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Résumé

Nina Marigny est une jeune femme moderne et libre, qui n’hésite pas à vivre ses fantasmes les plus fous. Elle vous en livre les plus coquins dans cet ouvrage. A la suite d’un caprice, elle et sa copine Charlotte décident de se faire passer pour des tapineuses d’autoroute. Habitués aux relations monnayées, les routiers n’y voient que du feu. Prendre de l’argent pour s’envoyer en l’air déboussole étrangement notre aventurière en quête d’émotions fortes… A l’instant de passer à la casserole sur la banquette qui occupe le fond de l’habitacle, elle se sent remplie d’une folle excitation. La réalité sera-t-elle à la hauteur de ses fantasmes ? Si vous tenez à le savoir, achetez donc son livre : elle ne vous y cache rien… Et surtout pas, ce qu’il ne faut montrer à personne quand on est une « jeune fille bien ».

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Chapitre premier

Paris était loin. Monotone, le ruban d’asphalte s’étirait le long des premiers contreforts du Morvan. Tout en gardant les yeux sur sa route, Amélie étouffa un bâillement. Il y avait près de quatre heures qu’elle conduisait. Il faisait chaud dans la voiture. Amélie roulait toutes vitres ouvertes et le vent faisait doucement rouler ses boucles blondes. Relevée jusqu’au ventre, sa jupette dévoilait deux cuisses fuselées, à la peau dorée et veloutée. Au gré du vent, un triangle de dentelle blanche apparaissait furtivement entre les plis de cretonne. Sans scrupule, Amélie s’amusait à exciter les routiers qu’elle dépassait, riant des coups de klaxon qui saluaient son exhibition. « Je suis vraiment salope ! Emoustiller ces pauvres types qui ne doivent pas avoir touché une fille depuis des jours ! Je parierais qu’ils bandent à faire péter leurs braguettes ! » Cette idée lui plaisait et elle se prit à imaginer de grosses queues de camionneurs prises dans un jean étroit. Une chaleur brutale lui tordit le bas du ventre. Elle porta les doigts entre ses cuisses. La moiteur de son entrejambe lui confirma ce qu’elle avait deviné. « Je mouille ! Ah oui, vraiment, je suis une belle petite salope ! » Elle éclata d’un rire cristallin, heureuse de ces vacances qui commençaient si bien.

Elle roula encore une vingtaine de kilomètres et décréta qu’un petit arrêt pipi serait le bienvenu. Elle se mit à la recherche d’un panneau qui lui aurait indiqué une aire de repos. Très vite, elle aperçut ce qu’elle attendait : une station-service s’annonçait à grand renfort de signalisations tapageuses.

Amélie enclencha le clignotant et lâcha la pédale d’accélérateur. Sa petite voiture s’engagea sur la voie menant au parking d’autoroute et finit sa course devant la vitrine d’une cafétéria aux enseignes aguicheuses. Après avoir serré le frein à main, la jeune femme détacha sa ceinture de sécurité et s’étira avec une grâce enfantine. « Un petit pipi, un bon café, et ensuite je ne m’arrête plus avant d’être arrivée ! »

Elle attrapa son sac à main et sortit de la voiture. Le vent léger fit voleter sa jupe autour de ses jambes minces. La cafétéria était bondée, remplie de touristes échoués là au hasard de leur périple vers le soleil. Amélie se fraya un chemin jusqu’aux toilettes. Elle dut patienter, laissant une grosse matrone lui souffler la dernière cabine libre. Amélie se mit à danser sur place, la main entre ses cuisses. Par bonheur, la matrone ressortit dans un bruit de chasse d’eau et Amélie se précipita dans la place. Elle poussa le loquet, releva sa jupe et baissa son string jusqu’aux genoux. Malgré son envie pressante, elle prit le temps de poser de longues bandes de papier toilette sur la lunette des W.C. « Aucune envie d’attraper une maladie dans cet endroit douteux ! » Elle s’assit et put se soulager en soupirant d’aise. Le jet puissant faisait un bruit de cascade contre la porcelaine de la cuvette mais Amélie ne s’en souciait guère. Elle vida sa vessie jusqu’à la dernière goutte. En essuyant sa vulve avec une feuille de papier, elle ressentit la même chaleur qu’un peu plus tôt dans la voiture. A nouveau, elle pensa à ces camionneurs aux braguettes bien pourvues… « Qu’est-ce que je suis excitée ! » Elle commença à se caresser, faisant glisser son index entre les lèvres mouillées de sa chatte. A chaque passage, elle s’attardait sur la pointe du clitoris qui répondait en diffusant dans son ventre un plaisir diffus. Amélie accéléra le mouvement de son doigt. Elle connaissait bien son corps, une pratique assidue de la masturbation lui avait appris que l’orgasme approchait. Elle jouit en enfonçant son index au fond de son vagin. Dans sa tête s’entremêlaient de grosses bites de camionneurs, des dizaines de grosses queues turgescentes et dures… « Il faudra pourtant bien qu’un jour je me tape un de ces routiers ! »

Elle remonta sa culotte et sortit de la cabine. Une vieille femme qui attendait derrière la porte la foudroya du regard. Sans doute n’ignorait-elle rien des agissements coupables auxquels Amélie venait de se livrer.

Revenue dans la cafétéria, Amélie se dirigea vers la machine à café. Elle dut patienter derrière un couple de vacanciers belges qui hésitait entre chocolat chaud et potage à la tomate. Enfin, Amélie put introduire une pièce dans l’appareil. Le café chaud coula dans sa gorge avec délice. « Hum, quel bonheur ! » Tout en sirotant sa boisson brûlante, elle s’appuya contre une table haute et se mit à observer la faune qui l’entourait. L’été commençait à peine mais la saison touristique battait son plein. Les touristes étrangers, déjà nombreux, avaient entamé leur course annuelle vers les plages de la Méditerranée. Amélie ne les enviait pas, nullement soucieuse de se mêler aux foules de la Côte d’Azur. Sa petite maison du Morvan lui apparaissait comme le bonheur absolu, un petit paradis perdu dans la campagne déserte et reposante. « Reposante mais non moins propice à d’excitantes aventures ! »

Elle observa quelques instants ses bruyants congénères, vaguement à l’affût d’un spécimen masculin qui aurait pu lui plaire. Mais rien de tel dans cette boutique surpeuplée, juste des hommes en short ou jogging, la plupart ventripotents et affublés d’épouses non moins ventrues. « Mais où sont passés les beaux mecs ? Ils ne sont pas ici en tout cas ! »

Elle finit son café et lança le gobelet vide dans une corbeille à proximité. « En route à présent ! » Elle quitta la cafétéria et regagna sa voiture. Elle reprit la route à faible allure, se sachant presque arrivée.

Le moteur ronronnait dans un bruit régulier et monotone. Amélie alluma la radio et se brancha sur une station musicale. Un air à la mode emplit l’habitacle et la jeune femme se prit à chantonner à l’unisson. Amélie se sentait gaie et se réjouissait de ses vacances à la campagne, tant attendues. Tout un mois à ne rien faire, loin de la vie parisienne, loin du bruit, de la foule, loin des soucis quotidiens… Déjà, elle échafaudait le plan de ses sorties, de ses promenades, évoquait les amants qu’elle aurait sans doute…

Elle quitta bientôt l’autoroute et stoppa devant la barrière de péage. Elle s’acquitta de son écot envers une jeune préposée aux boucles rousses qui lui souhaita bonne route.

— Merci, et bonne journée à vous.

La barrière s’ouvrit et Amélie put repartir pour la fin de son voyage. Elle emprunta une petite route de campagne bordée de haies touffues. Elle se sentait chez elle à présent, dans ce pays qu’elle aimait tant. Le bocage morvandeau était splendide sous le soleil encore timide de cette fin de matinée d’été.

Amélie s’engagea sur une route plus étroite encore. Elle n’était plus très loin maintenant. Elle conduisait sans y penser tant le chemin lui était familier. Bientôt, elle atteignit le village qu’elle traversa à faible allure. Juste avant le panneau de fin d’agglomération, elle bifurqua dans un petit chemin de terre. Elle était arrivée. Elle arrêta sa voiture devant la porte d’une vieille maison basse, au toit cintré par le poids des ans. Amélie ouvrit la portière et quitta le véhicule. Elle foula le gazon trop haut et aspira une gorgée d’air chargé de senteurs herbeuses.

— Enfin !

Elle était ici chez elle. Elle retrouvait les odeurs mais aussi les bruits familiers, le bruissement du vent dans le feuillage des pommiers, le chant du coq de la ferme voisine, les cloches de l’église du village… Au loin, le moteur d’un tracteur ronronnait avec l’obstination d’une abeille occupée à butiner. Amélie fouilla son sac à main et récupéra une grosse clé d’acier. Elle ouvrit la lourde porte de chêne et passa le seuil.

— Chère maison, me voici !

La vieille bâtisse sentait le feu de bois, le salpêtre et la suie, subtil mélange de fragrances venues des temps anciens. Cette odeur avait sur Amélie un effet aphrodisiaque. Tant de ses amants s’étaient succédé en ces lieux, les grosses poutres de bois noirci qui barraient le plafond gardaient le souvenir de tant d’aventures que cette vieille maison, inévitablement, évoquait pour Amélie le sexe et le plaisir. Depuis qu’elle avait pénétré dans la bâtisse, Amélie avait retrouvé cette chaleur au bas de son ventre. « Mais qu’est-ce que j’ai aujourd’hui ? Je me sens plus excitée qu’une nonne en mal d’amour ! » Amélie aimait cette maison qui lui venait de sa grand-mère. Née à Paris, elle n’aurait laissé pour rien au monde son petit appartement de Montmartre, son travail, ses amis, mais elle savait qu’un jour, quoiqu’il arrive, elle finirait sa vie ici.

La bâtisse était une ancienne fermette, très basse, construite en pierres du pays et toit de lauzes. Une porte étroite et deux fenêtres constituaient les seules ouvertures sur la façade. La mousse avait envahi le toit et sur les murs courait un rosier grimpant.

Amélie ouvrit les volets de bois et laissa les fenêtres ouvertes. « Un peu d’air ne fera pas de mal. » Elle eut un regard circulaire sur la grande pièce dans laquelle elle se tenait et qui servait à la fois de cuisine, de salle à manger et de salon. De vieux meubles, sans doute centenaires, étaient appuyés contre les murs blanchis à la chaux. Deux fauteuils encore élégants étaient tournés vers une immense cheminée au linteau noirci. « S’il fait frais ce soir, j’allumerai une petite flambée. Ce sera bien agréable. »

De vieux portraits, des photographies jaunies s’affichaient ici et là sur les murs. Tout le résumé d’une vie s’étalait en quelques clichés défraîchis. Emue, Amélie s’attarda quelques instants sur les images qui lui rappelaient sa grand-mère. Le portrait du grand-père qu’elle n’avait pas connu, fier et moustachu, trônait au-dessus de l’âtre.

Amélie porta ses bagages jusque dans la chambre qui donnait à l’arrière de la maison. Là aussi elle ouvrit fenêtre et volet. La pièce était petite, garnie d’un grand lit ancien et d’une énorme armoire campagnarde. Elle sortit ses vêtements et commença à les empiler sur les étagères. Elle comptait rester tout le mois de juillet à la campagne, aussi avait-elle emporté suffisamment de bagages pour emplir le meuble entier. Parmi les robes sages et pratiques, elle avait glissé d’autres tenues beaucoup moins strictes. Porte-jarretelles, bas de soie, petites culottes affriolantes et soutien-gorges coquins trouvèrent leur place au fond d’un tiroir, au milieu de quelques sextoys dont Amélie ne se séparait jamais.

La jeune fille passa dans la « salle de bains ». Le terme était élogieux pour définir la petite pièce d’eau qu’occupait une antique baignoire en fonte. Seule concession au confort moderne, l’objet avait été installé par la grand-mère d’Amélie quarante ans plus tôt.

La jeune fille ouvrit les robinets et l’eau commença à s’écouler au fond de la baignoire en un maigre filet. « Pendant que mon bain se prépare, j’ai le temps d’aller jeter un coup d’œil au jardin. » A l’arrière de la maison s’ouvrait un vaste terrain clos par une haie de noisetiers. « Mon Dieu, comme l’herbe a poussé ! » Les massifs de fleurs étaient envahis de chiendent et les ronces commençaient à s’emparer du pied des arbres fruitiers. « Il faudra aussi retailler la haie, et élaguer les pommiers. » Si elle aimait s’occuper des fleurs, Amélie ne se sentait pas assez forte pour s’attaquer aux gros travaux d’entretien. « Il me faudrait un homme », pensa-t-elle en riant. Et aussitôt après, elle conclut de demander à Bertrand de l’aider.

Amélie adorait ce jardin, havre de paix et de sérénité. En été, elle sortait table et chaises et y prenait ses repas. Le soir, elle aimait s’y prélasser jusqu’à la nuit tombée. Souvent, à l’abri de la haie touffue, elle y avait reçu quelque amant pour de chauds ébats.

Son bain devait être prêt. Amélie rentra et commença à se déshabiller devant la baignoire. Avant d’entrer dans l’eau, elle s’examina longuement dans le miroir placé au-dessus du lavabo. Elle y vit une jeune fille de vingt-cinq ans, très belle, au visage espiègle et souriant. Ses yeux noirs en amande contrastaient singulièrement avec ses longs cheveux blonds. Amélie avait un corps souple, mince, un ventre enfantin à la peau veloutée, des seins fiers auréolés de petits mamelons tendres. Au bas du ventre, le renflement du pubis s’ouvrait sur la vulve rose, soigneusement rasée. Blotti dans sa gangue de chair, le clitoris paraissait étrangement sage et calme. Amélie savait pourtant qu’un rien suffisait à l’échauffer et le faire durcir.

Elle se tourna dos au miroir et contempla longuement ses fesses. Elle lâcha dans un rire :

— Les hommes disent la vérité : mon cul est superbe !

Elle attrapa les deux hémisphères à pleines mains et se mit à les pétrir. Elle dévoila la couronne de l’anus, se penchant pour mieux observer le tréfonds de son intimité. Elle se mit à rire.

— Quelle étrange petite chose : si minuscule, si bien fermée qu’elle en paraît inviolable… Comment imaginer que de grosses queues peuvent y entrer si facilement !

Lentement, elle enfonça un doigt entre ses fesses.

— Et si agréablement ! gémit-elle en regardant ses phalanges disparaître dans ses entrailles.

Elle cessa vite ce petit jeu : son bain était prêt. Amélie entra dans l’eau brûlante. Dans la baignoire, elle commença à rêvasser. Elle attrapa un de ses sextoys, retiré de son sac. Il s’agissait d’un petit canard en plastique à l’apparence anodine. Muni d’un minuscule moteur à piles, le jouet se mettait à vibrer, faisant aller et venir son arrière-train dans un mouvement de rotation effrénée. Presque sans y penser, Amélie actionna le commutateur et approcha le jouet de ses seins. Elle fit passer doucement la queue de l’animal sur chacun de ses tétons. Une chaleur vive, presque insupportable, enflamma sa poitrine. Elle guida l’objet jusqu’au bas de son ventre. Sur son clitoris en feu, elle promena avec insistance le croupion qui vrombissait dans un ronronnement régulier. En même temps, une des mains d’Amélie s’était mise à triturer la pointe durcie de ses seins. La jeune fille cria très vite et jouit, le corps arqué, les yeux révulsés.

Reprenant ses esprits, elle reposa le sextoy et entreprit de se savonner.

— Décidément, je suis très excitée. Pourtant, ces petites réjouissances, même si elles sont très agréables, ne pourront me satisfaire longtemps : il me faut un homme, et vite !

Elle prit le temps de se laver soigneusement, promenant le savon sur chaque parcelle de son corps. Elle insista particulièrement sur ses parties les plus intimes, avec toujours en arrière-pensée l’idée de trouver un amant avant la fin du jour. « Toujours prête ! », telle était sa devise qui n’avait pour elle aucune référence au scoutisme mais qui signifiait qu’une aventure pouvait se présenter à tout moment et qu’elle entendait se montrer toujours à son avantage.

Comme à chaque fois qu’elle revenait dans cette maison, elle pensa à sa grand-mère, une femme merveilleuse qui avait connu une vie extraordinaire. Fille de la ville née dans une bonne famille, instruite et éduquée dans les meilleures écoles du pays, l’aïeule avait pourtant renoncé au confort bourgeois pour les yeux bleus d’un jeune paysan morvandeau. Jamais elle n’avait regretté son choix et avait été amoureuse toute sa vie. C’est elle qui la première avait, à mots couverts, révélé à Amélie les mystères de la chair. « Elle s’est éclatée, ma grand-mère, et j’en suis bien heureuse. » Elle n’avait jamais été choquée à l’idée que son aïeule ait pu prendre du plaisir, jusqu’à un âge avancé semblait-il. Au contraire elle s’en réjouissait, bien qu’elle ne comprenne pas que l’on puisse se donner à un seul et même homme durant toute sa vie. Depuis longtemps, Amélie avait renoncé à faire le compte de ses amants. Elle se souvenait particulièrement d’une partouze au cours de laquelle elle s’était fait prendre par tant d’hommes qu’elle n’aurait su dire s’ils étaient dix, quinze ou vingt. Ou plus !

Amélie terminait de rincer ses cheveux lorsqu’elle s’entendit appeler depuis dehors :

— Amélie ? Amélie, tu es là ?

A l’appel de son nom, elle s’aperçut que son bain était froid. En frissonnant, elle sortit de l’eau et entreprit de se sécher dans une grande serviette qui sentait la lavande. Vite, elle passa un jean et un tee-shirt et enfila une vieille paire de baskets. Sans prendre la peine de peigner ses cheveux, elle passa la tête par la petite fenêtre de la salle de bain.

— Nina ! C’est toi ?

Elle fila hors de la maison et rejoignit sur le seuil une jolie jeune femme brune qui lui tendait les bras.

— Amélie, j’ai vu ta voiture devant la maison et j’ai accouru aussitôt !

Les deux femmes s’embrassèrent.

— Nina, quelle joie de te revoir !

Nina habitait la maison d’à côté. Amélie la connaissait depuis toujours et l’adorait.

— Comment va Bertrand ?

Originaires de Paris, Nina et son mari avaient choisi de s’installer définitivement à la campagne.

— Bertrand va bien, il est allé faire une course en ville et rentrera ce soir.

Les jeunes femmes poursuivirent un temps leur bavardage. Soudain, Amélie remarqua les amples vêtements de son amie et s’écria :

— Dis-moi si je me trompe : j’ai l’impression que ton ventre s’est arrondi. Serais-tu enceinte ?

Nina rosit et avoua :

— Oui, en effet, nous nous sommes décidés. J’espère que ce sera une fille !

Amélie félicita son amie. Elle était heureuse pour Nina.

Elle proposa :

— Mais entre donc à la maison, je vais préparer du café.

Nina refusa.

— Non, il faut que je me sauve : le dîner de ce soir est sur le feu et je ne voudrais pas qu’il brûle.

— Dans ce cas, nous nous verrons plus tard.

— Tu viendras dîner à la maison. Justement, j’ai préparé cette pintade aux morilles que tu aimes tant. Bertrand sera ravi de te voir.

— Entendu, je viendrai. Disons pour vingt heures ?

— C’est parfait. Je file maintenant, à ce soir.

— A ce soir.

A nouveau seule, Amélie regagna la maison. « N’avais-je pas parlé de café ? » Elle se dirigea vers la cuisine et ouvrit les placards. « Plus rien ! Je crois qu’il va me falloir faire quelques courses ».

Avant de sortir, elle se changea en choisissant longuement ses vêtements dans l’armoire de la chambre. Elle opta pour une robe légère qui dévoilait ses cuisses au-delà de toute décence. D’avance, elle se réjouissait du scandale qu’allait provoquer sa venue au village.

— Il faut bien les décoincer un peu, ces campagnards. Je veux qu’ils voient ce qu’est une vraie Parisienne !

Et en elle-même, elle s’avoua : « De toute façon, ma réputation de salope est déjà bien établie au village, autant la défendre jusqu’au bout ! »

Elle décida de ne pas mettre de soutien-gorge et noua dans son cou les bretelles de sa robe. Elle hésita en se demandant si elle devait passer ou non une petite culotte. Finalement, elle se résolut à enfiler un minuscule string de coton rose.

Elle fit un rapide passage par la salle bain pour se maquiller puis, après avoir chaussé des bottines à talons hauts, se jugea prête pour sortir.

— Villageois, villageoises : me voici ! Ouvrez grand vos yeux, Amélie arrive au village.

Elle attrapa son sac à main et sortit de la maison, négligeant de refermer la porte à la clé. De toute façon, il n’y avait pas de voleur au pays.

A pied, elle prit la direction du bourg.

 

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