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Résumé

Fabienne est une fille bizarre. Parce qu’un jour, au cours d’un jeu en colo, elle s’est retrouvée attachée dans un cagibi, elle ne rêve plus que de jouir en étant ficelée comme un saucisson. Tout cela n’est guère méchant et ne resterait d’ailleurs qu’un fantasme si, au cours d’un job d’été, elle ne faisait la connaissance de Nelly. Dans l’arrière-boutique de cette perverse patronne, Fabienne va découvrir ce qu’est le bondage, mais aussi les plaisirs brûlants de la fessée et autres jeux insolites…

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CHAPITRE PREMIER

Adolescente renfermée, Fabienne détestait les colonies de vacances. Elle ne comprenait pas pourquoi ses parents s’obstinaient à l’y envoyer alors qu’elle n’était plus une gamine. Et jamais elle n’avait connu une ambiance aussi détestable. Quelle idée d’installer une colo dans une ancienne maison de maître au milieu des bois ? Au moins, au bord de la mer, il y avait le soleil, la plage et les bains. Avec mélancolie, elle finissait son dessert. Il lui restait une dizaine de jours à tirer avant de rentrer chez elle, à Marseille. Comment allait-elle tenir jusque-là ?

Un brouhaha autour d’elle lui fit lever la tête. Mme Gaur, la directrice, venait d’apparaître sur le seuil du réfectoire. C’était inhabituel en fin de déjeuner et chacun pressentait des ennuis. Mais Mme Gaur souriait. Elle frappa dans ses mains pour ramener le silence.

— Mes enfants, comme il fait vraiment trop chaud pour sortir, je propose de remplacer la promenade de cet après-midi par une partie de cache-cache à l’intérieur.

La réaction enthousiaste de ses camarades agaça Fabienne. C’était mieux que d’aller se balader, au risque de récolter des ampoules aux pieds et des piqûres de moustiques, mais ça restait un amusement de bébé.

La directrice tourna les talons et la trentaine de filles de la colo se divisa entre celles qui devaient se dissimuler, et celles qui devaient les chercher. La monitrice la plus ancienne, qui exerçait une autorité naturelle sur les autres, suggéra que les filles découvertes deviendraient des « prisonnières » jusqu’à la fin du jeu. Le groupe qui devait se cacher avait une demi-heure pour trouver une planque. Dès le coup de sifflet, toute l’équipe en question se rua hors du réfectoire.

Fabienne faisait partie du lot, mais ne manifestait aucun enthousiasme. Cependant, il fallait qu’elle se déniche une cachette.

Il y avait le parc, mais il était interdit d’y aller. Restait la vieille maison elle-même, vaste, pleine de recoins, mais pas extensible. Fabienne avait son idée. Dans l’entrée, derrière le grand escalier aux marches de pierre, un couloir aboutissait à une porte. Théoriquement, celle-ci était verrouillée, mais la serrure fermait mal. En forçant, il était possible d’ouvrir. Derrière, se trouvait un débarras éclairé par une lucarne grillagée.

Il y avait de tout, dans le local : des balais, des meubles vétustes, des cartons remplis de vieilleries ; dans un coin, étaient rangés des rouleaux de moquettes et de papiers peints appuyés contre le mur. Un espace suffisant permettait à une adolescente mince de se glisser. C’est ce que fit Fabienne. Accroupie, elle attendait les trois coups de sifflet de la fin du jeu. Au bout d’un moment, elle s’assoupit, sans doute sous l’effet de l’ennui.

Elle fut réveillée en sursaut quand des mains l’extirpèrent sans douceur de sa cachette. Apparemment, trois autres filles connaissaient la porte du débarras. La mine hilare, elles contemplaient Fabienne qui bafouilla :

— La partie est finie ?

Leurs éclats de rire lui firent comprendre qu’elle se fourvoyait. L’une d’elles, avec un zeste de cruauté, lui mit les points sur les i.

— Pour toi, oui ! Tu es notre prisonnière.

La peur nouait le ventre de Fabienne. Celle qui venait de parler était Teresa, une grande bringue brune et sèche au visage pointu. Elle avait formé autour d’elle une petite bande à sa dévotion. Naturellement, les deux filles qui l’accompagnaient en faisaient partie. Fabienne n’avait pas trouvé de copine parmi les autres membres de la colonie. Elle s’en moquait du moment qu’on la laissait tranquille mais, très vite, elle avait deviné chez Teresa une sourde hostilité. Elle ne comprenait pas pourquoi. La grande brune possédait sans doute un fond de méchanceté naturelle.

Les craintes de Fabienne s’accrurent quand les trois filles la forcèrent à se lever. Elle fut assise brutalement sur une chaise branlante et paniqua quand la grande bringue sortit un rouleau de grosse ficelle de la poche de son short.

— Puisque tu es notre prisonnière, on va t’attacher.

Fabienne protesta : ce n’était pas prévu dans le jeu. Contre trois, elle n’avait aucune chance. Pendant que ses complices la maintenaient, Teresa lui attacha les mains derrière le dossier, lui lia les chevilles aux pieds de la chaise. Pour faire bonne mesure, elle bâillonna sa victime avec un foulard. Le trio s’éclipsa en pouffant.

Seule, Fabienne sentait sa peur croître. Autant, au début, le débarras lui avait paru un refuge sûr, autant il lui semblait inquiétant, à présent qu’elle était réduite à l’impuissance. L’endroit était peut-être infesté d’araignées, voire de souris. Ça n’aurait rien eu d’étonnant, et elle avait une sainte frousse de ces bestioles. Une idée, la pire de toutes, lui donna la chair de poule. Si on l’oubliait là ? Son imagination s’emballait. Si les trois filles avaient un accident ? Ou s’il y avait un incendie ? Elle avait beau se répéter que c’était invraisemblable, ça ne la rassurait pas. Elle se débattait, mais les ficelles résistaient. Tout ce qu’elle gagna fut de se faire mal en les incrustant dans les poignets et les chevilles.

Comme les autres, elle était en short. Dessous, elle avait mis une culotte large, mais assez lâche. Un bord s’enfonçait dans sa fente. D’abord, elle n’y prêta guère attention. Ça ajoutait un inconfort de plus à sa situation. Très vite, cependant, elle sentit naître entre ses cuisses une douceur tiédeur accompagnée d’une impression d’humidité qu’elle n’avait jamais éprouvée ailleurs que dans son lit quand elle se caressait. Il ne lui fallut guère de temps pour comprendre que le frottement de la culotte dans sa fente y était pour quelque chose.

La porte du cagibi s’ouvrit sans avertissement, dissipant le trouble qu’elle ressentait. Teresa se tenait sur le seuil. D’abord, Fabienne crut qu’elle venait la délivrer, mais quand la grande fille referma le battant, s’approcha, un sourire mauvais aux lèvres, la peur envahit la prisonnière. Elle était seule avec Teresa, incapable d’appeler au secours à cause du bâillon. La lueur qui brillait dans les yeux de la brune aurait donné froid dans le dos à n’importe qui.

Fabienne sursauta sur la chaise, se débattit ; la main de Teresa effleura sa joue. La grande bringue se délectait de sa terreur.

— Tu fais moins la fière, hein ?

Le ton sifflant de Teresa était chargé de haine, comme si Fabienne lui avait causé du tort. Elle avait beau se creuser la cervelle, elle ne voyait pas en quoi.

La main descendait, cherchant à happer une pointe de sein à travers le T-shirt et le bonnet du soutien-gorge.

— Alors, comme ça, mes nichons ne sont pas plus gros que des œufs au plat ?

La scène ressurgit dans la mémoire de Fabienne. Cela s’était passé le lendemain de leur première nuit à la colo. Les filles étaient réparties entre plusieurs chambres, mais les douches étaient collectives. Fabienne et Teresa s’étaient retrouvées côte à côte, et la monitrice qui surveillait le groupe avait ironisé à propos de leurs seins. Teresa faisait un complexe à cause de sa minuscule poitrine ; elle s’était sentie humiliée par la remarque de la mono. Faute de pouvoir s’en prendre à celle-ci, elle se rattrapait avec Fabienne.

Son visage exprima une joie féroce quand elle réussit à pincer le mamelon. A travers le T-shirt, elle ne pouvait pas faire grand mal. Néanmoins, Fabienne poussa un cri étouffé sous son bâillon. Teresa replia sa main pour envelopper le sein. D’abord, elle le tritura avec force, mais un changement subtil apparut sur son visage. Son expression était plus concentrée que cruelle.

— C’est vrai qu’ils sont gros. C’est pas normal pour une pisseuse de ton âge.

Elle remonta le T-shirt au-dessus du soutien-gorge, glissa ses doigts sous les bonnets. Après avoir palpé, elle observa, l’air incrédule :

— C’est du vrai ! Comment tu as fait pour avoir des nichons aussi gros ?

Fabienne ne répondit pas. Son excitation revenait. Dans un éclair de lucidité, elle se demanda si c’était à cause du manège de Teresa ? A priori, elle ne le pensait pas. Ses seins n’étaient pas l’endroit le plus sensible de son corps. Pourquoi alors était-elle aussi troublée ?

Teresa s’attardait sur la poitrine de sa prisonnière. Son visage, plutôt pâle, avait pris des couleurs. De grosses gouttes coulaient sur sa figure. Après avoir longuement pétri les seins de Fabienne, elle les dégagea du soutien-gorge, étira sans douceur les mamelons.

— Il n’y a pas que tes nichons qui sont gros ! Quelles tétines de chèvre !

Fabienne gémit. La grande fille lui faisait mal, mais sa plainte trahissait plus le plaisir que la douleur. Elle se rendait compte que Teresa était aussi excitée qu’elle.

— Fabienne, si tu promets de pas crier, je t’enlèverai le bâillon… et je serai très gentille.

Fabienne acquiesça. Teresa dénoua le foulard qui lui obstruait la bouche, plaqua ses lèvres sur les siennes. Fabienne resta pétrifiée. Jamais personne ne l’avait embrassée de cette manière ; surtout pas une fille. Profitant de son désarroi, Teresa poussa sa langue. C’est alors que retentirent les trois coups de sifflet qui marquaient la fin du jeu. La grande fille s’écarta en pestant.

— Juste au moment où on allait s’amuser !

Elle détacha Fabienne, l’aida à se rajuster après lui avoir fait promettre de ne rien révéler. Il était temps : la porte s’ouvrait, livrant passage à la monitrice en chef.

— Qu’est-ce que vous faites là ?

D’un ton innocent, Teresa expliqua qu’elle avait fait Fabienne prisonnière et venait la délivrer puisque la partie était finie. La monitrice lui jeta un coup d’œil soupçonneux.

Par la suite, les choses en restèrent là avec Teresa. La grande bringue ne tenait sans doute pas à attirer l’attention des monitrices.

En tout cas, l’aventure en colo avait marqué la découverte d’un fantasme qui ne fit que croître au fil des années. Fabienne avait des copains sans que cela change quoi que ce soit. Baiser était agréable, mais elle sentait que ce n’était rien à côté du plaisir qu’elle aurait éprouvé en étant attachée. Cependant, elle n’osa jamais demander à ses petits amis de l’aider à revivre la scène du cagibi de la colo. Ils n’auraient pas compris. Ils l’auraient peut-être prise pour une folle. Parfois, le doute l’envahissait. Etait-il normal d’avoir de telles idées en tête ? Mais c’était trop excitant de s’imaginer ficelée, enfermée, livrée en toute impuissance à une femme ou à un homme prêt à infliger les pires sévices sexuels.

 

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