AUX PLAISIRS DES DAMES

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DEFORT Christian

InterditsMedia 1000


à plusieursau travailbourgeoisevoyeurisme


128 pages


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Résumé

Vendeuse n’est pas un métier de tout repos et à « Beauprix », moins qu’ailleurs. Désireuse d’écrire une thèse sur la vie sexuelle dans les grands magasins, Albertine, professeur d’université, se fait engager comme simple employée. Mais de voyeuse, cédant à la contagion, elle va vite entrer dans la ronde infernale. De l’odieux directeur général, aux vigiles amateurs de fouilles corporelles, sans oublier les secrétaires, les adjointes, les sous-chefs des deux sexes qui punissent ou se laissent punir… tout le monde ne pense qu’à ça. Et plus c’est tordu, pervers, vicieux… plus on en redemande. Ne disons rien des clientes qui se livrent à des essayages coquins à deux dans les cabines du rayon lingerie…

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CHAPITRE PREMIER

Comme tous les lundis matin, peu avant l’ouverture, au sein du vaste bâtiment abritant Beauprix, un des plus grands magasins de Marseille, régnait une agitation fébrile. Il s’agissait de tout remettre en ordre après la pause du week-end. Cependant, au sixième et avant-dernier étage, l’ambiance était plus calme. Là, se trouvaient les locaux du service administratif, et dans l’un des bureaux deux femmes étaient assises face à face. L’une d’elles n’était autre que Ginette Thomas, l’adjointe au directeur du personnel. Elle avait vu défiler des centaines de candidats à un emploi, et elle avait appris à juger les gens au premier coup d’œil. Pourtant, la femme installée en face d’elle lui posait un problème. Elle n’arrivait pas à la cerner. Était-elle docile ou, au contraire, malléable ? Était-ce une gourde sans cervelle à la connaissance limitée aux émissions de télé à succès et aux magazines féminins ou s’agissait-il d’une personne intelligente et cultivée ? Était-ce un tempérament froid et calculateur ou l’inverse ? Autant de questions que Ginette se posait et dont les réponses lui échappaient. Elle examina l’ordre de mission rédigé par l’agence d’intérim. Les renseignements étaient maigres. La candidate s’appelait Albertine Rouquier. Elle était née à Martigues le 7 juillet 1965, ce qui lui faisait donc 38 ans, et habitait Vitrolles.

Ginette releva les yeux. Elle avait volontairement prolongé le silence pour mettre à l’épreuve les nerfs de la candidate mais celle-ci ne manifestait aucun signe d’impatience, ni même de résignation. Elle se tenait bien droite sur sa chaise, le regard attentif, son sac à main posé sur ses genoux, les cuisses jointes sous sa jupe de tailleur. Elle paraissait capable de tenir ainsi pendant des heures sans bouger.

Les yeux de Ginette s’attardèrent sur le chemisier gonflé par ce qui ressemblait plus à des obus qu’à des seins. L’adjointe n’arrivait pas à définir la personnalité de la candidate mais elle était au moins sûre d’une chose ; le physique de cette dernière valait le déplacement. Plutôt petite et trapue, Albertine n’avait pas un seule gramme de graisse inutile malgré son physique méditerranéen. En revanche, elle possédait des rondeurs pulpeuses là où il fallait. Encadré de longs cheveux noirs, son visage ovale, au maquillage discret, éclairé par de grands yeux noisette, lui donnait l’allure d’une madone provençale. Ginette éprouva une pointe de jalousie. Comment, malgré son âge, cette pécore parvenait-elle à garder un corps aussi parfait ? Elle devait passer son temps dans les clubs de mise en forme, sans parler des instituts de beauté et des salons de coiffure. C’était cela, justement, qui ne collait pas avec son maintien discret et sa candidature à un modeste emploi de vendeuse intérimaire.

Malgré elle, Ginette fixa à nouveau les seins de la jeune femme. Avant de baisser les yeux sur les cuisses. Elle les supposaient un peu fortes mais sensuelles, serrées sur le bas-ventre bombé orné d’une grosse touffe de poils noirs. Ginette était sûre qu’Albertine était dotée d’une chatte luxuriante, son péché mignon. Elle n’osait imaginer que cette idiote se rasait. Cela aurait été un vrai gâchis, voire un sacrilège. Ginette sentit une bouffée de chaleur envahir son ventre. Elle masqua son trouble sous une expression très professionnelle.

— Eh bien, madame Rouquier, je ne vois aucune raison de ne pas vous embaucher. Les fêtes de fin d’année approchent, il me faut du monde mais qui sait ? Si vous faites vraiment l’affaire, peut-être que je vous garderai après.

La technique de la carotte et du bâton : mais Albertine ne parut nullement impressionnée. Un peu dépitée, Ginette poursuivit :

— Il me faudrait quand même quelques précisions supplémentaires. Vous avez des contraintes familiales ?

— Je suis divorcée et mon fils vit actuellement avec mes parents.

À la question de savoir si elle avait de l’expérience comme vendeuse, Albertine eut un sourire.

— Il m’est arrivé de servir dans la boutique familiale mais mon métier, c’est secrétaire. Malheureusement, j’ai été licenciée. J’arrive à la fin des indemnités de chômage… et je ne trouve pas de travail.

Ginette hocha la tête. Elle comprenait mieux pourquoi la personnalité d’Albertine ne collait pas avec le profil d’une simple vendeuse. Mais si celle-ci était obligée de prendre n’importe quel emploi, elle serait plus facile à manipuler. La directrice du personnel adjointe se leva.

— Veuillez m’excuser, mais il faut que j’aille chercher le registre d’embauche.

Elle se dirigea vers les classeurs situés à droite de son bureau. Ainsi, elle tournait le dos à Albertine. Elle fut tentée de remuer son derrière mais elle se retint. Elle prit le registre mais, comme par hasard, il lui échappa des mains au moment où elle le sortait du meuble.

— Quelle fichue maladroite !

Maugréant, Ginette se pencha sans plier les genoux pour ramasser l’épais volume. Sa jupe se retroussa dévoilant ses cuisses charnues, l’entrejambe où pendaient quelques poils follets et la moitié de la raie des fesses. Elle oubliait souvent sa culotte ; surtout quand elle recevait une nouvelle recrue.

Quand elle se retourna, elle constata qu’Albertine semblait troublée. La petite sainte-nitouche n’était pas insensible aux attraits féminins. Dans ce cas, elle n’allait pas être déçue.

 

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