COMMENT JE SUIS DEVENUE FAN DE RUGBY

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T Leslie

Confessions érotiquesMedia 1000


à plusieursexhibitionvieux et jeune



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Résumé

Très attirée par un joueur de rugby italien reparti dans son pays, Leslie souhaite le retrouver. Ses recherches l’amènent à fréquenter les « membres » du club local. Marie-Laure, la femme du président, lui promet son concours et, en attendant, l’introduit dans le cercle de ses amies. Le président lui-même donne un coup de main (mmh !). Peu à peu, la jeune fille devient une groupie enflammée (surtout dans les parties basses) de l’équipe. Elle participe aux « débordements »  des troisièmes mi-temps et collabore activement à la préparation « physique » de ses nouveaux amis. Evidemment, ça s’accompagne de sacrifices mais elle est « prête à tout »… pour la plus grande gloire du sport… et le plaisir des dames…

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Mon amour pour les gars du rugby a débuté un dimanche en début d’après-midi alors que j’arrivais chez Vanessa. Celle-ci a jailli du porche à l’instant précis où je me pointais et s’est mise à courir en me lançant :

— Si tu sais pas quoi faire, viens avec moi…

— Où tu vas ? j’ai demandé en cavalant à mon tour.

— Au stade des Bessons. Grouille-toi, je suis à la bourre !

On a chopé le bus de justesse. A part des vieilles qui jacassaient et une grosse Black accompagnée de trois gamines fringuées en gâteaux à la crème, il était vide. On s’est affalées sur la banquette arrière.

— Depuis quand tu t’intéresses au rugby ?

— J’ai rencart avec Jonathan.

Comme si ça expliquait tout. Je n’avais jamais entendu parler d’aucun Jonathan.

— C’est un nouveau ?

— Ouais…

Elle a fermé les yeux en ajoutant :

— Il est super !

J’avais déjà entendu le refrain. Ma cousine collectionnait les mecs. Chaque fois qu’un matou, de préférence bien balancé, passait à sa portée, elle le trouvait super et s’arrangeait pour se l’envoyer. Ensuite, ça durait rarement plus d’un mois. Et sitôt qu’il lui filait entre les doigts, elle en alpaguait un autre.

Il y avait du monde au stade des Bessons. L’ambiance des grands jours. Une méga affiche proclamait : « Match du jumelage » avec en plus petit le nom de l’équipe visiteuse : « Travagliate (Italie) ». ça m’a étonnée, j’ignorais que les ritals jouaient au rugby mais c’était un sport auquel je ne m’étais jamais intéressée. Quelques retardataires se pressaient pour entrer dans la petite tribune, la moins garnie. On s’y est dirigées. Au moment d’entrer, un grondement de déception a couru dans le public suivi d’un éclat de rire général. A première vue, le match était commencé.

Au début, je n’ai pas compris grand-chose. De toute façon, j’y connaissais rien. Des bleu et rouge s’empilaient sur des vert et noir, ou l’inverse, c’était difficile à dire à cause de la boue qui les recouvrait presque tous. De temps en temps, ils se filaient des beignes sans que je sache pourquoi et l’arbitre, un petit bonhomme joufflu avec des cannes comme des pinceaux, soufflait dans son sifflet à s’en faire péter la cafetière. Tout à coup, Vanessa s’est soulevée de son siège en agitant une main :

— Jonathan ! Jonathan !

Un colosse blond aux yeux bleus doté d’une tête de poupin trop bien nourri est venu s’asseoir à côté de nous. Manifestement il était de la maison et exhibait fièrement un poignet plâtré en plaisantant avec les spectateurs. A n’en pas douter, un joueur blessé. Il a parlé à voix basse avec ma cousine en me lorgnant du coin de l’œil et il est reparti deux minutes après. Au bout d’un moment, elle m’a demandé :

— Tu viens aux vécés avec moi ?

— Non, pourquoi ? J’ai pas envie…

— Ça fait rien, viens quand même.

J’avais compris. ça ne serait pas la première fois que je ferais le pet pendant qu’elle s’expliquait avec une de ses conquêtes. Lors de leur conciliabule, le Jonathan lui avait sans doute proposé de le retrouver ailleurs que dans les tribunes et comme elle ne savait pas dire non à un blond aux yeux bleus, elle accourait en frétillant.

La guérite des vécés se trouvait au niveau du terrain sur l’arrière du stade, coincée contre le mur d’enceinte. Un local en béton brut de décoffrage qui venait d’être refait. De loin, j’ai vu le colosse y entrer. A cinq mètres, on sentait déjà des remugles de pisse. Vanessa m’a adressé un clin d’œil en s’y engouffrant à son tour.

Cinq minutes après, j’ai entendu un murmure confus puis le glapissement mécontent du garçon :

— Putain ! Arrête ! Tu me tires les poils !

Un gloussement et le chuchotement pas très discret de ma cousine :

— C’est la fermeture… Bouge pas je vais te décoincer…

Il y a eu un moment de silence puis, soudain, un gémissement.

— Ah ! Oui… C’est bon…

Une pause et Jonathan a repris :

— On me l’a jamais fait comme ça.

Il semblait stupéfait. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien fabriquer pour provoquer un tel étonnement ? Je me suis approchée, histoire de chercher un trou dans la cloison qui me permettrait de mater la façon dont ma cousine s’y prenait. Il n’y avait pas le moindre trou. Vanessa restait silencieuse mais son partenaire était plus bavard :

— Non, là tu me serres trop fort en remontant… Tu vas m’écorcher… Et tripote-moi les couilles en même temps…

Puis, sans transition, il a changé de sujet :

— Tourne un peu ton cul que je puisse te mettre un doigt… Là, ça va… T’es drôlement chaude, je suis rentré comme dans du beurre…

Maintenant j’entendais en prime les soupirs de Vanessa. De plus en plus bruyants. Puis à nouveau son chuchotement :

— Pince-moi les bouts pendant que tu me doigtes.

Je cherchais toujours une ouverture mais il n’y en avait décidément aucune, ni dans les murs ni dans la porte en bois. Plantée au milieu de la guérite, je devais me contenter de la bande-son. Et encore, la rumeur du public en couvrait par instants une bonne partie. Soudain ma cousine a supplié :

— S’il te plaît !… Mets-la moi maintenant !

C’était à peine audible tellement elle avait parlé vite et bas. J’ai jeté un coup d’œil à l’extérieur, histoire de m’assurer que personne ne viendrait les déranger au meilleur moment. Bien m’en a pris, un gros type avec une canette à la main débouchait de l’escalier des tribunes en traînant les pieds. En me plantant sur le seuil, j’ai dit très fort pour alerter les deux autres :

— Nan, vous pouvez pas y aller, c’est occupé. Y a ma copine qu’est malade et je crois qu’elle en a pour un bout de temps…

Le gros type s’est arrêté à quelques pas et m’a regardée de ses petits yeux brouillés avec l’air de ne pas me voir. Ses lèvres étaient humides. Sans un mot il m’a tendu la canette, a ouvert sa braguette et sorti sa queue. Puis il s’est mis à pisser dans l’herbe, face à moi. Comme si je n’existais pas. Ensuite, il s’est secoué mollement et il a repris la direction de la tribune en remontant son froc après avoir récupéré sa canette.

A cause de son interruption, j’avais loupé la suite des opérations. Il avait à peine disparu que j’ai entendu le bruit d’un crachat et un cri de colère. Vanessa a surgi des cabinets comme une furie, ses fringues un peu chamboulées. Elle m’a agrippé le bras et on a regagné nos places. En nous asseyant, j’ai remarqué :

— Essuie-toi, t’as une goutte sur le menton…

Elle y a passé le dos de sa main en sifflant entre ses dents :

— Quel salaud ! Non mais quel salaud !

Je n’ai rien dit, je me doutais que le reste allait suivre.

— Tu t’imagines un peu ! Je lui avais dit que je voulais pas qu’il se finisse dans ma bouche mais ce connard ne m’a pas écoutée ! En plus figure-toi que cet enfoiré est monté…

Je lui ai filé un coup de coude. A côté de nous, deux vieux à casquette tendaient l’oreille. Elle s’est calmée.

Sur le terrain, ils continuaient à s’empiler ou à se courir après en essayant de bloquer le ballon qui leur échappait sans arrêt. Du coin de l’œil, j’ai vu Jonathan qui chahutait avec des copains à l’autre bout des gradins. Ma cousine l’avait vu aussi mais elle faisait semblant de rien. Finalement, le petit joufflu avec des cannes comme des pinceaux a soufflé encore plus fort et plus longtemps dans son sifflet. Le match était fini.

Les joueurs ont arrêté leurs galipettes. Ils se sont tous serré la main en se filant des tapes dans le dos. Autour de nous, ça gueulait à qui mieux mieux et une bande d’ados peinturlurés braillait qu’ils bandaient encore ou soufflaient dans des cornes de brume. On a suivi les spectateurs qui quittaient le stade. En franchissant le portail d’entrée, Jonathan s’est dirigé vers nous et je suis restée un peu en arrière. L’explication entre Vanessa et lui a été longue. Quand ils se sont roulé une pelle, je me suis rapprochée. Ma cousine rayonnait.

— Dis, Leslie, tu viens avec nous au club-house ? Il y a un pot d’honneur pour les Italiens. Jonathan nous invite…

J’ai accepté par curiosité. Dans la grande cabane en bois qu’ils appelaient club-house, ça s’agglutinait sur plusieurs rangs devant un comptoir. Beuglements et éclats de rire. Notre colosse blond a été salué par un charivari rigolard et des bourrades amicales. Il tenait la vedette à cause de son plâtre. Plusieurs types que je n’avais jamais vus m’ont fait la bise, d’autres m’ont serré la main. C’était chaleureux mais les bousculades et les gueulantes dans mes oreilles m’ont vite étourdie. J’ai été m’asseoir au fond de la salle, dans un coin plus tranquille.

— Putain ! Je suis vanné ! Complètement HS…

Le brun qui venait de s’affaler sur la banquette à côté de moi avait parlé à la cantonade mais il me lorgnait en douce. C’était un des seuls joueurs que j’avais remarqué sur le terrain à cause du bandeau rose bonbon qui retenait ses cheveux longs. Il a continué ses jérémiades en lançant une vanne de temps à autre. Je ne les comprenais pas toutes mais il avait l’air marrant. Un blond fagoté comme l’as de pique a déposé trois bières sur la table à côté de nous en effectuant une sorte de révérence.

— Nobles dames et seigneurs, je vous apporte du ravitaillement, vous en manquez cruellement…

— T’inquiète pas, m’a dit le brun, c’est « Touche-à-tout »…

Le blond s’est assis face à moi.

— Gente damoiselle, je n’ai pas l’heur de vous connaître mais sachez que vous avez devant vous les meilleurs amis qu’oncques ne se virent depuis Oreste et Pylade.

— C’est un intello, a repris le brun, il fait lettres classiques et il cause toujours comme ça. Mais au fond, il n’est pas méchant.

J’ai vite compris que leur numéro était bien rôdé. Le brun s’appelait Arnaud et le blond Théo. Tous les deux étudiants, ils faisaient partie de l’équipe qui avait battu les Italiens à plate couture. Comme tout le monde, ils attendaient leur arrivée et en profitaient pour me draguer paresseusement en s’étonnant de l’absence des invités.

— Peut-être qu’ils nous rejoindront au Cerf couronné pour le banquet, a hasardé Arnaud, et…

Théo l’a coupé en s’adressant à moi :

— J’espère, accorte pucelle, que vous nous ferez l’honneur de festoyer en notre compagnie ?

Je n’ai pas eu le temps de répondre que je n’étais pas conviée. Une ovation a salué les joueurs de Travagliate qui franchissaient la porte. Tous vêtus d’un blazer vert olive et d’un futal caramel. Il y a eu une ruée vers le comptoir et des chopes de bière ont voltigé de mains en mains. Pendant quelques minutes, ça a été un tohu-bohu indescriptible. De temps en temps, au cœur de la mêlée, j’apercevais Vanessa accrochée aux basques de Jonathan. Il dépassait d’une demi-tête la plupart des autres.

Théo et Arnaud avaient rejoint leurs copains. Le climat semblait s’apaiser. Brusquement, une clameur de vivats a éclaté, agrémentée de hurlements et de cris d’animaux. Deux ou trois costauds portaient sur leurs épaules un homme d’une quarantaine d’années qui levait les bras en faisant le V de la victoire. Tout le monde scandait « Président une chanson, Président une chanson » sur l’air des lampions. Le vacarme avait repris toute son ampleur.

C’est à cet instant que j’ai aperçu Gianni. Bien sûr, je ne savais pas qu’il s’appelait Gianni à ce moment-là. Je savais seulement qu’il était beau comme un dieu. Isolé dans un coin, il contemplait le délire ambiant d’un air amusé. On aurait cru une apparition. Son visage angélique, ses cheveux noirs bouclés et ses yeux verts frangés de cils si épais qu’ils semblaient maquillés m’ont refilé un méchant coup au cœur. Un sourire absent flottait sur ses lèvres, comme s’il se trouvait à mille lieues de toute l’agitation qui l’entourait. C’était un dieu égaré sur terre.

Il portait les couleurs de l’équipe italienne. J’ai flambé au premier coup d’œil. Sensation de vide dans la poitrine, gorge sèche et jambes en coton. Durant une poignée de secondes, j’ai eu l’impression qu’il m’avait remarquée. Qu’il me regardait lui aussi en plissant les yeux d’une manière irrésistible. C’était une illusion mais mes joues sont devenues brûlantes. J’ai éclusé le fond de ma bière. Il fallait absolument que je fasse sa connaissance.

Un quart d’heure plus tard, j’étais assise au bar à côté de lui. De près il était encore plus beau. Un ange en chair et en os. Un ange qui me parlait en italien pendant que je lui répondais en français. Au milieu du brouhaha, nous avons finalement baragouiné quelques paroles dans un anglais de contrebande.

Puis quelque chose de merveilleux s’est passé. Un coup de foudre réciproque. Il éclatait de rire à tout propos et je faisais comme lui sans chercher à comprendre pourquoi. Nous ne nous quittions pas des yeux. Le courant qui nous unissait nous tenait sous son charme. On n’avait pas besoin de mots, nos regards suffisaient.

Malheureusement, l’endroit n’était pas idéal pour un tête-à-tête amoureux. Outre le tumulte général, les amis de Gianni venaient à tout moment le déranger et le harcelaient pour qu’il se joigne à eux. Malgré cette gêne, avant de s’éclipser, il a réussi à me faire comprendre que nous serions plus tranquilles au banquet.

L’ennui, c’était que personne ne m’y avait invitée, à ce banquet. Et il était sans doute réservé aux joueurs et aux membres du club. J’ai cherché Vanessa et Jonathan. Lui pourrait peut-être me venir en aide. Il discutait avec l’homme qu’on avait porté en triomphe un peu plus tôt. Quand j’ai dit que je souhaitais assister à la fête en compagnie de ma cousine, ce dernier a résolu le problème en grand seigneur.

— En tant que président, je vous invite personnellement. Il ne sera pas dit que notre club aura fermé sa porte à d’aussi jolies fleurs que vous !

Je me suis retenue de rire. Vanessa a exprimé sa joie en l’embrassant sur les deux joues, ce dont il a semblé ravi tout en protestant que sa femme allait encore lui faire une scène. Celle-ci, une blonde pulpeuse et élégante qui se tenait légèrement en retrait, a eu un sourire indulgent.

 

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