Partie 5

Il s’est passé trois semaines avant que le patron ne vienne me trouver au garage. J’étais sous le pont, occupé à vidanger un camion.

« Maxime, j’aurais besoin de toi. Je voudrais que tu ailles livrer un assortiment de nos productions à l’ambassade d’Allemagne. Par le plus grand des hasards, l’épouse de l’ambassadeur a acheté l’un de nos manteaux dans un magasin à Toulouse pour son mari, et il lui a tellement plus qu’il s’est renseigné et m’a contacté. Ce pourrait être une occasion unique de vendre sur le marché allemand. Ma femme viendra avec moi, je pense qu’elle peut aider. »

J’ai été un peu surpris qu’il se serve ainsi des charmes de sa femme pour faire avancer ses pions. Mais après tout, pourquoi pas ?

On devait partir en début d’après-midi. J’ai préparé la fourgonnette, selon ses ordres, et les employés l’ont garnie  de colis contenant le meilleur de notre production.

Je n’avais pas eu l’occasion de la croiser depuis, ni même de l’apercevoir. Pourtant, elle me hantait. Difficile d’oublier tout ce qui la constituait, et qui faisait d’elle une très belle femme. Son odeur, sa silhouette, ses cheveux, sa voix. Tout ce qui fait qu’un homme est attiré par une femme. En même temps, je ne tenais pas à la revoir. Je savais que je la désirais et que, si elle, elle ne me désirait pas forcément, elle avait envie de jouer avec moi. Et je ne voulais pas trahir celui à qui je devais tout, ce travail, un bon salaire, et le plaisir de faire un travail que j’aimais.

Je m’étais changé pour l’occasion, passant une veste et nouant une cravate. Je faisais des commandes de matériel quand j’ai entendu ses talons aiguille heurter le sol. J’ai relevé la tête. Mon cœur a bondi dans ma poitrine, en même temps que ma queue se durcissait. Elle était réellement magnifique. Nul doute qu’elle serait un argument de poids dans l’ouverture d’un nouveau marché. La simplicité avec laquelle elle s’était mise en valeur ne faisait que souligner sa beauté. Elle portait une robe de grand couturier, rouge, toute simple, qui collait à son corps ni trop ni trop peu, s’arrêtait à mi-cuisses, laissant voir des jambes gainées de nylon, et de magnifiques cuissardes noires. Ses cheveux, brillant de vie, coulaient sur ses épaules, et son visage était légèrement maquillé, ce léger maquillage soulignant, plus que s’il avait été marqué, la beauté de son visage régulier.

« Il est temps d’y aller. »

Cinq minutes plus tard, on partait sur les départementales pour rejoindre T… J’avais calculé qu’il nous faudrait à peu près deux heures pour arriver. Elle était assise près de moi, silencieuse. La robe avait remonté haut sur ses jambes, mais elle ne s’était pas tournée vers moi. J’ai soupiré en pensant que cette fois nous aurions une relation plus normale. La tentation serait limitée.

Je me trompais.

Cela faisait dix minutes qu’on avait démarré, quand elle m’a dit :

« Arrête-toi au bord de la route. Il faut que je fasse pipi. Je ne pourrai pas tenir comme cela tout le trajet. Trouve un coin tranquille. »

Un peu plus loin il y avait justement un chemin abandonné, la départementale avait été retracée, et cette partie était masquée de la route par une rangée d’arbres. Je m’y suis engagé pour m’y arrêter.

Elle aurait pu aller bien plus loin, mais elle est descendue de la voiture et elle s’est accroupie immédiatement. Me présentant son ventre. J’ai compris qu’elle n’avait pas renoncé à ses envies de m’allumer. Elle avait de toute façon gagné, dès la première seconde. Quand, avant de s’accroupir, elle a retroussé sa robe, me révélant ses bas qui tenaient par des accroches, et son ventre nu, autour duquel était noué un porte-jarretelles. Ma queue avait en partie débandé depuis que nous étions montés en voiture, elle est redevenue aussi raide que douloureuse.

Elle s’est accroupie, ouvrant les cuisses. Elle souriait.

« C’est un beau cadeau que je te fais. Un acte intime. Tous les hommes aiment voir les femmes pisser, même ceux qui n’en sont pas conscients. Regarde bien. Ta queue va devenir toute raide, et tu auras envie que ce sexe qui est face à toi serve à autre chose qu’à faire couler de l’urine. Qu’il accueille ta queue. Je te le donnerai après. Tu en auras envie. Moi j’en ai envie depuis moment. Je n’ai fait que penser à ça depuis que nous nous sommes séparés. A rêver de ça. Ta queue dans ma bouche, dans mon vagin, dans mon anus. Essayer toutes les positions avec toi. Tu sais que mon mari est infertile ? Il bande, mais son sperme est vide de ce qui pourrait me donner un enfant. Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le médecin. »

Je me suis demandé si ce qu’elle voulait réellement, c’était moi, ou une queue, n’importe laquelle, se présentant, la mienne mais n’importe qui aurait pu faire l’affaire, qui crache une semence susceptible de faire gonfler un enfant dans son ventre.

Puis je ne me suis plus posé de question. Elle était face à moi. Son sexe d’abord clos s’est ouvert, les lèvres s’écartant, pour laisser voir la proéminence de l’urètre poussé en avant, que je voyais clairement. Fasciné, je l’ai vu se dilater et le premier jet, long, puissant, jaillir et venir frapper le macadam déchiqueté par les plantes qui l’avaient crevé. Elle a eu un petit rire, cristallin, et elle s’est mise à pisser, lâchant jet après jet. Elle modulait, lâchant des traits brefs, d’autres plus longs. Ça a duré très longtemps et je me suis dit qu’elle était arrivée la vessie pleine. Elle devait avoir tout calculé pour m’offrir un tel spectacle. Elle souriait, heureuse de s’offrir ainsi, de manière aussi intime, heureuse sans doute de ce qu’elle provoquait en moi, de ma fascination, mais aussi de voir que ma queue érigée déformait mon pantalon. Au bout d’un moment, elle s’est mise à se frotter, dans un geste spasmodique, le clitoris, faisant tourner d’un geste nerveux ses doigts dessus, dans un mouvement circulaire. J’ai pensé qu’elle était sans doute dépassée par la mise en scène qu’elle avait voulu mettre en place, et elle a eu un orgasme qui l’a cambrée et tendue, en lâchant une sorte de cri rauque, plus animal qu’humain, en même temps qu’elle éjaculait, à ma grande surprise, des traits d’un liquide blanc qui aurait pu ressembler à du sperme. Machine emballée, qui ne se maîtrisait plus, elle a encore pissé, mais cette fois sans aucun contrôle.

Quand elle s’est enfin ressaisie, elle s’est redressée et s’est glissée à nouveau à la place du mort. Elle a tendu la main vers mon pantalon, pour en faire sortir ma queue. Rien ne m’aurait fait la repousser, pas même la pensée de son mari, et je moquais bien des conséquences de nos actes. J’avais envie de tout ce qu’elle pouvait me donner.

Elle a attrapé ma queue, et l’a sortie de mon pantalon. Son regard brillait, et son sourire disait sa joie. Comme pour mieux me faire comprendre les choses, elle m’a dit :

« Ça fait des mois qu’il ne m’a pas baisée. Tout l’intéresse sauf ça… »

Que lui répondre ? J’imaginais qu’avec l’âge, la vigueur sexuelle diminuait, mais aussi plus simplement le désir. Il avait du trouver d’autres satisfactions…

Elle a caressé ma queue, faisant monter et descendre sa main dessus.

« Qu’elle est belle… Bien longue et bien épaisse… Ça me donne plein d’idées… »

Moi aussi ça m’en donnait. Mais on a commencé de la manière la plus simple et la plus efficace qui soit. Elle m’a branlé, faisant couler de mon méat mes pré-sécrétions qui ont huilé ma chair et sa main. Elle a fini par se pencher vers son sac à main, et elle en a tiré une boite de préservatifs dont elle a extrait un exemplaire. Après en avoir défait l’emballage, elle a posé la rondelle de plastique sur mon gland congestionné, et d’un seul mouvement, efficace, elle m’a enveloppé de latex. Il ne restait plus qu’à faire ce qu’elle a fait, venir se positionner au dessus de moi. Il y a eu ce moment, intense, où tout était possible, mais rien n’était encore fait, son sexe, dilaté, ouvert, l’intérieur rose visible, les lèvres sorties et étendues, ne demandait qu’accueillir ma queue, mais celle-ci n’était pas encore dedans. A l’inverse, ma tige, gorgée de sang à en éclater, était faite pour rentrer dans ce trou chaud et humide.

Le contact s’est fait, contact électrique, entre les lèvres et mon gland. Le plastique ne changeait rien à l’affaire, les sensations demeuraient fortes. Mon gland est rentré de quelques centimètres. C’était bon ainsi. J’ai donné un coup de hanches, en même temps qu’elle se laissait tomber, pour assurer que la queue allait bien s’enfoncer en elle, et pas riper sur le côté. Quand mon gland a cogné contre son utérus, j’ai bien compris que j’étais en elle, entouré par les parois de son vagin, et les sensations ont afflué, intenses. Elle a dit :

« Oh c’est bon d’avoir cette queue en soi, j’ai l’impression d’être transpercée… »

Cinquante ans après, je me souviens encore de chaque détail, tout comme je me souviens de chaque moment où nous avons été ensemble. La gaine de son vagin autour de ma queue, les frottements de sa muqueuse autour de moi, alors qu’elle se soulevait, ou que moi je la soulevais. D’évidence, et cela s’est imposé à elle comme à moi, nous étions en harmonie. Ce moment que nous partagions était exceptionnel, et nous savions d’ores et déjà qu’il y en aurait d’autres. Plus de limites, plus de barrières. Alors même que c’était une situation impossible.

Elle a amené ses doigts sur son clitoris, et elle a prolongé son plaisir. Elle a eu plusieurs orgasmes, avant que le mien n’explose et ne remplisse le préservatif.

Après on s’est rajustés, et on est partis pour T…On avait rendez-vous pour une heure fixe et on ne pouvait pas se permettre d’être en retard.

Je venais de faire l’amour avec elle, et pourtant ma queue était de nouveau raide. Elle aussi elle était excitée, et elle s’est caressée pendant qu’on roulait vers T… la robe retroussée, ses doigts courant sur son sexe.  On se regardait, et , d’évidence, une complicité s’établissait entre nous, dont je voyais bien les conséquences. Même si je m’en fichais.

On est quand même arrivés à temps au rendez-vous. L’ambassadeur nous a reçus. Elle lui a présenté toutes les pièces de la collection. Il était attentif aux vêtements, mais aussi à elle. Elle était resplendissante, et le fait qu’on ait fait l’amour lui donnait un éclat supplémentaire. C’était comme si elle avait soudain retrouvé la vie, alors qu’elle n’était avant qu’une magnifique poupée, mais vide  et triste.

Au retour, elle m’a demandé de m’arrêter sur un autre parking. Je pensais qu’elle voulait à nouveau faire pipi, mais, au lieu de cela, elle s’est pliée en deux contre la voiture, elle a retroussé sa robe, s’offrant ainsi. Je distinguais parfaitement les globes ronds de sa croupe, ouverte ainsi et la vulve qui se nichait juste ne dessous. Elle s’est retournée, et elle m’a dit, du regard et de la voix :

« Viens ! »

Et je l’ai prise ainsi contre la voiture, la faisant trembler, gémir, et jouir, avant de jouir moi aussi.

Nous sommes rentrés avec un sentiment de plénitude et d’accomplissement total. Nous sommes arrivés en fin d’après-midi. Son mari est descendu du bureau quand il nous a vus. Il a dit :

« Ça s’est bien passé ? »

« Mieux que tu ne peux imaginer, a-t-elle répondu. »

Il a souri, ravi, sans comprendre que si elle parlait du contact avec l’ambassadeur, elle ne parlait pas que de cela.

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