CENDRILLON, L’ESCLAVE INDECIS

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GALINSKY Sivel

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Broché / 160 pages


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Résumé

Guillaume est un garçon timide. Les femmes l’impressionnent et, si elles portent des chaussures à talons hauts, il rêve aussitôt de se jeter à leurs pieds et de devenir leur esclave soumis, amoureux, envoûté.

Une prostituée pourrait-elle le libérer de cette obsession ? Ou la gentille Brigitte qui aimerait tant qu’il devienne son maître ?

Guillaume se trouve balloté entre deux femmes aussi hautaines et décidées l’une que l’autre : Sonia, la belle tapineuse, lesbienne et méprisante, et Gisèle, une femme d’âge mûr, frustrée de volupté, possessive et qui veut faire de lui son jeune amant obéissant.

N’est-ce pas l’aboutissement de ses fantasmes les plus fous ?

Il lui suffirait de choisir… Mais laquelle est la bonne fée, laquelle est la sorcière ?

Objet de convoitise, déjà asservi à jamais, il perd tout contrôle sur son destin…

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Mardi 29, après-midi

Il faut qu’il fasse quelque chose. Vite ! Qu’il sorte, qu’il trouve…

À la hâte, il enfile un jean, une chemise, un pull. Vérifie l’argent dans son portefeuille. Sort sans prendre son blazer.

Dehors, l’air frais le stimule. Il marche à pas rapides, sans regarder autour de lui. L’impression de commettre un délit : comment garder la tête haute ? Tous les passants le regardent. Ils savent. Ils savent qu’il se dirige vers le quartier des putes.

Ils le savent et ils le jugent. Alors, il se force à penser qu’il n’est pas le seul à agir ainsi, que c’est normal, que, s’il y a des putains, c’est qu’il y a des hommes comme lui qui vont les voir. Oui, mais lui va dans un but précis, plus honteux que celui des braves types qui vont tirer un coup ; lui, il va voir une prostituée pour…

Il baisse davantage la tête, se fait encore plus petit. Se dit qu’il doit avoir l’air ridicule. Et il l’aperçoit.

Elle a une vingtaine d’années, le teint mat et des cheveux noirs très longs. Elle est chaussée de grandes cuissardes blanches. Elle l’aborde de cette manière à la fois naturelle et ostentatoire des prostituées :

— Deux cents francs, mon chou…

Oppressé, haletant, il finit pu dire :

— Je voudrais être à vos pieds…

Elle n’a pas compris et, gentiment, lui demande de répéter.

Il a envie de pleurer tellement il a honte de lui. Il répète, un peu plus fort, un peu enroué. La belle fille se moque bien de son effort pour prononcer ces mots. Ignorant sa gêne, elle veut seulement savoir s’il a 500 francs, le prix d’une séance de domination.

— Mais… Je… Je n’ai que deux cent francs… Juste un moment, cela suffira…

Pris de court par ce problème d’argent, il se sent lamentable. L’idée d’une passe furtive renforce son humiliation.

La fille tourne vivement la tête de côté, pour marquer son agacement.

— Pas question ! C’est cinq cents ou rien !

Alors, il bredouille et s’enfuit.

Il rentre aussitôt chez lui, bien décidé à tout laisser tomber, et se remet à se masturber. Il se branle pendant une heure, s’arrêtant parfois pour empêcher l’éjaculation. Toujours les mêmes images : des jupes moulantes, des pantalons en cuir, des escarpins brillants, des jambes aux bas nacrés. Il s’imagine tout nu avec le manche d’un martinet entre les dents, à quatre pattes devant une belle femme au regard dédaigneux qui lui ordonne de venir lui lécher la chatte pour qu’elle jouisse avec sa langue. Cette femme a les cuisses, les seins et les cuissardes blanches de la fille dans la rue.

Ses fantasmes sont des loups qui lui interdisent de vivre comme tout le monde. Toujours présents, ils le tourmentent. Un tourment ?… Ils sont diablement agréables ! Mais Guillaume Davert, vingt-trois ans, étudiant en droit, saxophoniste potentiellement renommé, n’arrive pas à comprendre comment il peut désirer qu’une femme lui donne des ordres et le traite comme son chien ou son esclave sexuel ! Il ne le comprend pas et ne parvient pas à l’admettre. Son orgueil refuse cette image bien peu séduisante de lui-même.

Comme un zombie, il prend 300 francs dans le tiroir de la table de nuit et repart. Cette fois, il marche à toute allure, très excité à l’idée d’être, dans dix minutes, agenouillé devant les cuissardes à talons aiguilles.

Pour aller plus vite, il change de chemin. Près d’une porte, au dernier moment, il voit une femme rousse qui attend, debout en haut d’une marche, l’épaule appuyée contre le mur. Elle est plus âgée que l’autre, presque la quarantaine. Par réflexe, il jette un coup d’œil sur ses jambes et ses pieds. Elle porte une jupe blanche en cuir, des bas sombres et des escarpins à talons hauts en imitation peau de serpent. Elle le regarde venir avec froideur tout en mastiquant un chewing-gum. Même après l’avoir dépassée, il sent son regard qui lui vrille le dos, comme un frisson, entre les omoplates.

Un peu plus loin, il retrouve la fille aux cuissardes. Se dit qu’elle est vraiment jolie. Et pourtant il se passe quelque chose de bizarre. Il n’a plus envie d’aller lui parler.

Arrêté net, il fait semblant de regarder la vitrine d’une pharmacie. Il essaye de se convaincre. Impossible de continuer. Comme si ses jambes refusaient d’avancer.

Il finit par faire demi-tour, en regardant le sol, pensif. Et puis, à huit mètres de lui, la femme devant laquelle il est passé quelques minutes plus tôt le regarde approcher, froidement, les bras croisés.

C’est la seconde fois qu’il passe devant elle : elle va croire qu’il n’ose pas l’accoster. Il rougit et aperçoit une lueur de mépris dans son regard.

Malgré lui, son pas ralentit. Il n’est plus qu’à trois mètres. Il a soudain eu envie de partir en courant mais ralentit seulement davantage.

Quand il arrive devant elle, elle porte la main à sa bouche, saisit son chewing-gum et le jette à ses pieds. Ce geste le cloue sur place. Encore une fois le sentiment d’avoir l’air idiot.

— Tu vas me tourner longtemps autour ? demande-t-elle d’un ton agacé.

Il rougit jusqu’aux oreilles, ne sachant que répondre tellement il se sent bête. Il baisse les yeux.

— Alors, on a perdu sa langue ? insiste-t-elle d’un ton moqueur. Et d’un geste du genou, elle exhibe sa cuisse.

Il fait non de la tête, le regard fixé sur ses jambes, terriblement impressionné par l’assurance de cette femme qui lui parle comme à un gamin.

— Alors, c’est oui ou c’est non ? dit-elle avec irritation.

Sans savoir ce qu’il fait, il relève la tête et déclare, d’un ton presque suppliant, en la regardant dans les yeux, qu’il voudrait être à ses pieds. Il garde les yeux plongés dans les siens, et reçoit de plein fouet son dédain et sa moquerie.

— Ah, d’accord !…

Elle sort de sa poche un autre chewing-gum dont elle déchire le papier.

— Tu veux lécher mes godasses, c’est ça ?

La question le mortifie jusqu’à la moelle des os. La honte le submerge. Mais il ne peut plus reculer. Il répond qu’il fera tout ce qu’elle voudra.

— Évidemment, tu feras tout ce que je veux !… À condition que tu aies 500 francs sur toi…

Voyant les billets dans sa main, elle lui tourne le dos et grimpe l’escalier étroit. Il la suit sans un mot.

— Ferme la porte, minable… Approche…

La chambre mesure dans les quinze mètres carrés. Du papier peint à fleurs sur les murs. Des meubles vieux et abîmés : un lit en bois dans un angle, un fauteuil en cuir près de la fenêtre, une grosse penderie, une petite table et un tabouret.

La femme lui dénoue elle-même sa ceinture et fait tomber sur ses chevilles pantalon et slip.

— Comme ça, t’es encore plus minable !

Sa chevelure rousse, bombée, souligne la finesse un peu anguleuse de son visage aux traits réguliers. Sa jupe droite en cuir qui descend jusqu’aux genoux, est fendue sur le côté.

— L’argent !…

Les billets disparaissent dans un petit coffret en bois peint.

Elle va s’asseoir dans le vieux fauteuil aux formes arrondies et croise les jambes.

— Qu’est-ce que tu attends minable ? Au boulot !

Il s’agenouille devant elle. Une jambe écarte largement la fente de la jupe et il découvre la limite des bas et la peau nue des cuisses. Il éprouve une folle envie de la caresser et d’enfouir sa tête sous la jupe.

— Vous avez de très belles jambes…

Elle lui frappe le bras avec son talon.

— Ta gueule, minable ! Lèche mes pompes !

Et elle lui tend son pied. Le ton est cassant, sans réplique.

Il préférerait lui baiser les jambes, remonter jusqu’en haut de ses cuisses, lui lécher le conin avec la langue… D’un seul coup, il se sent ridicule, gêné d’être là, mais contraint d’obéir. Ses deux mains en coupe saisissent respectueusement le talon et il commence à lécher la chaussure.

Au bout de trente secondes, un coup de semelle lui atteint le nez. Elle n’était pas bien installée et veut qu’il approche le tabouret, sur lequel elle pose la jambe. Puis elle s’adosse confortablement et s’absorbe dans la lecture du journal du jour sans plus s’occuper de lui.

Ses manières l’impressionnent terriblement, tant elles sont naturelles. Elle ne joue pas, elle profite simplement de sa présence pour se reposer ! Toujours à quatre pattes, il recommence à lécher.

Sa langue passe et repasse sur le dessus de l’escarpin. La chaussure sent le cuir, la poussière, le sale…

Le visage caché par le journal, elle lui demande s’il a fini.

– Oui…

Elle retire sa jambe du tabouret et, sans un mot, met l’autre à la place. Il voudrait que cela cesse, mais n’ose pas protester.

Après un long moment, elle replie son journal et le regarde faire. Comme elle s’aperçoit qu’il lorgne sa cuisse, elle écarte ostensiblement les jambes. Il lève les yeux sous la jupe, fixe un string d’un rouge écarlate, bombé par les poils du pubis. Cette vision merveilleuse l’excite.

La femme relève un peu sa jupe et, d’un doigt, se caresse lentement la cuisse, à quelques millimètres de l’étroite lingerie. Il voudrait lui lécher le con et se met à frotter encore plus fort sa langue sur l’escarpin. Se rendant compte de ce qu’il est en train de faire, il rougit de honte mais son sexe se raidit davantage.

Quand elle juge qu’il a suffisamment nettoyé sa chaussure, elle lui ordonne de se relever et repousse le tabouret d’un coup de talon.

— Apporte-moi ta queue, minable !…

Elle l’attire à côté du fauteuil et regarde son membre en érection. Le coude posé sur l’accoudoir, elle lui saisit la queue à pleine main et le force à s’approcher un peu plus.

La verge se trouve à la hauteur que sa bouche. Elle y jette un regard blasé, la branle un peu.

— Alors comme ça, minable, tu triques sans me le dire ! Regardez-moi ce braquemart bien dur… Est-ce qu’il est propre, au moins ?

Il assure que oui. Elle lui ordonne de mettre les mains derrière le dos puis desserre les doigts et fait coulisser le prépuce pour dégager le gland violacé. Elle l’observe avec attention en le tenant tout près de sa bouche.

— Tu te masturbes ?

Il est gêné par la question, bafouille d’une voix presque inaudible.

— Non.

— Tu te masturbes ? recommence-t-elle sans le regarder.

— Parfois, de temps en temps, rarement en fait…

Alors elle serre les doigts autour de sa verge en laissant seulement dépasser le gland et elle lui ordonne :

— Réponds-moi : « Oui madame, je me branle plusieurs fois par jours en pensant aux fesses et aux cuisses des femmes que j’ai croisées dans la rue. » Allez, je t’écoute !

Elle avance la tête et enfonce tout le gland dans sa bouche pour le sucer.

Quelle sensation merveilleuse ! Il ne pensait qu’à cela et pourtant n’osait l’espérer. Pour ne pas la contrarier, il s’empresse de répéter la phrase.

— Oui, madame, je me branle plusieurs fois par jours en pensant aux fesses et aux seins des femmes que j’ai croisées dans la rue…

Ce n’est qu’en les prononçant qu’il comprend à quel point ces mots sont ridicules et humiliants, mais la femme continue à le sucer avec des coups de langue appuyés sur sa bite et il est prêt à tout subir pour que cela ne s’arrête pas.

Elle recule la tête.

— Préviens-moi quand ça vient. Je n’ai pas envie que tu me gicles ton foutre dans la gorge !

Elle reprend sa queue dans la bouche. Maintenant, elle écarte sa main et, remuant la tête, lui octroie une délicieuse fellation. En même temps, ses doigts lui palpent les couilles, se glissent entre ses fesses, lui caressent l’anus.

Il sent monter sa jouissance et gémit de plaisir tellement c’est fort. Quand il devine qu’il ne va pas tarder à décharger, il marmonne des mots incompréhensibles et la femme se dégage aussitôt en reculant la tête. La bite lui sort de la bouche avec un petit bruit explosif.

Elle ramasse le journal qui était près du fauteuil, le place sur le sol et le branle à toute vitesse. Il éjacule d’un coup, les yeux fermés, la bouche grande ouverte.

Ensuite, elle lui essuie le gland avec un morceau de journal pour retirer le filet de sperme qui pend. Puis elle froisse le papier en boule et le lui tend pour qu’il le mette à la poubelle.

— Dis-moi, minable. Quand tu as nettoyé mes pompes tout à l’heure, tu as fait mes semelles aussi ?

— Non…

— Eh bien, fais-les avant de foutre le camp ! Ça m’évitera d’user mon paillasson…

Complètement excité, il obéit et, comme un fou, passe la langue sur la semelle souillée.

Après cinq minutes, elle lui ordonne de se rhabiller. Elle jette son chewing-gum dans un cendrier sans cesser de le regarder.

— File, maintenant… Et reviens me voir quand tu veux… Je m’appelle Sonia. Et toi ?

— Guillaume…

Sur le pas de la porte, en baissant les yeux, il demande quand il doit revenir. Pendant quelques secondes, la femme le regarde étrangement, comme si elle était interloquée par la question.

— Quand tu veux. Le plus tôt possible, dès que tu as l’argent…

Elle ouvre la porte et le pousse dehors.

Dans un état d’excitation intense, Guillaume regagne son studio d’étudiant. Un studio ? Une chambrette, plutôt, dans laquelle tout se touche, au point qu’assis à la table, il a l’impression d’être encore au lit, et qu’il croit parfois se réveiller dans la cuisine ! Seul le placard qui fait office de salle de bains et de W.C. lui donne le sentiment d’être dans une vraie pièce, grâce à la porte !

Cette aventure lui a donné une énergie nouvelle. D’abord, il s’installe pour reprendre les révisions de son examen, interrompues précédemment par l’avalanche de ses fantasmes. Mais il ne parvient pas à s’absorber dans le droit des entreprises. Alors, il prend un cahier neuf et commence à écrire, pour raconter les instants exceptionnels qu’il vient de vivre, se rappeler chaque détail, s’assurer qu’ils resteront à jamais gravés dans sa mémoire. C’était la première fois qu’il allait aux putes et peut-être bien la dernière…

Cela lui prend plus d’une heure et, lorsqu’il se relit en se demandant s’il n’a rien oublié, son excitation s’est apaisée. Ne demeure qu’une honte diffuse. Il n’est pas très fier de lui mais éprouve tout de même une certaine satisfaction d’être passé à l’acte. Après tout, rien de ce qu’il a fait ne porte vraiment à conséquence. C’est ce qu’il y a de bien avec les putes…

 

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