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Résumé

La semaine de Plume est bien chargée. Le lundi, c’est Edouard, fétichiste des petites culottes et amateur de jeux de pipi. Mardi, elle retrouve Benoît, un puceau qu’’elle initie aux plaisirs de la fessée. Mercredi, Yves, une relation torride via webcam. Le jeudi est consacré à Roméo et ses parties de jambes en l’’air dans des chambres louées à l’’heure. Vendredi, Bérénice, une femme de pouvoir avide de domination. Avec chacun de ses amants, Plume explore les plaisirs les plus sulfureux. Tous ont un secret qu’’elle a découvert. Mais ils ne connaissent pas le sien. A vous, elle le dévoile…

Marie Dange aime le plaisir sous toutes ses formes et notamment les jeux de contrainte et de fessée, pimentés de honte, entre adultes consentants. Elle en révèle ici toutes les facettes sans fausse pudeur.

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Chapitre premier – Lundi

Pas question de traîner le lundi matin : Edouard est toujours à l’heure. Je grignote sur un coin de table deux biscottes à peine beurrées, accompagnées d’une grande tasse de thé. Non que je fasse un régime ! Avec la vie que je mène, je ne risque pas d’engraisser. Ne dit-on pas que faire l’amour revient à courir un cent mètres ? Je petit-déjeune léger en prévision des gourmandises à venir. Puis je file sous la douche.

La cabine de bain s’emplit de buée. La vapeur me rappelle celle du hammam, où mon corps s’amollit dans une chaleur sensuelle. L’eau brûlante coulant à flots débarrasse ma peau des dernières odeurs de mouille et de sperme. Je prends toujours plaisir à les conserver longtemps après que Jean est parti.

Je palpe ma chatte rasée, entrouvre mes grandes lèvres pour laisser l’eau pénétrer. Je sens mon sexe encore gonflé de nos jeux. Une bouffée de désir me vrille le ventre en évoquant les deux derniers jours. Je regarde ma vulve enflée. Lisse, bien fendue, elle a quelque chose de juvénile. Comme tout mon corps, d’ailleurs, à qui des années de danse ont conservé sa souplesse. Je me trouve belle. Je m’aime. C’est ce qui me permet d’aimer les autres.

Passant le gant sur mes mollets, je glisse sur mes cuisses, remonte à mon ventre plat, mes seins que je couvre de savon. Je les trouve un peu petits. J’en voudrais des gros sur lesquels on se vautre. Entre lesquels les hommes glissent leur queue comme dans un vagin. Des nichons qui m’empliraient les mains quand je me caresse. Lourds, obscènes à force d’être plantureux. Et comme je fuis les frustrations, pour satisfaire mon désir, je me tourne vers ceux des autres. Il y a toujours une femme à poitrine de nourrice pour m’offrir la tétée.

Toutefois, les miens ont un avantage : hauts et fermes, ils n’ont pas besoin de soutien-gorge. Et souvent, je néglige d’en mettre un. Et me voilà émoustillée par le frottement de mon chemisier de soie sur mes pointes érectiles, par le regard des hommes sur moi. D’une pichenette, j’agace le bout qui durcit, le pince entre pouce et index. Je perçois sous la pulpe les grains qui se gonflent, les aréoles qui se plissent, deviennent rugueuses. Ces sensations m’échauffent. Ma chatte m’élance. Je n’ai pas beaucoup de temps, mais tant pis : j’ai envie !

J’écarte les bourrelets, débusque mon clito. J’en caresse la pointe, le saisis entre deux doigts. Je me décale pour recevoir les jets de la douche sur les épaules. Bombant ma chatte, j’introduis un doigt dans ma fente aux parois crémeuses. Je frissonne de l’incursion intime où je puise de la mousse. Blanchâtre, épaisse, gluante, elle gaine mon index d’où monte une odeur douceâtre. J’aime renifler ma mouille, et même la lécher.

Décalottant mon ergot, je l’enduis sur toute sa surface. Attentive aux vagues de frissons que déclenchent mes attouchements. Tressaillant sous mes caresses de plus en plus appuyées, je n’y tiens plus. Mes va-et-vient s’accélèrent. C’est bon, cette chaleur bien connue qui envahit mon bas-ventre, irradie ma chatte, met mon vagin en feu. J’accentue la pression, lime mon clito avec force, presque à me faire mal. J’entends le clapotis de ma mouille qui coule entre mes doigts. Cela m’excite encore plus de me sentir me répandre ainsi. Ma tête part en arrière. Mes jambes ne me portent plus.

Me laissant glisser contre la paroi carrelée, je jouis par à-coups. Accroupie, jambes écartées, le corps encore secoué de tremblements, je reprends souffle. Détendue, mise de bonne humeur par l’orgasme.

Mais il me faut faire vite maintenant. J’attrape le rasoir, et comme tous les matins, redonne à mon mont-de-Vénus toute sa douceur.

Enroulée dans le drap de bain qui chauffait sur le radiateur, j’essuie la buée sur le miroir avant de me maquiller. Je m’attendais à des yeux gonflés, à des traits chiffonnés de plaisir. Je découvre un visage frais, tout lisse.

« Pas besoin de crèmes hors de prix, cela revient moins cher de s’envoyer en l’air ! » je me dis.

Une once d’ombre à paupières champagne pour éclairer mes yeux noisette, un trait de khôl noir en lisière des cils, un soupçon d’orangé pour rehausser ma carnation de brune. Et je suis prête ! Edouard n’aime pas les maquillages excessifs.

Bientôt huit heures. Je fonce dans le couloir, entre en coup de vent dans ma chambre. Ouvrant en grand la porte de l’armoire, je m’empare d’un tailleur, pendu tout à gauche. Ma tenue du lundi. Un ensemble sobre, élégant, dont la jupe à mi-genoux, fendue à l’arrière dévoilera un bas couture. Je pioche dans le premier tiroir de ma commode un soutien-gorge crème avec un caraco assorti. Je superpose exprès soies et dentelles : Edouard aime effeuiller. Je néglige la culotte. Inutile ! Il m’en fournira une en temps et en heure ! Cette pensée me trouble.

Emoustillée à l’idée de sortir cul nu dans la rue… J’anticipe le plaisir de l’air frais sur mes fesses, cette impression de liberté qui rend mes pas plus légers. Et en même temps, le risque que ma jupe se soulève, que je fasse un faux pas, me retrouve les quatre fers en l’air.

Un coup d’œil à ma montre coupe court à ma rêverie. Je vais être en retard. Je relève prestement mes longs cheveux en un chignon bouclé. J’enfile des escarpins à hauts talons. Leurs brides noires enserrent mes chevilles, en soulignent la finesse.

Un dernier coup d’œil dans la grande psyché, et je cavale, sac-photo en bandoulière, jusqu’à ma voiture garée près du Gros Caillou. De là, je surplombe tout Lyon sous la brume matinale. J’aime cette ville. Tout particulièrement, la Croix-Rousse où je vis. Un quartier à mon image, avec ses traboules qui débouchent sur des places baignées de lumière. Direction Saint-Jean, secteur du vieux Lyon. Je me gare sur une place vide près du tribunal. J’ai dans les hanches un pas de tango, qu’accentuent les pavés inégaux. Edouard se lève à mon arrivée. La petite salle du Gone, café aux poutres basses et à la lumière tamisée, est notre lieu de rendez-vous attitré.

— Bonjour Plume, murmure-t-il en effleurant ma joue d’un baiser.

— Bonjour Edouard, dis-je en l’embrassant à la commissure des lèvres. Comment allez-vous ?

Je le vouvoie toujours. Une marque de respect au charme désuet que le décalage teinte de grivoiserie quand nous sommes au lit. Il faut dire qu’il en impose. La soixantaine bien portée, mince et élancé, sobre dans ses gestes et ses mots, il respire l’élégance. Sous ses cheveux noirs toujours bien coiffés pétille un regard fin jamais à court d’idées.

Il aime me faire partager ses passions.

— Ce matin, je vous emmène visiter le musée de la Miniature. C’est à deux pas d’ici. Cela devrait vous plaire… vous inspirer un article.

J’acquiesce en buvant à petites gorgées le thé au jasmin brûlant que le serveur vient d’apporter. Edouard sait joindre l’utile à l’agréable. Nos sorties me fournissent souvent un sujet pour mon journal.

— Pourquoi pas ? dis-je en reprenant du thé, ce qui fait sourire Edouard.

Il sort de sa poche un paquet carré enveloppé d’un papier de soie qu’il pose devant moi. C’est ma petite culotte du jour, que je vais enfiler dans les toilettes. Je prends le paquet, vais pour le glisser dans mon sac-photo, quand il interrompt mon geste :

— Non, je souhaite que vous l’enfiliez ici pour changer.

— Mais il y a du monde. Comment voulez-vous que je fasse ?

— Débrouillez-vous, Plume.

Le paquet à la main, je scrute les alentours. Le serveur essuie ses verres en rêvassant au fond du café. Deux clients accoudés au bar semblent absorbés par une émission de télé-achat. Seul un couple attablé non loin pourrait me voir faire. Mais ils discutent ferme. Posant le paquet sur mes genoux, je déplie le papier qui révèle une jolie culotte de coton blanc, ornée de broderie anglaise. Légère comme une plume, échancrée pour mettre les cuisses en valeur, elle porte la griffe d’un grand couturier. Je sais qu’Edouard l’a choisie avec soin au cours d’une promenade. En pensant au plaisir qu’il aurait à me voir la porter.

Son nouveau caprice m’excite. Me changer en public, pourquoi pas ! Le regardant droit dans les yeux, je commence par remonter ma jupe aux cuisses. Jusque-là, tout va bien ; je ne peux retenir un sourire narquois. Il voulait me mettre en difficulté. Eh bien, c’est raté. Mais je déchante vite. Ma jupe étroite refuse de coulisser plus haut ! Qu’à cela ne tienne. Je passe un pied puis l’autre dans les ouvertures de la pièce de lingerie. Maudissant au passage, mon talon aiguille qui s’accroche dans la dentelle. La culotte sur les cuisses, je me tortille, soulève les fesses pour la faire passer sous la jupe.

Rien à faire : ma jupe me colle comme une seconde peau. Je dois me résoudre à la remonter à la taille. Jusque-là, je faisais ma bravache, épinglant Edouard du regard. Mais à cet instant, la jupe retroussée sur le ventre, le cul nu à même le skaï, je ne peux m’empêcher de lancer un coup d’œil autour.

J’ai un sursaut quand je découvre la jeune femme en couple, qui me détaille fixement. Placée sur ma droite, elle est aux premières loges. Je sens que je commence à rougir, quand d’un geste complice, m’indiquant son bas-ventre, elle fait un signe de dénégation. De toute évidence, elle non plus n’a pas de culotte. Je lui souris, amusée. Elle est plutôt mignonne. A son air coquin, auquel je réponds d’un clin d’œil, je devine que mon petit manège l’émoustille. Me voilà avec deux spectateurs. De quoi satisfaire mon côté exhibitionniste et me donner envie d’en rajouter.

Fixant à nouveau Edouard, j’entame un strip-tease à l’envers. A moitié levée, la chatte à ras de la table, je remonte le tissu en tortillant du cul. Les doigts dans les échancrures, caressant au passage les plis de l’aine, je fais claquer les élastiques, comme pour bien la positionner. Echauffée par le frottement de mes cuisses l’une contre l’autre, par la pression du coton sur ma vulve, par les regards, je commence à mouiller. Je prends plaisir à sentir l’humidité gagner ma fente sur laquelle le tissu se colle. Dans un roulement de hanches, je fais glisser ma jupe. Rideau !

— Satisfait ? dis-je à Edouard en m’asseyant.

— Bravo Plume. Vous vous en êtes bien sortie. Vous savez être indécente avec classe. Mais vous ne perdez rien pour attendre, conclut-il en se levant.

— Je n’en doute pas, dis-je en quittant la banquette.

Pendant qu’il boutonne son manteau, j’ai le temps d’apercevoir la bosse qui tend son pantalon de tweed. Aucun doute, mon petit numéro lui a fait de l’effet. Et à ma voyeuse aussi ! Passant à côté d’elle en l’effleurant délibérément, je l’entends proposer à son vis-à-vis de « gagner un endroit tranquille ».

Je suis contente de moi : en voilà une à qui j’ai donné des envies !

 

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