A LA POSTE, JE ME FAISAIS SOUVENT TAMPONNER

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A Bernadette

Confessions érotiquesMedia 1000


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Résumé

À l’’approche de la quarantaine, après avoir galéré, Bernadette accepte de suivre son ami Doudou, fonctionnaire qui vient de décrocher un poste important en Ariège. Comme il faut bien vivre, elle se fait embaucher dans un bureau de poste. Si avec Doudou, elle se sent sexuellement frustrée, elle trouve vite des compensations sur son lieu de travail. Ses collègues des deux sexes ne pensent qu’’à ça ! Hommes et femmes, filles entre elles…… Bref, on tue le temps comme on peut ! Mais, comme souvent dans les petits groupes qui vivent à huis clos, explosent des conflits…… Autant de prétextes à divers coups bas, vengeances, chantages, relations malsaines, bref, un vrai salmigondis de turpitudes……

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Je m’appelle Bernadette mais, contrairement à ce que mon prénom peut laisser croire, mon histoire, qui remonte à quelques années, n’est pas celle d’une jeune bergère innocente. J’approchais la quarantaine quand elle s’est passée. Auparavant, après avoir pas mal bourlingué, en faisant divers métiers, je m’étais fixée dans les Landes avec Doudou, l’homme qui partage ma vie. Nous y sommes restés un bon moment, jusqu’à ce qu’il décroche un poste de directeur dans une administration locale, en Ariège. De mon côté, j’avais une bonne place et j’ai hésité à le suivre. Après tout, il avait une dizaine d’années de plus que moi. Ce n’était ni un play-boy ni un champion au lit alors que moi j’étais portée sur le sexe. Cependant, à la fin, j’ai quand même décidé de partir avec lui. Je le trouvais attachant. En outre, j’avais toujours été instable.

Nous nous sommes installés en Ariège au mois de mai. Doudou avait déjà loué une maison. Dès son premier jour de travail, j’ai compris que ses responsabilités étaient bien plus importantes que dans les Landes. Il est rentré très tard, a mangé en dix minutes et s’est endormi tout habillé sur le lit. J’en ai ressenti une infinie frustration, et j’ai réalisé que je risquais de beaucoup m’ennuyer. Il fallait que je trouve un travail, le plus vite possible.

Dès le lendemain, je me présentais à l’ANPE avec mon CV. La conseillère que j’ai rencontrée m’a proposé de travailler à la Poste. Si autrefois il fallait passer un concours, aujourd’hui tout avait changé. Les établissements postaux recrutaient la plupart de leur personnel sur place, après un entretien. Justement, la Poste de V., à une dizaine de kilomètres de chez moi recherchait une personne avec le bac, qui serait polyvalente : elle pourrait être factrice, mais aussi travailler derrière un guichet. L’important était de savoir s’adapter. J’ai dit oui. La conseillère a décroché son téléphone. Elle a obtenu tout de suite un rendez-vous pour moi, le soir même, à dix-sept heures.

L’après-midi, j’ai voulu me faire belle pour l’entretien. L’impression que l’on pouvait donner était souvent très importante. J’ai choisi un tailleur rouge, sobre, dont la jupe s’arrêtait juste au-dessus du genou. J’ai mis des escarpins assortis. Avant de partir, je me suis regardée dans la glace. Je suis plutôt grande, avec de longs cheveux blonds. D’après ce qu’on me disait, j’avais un corps parfait et un visage qui, sans être vraiment beau, ne manquait pas de charme. Je comptais là-dessus.

La Poste de V. était un bâtiment récent, avec un rez-de-chaussée en longueur et un étage plus petit, sans doute réservé aux appartements de fonction. Sur la droite, dans la partie de plain-pied, deux grandes fenêtres étaient munies de barreaux, qui s’arrêtaient à mi-mur. À l’intérieur on apercevait des casiers. Un peu plus loin s’ouvrait une porte étroite. Apparemment les boites postales se trouvaient là. Quant à celle de gauche, plus large et vitrée, j’ai deviné qu’elle donnait accès aux guichets. Quand je me suis présentée devant, une jeune femme à l’intérieur allait fermer. Je lui ai fait signe. Elle a ouvert et m’a dit sèchement :

— Désolée madame, il est dix-sept heures ! Nous n’acceptons plus personne.

— Je ne suis pas une cliente. Je viens pour un entretien d’embauche…

Perdant un rien de sa froideur, elle m’a fait entrer. Je l’ai examinée. C’était une brune, très grande, d’une vingtaine d’années. Ses longs cheveux cascadaient sur ses épaules. Elle avait des yeux noisette, une bouche qui esquissait une sorte de moue boudeuse. Son pantalon noir comprimait ses fesses rebondies. Son pull-over blanc plaqué sur sa poitrine généreuse laissait deviner le contour des bouts de seins. C’était une très jolie fille, mais son attitude en m’accueillant ne m’avait guère plu. Je la percevais froide, capricieuse, et sans doute pas très intelligente.

J’ai jeté un coup d’œil sur le bureau. Il y avait un comptoir à deux guichets et, derrière, une grande armoire métallique occupée par les divers types d’emballages que la Poste pouvait offrir.

Cette pièce déserte m’a paru déprimante, mais je ne me suis pas attardée. Il y avait deux portes sur la gauche. Passant devant moi sans un mot, la jeune femme a ouvert celle de droite. Pendant qu’elle marchait, son pantalon avait glissé découvrant le haut d’une culotte noire. La tenue m’a paru plutôt osée pour quelqu’un travaillant dans un lieu ouvert au public, mais peut-être qu’elle ne s’occupait pas des guichets.

Nous sommes passées dans un couloir étroit. Sur une première porte, close, une plaque indiquait CONSEILLÈRE FINANCIÈRE. La fille s’est arrêtée devant une deuxième, ouverte celle-là. Un homme assis à un bureau griffonnait des notes sur un carnet. Proche de l’âge de la retraite, mais très bel homme sans doute quand il était jeune, il avait gardé une certaine allure même s’il s’était empâté au niveau de la ceinture. Il avait dû faire pas mal de sport, du rugby peut-être, mais comme beaucoup d’autres, il avait négligé de s’entretenir après avoir cessé de pratiquer.

Son visage carré, taillé à la serpe, avec un regard bleu pénétrant derrière ses lunettes était séduisant.

D’un ton pincé, la fille a dit :

— Roland, c’est pour vous !

L’homme m’a adressé un sourire chaleureux en m’invitant à m’asseoir, pendant que la brune, la mine plus revêche que jamais, s’éclipsait.

— Vous êtes madame A… Je vous attendais.

Sa table était envahie de dossiers comme les étagères qui se trouvaient derrière lui. Un deuxième bureau occupait la pièce.

L’entretien s’est déroulé dans une atmosphère cordiale. Roland m’a posé plusieurs questions sur mon parcours professionnel, avant de préciser, ce que je savais déjà, que le poste à pourvoir était polyvalent. À son expression, j’ai deviné que j’étais prise. Il m’a demandé si cela ne me dérangeait pas de commencer dès demain.

— Nous avons besoin de monde. Il n’y a qu’une personne sur deux au guichet en ce moment, et j’ai des facteurs qui me manquent.

J’étais disponible de suite. Il m’a demandé de venir à six heures pour me présenter à tout le monde avant que je démarre sur une tournée. Tout au long de l’entretien, son regard ne m’avait pas lâchée. J’avais vite compris qu’il s’intéressait davantage à mon corps qu’à mon visage. Il s’agissait sûrement d’un coureur de jupons, mais je le trouvais sympathique.

Il n’y avait plus rien à ajouter. Je me suis levée pour partir. La porte du bureau n’était pas tout à fait close. Dans l’entrebâillement, j’ai aperçu la jeune femme qui m’avait accueillie. Elle nous surveillait, et sur son visage se lisait de l’hostilité. Je me suis demandé vers qui celle-ci était dirigée.

Roland m’a raccompagnée à la porte. La jeune femme avait disparu mais elle a réapparu quand nous sommes sortis. Rien ne laissait deviner qu’elle nous avait espionnés.

— Je vous présente Christelle. Elle travaille sur l’une des neuf tournées du district. Enfin, vous ferez mieux connaissance demain.

Le regard que m’a jeté ladite Christelle m’a fait comprendre que, si nous devenions collègues, nous ne serions jamais amies.

 

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