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Résumé

Yvette n’a jamais su dire non aux messieurs qui lui deman­daient de soulever sa jupe. En servante docile, elle était toujours prête à laisser  le maître  s’amuser avec elle. Si ça peut leur faire plaisir, après tout, se disait-elle, pourquoi les en priver ? Naturellement, autour d’elle, on jase. On la traite de fille de rien. De Marie-couche-toi-là. Aussi, change-t-elle  souvent de place… et de maître. Les uns sévères, grossiers, les autres, attentifs, caressants. Il n’y a pas que les messieurs, d’ailleurs, pour s’intéresser aux charmes de cette bonne si docile. Quelques dames délurées auront aussi recours à ses services…

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Chapitre premier

Lorsque sa mère mourut, Yvette venait d’avoir treize ans. Elle avait conservé un visage d’enfant avec des fossettes au creux des joues et des yeux rieurs mais son corps était déjà celui d’une femme. Sa poitrine développée, ses fesses pommées, ses cuisses charnues attiraient les regards des hommes. Nombreux étaient ceux qui se retournaient sur elle dans la rue, la frôlaient dans les transports en commun ou bien même lui murmuraient des obscénités.

Sa mère était morte à l’hôpital après avoir été renversée par un chauffard sur un passage clouté. Yvette se retrouvait seule. Elle n’avait ni frère, ni sœur. Pas davantage d’oncles ou de tantes. Il y avait longtemps que sa mère, qui vivait de petits boulots et qui déménageait tous les six mois, avait rompu avec le reste de la famille. Il n’y avait pas d’autre solution pour Yvette que de se rendre chez son père qu’elle n’avait jamais vu et qui habitait dans le fin fond de la Normandie.

Elle prit le train jusqu’à Rouen puis fit le reste du trajet jusqu’à Bazouges-sur-Scie, un petit bourg à côté de Dieppe, en autocar. Les hommes qui l’avaient vue monter dans le bus, n’avaient cessé de la détailler pendant tout le trajet avec insistance. Ils laissaient peser leurs regards allumés sur ses seins qui ballottaient sous son chandail et sur ses jambes fortes que sa légère et courte robe découvrait très haut. Trop préoccupée pour se rendre compte de quoi que ce soit, Yvette se contentait de détourner les yeux lorsqu’ils lui adressaient un clin d’œil grivois, jusqu’à ce qu’un homme d’un certain âge s’installe en face d’elle et se tripote le sexe au travers de son pantalon. Elle s’empourpra et resta le nez collé à la vitre pendant le reste du voyage.

Elle était inquiète. Sa mère lui avait toujours parlé de son père comme d’un homme grossier, brutal et ivrogne. Il la battait dès qu’il avait trop bu et ça avait été la cause de son départ. Peut-être allait-il refuser de recevoir sa fille chez lui ? Elle serrait contre elle un petit sac en plastique dans lequel elle avait fourré à la hâte quelques vêtements, sa brosse à dent, un flacon d’eau de Cologne et Jeannot, son petit ours en peluche qui ne l’avait jamais quittée depuis l’enfance.

– C’est Bazouges, lui précisa le chauffeur du car. Tu vas pas rigoler dans ce trou !

Elle se retrouva déboussolée sur la place de la mairie, au pied du monuments aux morts. Les quelques villageois qui vaquaient à leurs occupations la regardaient avec méfiance et s’empressaient de passer leur chemin de crainte qu’elle ne s’adresse à eux. Yvette finit par accoster une veille femme qui sortait de l’église. Elle lui indiqua de la main, sans un mot, la direction à prendre pour trouver la maison de Robert Lehideux, son père. Il lui fallut encore marcher un bon moment pour atteindre la masure dans laquelle il vivait. Il pleuvait, le ciel était gris. Elle avait froid et peur.

Arrivée devant la pauvre maison, elle cogna à la porte. Personne ne lui répondit. Elle attendit quelques instants et frappa encore. Rien. Elle poussa la porte. La salle vide était sombre avec un plafond bas, noir de suie. L’air confiné sentait le moisi et le tabac. Yvette hésita un instant avant d’entrer. Puis elle s’assit sur une chaise de paille, tremblante, tenant toujours précieusement son maigre bagage sur son ventre. Elle finit par s’habituer à la demi obscurité. Une cuisinière à bois diffusait un peu de chaleur. Sur une table couverte d’une toile cirée des assiettes sales attiraient les mouches. Un verre de vin renversé faisait une tache rouge. Quatre chaises, un bahut bancal et un lit repoussé contre le mur, constituaient le reste de l’ameublement.

Yvette n’osait bouger. Elle n’était pas chez elle. Son cœur se mettait à battre dans sa poitrine quand elle croyait entendre des pas au dehors. Elle attendit de plus en plus inquiète. La nuit tomba et la pièce devint sombre.

Lorsque son père entra, ce père dont elle n’avait aucun souvenir, elle bredouilla à mots hachés, très intimidée, qu’elle était sa fille, que sa mère était morte et qu’elle n’avait d’autre endroit où aller. Il resta quelque temps immobile dévisageant sa fille, la bouche ouverte en se grattant le crâne. Son regard était si vide qu’il ne semblait même pas réfléchir. Puis ses yeux se posèrent sur la poitrine de sa fille et une lueur apparut dans son regard. Il toussa pour s’éclaircir la voix. Il se décida enfin à parler d’un ton bourru.

– Allume donc, t’es dans le noir. On n’a pas l’électricité à Paris ? Alors c’est toi Yvette ? T’as pas faim ? Y a de la soupe de reste sur le coin de la cuisinière. Sers-nous donc.

Robert Lehideux, ouvrier agricole, rendait à gauche et à droite de menus services, tous les travaux que personne n’avait envie de faire. On le voyait sillonner le canton sur sa mobylette bruyante. Paresseux, vantard, mal embouché, lubrique, toujours fourré au bistrot, le peu qu’il gagnait, il le buvait aussitôt. Les hommes se servaient de lui, rigolaient et lui payaient un verre. Ses grossièretés les divertissaient. Les femmes le fuyaient. Elles craignaient toutes de le rencontrer dans quelque endroit isolé. Certaines d’entre elles, disait-on, y étaient passées mais aucune ne s’en vantait. On lui attribuait tous les méfaits commis sur le territoire de la commune et les gendarmes l’avaient à l’œil.

Yvette débarrassa la vaisselle sale, passa un coup de torchon sur la nappe, disposa le couvert pour elle et son père et apporta la casserole. Il la regardait aller et venir dans la cuisine de ses yeux larmoyants et cernés de rouge. Il déboucha une bouteille de vin.

– T’en veux ?

Yvette secoua négativement la tête. Ils mangèrent la soupe sans échanger une seule parole. Pas plus ce soir là que les suivants, il ne lui posa la moindre question au sujet de la mort de sa mère. Yvette n’osait pas lever les yeux. Elle avait tout de suite remarqué que la salle dans laquelle ils se trouvaient était l’unique pièce de la masure et qu’il n’y avait qu’un lit. Lorsqu’il eut reposé sa cuillère et vidé son quatrième verre de rouge, comme elle avait sommeil et qu’elle n’avait plus qu’une envie, dormir, elle osa poser la question qui lui trottait dans la tête.

– Et où est-ce que je vais coucher ?

– Ben, dans le lit, bien sûr ! Où tu veux donc coucher, dans le chenil ?

Elle se leva. Elle ôta sa robe tout en sentant peser sur son corps le regard lourd de son père qui s’était resservi un verre de vin. Elle ne voyait pas comment elle allait pouvoir faire sa toilette. Il lui faudrait attendre le lendemain, qu’il soit sorti. Elle frissonna autant de froid que de crainte et le plus vite qu’elle put, se fourra sous les draps et se réfugia dans un coin du lit en tirant sur elle la couverture.

– Bonne nuit.

Son père ne répondit pas et vida un dernier verre de vin avant de se déshabiller.

Elle ouvrit un œil et le vit qui s’avançait vers le lit. Cet homme au corps alourdi par la mauvaise graisse, à la chair pâle et au torse velu, bandait.

Elle referma aussitôt les yeux. Peut-être avait-elle mal vu ? Il éteignit la lumière. Le lit grinça lorsque son père s’allongea à côté d’elle. Il respirait de plus en plus fort. Son corps pesant creusait le matelas et faisait rouler Yvette vers lui. Elle essaya de s’accrocher au drap mais la pente l’entraînait malgré elle. Son flanc touchait celui de l’homme. Il s’approcha d’elle toujours haletant, l’enjamba, la chevaucha et pesa de tout son poids. Yvette tremblante gardait ses jambes resserrées, mais de ses genoux il écarta les cuisses de sa fille. De ses doigts rugueux il lui fouilla le sexe, frotta sa queue entre les lèvres et s’introduisit en elle.

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