Bagatelles perverses

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PARNY Roselyne

InterditsMedia 1000


à plusieursadultèrecandaulismeéchangisme


128 pages


Papier 7€50 Ebook 4€49

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Résumé

Sophie et Bertrand avaient tout pour être heureux ; ils s’’aimaient, ils aimaient faire l’’amour ensemble, ils aimaient autant l’’un que l’’autre faire des « trucs » assez pervers. Un soir où ils revenaient de voir des amis très « libérés », Bertrand demanda à sa femme : « Et toi, tu en penses quoi ? Ça t’a jamais tentée de faire l’amour à plusieurs ?
– Bof, répondit Sophie. Et toi, tu l’’as déjà fait ?
– Non, mais c’’est un fantasme qu’’on a tous plus ou moins… »
Elle fit une moue incrédule en l’’observant dans le miroir de la salle de bains. Soudain, elle éclata de rire et se tourna vers lui en désignant la bosse qui déformait son slip.
– « En tout cas, chez toi, c’’est un fantasme qui grossit ! »
Un fantasme, eh oui, ce n’’était encore qu’’un fantasme… s’’ils avaient pu deviner, ce soir-là, ce qui les attendait, nos tourtereaux…

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CHAPITRE PREMIER

— Je peux vous raccompagner si vous voulez ?

— Vous allez aussi vers la porte des Ternes ? Oui, je veux bien…

Ça se bousculait dans la petite entrée. Tout le monde s’était décidé à partir en même temps et le brouhaha empêchait de s’entendre. Une blonde répétait en riant qu’on avait volé son manteau pendant que d’autres enfilaient un imper ou un blouson. On s’embrassait en promettant de se téléphoner pour se voir bientôt. Maddy et Humbert rayonnaient en reconduisant leurs invités. Il était deux heures du matin et la soirée avait été une réussite. Comme toujours.

— Vous croyez qu’il y aura des taxis à la station ? demanda Clémentine en s’engageant dans l’escalier.

— No problem, répondit Bertrand, j’ai ma voiture.

La nuit était claire, tiède avec de légères bouffées de vent piquantes. La place des Victoires déserte ressemblait à un décor de théâtre. Bertrand s’arrêta près d’un coupé BMW gris métallisé et aspira profondément.

— Vous avez envie de rentrer tout de suite ? Moi, j’irais  bien grignoter quelque chose…

Clémentine secoua la tête d’un air indécis avant d’acquiescer.

— Si vous voulez, mais pas trop tard… j’ai des trucs à faire…

Ils descendirent la rue Coquillière en parlant de la soirée. C’était la première fois qu’ils étaient invités chez Maddy et Humbert. Ils s’y étaient rencontrés. Placés à table l’un à côté de l’autre, ils s’étaient plu immédiatement. Leur conversation se poursuivit devant une soupe à l’oignon malgré le chahut jovial d’un groupe de touristes japonais qui prenaient photo sur photo.

Le courant passait bien entre eux. Au café, ils avaient déjà épuisé les généralités d’usage et entamaient des questions moins convenues. Ils se découvrirent alors de nombreux points communs. Leur manière de rire et leur sens de l’ironie les rapprochaient. En outre, ils étaient tous les deux célibataires et libres comme l’air. Au moment de partir du restaurant, Clémentine insista pour payer sa part.

Dans la rue, elle ne se déroba pas quand Bertrand posa une main sur son épaule et, un peu plus tard, se pressa contre lui pour répondre à son baiser. Dans la BM ils parlèrent peu. Il trouva à se garer juste devant chez elle et la serra à nouveau dans ses bras sous la porte cochère. Elle rompit rapidement le baiser qui s’ébauchait et lui prit la main pour monter l’escalier.

Son appartement était au premier. Dans l’obscurité laiteuse de la nuit finissante elle le fixa avec des yeux inquiets tandis qu’il déboutonnait son corsage. Ses doigts étaient précis et sûrs d’eux. Leur frôlement lui donna la chair de poule. Elle s’attaqua à sa chemise avant qu’il ait fini de la déshabiller. Subitement pressée et entreprenante. Il l’attira contre lui, écrasant sur son torse la masse tiède et souple de ses seins.

Elle frissonna quand il glissa ses deux mains sous ses vêtements pour empoigner sa croupe. Elle sentait à travers l’étoffe du pantalon la rigidité de son érection naissante. Il lécha longtemps ses lèvres closes en s’arrangeant pour descendre le string. Un doigt s’insinua entre ses fesses et elle cambra les reins en poussant une faible plainte lorsqu’il toucha son anus.

Ils s’affalèrent sur le lit et elle dénuda la verge dressée avec des gestes précipités. Il trouva tout de suite l’ouverture entre ses cuisses, chaude et onctueuse comme une crème. Alors il la pénétra sans douceur, jusqu’à ce que leurs pubis se cognent avec violence. Souffles rauques et saccadés intimement mêlés. Le doigt entre ses fesses s’était introduit lui aussi. Elle enfonça sa langue dans sa bouche en se cabrant nerveusement.

Ainsi possédée des deux côtés à la fois, elle laissa le plaisir l’envahir progressivement. Puis, quand son orgasme fut sur le point d’éclater, elle se retint de toutes ses forces. Elle savoura le glissement régulier du membre tandis qu’il haletait en plongeant son regard dans le sien comme s’il voulait l’hypnotiser. Il accéléra ses coups de reins et elle ferma les yeux, guettant cet instant où le vertige l’emporterait. Le jaillissement du sperme lui tira un cri aigu, très bref. Elle s’abandonna à la jouissance.

Plus tard, alors qu’ils reprenaient leur souffle, elle lui dit qu’il pouvait rester dormir. Il hocha la tête et caressa ses joues. La clarté du jour naissant les inondait d’une lumière crue et elle lui demanda de tirer les rideaux, l’observant à la dérobée sous ses paupières baissées. Il était plus beau qu’elle l’avait cru, plus musclé, avec une peau mate et un corps mince, presque entièrement dépourvu de poils.

Ils s’éveillèrent vers midi et Clémentine se leva d’un bond pour ouvrir les rideaux. Il admira ses seins lourds mais fermes, l’ampleur de ses hanches et de ses fesses cambrées sous la finesse de la taille, les cuisses pleines, solides, les chevilles étonnamment fines. Le casque de ses cheveux noirs, mi-longs, mettait en valeur sa carnation pâle. Ses gestes étaient élégants et précis.

Quand elle vit qu’il la regardait, elle revint immédiatement se blottir dans le lit. Ils étaient encore couchés lorsque le jour commença à décliner. Draps et couvertures avaient valsé depuis longtemps et s’entortillaient sur la moquette. Un parfum épicé et lourdement animal emplissait la chambre. Ils se tenaient comme des athlètes épuisés après une compétition éprouvante. Echangeant de temps à autre quelques mots sans importance.

Bertrand frotta son front contre l’étroit triangle de la toison soigneusement épilée. Il accentua l’ouverture des cuisses pour contempler la faille de la vulve. Les lèvres enflées luisaient de leurs sécrétions mélangées. Elles étaient gorgées de sang, d’un rouge sombre presque violet, mais à leur jonction le clitoris s’étirait comme un bout de langue rose.

— J’en peux plus ! se plaignit Clémentine.

Et comme son amant s’était allongé à côté d’elle en sens inverse, elle se saisit du pénis ramolli et le pressa entre ses doigts.

— D’ailleurs tu n’es pas plus vaillant que moi…  et puis j’ai faim !

— Moi aussi, concéda Bertrand.

— Je te préviens qu’il n’y a rien ici… tu vas être obligé de m’inviter au restaurant… j’ai envie d’une pizza avec beaucoup de tomates et des anchois…

*

*   *

Au bout d’un mois, il devint évident que Bertrand et Clémentine se plaisaient. Ils sortaient de plus en plus souvent ensemble,  dormaient parfois chez l’un, parfois chez l’autre. Leur attirance spontanée se transformait peu à peu en un sentiment plus fort. Ils apprenaient progressivement à se connaître et tout ce qu’ils découvraient l’un de l’autre les rapprochait.

Elle, avocate débutante et brillante venait d’être embauchée dans un cabinet important spécialisé dans le droit commercial. Lui, ingénieur de formation, avait été nommé peu de temps avant leur rencontre chef de projet dans un bureau d’études aéronautiques. Il avait 32 ans et elle 26. Un âge où on envisage des relations plus stables. Ou le souci de s’établir se fait sentir. Bertrand fut le premier à parler mariage.

— Tu vas être obligé d’abandonner tes belles amies, dit-elle avec une perfidie souriante.

Ce rappel de ses belles amies provenait d’une rencontre fortuite qu’ils avaient faite au début de leur liaison. Une superbe rousse s’était jetée à son cou dans la rue en l’appelant mon chéri. Elle n’avait pas remarqué la présence de Clémentine et s’était excusée avec confusion lorsqu’elle s’en était aperçue. Plus tard, il avait avoué qu’il connaissait pas mal de filles. Pressée de questions, elle reconnut qu’elle avait eu également des aventures.

— Toi aussi tu vas devoir quitter tes amants, répliqua-t-il pour la taquiner à son tour.

Elle ne répondit pas. Ils décidèrent, puisqu’ils allaient se marier, de ne plus jamais évoquer ceux et celles qui avaient précédé leur rencontre. De repartir à zéro. Ils ne parlèrent pas ouvertement de fidélité mais elle était implicitement admise comme une base pour la nouvelle vie qu’ils envisageaient.

Bertrand n’y voyait aucune difficulté. Il avait eu de très nombreuses maîtresses mais aucune qui l’ait sensuellement comblé comme Clémentine. Son appétit pour les choses du sexe l’avait déconcerté dans un premier temps avant de le séduire. On aurait dit qu’elle découvrait avec lui le plaisir d’être caressée et de caresser et cette fraîcheur l’avait conquis.

En outre, elle faisait l’amour quand elle était lancée comme si elle ignorait le sens du mot pudeur. Uniquement guidée par la recherche du plaisir. Rien ne l’arrêtait. Elle parlait peu mais elle agissait volontiers, se montrant alors la plus complaisante et la plus inventive des maîtresses.

De son côté, il avait toujours été assez fruste. Il se bornait à un petit nombre de caresses dont il avait lu dans des magazines qu’elles constituaient les préliminaires indispensables à l’acte lui-même. Comme il avait entendu dire que les femmes en raffolaient, il s’y appliquait avec beaucoup de soin mais sans y apporter de véritable passion. S’il aimait jouir, sa sensualité restait en friche.

Clémentine au contraire était sensuelle depuis la pointe des cheveux jusqu’au bout des orteils. D’une sensualité qui le déroutait. A la fois gourmande dans le feu de l’action, presque impérative, et bizarrement retenue à d’autres moments. Comme si elle craignait d’avoir été trop loin. Elle avait des impudeurs magnifiques et des réserves de petite fille ignorante. Quand il s’en étonnait, elle changeait de conversation.

Mais elle ne se contentait pas de donner. Elle exigeait de recevoir aussi. Les manipulations approximatives qu’il accordait auparavant au corps  de ses partenaires s’étaient transformées grâce à elle en caresses plus élaborées. Sans le demander jamais ouvertement, elle savait lui imposer ce qu’elle désirait. Il se laissait guider.

Non seulement elle le faisait jouir à la perfection mais elle s’attendait à ce qu’il lui rende la pareille. C’était la première fois qu’une femme prenait aussi délibérément l’initiative avec lui quand ils se retrouvaient au lit. Il avait été rapidement séduit. Sa reconnaissance était telle qu’il ne cherchait plus à démêler ce qui l’attirait le plus chez elle : son humour, son intelligence, sa bonne humeur ou son goût pour les plaisirs charnels.

Un soir, dans un restaurant près de l’Ecole Militaire, ils dînèrent avec Sophie et Mikaël, un ami d’enfance de Bertrand. Celui-ci avait prévenu Clémentine qu’ils pratiquaient l’échangisme et en parlaient volontiers. Ils risquaient même de vouloir la convertir. Elle avait haussé les épaules en disant que ça ne la gênait pas mais que ça ne l’intéressait pas non plus.

De fait, elle intervint très peu durant la conversation des trois autres. Mais elle suivit attentivement les anecdotes de Sophie racontant avec drôlerie certaines de leurs mésaventures dans des boîtes à partouzes et ne cacha pas son amusement. Elle n’était ni prude ni bégueule. Suite à un compliment plus intime de Mikaël elle répéta qu’elle n’éprouvait pas d’attirance pour les amours collectives. Une fois rentrés, Bertrand lui demanda si elle n’avait jamais été tentée.

— De faire l’amour à plusieurs ? Non. Pourquoi ? Tu l’as déjà fait ?

— Non, mais c’est un fantasme qu’on a tous plus ou moins…

Elle fit une moue incrédule en l’observant dans le miroir de la salle de bains. Soudain, elle éclata de rire et se tourna vers lui pour attraper à pleine main la bosse qui déformait son slip.

— En tout cas, chez toi c’est un fantasme qui grossit !

Elle palpa la bosse, baissa le slip et mit à jour une verge gonflée mais pas encore rigide.

— C’est parce que tu m’imagines avec d’autres hommes que tu bandes ?

— Non… en fait, je pensais à toi avec Sophie.

Elle leva les yeux vers lui.

— Ça t’excite deux filles ensemble ?

— Ça excite tous les mecs.

Elle promena la pointe de son ongle le long de la verge qui se dressa d’un coup.

— Je ne te suffis plus ?

Elle le regardait toujours droit dans les yeux et il crut voir de l’inquiétude dans son regard. Il lui ébouriffa les cheveux en la traitant d’idiote.

— Je t’aime, tu le sais, ajouta-t-il. Et c’est avec toi que j’ai envie de baiser…

Elle posa sa bouche sur la tête du membre, refoulant de ses lèvres la peau du prépuce pour enfourner le gland. Il tendit le ventre en avant et la verge coulissa jusque dans sa gorge. Pourtant, elle ne pouvait pas la prendre en entier, ce qui la désolait, et elle stoppa sa progression en appuyant une main sur son ventre. De son autre main, elle soupesa le sac des bourses et agita sa langue le long du filet.

Au bout de quelques dizaines de secondes, il dit d’une voix haletante : « Tu vas me faire jouir ». Puis, voyant qu’elle continuait à le sucer malgré tout avec la même détermination, il tenta d’échapper à cette étreinte. Elle émit un grognement de protestation et agrippa ses fesses à deux mains pour l’empêcher de quitter sa bouche. Alors il la laissa agir à sa guise.

Elle le pompait maintenant avec une sorte de fureur. Des mouvements de tête résolus et puissants. Des bruits de déglutition, des claquements de langue, des chuintements humides. Elle le faisait entrer le plus loin qu’elle pouvait, jusqu’à toucher son gosier, les ongles enfoncés dans le gras de ses fesses. Déployant une énergie brutale mais contenue.

Bertrand ne tenta pas d’endiguer le sperme qui montait. Ce fut comme une pointe de feu qui prit naissance dans ses testicules et s’arrêta un instant à la base de sa verge avant d’embraser son bas-ventre. L’incendie courut le long du canal. Il poussa un cri. Clémentine y répondit par un grondement sourd tout en recueillant sa semence à mesure qu’elle jaillissait.

Ils tombèrent à genoux sur le carrelage de la salle de bains. Elle colla ses lèvres à celles de son amant et souffla dans sa bouche la liqueur qu’elle n’avait pas avalée. Il éprouva une jouissance si aiguë à boire son sperme qu’il fut à nouveau en érection. Elle l’entraîna sur le sol en murmurant à son oreille : « Baise-moi fort, je veux jouir… »

*

*   *

Après le mariage, ils passèrent une semaine en Toscane dans la propriété d’un ami à une trentaine de kilomètres de Florence. La villa était petite mais située au cœur d’un grand parc à demi sauvage. Ils aimaient acheter des babioles au village voisin et prendre l’apéritif en fin d’après-midi à l’ombre des arcades en observant l’animation de la place. Ils dînaient ensuite dans une trattoria des collines. Jamais la même.

En rentrant, ils piquaient une tête dans la minuscule piscine et faisaient l’amour. Bertrand avait décrété qu’ils devaient faire l’amour trois fois par jour au moins. Le matin dans la chambre au réveil, après déjeuner dans n’importe quelle autre pièce de la villa et le soir au bord de la piscine ou dans le parc. Après tout, c’était leur voyage de noces et il fallait sacrifier aux traditions.

Le dernier soir, ils s’étaient déjà pas mal échauffés en revenant du restaurant et, sitôt arrivés, Clémentine bondit hors de la voiture en clamant : « Chiche que tu m’attrapes pas !… mais si tu m’attrapes tu as le droit de me violer ! » Elle claqua la portière et disparut en courant dans les bosquets du parc. Bertrand ne mit aucune hâte à la poursuivre.

La pleine lune éclairait les collines. Le bleu sombre et velouté du ciel scintillait d’étoiles. Tout en se faufilant entre les arbres et les taillis, la jeune femme entreprit de se débarrasser de ses vêtements. A mesure qu’elle les quittait, elle les agitait au-dessus de sa tête dans un geste de défi et les jetait à terre avant de reprendre sa course pour garder la distance avec Bertrand.

Il vit ainsi voler dans les airs son débardeur, sa jupe, son soutien-gorge et son string. La clarté nocturne teintait son corps d’une délicate nuance ivoirine qui la faisait ressembler à une statue mouvante. Quand elle fut nue, il se déshabilla à son tour et se précipita vers elle à l’improviste. Elle lui échappa de justesse et ils se mirent à se poursuivre pour de bon.

Elle poussait des cris de frayeur et glapissait en riant qu’un satyre voulait la violer. De fait, il était en érection,  bondissait comme un diable en exagérant l’amplitude de ses mouvements et s’arrêtait de temps en temps pour saisir sa verge par la base et l’agiter de façon menaçante en grimaçant. Il lui criait alors des obscénités et détaillait ce qu’il lui ferait subir s’il la capturait.

Elle se laissa rattraper dans la partie la plus sauvage et la plus touffue du parc. Ils étaient tous deux en sueur et excités. Dès qu’il l’eût touchée, elle n’opposa plus de résistance et ils s’écroulèrent dans l’herbe. Elle semblait amorphe, comme si elle était effrayée à la perspective d’être prise de force. Il en profita pour frotter son sexe contre son ventre puis entre ses seins.

Quand il en dirigea l’extrémité vers ses lèvres elle secoua la tête avec violence en protestant qu’elle ne voulait pas faire quelque chose d’aussi dégoûtant. Leur jeu avait débuté comme un simulacre plaisant mais ils se laissèrent gagner tous les deux par l’ambiance. Leur lutte devint plus âpre. Ils jouaient toujours mais elle se débattait avec énergie et lui cherchait à la contraindre avec rudesse.

Il la renversa sur le ventre et s’abattit sur elle pour la plaquer au sol. Sa queue s’était logée dans le sillon de ses fesses et elle frissonna en éprouvant sa dureté. Elle donna quelques coups de reins pour l’éjecter mais ses contorsions aboutirent au résultat inverse. Le membre bien coincé entre les deux globes, il resserra sa prise et cria qu’il allait l’enculer.

C’est alors que Clémentine aperçut deux yeux dans les broussailles. Pendant une fraction de seconde elle ressentit une peur panique à l’idée qu’il s’agissait d’un animal sauvage. Un mouvement du feuillage lui découvrit le visage mince et étroit d’une très jeune fille.

Toute son énergie l’abandonna instantanément. Une langueur voluptueuse s’empara d’elle à l’idée qu’on les observait. A l’abri des mèches folles de ses cheveux qui cachaient son regard, elle tenta de mieux voir la spectatrice. Les grands yeux noirs écarquillés luisaient dans la pénombre. Elle ne distinguait rien d’autre avec précision.

Elle prit soudain conscience que le visage aux traits légèrement anguleux pouvait aussi bien être celui d’un garçon que celui d’une fille de quatorze ou quinze ans. Il était impossible de trancher. En tout cas, ça n’était pas un voyeur banal mais un jeune adolescent curieux. Son excitation s’amplifia.

Décontenancé par la soudaine immobilité de sa compagne, Bertrand avait lui aussi cessé ses mouvements. Elle lui dit à voix basse qu’il pourrait la prendre par derrière comme il le souhaitait mais qu’elle voulait d’abord le sucer. Il ne s’interrogea pas sur ce brusque changement d’attitude et se disposa comme elle le désirait.

Alors elle commença une fellation passionnée. Son regard évitait l’endroit où se situaient les yeux mystérieux mais leur présence l’excitait au plus haut point. Tout en flattant de la langue et des lèvres la verge de son mari, elle essayait d’imaginer ce qui se passait dans la tête de celui ou de celle qui s’était caché pour les observer.

Elle se souvint qu’au même âge elle eût été bouleversée de pouvoir assister de si près à un acte sur lequel elle se posait tant de questions. Malgré l’éducation libérale qu’elle avait reçue et les discussions avec ses copines, la fellation restait en grande partie une énigme. Lorsqu’elle se masturbait, elle y pensait avec envie mais aussi avec crainte.

Maintenant, léchant avec soin  la peau satinée du gland, il lui sembla qu’elle retrouvait un peu de son trouble juvénile. Elle s’était placée de telle sorte que la jeune fille ou le garçon ne perdent rien de ce qu’elle faisait. Dispenser cette leçon de choses en même temps qu’elle s’exhibait l’excitaient à parts égales. Inconscient du jeu qui se déroulait à son insu, Bertrand lui demanda de se mettre à quatre pattes.

Elle offrit sa croupe. Autant à son amant pour qu’il la prenne qu’à l’observateur clandestin. Et quand la queue força l’ouverture de son anus, elle ne retint pas les gémissements puis les râles qui lui vinrent aux lèvres. Elle imaginait la verge dilatant le minuscule cratère pour s’enfouir en elle. Cette vision fut si précise qu’un formidable orgasme la secoua longuement.

Quand elle reprit conscience, Bertrand reposait à côté d’elle. Elle ne se souvenait pas du moment où il avait joui. Elle fouilla du regard le buisson où elle avait aperçu les grands yeux noirs mais il n’y avait plus personne.

 

 

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