Une fièvre de cheval…

Une fièvre de cheval…

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Asclepios




« Les parents de Sandrine ont un petit élevage, dans un domaine perdu au cœur des Cévennes, et depuis toute petite j’y coule tous les ans un mois d’août paresseux, entre les énormes tartines de pain brut et de beurre frais du matin, les longues promenades sur le Causse, les poneys qui seront vendus aux attractions foraines ou aux clubs d’équitation, et la tonnelle, juste à côté du perron, où Sandrine et moi aimons nous asseoir pour attendrir l’acuité du soleil…

Depuis toujours, nous partageons la même chambre du premier étage, nous nous passionnons pour les mêmes livres d’enfants, pour les mêmes jeux, nous nous disputons pour les mêmes queues de cerise, et restons le soir des heures dans le noir à nous raconter, comme les deux gentilles chipies que nous sommes restées, les potins de la ferme ou du collège.

Mon oncle Alban, très lié à la famille de Sandrine à la suite d’une histoire compliquée pendant la guerre, m’accompagne dans ces séjours idylliques, que je n’échangerais contre rien d’autre, pour rien au monde.

C’est lui qui m’a appris, alors que je n’avais que six ans, à seller et à enfourcher le poney, à imposer ma volonté à l’animal, mais aussi à le soigner et à l’étriller vigoureusement après son effort.

« Pour pas qu’i’ prenne froid », me disait-il avec son accent clermontois.

Bien entendu, il avait dispensé son enseignement à Sandrine, aussi.

Sandrine et moi ? Deux sœurs.

Peut-être plus que ça…

Souvent, à l’occasion de nos promenades dans la campagne cévenole, nous ne résistions pas à la tentation d’offrir au soleil notre nudité juvénile pétrie d’ingénuité, quitte à piquer un fard lorsque nos petites culottes volaient dans l’herbe. Sandrine a eu des seins bien plus tôt que moi, et adorait parader, le torse bombé et précédé de ces petites poires orgueilleuses qui me faisaient grincer des dents de rage.

Finalement, je ne suis pas mécontente des fruits qui ont poussé quelques années plus tard sur ma poitrine. Et comme je suis brune, mes petites aréoles très foncées entonnent un mélodieux contrepoint avec le triangle noir qui s’est installé au bas de mon ventre…

Et le soir, dans l’intimité de notre chambre, année après année, nous avons étudié tous ces changements de notre apparence, depuis l’odeur de pipi mal lavé et les chairs rose tendre de la fillette jusqu’aux exhalaisons douceâtres de nos larges fentes fripées de petites femmes…

Alban a aussi été le témoin privilégié de notre métamorphose, chaque année passée le trouve plus attentionné à notre égard, plus empressé à satisfaire nos caprices.

Sandrine a dix-huit ans depuis quelques jours. Je commence aujourd’hui même ma dix-neuvième année.

Et aujourd’hui, quelque chose a changé…

Les poneys devenus un peu petits pour Sandrine et pour moi, nos parents ont offert à chacune pour son anniversaire un splendide hongre de retour, deux pauvres bêtes de course que leur propriétaire destinait à l’abattoir s’il ne les vendait pas rapidement.

L’idée saugrenue de Sandrine, cet après-midi, a stupéfait notre maître en équitation, mais il a aussitôt rangé les selles. Et je sais maintenant la lueur doucereuse de son regard lorsqu’il nous a aidées, avec le solide marchepied de ses mains entrecroisées, à sauter à cru sur le dos des animaux.

Je sais que j’ai rougi lorsque j’ai pris conscience de mon entrejambe, doucement chauffé par le crin du cheval, à travers mon vêtement.

Je me demande si Sandrine s’est rendue compte de mon trouble.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’a pas échappé à Alban…

« Allez viens, on y va ! »

Détournant brusquement la tête, j’ai tiré sur les rênes et donné un coup de talon à ma monture.

Suivie par Sandrine, je me suis alors offert un petit galop qui a fort heureusement rafraîchi mes joues empourprées.

Pas pour longtemps…

Quelle peau de vache, cette Sandrine ! C’est elle qui a eu l’idée ! Ralentissant l’allure, j’ai pu apprécier d’une main furtive le résultat de ce galop sur ma chatte échauffée…

Sandrine est arrivée à ma hauteur, et m’a regardée d’un air malicieux.

« C’est la première fois que tu montes comme ça ?

Oui, et tu le sais bien, je ne fais de cheval que chez toi…

Moi, j’avais déjà essayé avec les poneys. Qu’est-ce que tu en penses ?

De quoi ?

De la monte à cru.

Tu te fiches de moi ? Tu le vois très bien, ce que j’en pense ! »

Ma perception de mon propre trouble, je m’en rends compte maintenant, n’a plus rien à voir avec cette excitation juvénile qui nous agitait lors de nos jeux. Toute envie de rire, de piailler, de courir, a disparu, laissant la place à une délicieuse déliquescence du fond des entrailles que je ne connaissais pas.

Sandrine comprend qu’elle a gagné lorsque je descends de cheval et attache la bête à l’arbre le plus proche.

Son regard félin, sa crinière rousse et son petit nez retroussé m’inondent d’un flot brûlant qui empourpre mon visage, embrase ma poitrine et crispe presque douloureusement mes muscles les plus secrets.

J’ai du mal à respirer, j’attends quelque chose, je ne sais pas quoi, et je reste là, comme une gourde, les yeux fixés sur mon amie qui me domine de sa monture.

Elle en saute soudain en cavalière émérite, jetant une jambe par-dessus le cou du cheval, et atterrit souplement dans les hautes herbes.

Elle attache l’animal, se retourne vers moi et tend les bras. N’y tenant plus, je me jette contre elle et l’enlace fougueusement, mêlant mes boucles brunes ébouriffées à ses longues mèches diaboliques…

Quel anniversaire ! Ce soir encore, je suis toute retournée de ces moments d’intense émotion. Arriverai-je un jour à comprendre, moi qui me croyais surtout attirée par les garçons ?

Après, c’est plus flou. Je me rappelle l’odoriférant tapis herbeux ou Sandrine m’invite, sa chemise à carreaux qu’elle ouvre sur ses seins libres, ses mains qui courent sur mon visage, sur mon cou…

Elle me parle de cadeau d’anniversaire. Embrumée par ses caresses, je ne saisis pas bien tout ce qu’elle me dit, mais je sens qu’elle est aussi dans un état épouvantable…

Enhardie par ce naturel, je me mets d’un coup à fouailler dans sa bouche, goûtant la saveur de sa salive, surprise par le velours de sa langue et par la texture de ses lèvres. Cette espèce de pénétration fait choir d’un coup mes dernières inhibitions, et je pars à la recherche de ses hanches, de son ventre et de ses cuisses fuselées. Je découvre avec un gémissement admiratif ses mamelons érigés, au milieu de l’immense aréole toute pâle et finement veinée. De mes lèvres gonflées, je titille ces pointes fermes, l’une après l’autre, et je sens fondre Sandrine dans des halètements incoercibles…

La gorge nouée, tremblante sous une excitation que je n’ai jamais connue, je déboutonne son jeans, et passe et repasse ma main sur son slip, d’où émergent vers le ventre et sur le haut des cuisses quelques poils follets. Elle fait alors d’un seul mouvement glisser le pantalon et la culotte le long de ses hanches et de ses interminables jambes, pour m’offrir le roux extraordinairement soutenu de sa toison, que j’ébouriffe de mon nez envoûté par le parfum sucré de sa fente luisante.

Je ne sais trop comment je me suis retrouvée entièrement nue à ses côtés, si c’est moi qui ai enlevé mes vêtements ou si c’est elle qui l’a fait. Des flashes me reviennent en mémoire… Sa bouche collée entre mes jambes et les délicieuses explosions de mon bas-ventre, le rose clair de son clitoris pointu offert à ma langue, les ondulations de nos bassins en fusion, tête-bêche sur l’herbe épaisse, nos gémissements, nos cris, peut-être, dans les vagues incessantes de notre plaisir.

J’ai beau m’être jusqu’ici et depuis plusieurs années souvent et vigoureusement masturbée, c’est la première fois que, loin de me soulager, mon sexe en feu m’en réclame plus et plus encore, que je voudrais que cela dure, et que des idées délirantes me passent par la tête.

J’ai envie de voir.

Et je regarde.

Je me repais de ses fesses largement écartées, de leur sillon et de cette rosette odoriférante et délicatement plissée, qui s’ouvre et se ferme convulsivement lors des incursions de ma langue gourmande.

J’explore du regard les moindres replis de sa chatte rousse, son vagin étroit de vierge, ses nymphes claires gonflées de jouissance et (mais je suis folle !) j’ai envie de la voir pisser…

Sandrine m’emprisonne la tête entre ses cuisses, je n’entends plus que la vibration de son bassin tétanisé, et je ne sais plus rien que sa fente qui me dégouline de plaisir sur le visage…

Les seins écrasés sur mon ventre, elle enlace fermement mes fesses, enfouit sa bouche dans ma toison fournie, sa langue parcourt mes lèvres, mon vagin, mon clitoris, mon anus avec une agilité surprenante.

Je suis vierge aussi, et Sandrine, sournoisement, profite de mon abandon pour introduire un doigt, puis deux, consciencieusement lubrifiés de ma mouille et de sa salive mêlées, dans mon petit trou qui, après une protestation de principe, s’ouvre démesurément, comme je ne l’aurais jamais supposé, et m’offre brutalement, sans que je fasse rien, un orgasme fabuleux qui me laisse pantelante.

Hébétée, hors d’haleine, Sandrine s’assied sur mon visage, je peux caresser ses seins aux aréoles toutes plissées par le petit vent frais qui s’est levé, farfouiller de mes doigts curieux dans les petites touffes rousses qui ornent ses aisselles et lécher sa délicieuse fente fiévreuse.

Soudain, elle se recule et, devant mes yeux ahuris, commence à se masturber en me demandant de bien la regarder. J’ai vu ce ventre plat se contracter spasmodiquement, ce doigt furieux malmener les chairs tendres, ces seins magnifiques ballotter sous la violence du plaisir et ces yeux, ces yeux ! irréels, exorbités, de ce vert profond qui m’a toujours fascinée, et qui ce soir jetaient des éclats étincelants, presque effrayants…

J’ai vu son visage d’un coup figé en un rictus dément, ses épaules et sa poitrine envahies de rouge vif, son doigt frénétique sur son clitoris décapuchonné, au moment où une longue plainte, un feulement douloureux, s’échappe du plus profond de son être, enfle en un hurlement saccadé au rythme de son bassin devenu fou, et qui me semble durer des heures…

Épuisées, nous nous sommes enlacées pour reprendre notre souffle, nos sueurs mêlées et tous nos muscles abandonnés en une bienfaisante détente. Je me demande même si je n’ai pas dormi…

Vite rhabillées car il commence à faire très frais, nous remontons à cheval après nous être serrées quelques instants l’une contre l’autre.

J’insiste auprès de Sandrine pour rester au pas, tant ma chatte est irritée, et nos regards complices disent toute l’ébullition de nos têtes…

Tu m’as fait aujourd’hui un splendide cadeau d’anniversaire… Je suis sûre que tu t’es offert le tien au passage, chipie !

En tout cas, tu as gagné : j’ai cette nuit envie de recommencer, et ma main s’égare déjà entre mes cuisses, pendant que je devine, dans la pénombre à l’autre bout de la chambre, ta crinière rousse qui émerge des draps où tu t’es calfeutrée pour la nuit… »

Extrait d’un carnet d’écolier, retrouvé très abîmé dans les décombres calcinés d’une vieille ferme sur le Causse Méjean.

  1. Alfonce le à
    Alfonce

    Encore un récit avec une chatte au goût sucré.
    J’en ai pas encore rencontré!

  2. Alfonce le à
    Alfonce

    Est-ce que le cheval bande ?

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