Comment je suis devenu le toutou de ces dames

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B Maxime

Confessions érotiquesMedia 1000


BDSMdomination F/HhumiliationpunitionSM


128 pages


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Résumé

Une nouvelle confession érotique 100% inédite chez Media 1000 !

Se balader nu, à quatre pattes, contraint de se branler devant une directrice de casting : on peut dire que ça n’est pas une audition banale pour un jeune comédien ! Mais le contrat mirobolant proposé à Maxime exige ces efforts. Le voici engagé pour un an com­plet, sans RTT, pour le rôle de sa vie : chien de compagnie, avec niche et gamelle assurées, dans la grande propriété d’une productrice autoritaire.  Aucun texte à apprendre mais toutes les nuances des aboiements et jappements. Sombrant dans un vice délectable, il prend un plaisir inattendu aux joies d’un dressage de tous les instants, réclame sa laisse, gémit sous la cravache quand il désobéit (ou pas) et lèche la main des maîtresses. Tout un monde complice s’organise pour nier sa nature humaine et le traiter en toutou, depuis la femme de chambre jusqu’au jardinier demeuré et l’amant de Madame, qui ont de beaux nonosses juteux à lui faire sucer. S’il existait un prix de la meilleure interprétation canine, aucun doute, Maxime l’emporterait.

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Je m’appelle Maxime, trente-sept ans, marié. J’enseigne le français dans un lycée de Montfermeil depuis plusieurs années. Je ne galère plus, accomplissant enfin le rêve de mes parents : un emploi stable, une famille, un logement, une retraite. Si je goûte au charme ennuyeux de cette vie sans histoire, c’est sans doute parce que j’en ai bavé plus jeune.

Il m’arrive d’avoir la nostalgie du non-conformisme qui guidait ma vie erratique, au sortir de la fac, dans les années 2000. J’avais fui la pression familiale, j’étais monté à Paris, selon l’expression consacrée des provinciaux, pour devenir acteur. Je m’étais inscrit au cours Florent, courais les castings et les auditions, décrochais des figurations mal payées. J’apprenais des alexandrins de Corneille et je multipliais les stages.

Avec le recul, le fonctionnaire que je suis devenu regrette peu les copines comédiennes qu’il draguait, les rares rôles décrochés. Cette survie permanente, avec l’ambition dévorante d’en découdre, au fond, n’était pas pour moi. Les périodes de chômage, les loyers que je ne pouvais régler ne sont pas des souvenirs trépidants.

De cette période bohème, je retiens une année intense, au cours de laquelle j’ai exercé mon métier à temps plein, 24 heures sur 24, d’une manière éprouvante, traumatisante même. Pourtant, je crois n’avoir jamais connu une vie aussi merveilleuse qu’à cette occasion si particulière, au point qu’il me faut désormais la raconter dans les détails les plus crus.

Je vivais aux crochets de Myriam, une fille sympa, figurante à l’Opéra de Paris. Elle gagnait du blé en doublant des films porno ethniques, ahanant avec conviction dans un auditorium minable de Clichy, sur des bandes vidéo filmées au Cameroun. Elle n’était pas africaine, mais normande. Sa voix grave et sa décontraction enjouée plaisaient aux ingénieurs du studio.

J’avais encore perdu mon appart, faute d’argent. Sans travail, je trouvais au mieux deux jours de figuration dans le mois. C’était la mort. Depuis plusieurs mois, j’avais perdu mes indemnités. Pour tuer l’ennui, je m’étais inscrit à un stage rémunéré par l’ANPE. Alors qu’elle revenait d’un enregistrement camerounais, Myriam m’annonça qu’elle ne pouvait plus m’entretenir. Elle me tendit la carte d’une directrice de casting rencontrée dans la journée, Erika D. Laquelle cherchait un comédien ayant le sens de l’improvisation, excellent mime. Puisque j’effectuais mon stage à l’École Internationale de mime corporel dramatique, j’avais toutes mes chances. Le boulot était très bien rémunéré, avait-elle ajouté. Je devais tenter ma chance.

Nous fîmes l’amour, ce soir-là, comme si c’était la dernière fois. Violemment. Se mêlaient un sentiment de culpabilité chez Myriam et une rage d’être abandonné chez moi. Je m’écroulais en sueur, blotti contre elle, ma queue encore tendue entre ses cuisses, les mains pétrissant sa poitrine. Je m’enivrais de la transpiration de son cou, je léchais son odeur, triste de partir au matin.

J’aimais Myriam, son corps surtout, j’aurais pu la baiser tous les jours, égoïstement. Au fond, c’était une libération de devoir repartir à l’aventure, chercher une autre piaule. J’étais un parasite auprès d’elle, je commençais à en souffrir. Je m’endormis avec Erika D. et sa mirobolante proposition.

*
*     *

Dans le bus 31, je songeais que je n’avais jamais entendu parler de cette directrice de casting, Erika D. Le fait que Myriam la connaissait me laissait craindre un plan foireux. Sa main pressant ma queue à travers le jean, elle m’avait dit, m’embrassant sur le pas de la porte, que j’allais me faire un max de fric… J’avais encore le goût de sa langue et l’éclat vicieux de son regard me hantait. Elle était cochonne et je regrettais cette séparation.

Rue Brochant, la plaque argentée vissée sur la porte du deuxième étage indiquait Erika D. Casting Director. Anglicisme ronflant. J’attendis presque une minute avant que la porte ne s’ouvre.

La femme ne m’avait même pas salué, avait juste désigné une chaise, dans un vestibule sombre, et était repartie dans son bureau, pendue au téléphone.

— Ma chérie, il t’a engagée pour ton gros cul, qu’est-ce que tu imagines ! Montre-le, c’est ton meilleur profil ! Y a pas de pudeur à avoir dans ton taf !

Elle avait raccroché sèchement. Erika D., terrifiante de vulgarité, traitait les acteurs comme du bétail. Cynique, elle avait conclu la discussion d’un doucereux « Si c’est trop difficile pour toi, ma chérie, vaut mieux changer de métier… » Je soupçonnais l’interlocutrice en larmes.

Déjà 12 h 46. Quarante-six minutes d’interminable attente, dans l’obscurité d’un vestibule au parquet usé.

— Viens !

Elle m’avait interpellé depuis son bureau. Le tutoiement me sortit de la torpeur. Il avait beau être de mise dans ce métier de chien, celui-là me sauta à la gorge et m’intimida.

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