focalisa surtout sur notre passé et sur notre jeunesse dans le sud de la France. Nous nous remémorâmes ainsi notre terminale au Lycée Descartes, nos premières boums et bien sûr, nos parties de football acharnées dans la banlieue marseillaise. Nous évoquâmes même nos franches rigolades dans les douches communes du vestiaire, lorsqu’après nos matches, il exhibait fièrement sa phénoménale et impressionnante queue, qui nous laissait tous perplexes et admiratifs. C’est d’ailleurs à ce sujet que je décidai de le chambrer un peu.

Tu sais Bernard… A cette époque, on se demandait tous, quelle nana pourrait bien avoir le courage de se farcir un engin de cette taille ! Plaisantai-je.

Oh, ne m’en parles pas ! Fit-il, avec un geste de lassitude. J’en suis malade. Cela a toujours été le grand problème de ma vie. Ma femme est complètement traumatisée et ne me laisse pratiquement plus l’approcher… A part certains soirs où elle a vraiment trop bu. Et encore…

Ah, bon ? Fis-je. A ce point ?

Tu ne vas pas le croire, poursuivit-il, mais ma verge a encore augmenté de volume. C’est bien pire qu’avant et c’est devenu un réel problème pour notre couple…

Dis donc, si c’est pire qu’avant, alors cela doit être vraiment impressionnant, maintenant !

Bof, laisse tomber… Fit-il dépité. Je préfère ne pas en parler. Même les prostituées hésitent à tenter l’expérience avec moi. Tu t’imagines ?

Ah bon ? Fis-je, interloqué. Même les prostituées ?

Ouais, même elles ! Elles disent n’avoir jamais rien vu de semblable ni d’aussi phénoménal !

Eh bien, dis donc… Je ne savais pas qu’un tel problème pouvait prendre de telles… proportions… Avouai-je.

Eh, oui, c’est à ce point là, mon vieux Jean-Louis… Lâcha-t-il, abattu.

Nous abordâmes alors d’autres sujets, moins « brûlants » puis, vers minuit, rejoignîmes tous deux, nos domiciles.

Ce n’est que ce matin, en me réveillant très tôt, que germa en moi l’idée insensée d’aider Bernard à soulager un tant soit peu ses souffrances. Ou tout au moins, de tenter de le faire… Presque tout de suite et sans trop savoir pourquoi, je songeai à le présenter à ma femme. Pourquoi avais-je donc si vite pensé à Aurélia ? Je n’en avais pas du tout la moindre idée…

J’étais incapable de trouver la moindre petite explication à cette pensée incongrue et pour le moins bizarre. D’autant qu’Aurélia était ma femme depuis maintenant deux ans et que nous nous entendions à merveille. Aussi bien dans la vie que sexuellement. C’est vrai qu’elle avait un peu tendance à considérer les sexes mâles et le mien en particulier, comme des godes infatigables, mais nous avions jusqu’à présent, passé des nuits suffisamment agitées pour ne pas avoir besoin de les pimenter par autre chose. Alors pourquoi cette idée folle m’avait-elle traversé l’esprit ? Je décidais de chasser immédiatement cette pensée délirante de ma tête.

Il s’agissait tout de même de ma femme ! Et je ne voulais certainement pas qu’il me la mette hors-service, avec son engin destructeur ! Non… Il n’en était pas du tout question ! Jamais !

Je me mis alors à songer à d’autres solutions, moins compliquées et ne mettant pas, autant que possible, le cul de ma femme en péril. Mais plus j’y pensais, et plus je repensais à elle…

Et plus je m’interdisais d’y penser, plus l’image de mon Aurélia ressurgissait avec insistance…

Mais bon sang, pourquoi elle ? Pourquoi l’imaginais-je avec elle et pas avec une autre ?… Était-ce parce qu’elle était insatiable au lit ?… Ou parce qu’elle partageait les mêmes origines espagnoles que Bernard ?… Ou pour une toute autre raison que j’ignorais encore ?

Je n’en savais strictement rien… Toujours est-il que j’étais absolument persuadé qu’elle saurait parfaitement bien s’occuper de mon ami et de sa bite géante. Évidemment, dans le cas de Bernard, elle aurait droit à quelque chose de vraiment phénoménal, quelque chose qu’elle n’avait sans doute encore jamais vu mais après tout, pourquoi ne pas tenter le coup ? Il s’agissait, certes de ma femme, mais bizarrement, je désirais tout d’un coup la voir se faire pénétrer par son invraisemblable queue… Cette incroyable éventualité m’excitait même tellement, que je commençais à ressentir de drôles de picotements à l’intérieur de mon slip.

Le seul fait de l’imaginer bien écartée et totalement offerte à Bernard, me faisait bander comme un fou ! Oui, c’était à présent très clair… Je le voulais pour elle et la voulais pour lui.

Intensément ! A la folie ! C’était incroyable, mais c’était comme ça… Et je n’y pouvais rien… Le problème, c’était qu’Aurélia était plutôt du genre particulièrement  fidèle et n’avait eu, à ma connaissance, aucune aventure extraconjugale. Même sans lendemain. Certes, son regard s’attardait parfois sur tel ou tel beau mec à la plage, au restaurant ou partout ailleurs, mais rien de plus… Aurélia était en effet, si franche et si spontanée que, si elle avait eu la moindre petite  expérience, même très fugace, elle me l’aurait certainement confié. Elle n’était vraiment pas du tout du genre à garder ces choses là pour elle…  Quand à Bernard, il me semblait tellement correct et tellement galant, que je l’imaginais très mal en train de faire des avances à ma femme. C’était vraiment impensable. Alors comment les rassembler dans une même chambre, sans pour autant susciter chez eux, de sentiment de culpabilité ? Et une fois réunis à cet endroit, comment leur faire sauter intelligemment le pas, sans éveiller en eux le moindre soupçon ? Pas véritablement fastoche… Pourtant, j’étais si incroyablement excité par ce scénario, que je me mis immédiatement à la recherche d’un plan ingénieux capable de les mettre en contact et de les réunir rapidement, tous les deux… Il fallait d’abord et avant tout, que cette rencontre semble être le fait du hasard. Ou alors, imaginer une bonne excuse ou une raison très valable de les mettre en relation. C’était la première difficulté à surmonter. Comme Aurélia était en ce moment à Barcelone, pour un congrès professionnel, et devrait être de retour dans quarante huit heures, l’excuse était déjà toute trouvée. Il me suffirait tout simplement, de demander à Bernard, d’aller la récupérer à Roissy, en prétextant un rendez-vous urgent ou alors un voyage d’affaires. L’avion d’Aurélia devant atterrir vers vingt heures, ils devraient selon toute vraisemblance être de retour à la maison, vers vingt deux heures. C’était parfait. Cela me semblait être un horaire tout à fait idéal pour échauffer leurs esprits et leurs corps… Lors de l’étape suivante, je devrais les conduire avec ruse, dans un lieu où, les circonstances seraient suffisamment «propices» à une approche beaucoup plus intime. Notre appartement, en l’occurrence. Encore faudrait-il  trouver une astuce pour que Bernard monte à la maison après avoir raccompagnée Aurélia. Mais comment ? Une femme «comme il faut» ne propose jamais  à un homme de monter chez elle, à une heure aussi tardive. A moins d’être une prostituée ou d’être suffisamment intime avec la personne qui l’accompagne. Or, à ma connaissance, elle n’était ni pute, ni assez intime avec mon ami Bernard… Du moins, pas pour le moment… Heureusement qu’il y avait les bagages. Je connaissais suffisamment Aurélia pour savoir qu’elle rentrerait comme toujours, hyper chargée de ce voyage. Par galanterie, Bernard allait  certainement, proposer à Aurélia de l’aider à monter ses bagages. C’était quasiment sûr… Une fois dans le petit ascenseur de l’immeuble et bien à l’étroit au milieu des valises, leurs corps devraient alors  forcément se frôler ou même se  toucher à un moment ou à un autre, créant ainsi un premier échange sensuel. Lorsque cette première barrière psychologique serait franchie et qu’il serait complètement noyé dans ses jolis yeux clairs et dans son décolleté affolant, il serait alors très difficile pour Bernard de faire marche arrière. Même si j’étais certain qu’il n’allait encore rien tenter à ce stade, il serait tout de même obligé de considérer déjà la «chose», comme étant possible, voire réalisable. Du moins, je l’espérais.  Une fois parvenus sur le palier, ma femme allait certainement, et c’était la moindre des choses, lui proposer d’entrer prendre un verre, pour le remercier. Évidemment, connaissant parfaitement  Bernard, il allait sûrement refuser par politesse, au début, pour se laisser convaincre par la suite, et finalement accepter son invitation. Seuls à l’intérieur, la dernière et la plus intéressante partie du plan pourrait enfin débuter… Évidemment, l’irrésistible pouvoir de séduction d’Aurélia, et le fait que Bernard ait été privé de sexe depuis de nombreux mois, devraient en principe, suffire à faire précipiter les choses, mais je sentais que mes deux amants allaient tout de même avoir besoin de mon aide et d’un petit coup de pouce du destin, pour transformer radicalement le leur… Car pour inciter nos deux acteurs à conclure, je devrais à tout prix imaginer et créer pour eux un astucieux élément déclencheur.

Cet élément qui allait les pousser dans les bras l’un de l’autre et qui allait immanquablement les entraîner vers un contact beaucoup plus intime et plus poussé ne se trouvait pas dans mon appartement, mais au rez-de-chaussée. Plus exactement dans la grande boite à fusibles du hall d’entrée de l’immeuble. Ces fusibles assez fréquents dans certains vieux immeubles de la capitale et destinés à protéger les disjoncteurs des logements des variations brusques de tension, allaient m’être d’un précieux concours dans l’accomplissement de mon projet…

En effet, il suffirait simplement de débrancher le fusible correspondant à notre appartement pour provoquer une panne d’électricité et le plonger immédiatement dans l’obscurité totale. Connaissant parfaitement ma femme et sa phobie maladive du noir, elle allait sûrement se blottir dans les bras de son invité en se serrant très fort contre lui, jusqu’au rétablissement du courant. C’était ce qu’elle faisait d’ailleurs à chaque coupure d’électricité, quelque soit la personne avec qui elle se trouvait. Bien évidemment, ce contact inattendu et prolongé dans l’obscurité contre la belle poitrine de ma femme, devrait être largement suffisant pour faire oublier à Bernard ses bonnes manières, et pour les envoyer assez rapidement sur le canapé…

C’était en tout cas, ce que je souhaitais…

Fier de mon plan, je saisis immédiatement mon portable pour former fébrilement le numéro de Bernard. Par bonheur, il décrocha dès la première sonnerie. 

Salut, mon vieux Jean-Louis ! Fit-il, de sa grosse voix de ténor. Déjà debout ?

Depuis une heure au moins ! Et toi, ça va ?

Disons que ça allait beaucoup mieux avant ton coup de fil ! Je dormais comme un bébé…

Je… Je suis désolé… Bredouillai-je. Je ne savais pas qu’il était si tôt…

Ce n’est pas grave… Dit-il, la voix endormie. Je vais me faire un bon café… Ça me réveillera.

Il est tout de même neuf heures moins dix… Fis-je, en guise d’excuse.

Ah, bon ?… Déjà ? Alors, c’est que je ne supporte plus tellement la bière…

N’exagérons rien… Tu n’as pris que trois bières !

Je sais, je sais… Mais je ne tiens plus le coup comme avant, tu sais…

Même après cinq ans en Allemagne ? Tu m’étonnes !

Je vis en Allemagne, certes, mais je suis loin d’avoir leur descente… Dit-il. D’ailleurs, si tu m’appelles pour m’inviter dans un nouveau pub ce soir, je te préviens que je ne serais plus partant…

Non, Bernard. Il ne s’agit pas de t’inviter dans un pub. D’ailleurs je ne serais pas là ce soir. _Ah, bon ? Fit-il. Et tu seras où ?

Je dois me rendre à Lyon pour affaires.

Ah, oui ? Et tu comptes y rester longtemps ?

J’en ai pour trois jours au moins, dis-je. D’ailleurs, j’aurais un petit service à te demander à ce sujet.

Ben… Dis toujours. Je verrais ce que je peux faire pour toi.

C’est au sujet d’Aurélia, fis-je. Elle rentre demain soir de Barcelone et comme je serais absent, je me demandais si tu ne pourrais pas la raccompagner de Roissy…

Euh… Oui. Dit-il, après une légère hésitation. Sans problème. Je n’ai apparemment rien d’autre à faire demain soir…

Merci, Bernard ! C’est gentil !

Mais, dis-moi… Fit-il, une pointe d’inquiétude dans la voix. Je ne connais pas ta femme… Comment pourrais-je la reconnaître ?

T’inquiète ! Je lui refilerais ton numéro de portable et je te donne tout de suite le sien…

OK, OK… Je ramène tout de suite de quoi écrire… Dit-il, avant de s’éclipser.

Voilà comment, après une soirée arrosée et une nuit agitée, je me suis retrouvé sans m’en rendre vraiment compte, à échafauder un plan machiavélique pour faire baiser ma propre femme par mon meilleur ami !…

 

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  1. Puterflam le à
    Puterflam

    Bonsoir, Bruno Marino, très bon début de récit et fort bien écrit, sans faute d’orthographe ni de grammaire, merci !
    Didier, candauliste depuis belle lurette !

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