Une rencontre trop sage

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Camille Sorel


adultèresoft



UNE RENCONTRE TROP SAGE

Sophie et Anders viennent de boire un café. Ils se désirent, la tension sexuelle est forte. Pourtant aucun des deux n’a encore osé un geste. Jusqu’à cet ascenseur les conduisant au parking souterrain où leurs voitures sont garées.

*

Nous sommes dans l’ascenseur. Je m’appuie au miroir, très près de toi, mon bras frôle le tien, mon trench-coat est ouvert sur ma robe boutonnée. Je lève les yeux vers toi, les lèvres entrouvertes, et inspire ton parfum. Tu te places face à moi, me regarde une seconde, hésite encore un peu. Je me cambre, bombe la poitrine, et je saisis ta main, que je pose sur ma hanche.

Ton désir se libère soudain, avec autant de fougue qu’il était retenu.

De ta main sur ma hanche, tu me colles contre toi et tes lèvres me boivent. Ce n’est pas un baiser, ce sont nos souffles qui se mêlent, nos langues qui se frottent, nos salivent ensemble. Mes mains courent dans ton dos, j’attrape tes hanches, tes fesses, je sens ton sexe raidir contre mon ventre en feu.

Un son de cloche synthétique et les portes s’ouvrent, nous libérant rougis, débraillés et hagards. Je ris doucement, et toi, tu me souris.

Viens.

Tu m’entraînes dans le parking souterrain et contre ta voiture notre avide baiser se poursuit. Tu attrapes mes seins, tu bandes contre moi, tu souffles, je gémis. Nous avons besoin de nous prendre, nous lécher, nous pénétrer, nous unir.

J’aventure ma main vers ton sexe raidi. Il faut que je te sente, que je te connaisse partout. Je voudrais te goûter. Tu râles à mes caresses, et déboutonne ma robe, libérant un sein de la dentelle fine. Et là, j’ai peur que l’on nous voie.

Je referme ma robe, gênée, et recule d’un pas. Sous ma robe, une fraîcheur me surprend : ma culotte mouillée n’a pu retenir le flot de mon désir, et mes cuisses nues au dessus de mes bas sont aussi lubrifiées. Dans quel état sommes-nous ! Nous sommes animaux, il nous faut nous prendre, il faut que tu me possèdes, je suis femelle en rut, j’ai besoin de ton vit.

Anders, je te désire tellement.

Sophie, je veux te prendre.

Quand ?

Hélas, je dois partir.

Alors je prends la main et la glisse sous ma robe. Je me sers de tes doigts pour essuyer mon con, sans te quitter des yeux. Ton soupir s’entrecoupe d’un hoquet de plaisir, et tu portes tes doigts souillés à ta bouche. Alors lentement, je plie les genoux, dépose un baiser sur ta braguette brûlante, me relève, et pars… sans me retourner.

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  1. Password_french le à
    Password_french

    Cet écrit d’invention est absolument délicieux. Même si le lecteur reste sur sa faim comme Anders.

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