Carnets d’une sexologue

12345
Loading...

D'Y Gilbert

InterditsMedia 1000


exhibition et voyeurisme


128 pages


Papier 7€50 Ebook 4€49

Acheter

Disponible sous 48 heures
7€50 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

Myriam est sexologue ; mais comme les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés, elle a elle-même des problèmes beaucoup plus importants que la plupart de ses clients. Elle n’arrive à jouir, en effet, que « dans l’exercice de sa profession ». Et c’est bien pour cela qu’elle l’a choisie. Pour traiter les névrosés et les névrosées qui viennent se livrer à elle, elle ne rechigne jamais à  mettre la main à la pâte.

En voilà une qui fait son métier avec plaisir ! Le tout, c’est qu’elle puisse intervenir ; elle n’hésite donc pas à se masturber devant ses patients et patientes, à s’exhiber sexuellement, et même quand la « thérapie » l’exige, à faire l’amour avec eux. Après Jérôme, le puceau maso, qu’elle initie et soumet, après Katia, la femme objet en révolte, voici un couple à problèmes, Jean-Yves et Michelle… qu’elle va soigner séparément. Mais c’est surtout Vanessa, la naïve nymphette, qui va réclamer les soins les plus approfondis.

Débuter la lecture

Jérôme, exhibitionniste obsessionnel

Jérôme, vingt-six ans, blond, taille moyenne, plutôt fluet, regard fuyant. Il cherchait ses mots, recommençait dix fois ses phrases pour me dire qu’il était mal dans sa peau et ne savait pas s’y prendre avec les femmes.

J’ai décidé de le faire allonger sur le divan, pour le mettre à l’aise. Je dispose d’un grand cabinet meublé de mon bureau, de deux fauteuils profonds où mes clients sont à l’aise et d’un divan large et confortable. En face du divan, j’ai disposé un poste de télévision et un magnétoscope que j’utilise quelquefois pour projeter des séquences érotiques, en discuter avec mon client et analyser avec lui ses réactions.

Dès que Jérôme s’est retrouvé allongé, les choses sont allées un peu mieux. J’étais assise à la tête du divan et il ne pouvait plus lorgner mon corsage ni mes jambes.

Premiers « émois érotiques » de Jérôme : vers dix ans, dans un cabinet médical, en présence de sa mère. Il a dû baisser son pantalon et son slip et le médecin est parti à la recherche d’une hernie, car Jérôme se plaignait d’une douleur à l’aine. Il n’avait pas encore le moindre duvet sur le pubis. Il était « troublé » par les doigts du praticien qui lui effleuraient le sexe. Il avait déjà eu des érections et il lui semblait que sa verge durcissait.

« Les glandes sont bien en place, avait dit le médecin en lui palpant longuement les testicules. »

Le membre de Jérôme s’était encore un peu tendu. Le garçon avait très honte, à cause de la présence de sa mère.

Une fois adolescent, il s’était souvent « touché », la nuit dans son lit, en brodant autour de cette consultation médicale. Il s’imaginait allongé sur une table de consultation, sans pantalon ni slip, palpé par un docteur à l’air grave, sous le regard attentif de sa mère. Le docteur posait des questions précises, en lui saisissant la verge et en tentant de la décalotter.

« Savez-vous, Madame, si votre fils a des pollutions nocturnes ? »

La mère regardait Jérôme qui rougissait violemment.

« Sans aucun doute, répondait-elle. Ses pyjamas sont souvent souillés. »

« Peut-être se caresse-t-il lui-même ? » ajoutait le docteur en regardant Jérôme.

« Jérôme, réponds au docteur ! Il t’arrive de te toucher ? C’est important qu’il le sache, pour le diagnostic. »

Ecarlate, Jérôme détournait les yeux.

« Je crois que c’est un aveu, Madame. »

Il se penchait vers le garçon :

« Tu le fais souvent ? Plusieurs fois par semaine ? Plusieurs fois par nuit ? Ou par jour ? »

Jérôme m’a avoué qu’il se branlait au moins une fois par jour à l’époque où il revivait régulièrement la scène de la consultation médicale, laquelle prenait des développements de plus en plus importants dans ses fantasmes. Il lui arrivait de s’imaginer entrant dans un amphithéâtre de la faculté de médecine, plein d’étudiants et d’étudiantes. Le professeur lui faisait retirer son pantalon et son slip, pour une description détaillée des organes génitaux d’un adolescent de quatorze ans. La mère, qui avait accompagné Jérôme, se tenait au premier rang.

« Vous remarquez, expliquait le professeur, que le système pileux est encore très peu développé. Certains poils sont déjà longs, mais leur densité reste modeste. Les glandes sont en place dans les bourses, ajoutait-il en palpant les couilles de Jérôme. La verge est courte, et il arrive souvent qu’il soit difficile de décalotter le gland. Chez les sujets non circoncis, bien sûr. »

Pour illustrer la chose, il saisissait le pénis de Jérôme, ce qui avait pour effet de provoquer un début d’érection. Il tirait sur la peau et Jérôme se reculait en grimaçant.

« Vous voyez, je lui fais mal. Regardez, le gland reste partiellement recouvert. Le plus souvent, la peau se détend à l’occasion des masturbations ou des premières pénétrations d’une partenaire, mais il arrive que l’on soit conduit à pratiquer une incision ou une circoncision. Je tire plus fort, pour dégager complètement le gland. »

Jérôme poussait un cri et baissait la tête, confus de laisser voir à tout le monde, et à sa mère, qu’il bandait vraiment maintenant.

« Vous remarquez encore que l’érection reste modeste. Elle ne saurait se comparer à celle d’un pénis adulte, même si on la porte à son plus haut niveau. »

Pour bien mettre la chose en évidence, le professeur entreprenait de branler Jérôme dont la queue se redressait rapidement. Puis il retirait la main et se tournait vers l’assistance.

« La petite verge est tendue en avant et vers le haut, elle est à moitié décalottée, elle est très dure. Aussi dure ou même plus dure que celle d’un adulte. Elle peut évidemment pénétrer un vagin, mais vous voyez qu’elle n’est ni aussi longue ni aussi grosse que celle d’un individu complètement développé. Qu’en est-il de l’éjaculation ? »

De plus en plus excité, Jérôme faisait appel à tout ce qu’il avait lu dans le Larousse médical pour développer ce scénario imaginaire d’une exhibition dans un amphithéâtre de faculté.

« J’ai dit, poursuivait le professeur, que tous les organes sont en place : les testicules que voici, le pénis que voilà, la prostate que l’on ne voit pas mais que vous pourriez toucher en introduisant le doigt dans l’anus du garçon. C’est d’une pratique courante. On appelle cela un toucher rectal. A l’âge qui est le sien, ce jeune homme peut éjaculer, sous l’effet de l’excitation combinée avec l’action mécanique de sa main, quand il se masturbe, ou avec le frottement du gland dans le vagin de sa partenaire, s’il lui arrivait d’en pénétrer un. »

Le professeur s’adressait alors à Jérôme pour lui demander s’il avait vécu l’une ou l’autre de ces expériences. Comme l’adolescent courbait la tête sans répondre, le professeur interrogeait la mère du regard.

« C’est très gênant pour moi, répondait la mère, de parler à sa place, mais je suis certaine qu’il a au moins des pollutions nocturnes. »

« Il y a donc éjaculation, remarquait le professeur, c’est-à-dire émission de sperme par un pénis en érection. »

« Sans aucun doute. Je crois également qu’il peut lui arriver de se toucher. Mais je ne pense pas qu’il ait déjà connu une partenaire. »

« Très bien. Nous allons vérifier qu’il peut éjaculer. »

C’est à cet instant du récit imaginaire que Jérôme, dans son lit, empoignait sa verge et se mettait à la masser doucement. Dans le rêve que faisait l’adolescent, le professeur lui avait saisi le pénis entre deux doigts, juste au-dessous du gland, et avait entrepris une caresse plus énergique, accompagnée de commentaires. Il l’avait fait mettre de profil pour que tout l’amphithéâtre, et sa mère, assistent dans de bonnes conditions à l’éjaculation.

« Au moment de l’orgasme, il y aura un appel brutal de sperme. J’espère que vous ne pensez pas, comme on peut le lire dans les mauvais romans porno, que le sperme vient des testicules. Vous connaissez cette expression stupide “les couilles gorgées de sperme”. Le sperme ne vient pas des testicules mais de la prostate et recueille au passage les spermatozoïdes produits par les glandes des testicules. Il n’y a aucune réserve de sperme dans le corps de l’homme. Rien de comparable à la vessie. L’éjaculation est un phénomène strictement comparable à la salivation, c’est-à-dire une émission brutale de liquide. Regardez, ce garçon “mouille” déjà, comme on dit vulgairement. Il a le gland luisant. C’est un premier liquide lubrificateur, venu pour faciliter l’intromission de la verge dans le vagin de la femme, laquelle “mouille” également, et pour la même raison, quand elle est excitée. Si j’insiste, le sperme va jaillir, en quelques saccades brutales, pour inonder le vagin et féconder l’ovule, à condition qu’il y en ait un à cet instant. »

Dans son lit, Jérôme commençait à se tordre de plaisir. Il finissait par “tout lâcher”, selon son expression quand le professeur lançait triomphalement :

« Voilà, il éjacule. Regardez, les premières giclées sont très fortes, puis elles vont en s’atténuant. Chez les sujets jeunes, elles sont beaucoup plus intenses et leur déclenchement suit de près la pénétration de l’organe féminin. »

Jérôme semblait prendre plaisir à me raconter tout cela. Au début, il cherchait ses mots et employait des expressions pudiques telles que « je me touchais… je voulais montrer mes organes à tout le monde… », mais progressivement, au cours de chaque consultation, son langage devenait plus cru. Il disait « ma bite, mes couilles… j’ai éjaculé… » Il ne faisait plus de doute pour moi qu’il aimait exhiber non seulement son corps mais aussi ses sentiments profonds et qu’il cherchait à me provoquer en utilisant un style volontairement obscène.

Je le laissais s’exprimer, remarquant que ses propos l’excitaient. Il croisait les jambes et posait les mains sur son ventre pour cacher son érection, mais il n’y parvenait pas toujours. Vers la fin, il semblait prendre plaisir à me laisser voir qu’il bandait. Si je n’étais pas intervenue, il aurait passé des heures à me raconter les mêmes fantasmes et nous n’aurions pas progressé dans la thérapie. Il a donc fallu que j’oriente un peu les entretiens, en lui demandant quelles avaient été ses expériences sexuelles depuis l’adolescence. Tout semblait se passer dans sa tête et d’une façon répétitive : visites médicales, séances de douches en colonie de vacances, essayages de pantalons et même de slips dans les cabines des marchands de fringues…

Un point avait attiré mon attention : la présence très fréquente de sa mère dans ses fantasmes. Il fallait que je sache ce qu’il en était exactement. Jérôme m’apprit que sa mère avait tenu à lui faire elle-même sa toilette, jusqu’au début de l’adolescence. Quand il était encore petit, il avait une émotion chaque fois qu’il entendait la baignoire se remplir et sa mère l’appeler.

– Elle me frottait partout, avec un gant de toilette et souvent à main nue. Elle me faisait mettre debout et prenait mon sexe très délicatement. Plusieurs fois, il a durci. Un jour, ma mère m’a adressé un gentil reproche : « Voyons, Jérôme, tu deviendrais vicieux ? » Ce jour-là, j’ai bandé très fort. Ma mère a fini par me dire que j’étais assez grand pour faire ma toilette tout seul, mais je lui demandais chaque fois d’être présente pour m’aider à rester bien propre. Un jour, j’ai éprouvé une grande honte. C’était l’époque où je commençais à me toucher avant de m’endormir. J’étais debout dans la baignoire, le sexe en avant. Ma mère a tenté de me décalotter. Elle m’a fait mal. Elle a continué à tirer sur ma peau et elle a aperçu comme moi des sécrétions blanchâtres sur mon… sur mon gland. Elle m’a dit que je risquais de me rendre malade en me touchant comme je le faisais. Ce jour-là, à ma grande satisfaction, elle m’a dit qu’elle interviendrait au moins une fois par semaine pour me nettoyer les organes, car j’étais incapable d’y procéder correctement. Quelque temps plus tard, il s’est passé une chose…

Jérôme n’osait pas en dire davantage. Nous sommes restés silencieux un long moment et j’ai dû relancer sa confidence.

– Que s’est-il passé ?

– J’ai… j’ai… C’est-à-dire que j’étais en érection et que ma mère me savonnait le membre. Elle m’a fait courber en avant sur le rebord de la baignoire et m’a écarté les fesses pour me nettoyer par-derrière. Elle n’utilisait pas le gant de toilette et ses doigts me parcouraient toute la fente, en insistant sur mon trou. Quand elle m’a fait redresser pour me rincer avec le jet, elle a à nouveau saisi ma verge qui était encore plus dure et a massé mon gland pour le débarrasser du savon. Alors, c’est affreux de faire ça devant sa mère, mais… mais j’ai éjaculé. Mon sperme a jailli très loin. Ma mère en a reçu sur l’avant-bras et sur son corsage. Elle m’a jeté un drôle de regard et a recommencé à me savonner, puis à me rincer pour retirer toutes les traces. Elle a saisi mon gland entre deux doigts pour faire sortir les dernières gouttes. Elle m’a expliqué que ça pouvait encore s’écouler plusieurs minutes après, si bien que ma toilette a été très longue ce jour-là et ma mère est restée avec moi pour la contrôler jusqu’au bout.

A partir de ce jour, Jérôme n’avait plus pris de précautions pour dissimuler ses masturbations nocturnes. Il avait renoncé à éjaculer dans des mouchoirs en papier qu’il faisait ensuite disparaître discrètement. Au contraire, il souillait volontairement son pyjama et ses draps qui devenaient rapidement raides et jaunâtres. Il laissait son lit grand ouvert, sachant que sa mère découvrirait la chose en faisant sa chambre, tandis qu’il serait à l’école.

– Avez-vous eu des rapports sexuels avec votre mère ?

Ma question était d’une grande brutalité. Mais il fallait bien que je le provoque, moi aussi. Jérôme a commencé à se tortiller sur le divan. Il m’a fait toutes sortes de réponses contradictoires, chaque fois en bandant et sans chercher à se cacher.

– Jamais de la vie… En fait, j’aurais bien voulu… Je crois que c’est elle qui aurait voulu… C’est elle qui me l’a proposé quand je lui ai dit, vers quinze ans, que je ne savais pas comment les filles étaient faites… Je lui ai demandé, mais elle m’a grondé… Oui, elle a fini par m’accueillir dans son lit, je me souviens, c’était un mercredi après-midi… Elle était entièrement nue, elle s’est allongée sur le lit et m’a fait mettre entre ses cuisses. C’est elle qui a pris ma bite pour la diriger vers sa fente qui était ouverte, toute rose et toute mouillée. J’ai joui tout de suite.

Je n’ai pas pu connaître la vérité. Peut-être racontait-il son fantasme préféré ? La seule certitude, c’est qu’il était amoureux de sa mère et détestait son père. A plusieurs reprises, il avait vu le couple faire l’amour. Il avait remarqué que l’on apercevait le lit de ses parents par le trou de la serrure, à condition de retirer la clé qui n’était jamais utilisée. Dès l’âge de treize ans, il faisait le guet. La première fois qu’il avait vu sa mère allongée toute nue, les cuisses écartées, se faire pénétrer par « l’énorme bite » de son père, il avait failli hurler de jalousie et de dégoût. Mais il revenait sans cesse coller son œil au trou de la serrure. C’est ainsi qu’il avait tout appris, avant que ses copains lui parlent de « pipes », de « chattes léchées » et même « d’enculage ». Très jeune, il connaissait toutes les positions, en particulier celle qui le troublait le plus, quand sa mère se mettait à quatre pattes pour se faire prendre comme une chienne. Bien plus tard seulement, il avait appris que cela s’appelait « levrette ». Ce qui le révoltait le plus, c’était de voir sa mère se tortiller de plaisir. Il l’entendait gémir faiblement, dire des choses telles que « oui, vas-y, défonce-moi… Plus fort… C’est bon… » Un jour qu’elle gémissait trop fort, le père lui avait dit : « Le petit va nous entendre ! »

Il avait vu son père grimacer de satisfaction en se faisant sucer. Sa mère semblait prendre beaucoup de plaisir à lui offrir cette caresse. Jérôme avait compris qu’elle recevait toute l’éjaculation dans la bouche, car il la voyait déglutir avec ravissement. Quelquefois, elle essuyait d’un revers de main ses lèvres maculées de traces blanchâtres ou passait la langue pour recueillir tout le sperme.

Bien avant d’avoir touché une femme, il en avait vu une, sa mère, se faire prendre entre les seins, se faire lécher les lèvres du sexe et même l’anus, se faire « enculer » en demandant à son mari de « lui masser le bouton » en même temps. Sa mère, il l’avait même vue introduire sa jolie petite langue pointue dans le cul de son père prosterné en avant, dans une posture ignoble qui le révoltait.

– J’aurais tellement voulu que maman me fasse ça, a-t-il fini par me dire, et moi, je lui aurais fait pareil !

J’en suis venue à me demander si Jérôme avait déjà « touché » une femme, malgré ses vingt-six ans. Sur ce point non plus, je n’ai pas acquis de certitude. Il parlait de copines, mais ses confidences étaient contradictoires. Ce que je crois vrai, c’est qu’il avait eu recours à des prostituées. Il en parlait avec délice, sans doute en affabulant beaucoup. A l’en croire, ces professionnelles auraient pris plaisir à le faire déshabiller devant elles. Elles restaient à moitié vêtues, disait-il, assises face à lui. Il voyait leurs seins et leur sexe à travers des lingeries très fines et elles écartaient généreusement les cuisses tandis qu’il défaisait la ceinture de son pantalon. Elles lui donnaient des ordres précis : « Baisse ton pantalon, baisse ton slip, montre ta queue, décalotte-toi, mets-toi à genoux et écarte-toi les fesses pour que je voie ton cul… »

Il disait avoir recherché des emplois comme modèle dans des ateliers de peinture ou de sculpture. De crainte de se mettre à bander aussitôt exposé à la vue des élèves, il avait renoncé et n’avait réussi qu’à recevoir des propositions du responsable d’une école d’arts plastiques qui était finalement parvenu à « se faire sucer » et à « l’enculer » en lui faisant miroiter des contrats.

La thérapie de Jérôme tournait en rond. Il revenait sans cesse à ses visites médicales. Il m’a même parlé de séjours dans les hôpitaux pour des affections urinaires ou intestinales. Il m’a décrit un lavement que lui aurait donné une jeune infirmière antillaise, nue sous sa blouse blanche. Elle l’avait fait étendre sur le dos, après avoir disposé une toile cirée sous ses reins. Elle lui avait relevé sa chemise de nuit sur la poitrine. Il n’avait pas de slip. L’infirmière lui avait demandé de plier les genoux et de ramener les talons contre ses fesses « pour bien présenter l’anus ». La canule s’était introduite très profondément et il avait eu peur de bander, ce qui n’avait pas manqué de se produire dès qu’il avait senti le liquide chaud lui envahir le ventre, tandis que l’infirmière avait les yeux braqués sur son « intimité ». D’autres infirmières et même des gens qui venaient rendre visite à des malades allaient et venaient dans la chambre et s’arrêtaient pour le regarder. Il avait le gland décalotté, tellement il bandait. L’infirmière lui avait demandé de garder le liquide le plus longtemps possible et de l’appeler avant d’aller se soulager sur le bassin posé au pied du lit. Il avait dû s’accroupir devant elle pour libérer ses intestins. En même temps, il n’avait pu s’empêcher de libérer sa vessie et il avait pissé sur lui, en raison de son érection.

Je n’ai pas échappé non plus à un long récit concernant une réelle ou prétendue affection urinaire. Là encore, la consultation avait lieu dans une chambre d’hôpital, en présence d’un professeur en médecine et d’un groupe d’étudiants des deux sexes. Allongé sur un lit, Jérôme portait une simple chemisette qui ne descendait pas plus bas que son nombril. Le professeur l’interrogeait sur les douleurs qu’il ressentait en urinant et insistait pour savoir s’il lui arrivait de se masturber. Jérôme avait fini par répondre affirmativement. Il avait été palpé et décalotté, et une érection avait été provoquée pour bien mettre en évidence la rougeur anormale de son gland. Le professeur en avait profité pour pratiquer un toucher rectal, après avoir fait installer Jérôme à quatre pattes, les fesses tendues en arrière. A titre d’exercice, tous les étudiants et toutes les étudiantes s’étaient succédé pour lui « mettre longuement et profondément le doigt dans l’anus ». Puis il avait dû subir une autre épreuve, très humiliante, consistant à absorber un liquide diurétique afin d’examiner comment il urinait. On l’avait fait attendre un bon quart d’heure avant de lui demander de se lever et de libérer sa vessie dans un bassin posé sur un tabouret. Devant tout le monde, le professeur lui avait saisi la verge qui s’était rapidement redressée. Jérôme avait eu beaucoup de mal à uriner.

– Finalement, m’a-t-il dit, un filet d’urine mince mais très violent est sorti. Pour que le liquide tombe dans le bassin, le professeur m’a fait mal en courbant ma verge qui était dure et redressée. J’ai uriné beaucoup et tous les yeux étaient braqués sur mon gland complètement découvert d’où jaillissait ma pisse. Le professeur a dit que l’envie d’uriner pouvait expliquer mon érection, mais qu’il était également possible que je prenne un certain plaisir à être vu dans cette situation. Cela m’a beaucoup humilié.

J’ai demandé à mon client s’il avait effectivement pris du plaisir à subir cet examen. Il a eu la franchise de me répondre par l’affirmative, ajoutant même qu’il lui arrivait encore de se branler en se remémorant la scène.

J’ai compris que ces consultations étaient en grande partie imaginaires quand il m’a raconté que le professeur avait demandé à une étudiante de rester seule dans la chambre avec le patient pour le masturber, provoquer une éjaculation, recueillir le sperme afin de l’analyser et lui faire un rapport détaillé.

– Et cela a vraiment eu lieu ? ai-je demandé à Jérôme, l’air sceptique.

– Tout à fait. L’étudiante semblait très gênée. Elle rougissait. Quand on a été seuls, elle m’a fait allonger sur le lit et m’a branlé. Je me souviens qu’elle avait une bague avec une perle. J’ai éjaculé dans une éprouvette, mais plusieurs giclées, très fortes, sont retombées sur ma poitrine.

A la fin de la thérapie, les tendances exhibitionnistes de Jérôme se sont affirmées. Un jour, il est arrivé dans mon cabinet moulé dans un pantalon de toile mince et collant. Son sexe, pourtant au repos, se dessinait nettement sous le tissu. Une fois allongé sur le divan, il a repris ses récits habituels et s’est mis à bander sans rien tenter pour me dissimuler la chose. Au contraire, il a glissé ostensiblement la main dans son pantalon pour dégager sa verge qui devait être coincée. Il m’a demandé si j’étais docteur en médecine. Sur ma réponse affirmative, il a voulu savoir si ma spécialité était l’urologie ou encore la physiologie des organes génitaux. Ma réponse négative ne l’a pas découragé.

– Je crois, m’a-t-il dit, que mes éjaculations ne sont pas normales. J’aimerais qu’un médecin examine la chose.

– Vous n’avez pas été suffisamment examiné dans les hôpitaux ?

– Je n’ai jamais eu un vrai diagnostic. Et puis, c’est très ancien.

– Que voulez-vous, au juste ?

Il s’est agité sur le divan, a commencé plusieurs phrases sans en achever aucune, mais j’ai fini par comprendre qu’il voulait « me montrer » ce qui se passait quand il jouissait.

– Allez-y, lui ai-je dit, masturbez-vous. Voici un mouchoir en papier pour vous éviter de vous tacher ou de souiller le divan.

Il a ouvert son pantalon. Il portait un minuscule slip blanc dont sa verge dépassait largement. Son gland humide avait bavé sur la peau laiteuse de son ventre. Nous n’avons plus dit un mot. Il a saisi sa verge entre deux doigts, comme s’il voulait me la dissimuler le moins possible et a commencé à se branler. Je me demandais si j’étais bien dans mon rôle de sexologue en acceptant cette exhibition et si je ne devenais pas complice d’un malade, prostituée en quelque sorte. Il a éjaculé presque tout de suite, sans prendre soin de recueillir dans le mouchoir de papier le sperme qui a ainsi jailli sur sa chemisette. Il s’est essuyé. Il paraissait tout honteux et souhaitait interrompre la séance de thérapie ; mais j’ai insisté pour la poursuivre, lui expliquant que je ne le recevrais plus si nous ne tirions pas les conclusions de ce qui venait de se passer.

Pour la première fois, il m’a parlé sans arrière-pensée ni fantasmes. J’ai appris qu’il éjaculait toujours « de façon précoce », qu’il n’avait jamais réussi à pénétrer une femme, qu’il s’exhibait régulièrement dans les urinoirs des cinémas porno, qu’il avait consulté d’innombrables médecins pour se faire examiner « les parties génitales » et que ses seules expériences sexuelles s’étaient réalisées avec des hommes : sodomie, fellation et même correction à la cravache.

Je lui ai demandé s’il voulait bien entreprendre avec moi une vraie thérapie, sur le constat que nous venions de faire. Je considérais en effet toutes les séances précédentes comme de simples exhibitions de sa part.

Il a accepté et nous avons pris rendez-vous.

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *