COMMENT JE FUS DRESSE PAR DEUX MAITRESSES

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Résumé

Le narrateur, masochiste pur et dur, n’avait connu que des aventures décevantes. Les « dominatrices » qu’on rencontre en répondant aux petites annonces, ou grâce à Internet, ne sont, pour la plupart, que des commerçantes dépourvues d’imagination qui ne pensent qu’à l’argent. Mais voilà que Denis tombe un jour sur l’oiseau rare, ou (un malheur ne vient jamais seul) sur « deux oiseaux rares » : Armande et Swana, elles, font ça pour le plaisir. Elles vont exiger de lui une soumission et une transformation radicales. Il commencera pas être leur « boniche », puis deviendra leur « chienne ». Chienne soumise aux caprices cruels (mais délicieux) des deux jolies garces qui n’hésitent pas à « la » partager avec d’autres cinglées du même acabit. Châtiments corporels…

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C’est il y a cinq ans que j’ai vu Armande et Swana pour la première fois. Nous avions fixé par téléphone un rendez-vous à Saint-Germain-des-Prés et, arrivé au métro Saint-Michel, j’ai brusquement décidé de quitter la rame et de faire à pied le reste du trajet.

J’étais ému, et en traçant ma voie sur les trottoirs encombrés, je ne pouvais m’empêcher de guigner mon visage et ma silhouette dans les glaces des magasins.

Au téléphone, Swana m’avait prévenu :

­— Armande et moi sommes très exigeantes sur la qualité de nos soumis. Il ne suffit pas d’être docile et endurant pour nous plaire !

Avec une note ironique vibrant au fond d’une voix étonnamment enfantine, sensuelle et acidulée, elle avait ajouté :

— Physiquement, vous êtes acceptable.

Place de l’Odéon, j’ai éprouvé le besoin d’entrer dans un café pour boire un verre et descendre au lavabo vérifier ma coiffure.

Et voilà qu’en mouillant mes cheveux pour domestiquer un épi rebelle, je découvrais, taillé dans une peau trop blême, un visage à grands traits, une face plutôt triste à laquelle j’étais habitué, mais qui, dans la clarté mauve du néon, m’est apparue soudain comme une cause de recalage sans appel.

Il y avait une cabine téléphonique de l’autre côté du couloir, et un instant, j’ai eu la tentation d’appeler le numéro du portable de Swana pour annuler le rendez-vous.

A quoi bon me donner des regrets ? Ces deux dominatrices – j’en étais certain – n’avaient rien en commun avec les professionnelles décevantes que j’avais fréquentées jusque-là.

Depuis huit jours, j’avais compté chacune des heures qui me séparaient de cet entretien ! Fait l’achat d’un nouveau blazer et d’une paire de boots, passé deux heures chez un coiffeur en vogue où, par surcroît, j’avais remis mes mains entre celles d’une manucure !

J’ai respiré un grand coup d’air saturé d’urine et de désinfectant et, lesté d’un nouveau verre d’alcool, je me suis remis en route, courant presque, car un coup d’oeil à l’horloge de la place m’avait averti que, non seulement, je n’étais plus en avance, mais que si je ne me pressais pas, je risquais d’être en retard.

C’était un après-midi de grisaille lumineuse, un de ces temps équivoques des premiers jours de mars où, derrière un matelas de nuages sans résistance, on croit sentir la poussée du printemps.

J’éprouvais tout à la fois de l’excitation et du malaise, en arrivant en vue de la terrasse des Deux-Magots.

Le tambour de la porte m’a projeté dans la grande salle du café et, sans hésitation, j’ai marché sur le signe de ralliement dont nous avions décidé, car je ne savais rien d’elle, hormis qu’elle était brune et avait vingt-huit ans. Il s’agissait d’un insolent petit chapeau rouge, vers lequel j’ai brandi l’exemplaire de Nous Deux acheté pour la circonstance.

— Vous lisez Nous Deux ? a demandé le chapeau rouge.

Je restais gauchement devant les deux femmes, gêné par les va-et-vient des consommateurs, attendant qu’elles m’autorisent à m’asseoir.

— Ce journal de bonniche ?

Au timbre de sa voix, aux intonations d’une cruauté légère, j’ai su que c’était elle, Swana. Sous la petite cloche de velours rouge, c’est à peine si je distinguais des yeux allongés – d’un bleu foncé presque violet – dans un visage d’un ovale parfait.

Ce n’était pas seulement à cause du demi-jour que je ne parvenais pas à faire la mise au point. Un trouble, une émotion, que je n’avais plus connus depuis longtemps, mettaient une buée devant mes yeux ; du fond de mon brouillard, je suis allé au-devant de ma première humiliation publique, avec héroïsme. Distinctement, j’ai prononcé :

— Oui, Madame, je lis un journal de bonniche car je suis une bonniche !

Swana a eu une inclinaison de tête, tandis qu’un sourire étirait ses lèvres fardées d’un rouge trop vif, et que d’un geste quasi-royal, elle me faisait signe de m’asseoir.

Le garçon s’est tourné vers l’autre femme – Armande— et j’ai remarqué qu’elle n’était pas aussi à l’aise que Swana et appréciait modérément l’attention dont notre table était l’objet.

Sous des cheveux d’un blond foncé étrangement mat, qui faisaient songer à du métal, elle avait un visage plus arrondi que celui de Swana, un masque large de statue égyptienne qu’un sourire confus a fait paraître soudain très jeune.

— Alors, voilà Denis !

Comme je restais silencieux, Swana a jeté avec impatience :

— Eh bien, Denis, présentez-vous !

 

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