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Résumé

Étudiante en sociologie, Muriel se livre à des recherches en passant des annonces sur Internet. Son thème?: les pratiques sexuelles insolites. Ce sera l’occasion pour elle de faire des rencontres qui l’éclairciront beaucoup… sur sa propre sexualité ! Jugez de sa surprise quand, visitant un donjon, elle découvre en effet… qu’elle est une soumise?!

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CHAPITRE PREMIER

Je m’appelle Muriel, et j’ai eu une vie sexuelle assez banale, jusqu’au jour où, alors que je préparais une maîtrise de sociologie, à Paris, il y a une dizaine d’années, Jérôme, mon petit ami du moment, m’a laissée tomber. Ce n’était pas la première fois que je perdais un copain, mais les choses s’étaient toujours passées en douceur, par une sorte de lassitude réciproque. Cette fois, la rupture a été aussi brutale qu’inattendue, du moins pour moi. S’il n’y avait eu qu’une histoire de sexe entre Jérôme et moi, ça n’aurait pas été trop grave mais, malheureusement, je m’étais attachée à lui.

Je me suis épanchée sur l’épaule de mon amie Line, étudiante elle aussi, mais en gestion, avec qui je partageais un petit appartement près de la porte Saint-Denis. Après m’avoir écoutée jusqu’au bout, elle a soupiré :

— Ça ne va pas te plaire mais, au fond, ça ne me surprend pas. Jérôme et toi, vous n’étiez pas faits l’un pour l’autre.

Je lui ai demandé, non sans une certaine aigreur, d’où elle tenait ça. Elle a pris un air encore plus navré.

— Toi, tu croyais avoir trouvé le grand amour, alors que lui, c’était le cul qui l’intéressait. Et, excuse-moi si je te fais de la peine, mais c’est pas ton point fort.

J’en suis restée comme deux ronds de flan. Bien sûr, je ne pouvais pas préjuger des sentiments de Jérôme à mon égard, mais il me semblait qu’on s’entendait plutôt bien au lit, et je ne lui avais jamais refusé une partie de jambes en l’air quand il en avait envie. Je l’ai dit à Line, qui a secoué la tête, apitoyée.

— Tu aimes baiser, comme n’importe quelle autre fille. Mais on n’est plus des ados. À notre âge, on a envie d’ajouter du piment au sexe. Tu saisis ?

Non, je ne comprenais pas et, comme elle le sentait, elle s’est lancée dans un cours de psychologie sexuelle : les mecs, une fois adultes, ne se satisfaisaient plus d’un coup tiré à la va-vite. Ils cultivaient plein de fantasmes dans leur tête et rêvaient de les satisfaire.

Ça ne m’avançait pas beaucoup. Pour ce qui était de connaître la mentalité des garçons, je lui faisais confiance, elle collectionnait les aventures, mais j’avais beau me creuser la tête, je ne me souvenais pas que Jérôme ait exprimé une quelconque demande particulière. La sentence est tombée, implacable.

— Alors, c’est que tu l’intimidais trop ! Il n’a pas osé !

La responsabilité de la rupture me revenait en pleine figure comme un élastique. Ce n’était pas fait pour me remonter le moral. Accablée, j’ai demandé à Line, ce qu’il fallait que je fasse à l’avenir pour conserver un copain, si j’en trouvais un. Elle a pris un air songeur.

— Il y a quelque temps que je pense à un truc. Toi qui es étudiante en sociologie, tu as un alibi en or pour mener une enquête sur les pratiques sexuelles des gens. Tu pourrais passer des annonces. Ça risque d’être amusant, et surtout excitant. Et comme ça, tu auras un aperçu de ce qui plaît aux garçons.

Je l’ai fixée avec des yeux ronds. L’idée ne m’était jamais venue de mêler mes études et ma vie privée ; sans compter que le lien entre les fantasmes érotiques et la sociologie ne me sautait pas aux yeux. Line a balayé mon argument :

— Tu devrais avoir compris que bon nombre des rapports sociaux tournent autour du cul. Ça te servira si tu veux écrire une thèse. J’imagine déjà le titre L’évolution des relations sexuelles!

Ça ne me semblait pas très original et, à mon avis, c’était d’une portée limitée. Même si ça n’allait pas chercher bien loin, cette idée d’enquête, où il entrait une bonne proportion de canular, ne m’enthousiasmait guère. Je n’aimais pas mener les gens en bateau. J’ai gardé mes réflexions pour moi, car Line n’aurait pas compris.

Elle s’est levée. Notre salle de séjour était petite et passablement encombrée, mais elle s’y déplaçait avec une aisance de chat. Comme pour souligner l’analogie avec un félin, elle a bâillé, s’est étirée longuement, et son peignoir s’est entrouvert. Elle n’avait rien dessous. Line avait l’habitude de se mettre à l’aise le soir, chez nous. Nous étions entre filles, et il n’était pas rare que nous nous promenions nues l’une devant l’autre. Ça ne m’avait jamais posé de problème depuis plus d’un an que nous partagions cet appartement. Pourquoi a-t-il fallu que cette fois me vienne l’idée que ses seins, menus mais haut perchés et fermes, devaient plaire aux garçons ? Ils avaient de gros bouts et ce devait être agréable de les sucer, comme Jérôme me le faisait. Était-ce à cause de mon désarroi après ma rupture qu’il me venait des pensées de ce genre ?

J’ai croisé le regard de Line. J’ai cru y lire de l’amusement, mais il s’agissait sans doute d’une illusion. Elle m’a demandé si je voulais aller manger un morceau quelque part. J’ai répondu que je n’avais pas très faim. Elle a haussé les épaules.

— Comme tu voudras. Moi, je vais à la cafète de Casino. Si tu veux te faire une dînette, tu trouveras tout ce qu’il faut dans le réfrigérateur.

Elle s’est dirigée vers sa chambre, mais, au moment de franchir le seuil, elle s’est retournée.

— Pense à ce que je t’ai dit !

Je l’ai traitée de vicieuse. Elle a ri et elle a refermé la porte derrière elle.

 

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