Délicieux tourments

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MERODACK Robert

Media 1000Simples murmures


BDSM


128 pages


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Résumé

Retrouvez chaque mois la réédition d’un volume de la collection Simples Murmures, dirigée à l’époque par le célèbre Robert Mérodack. Des textes licencieux, sadomasochistes, où tous les tabous sont mis aux oubliettes, ainsi que les victimes de maîtres aux mille perversions… Totalement introuvable ailleurs qu’en format numérique, aux éditions Média 1000 !

Délicieux tourments, un texte écrit par Robert Mérodack lui-même… Ceux qui connaissent l’auteur savent qu’en matière de SM, il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Ceux qui ne le connaissent pas ne perdent rien pour attendre !

Débuter la lecture

I

Depuis plus d’une semaine, Mélanie ne se consacre qu’à son métier. Ses repas sont toujours rapides, elle court de tous côtés, rentre très tard chez elle, dort tout de suite et se lève tôt. Ainsi, grâce à ce surcroît de travail et à la fatigue qui en résulte, elle réussit à ne jamais penser à ce fameux week-end. Mais le tourbillon fébrile dans lequel elle cherche à se noyer n’est qu’une manœuvre trompeuse qui ne peut résister au premier incident…

Toutes les affaires en cours ont été réglées. Dans la mesure du possible, Mélanie a accompli tout ce qui était faisable immédiatement. Et à quatre heures, cet après-midi, elle se trouve libérée de toute occupation.

Ce vide lui donne le vertige, mais elle ne sent pas la fatigue accumulée ces derniers jours.Pour quelques heures encore, elle sait que ses nerfs supporteront l’inaction, avant l’effondrement, avant le moment où toutes les pensées refoulées depuis plus d’une semaine vont se déverser dans son cerveau, la submerger, l’asphyxier. Alors, elle décide de rentrer chez elle au plus tôt, de prendre des somnifères et de se coucher.

Le taxi la dépose moins d’un quart d’heure après qu’elle ait pris cette décision. La concierge lui donne un paquet, en commentant d’un air blasé : « Sans doute encore des échantillons, Mademoiselle Mélanie ! ».

Ignorant la remarque, celle-ci remercie, monte rapidement l’escalier et s’enferme chez elle.Deux minutes lui suffisent pour se déshabiller, ranger ses vêtements, préparer un verre d’eau et le tube de cachets, et revêtir enfin une nuisette transparente.

Elle s’assied paresseusement sur son lit, et s’apprête à l’ouvrir lorsque sa main retrouve le petit paquet qu’elle avait jeté négligemment en entrant. Persuadée que la concierge avait dit vrai, elle déchire distraitement l’enveloppe et en sort une boîte de carton jaune. S’attendant à découvrir quelque publicité futile, Mélanie ouvre la boîte sans aucune méfiance. Il en jaillit aussitôt un flot de photographies, au moins une centaine, qui glissent et se répandent et ruissellent autour d’elle.

Elle comprend tout de suite, mais il est déjà bien trop tard. Mélanie reste pétrifiée devant cette avalanche de papier glacé. Tous ces efforts pour ne pas y penser, tout ce surcroît de travail, tous ces faux-semblants sont réduits à néant en une fraction de seconde. Ce qu’elle a eu tant de mal à chasser de son esprit la surprend brutalement au moment où elle se sent la plus nue, la plus vulnérable des créatures. Trop tard, elle comprend que son erreur a été de croire qu’il suffisait de nier le fait pour qu’il n’ait jamais existé.

Un curieux phénomène se produit, tandis qu’elle demeure immobile, paralysée, le regard vide : les photographies l’apprivoisent progressivement, à cause de leur accumulation. Toutes ces visions obscènes, toute cette violence impudique, à force d’être répétées, reproduites, interchangées, finissent par sembler anodines. D’autre part, Mélanie ne connaît pas les premiers clichés qui se sont répandus, elle ne sait même pas quand ils ont été pris. Elle va saisir l’un des plus apparents lorsqu’elle aperçoit la lettre, pliée en quatre et épaisse de plusieurs feuillets.

Mais de quoi Mélanie a-t-elle le plus peur ? Des mots ou des images ? Par réflexe, elle déplie d’abord la lettre, déchiffre l’en-tête et un début de phrase, puis ses yeux retournent brusquement à la photographie. Qu’il est rond, le cul de Lisbeth ! Et harmonieux, et doux ! Il explose ainsi présenté, écarté et maintenu dans un même geste par la large main de Paul, passée entre les cuisses charnues.

Sans s’en apercevoir, en cherchant à estimer, inconsciemment, jusqu’où allaient les doigts de l’homme au cœur de la raie profonde, Mélanie glisse sa main sous ses fesses potelées,présentement dégagée par le vêtement trop court ; et de son index tendu, elle effleure la petite étoile secrète qui sommeille dans la moiteur, avec une lente gravité, comme si elle touchait quelque porte­bonheur. Prenant bien garde à ne pas se griffer, elle suit le pourtour ridé de la bague de chair qu’elle détend en même temps, pour s’y insinuer peu à peu, de plus en plus loin,reculant parfois pour mieux progresser ensuite.

Paul fessant Lisbeth, son épouse tout comme si elle était une gamine vicieuse et éhontée, à peine pubère. Comme Dorothée, en somme… Mais justement, c’est Dorothée, la fillette hystérique, celle qui avait le plus besoin d’être sévèrement corrigée, c’est elle qui avait pris la photo, en recherchant l’angle le plus lubrique, le plus violent, de telle sorte qu’on ne puisse rien ignorer…

*

Ta craquette, ça y est, je la vois ! Mais arrête donc de gigoter, je ne peux pas cadrer ! Oui, vas-y, Paul, plus fort, encore plus fort ! qu’elle ait le cul bien rouge, ma salope adorée…

La dernière claque tombée, il y eut un déclic, puis un court moment de silence que Dorothée interrompit d’un long soupir chaviré. En effet, tout en se plaignant de ce que le couple devant elle, en bougeant sans arrêt, l’empêchait de prendre sa photographie, elle s’agitait elle-même avec une frénésie débordante contre l’arête de la table sur laquelle elle était assise. Heureusement, le rebord de bois épais était arrondi et poli, de telle sorte qu’elle ne s’y blessait pas, mais le frottement furieux qu’elle venait d’imposer à son entrejambe poisseux y laissait, en plus de cet engourdissement suave du plaisir, une vague sensation de brûlure, légèrement douloureuse.

Pendant ce temps, tout près d’elle, Paul avait arrêté la vigoureuse fessée dont il gratifiait le postérieur charnu de son épouse. Mais il n’avait pas pour autant l’intention de la laisser aller. Au contraire, crochetant un index inflexible au centre de la cible fendue, il enfonça d’un coup la première phalange à l’intérieur du fondement de Lisbeth. La rapidité de l’intrusion surprit la jeune femme : ces derniers instants, son attention avait été bien trop absorbée par l’incendie sonore, crépitant, qui s’abattait sur sa mappemonde sans défense pour prendre garde au resserrement de l’orifice.

Ainsi prise à l’hameçon, elle ne put s’opposer à la manœuvre de son mari qui enroula sa jupe sur les reins découverts et la gratifia aussitôt d’une nouvelle fessée, aussi forte que la première, mais dont aucun des coups ne s’égara au-delà du sommet de la croupe rougissante.

— Non ! non ! arrête ! je n’en peux plus ! J’ai le derrière en feu, ça me brûle ! arrête ! non, je t’en supplie… Occupe-toi un peu de Dorothée Oh ! Aïe !

Pour ponctuer ses hurlements, elle lançait ses mollets aussi haut qu’elle pouvait, tentant en vain d’interposer ses pieds entre son postérieur cramoisi et la grande main impitoyable. Elle espérait également que ces mouvements incessants finiraient par ébranler son mari, par le déséquilibrer. Mais Paul demeurait parfaitement stable, et c’est elle qui devait s’accrocher à la ceinture de son pantalon pour ne pas avoir la tête en bas. Finalement, elle se lassa de cette inutile défense et abandonna son cul incandescent aux claquades douloureuses. Cette brusque reddition sembla dissoudre l’ardeur furieuse de Paul qui arrêta soudain la fessée pour conduire son épouse, toujours renversée contre lui et retenue par le doigt chevillé, jusqu’à la banquette qui se trouvait dans le coin. Dorothée les suivit du regard, et devant l’amoureuse fougue de leur tête-à-queue passionné, se rappela toutes les imprécations que Lisbeth venait de lancer à son mari, tandis qu’il la fessait sans pitié Comme cette réconciliation la maintenait provisoirement hors de leurs jeux érotiques, elle décida de s’amuser toute seule. Posant l’appareil photographique sur la table, l’objectif dirigé vers le plafond, elle régla le déclencheur automatique, se retroussa, et plaçant ses pieds de part et d’autre, entreprit de se photographier ce qu’elle appelait elle-même dans l’intimité, L’œuf, l’oignon ou l’abricot. Elle recommença plusieurs fois, d’abord dans l’idée de terminer la pellicule, puis, constatant que celle-ci semblait infinie, elle varia les angles, se leva, s’accroupit, s’écarta de ses mains, enfonça un doigt ici,deux autres là, réarmant chaque fois l’appareil jusqu’à ce que le plaisir provoqué par ces intimes manipulations lui ait fait oublier son projet initial. Répandue sur la table, retroussée etobscène, elle s’abandonna à sa joie solitaire.

*

Mélanie compare les photos. Au début, elle se livre à une recherche presque scientifique. Surtout, elle est étonnée de cet esprit méthodique de Dorothée qui l’a poussée ainsi à poser sous une série d’angles presque semblables. Et pourtant, toujours nouveaux, différents, comme le plaisir, comme la jouissance. Mais, toi-même, Mélanie, tu te souviens bien, au couvent, il n’y a pas si longtemps ?… Pratiquement nue, sur son lit, en cette fin d’après-midi, Mélanie comprend brusquement à quel point elle est proche de cette Dorothée qui paraît si perverse. Ce jeu des exhibitions répétées, Mélanie l’avait connu lors de sa dernière année scolaire, lorsqu’elle avait eu une chambre pour elle seule. Parce que la règle des Sœurs leur interdisait de posséder des miroirs, l’armoire de Mélanie était terne, en bois brut, mais elle avait réussi à y cacher la plus grande glace qu’elle avait pu placer dans sa valise. Et combien de nuits avait-elle passé à contempler son image fractionnée, incomplète, mais toujours impudique, dans ce petit rectangle scintillant ? Avec quelques autres amies, au début de l’année surtout, elles s’étaient livrées à des comparaisons fort poussées relatives à leurs mensurations, la forme de leurs seins, la largeur de leurs hanches. Mélanie possédait l’un des corps les plus parfaits qui puissent se trouver chez une jeune fille de son âge. Elle l’avait découvert, on le lui avait dit. Quelques garçons, bien sûr, en l’avis desquels sa confiance demeurait limitée, mais d’autres filles surtout, qui, à dix-sept ans, n’avaient pas encore de poitrine ou, au contraire, dont les glandes grosses et grasses débordaient de leur lingerie intime avec une flasque générosité.

Au cours de cette dernière année de couvent, la vie de Mélanie avait été agitée d’élans soudains et de remords, de tendres effusions saphiques et de ruptures déchirantes. Et les nuits où elle se retrouvait seule, repentante ou pétrie de jalousie, c’est son miroir qui la consolait. En se regardant sous les angles les plus bizarres, elle effleurait le buisson-ardent de son bas-ventre, s’y engageait comme en une vallée mystérieuse, parcourait les crêtes et les sillons avec prudence. Et l’émoi naissant que provoquaient ces suaves caresses entraînait son esprit vers un monde de rêves. Elle ne voyait plus son corps. Seulement ce fragment reflété par la fenêtre du miroir.

L’amant qu’elle s’inventait ne voyait d’elle que ce triangle de poils soyeux, que cette balafre coralline dont il se bâillonnait bientôt pour lécher, aspirer et sucer et mordiller et arracher cette chair diaprée et fragile dans laquelle elle enfonçait maintenant ses ongles acérés, sauvagement. Le cruel Chinois dont elle était la prisonnière dans les docks de Londres ne voyait que la sphère douce et frissonnante d’un sein lorsqu’il y incrustait ses ongles de mandarin, longs de plusieurs centimètres. Et le radjah qui la faisait ligoter au-dessus d’un bambou, n’apercevait de son jeune corps sans défense que l’écartement lubrique de ses fesses et le cratère rosâtre qu’elles ne protégeaient plus

Alors Mélanie, bouleversée d’une jouissance irrésistible, oubliait parfois, avant de s’endormir, de retirer de son anus crispé le gros crayon de bois dont elle s’empalait pour cette rêverie. En se remémorant ce détail aujourd’hui, Mélanie ne peut s’empêcher de sourire. Un instant, elle repose les photos qu’elle tenait à la main, s’abandonne sur le lit. Puis elle se ravise. Ce serait trop facile de se caresser ainsi, rien qu’en souvenir d’une époque révolue, rien qu’en regardant ces plans, différents et pourtant identiques, représentant les plus troublants aspects de Dorothée. Alors qu’il reste tant de choses inconnues, ou à reconsidérer dans ce tas de photographies.

Maintenant, elle les parcourt du regard sans chercher à les rattacher à ce qui s’est passé voici dix jours. Parfaitement visibles, reconnaissables, Paul et Lisbeth font l’amour. Bien sûr, elle sait leur nom, mais elle ne veut voir d’eux à cette minute, qu’un couple en train de faire l’amour, avec passion et impudeur. Leur croissante excitation se devine d’une photo à l’autre, et Mélanie s’échauffe aussi la main au creux des cuisses, dans l’imminence du plaisir. Son index s’engouffre au plus loin dans la brèche suintante, ressort humide, retourne. Elle le retire soudain pour le porter vers le minuscule capuchon, tout en haut, d’où le petit bouton nacré jaillit fébrilement. Le souffle court, Mélanie feuillette de plus en plus vite le paquet de photos. La volupté surgit, en vagues sourdes, insistantes, et tout d’abord lointaines. Contre la douce fente palpitante, son doigt frétille furieusement, enflammant les lèvres sensibles.

La cave ! Non, pas la cave ! Non, je vous en supplie… pas la cave…

*

Dorothée savait parfaitement qu’elle protestait en vain contre la cruelle sentence. Elle criait,se débattait de toutes ses forces, mais Paul lui étreignait trop fortement le bras pour qu’elle pût espérer échapper à cette virile emprise. Si seulement Lisbeth, pour une fois, avait pris sa défense ! Après tout, elle aussi devait subir les agressions vicieuses de son mari elle aurait pu comprendre, aider sa jeune compagne de douleur Mais Lisbeth ne put réprimer un sourire devant les stériles ébats de Dorothée, et elle poussa le cynisme jusqu’à s’empresser d’ouvrir et de refermer les portes sur le passage du bourreau qui conduisait durement son innocente victime vers la cave tant redoutée.

C’était un édifice voûté, plusieurs fois séculaire, séparé des autres bâtiments de l’ancienne ferme. Durant la courte promenade qu’on lui fit faire à l’air libre, Dorothée jugea inutile de crier à nouveau : il n’y avait ni maison ni route à moins de plusieurs kilomètres à la ronde. Peut-être craignait-elle également de s’effrayer par ses propres hurlements résonnant dans l’air immobile.Son calvaire se termina enfin dans le cellier frais et humide. Lisbeth referma soigneusement la porte sur eux trois, puis commença à allumer plusieurs bougies destinées à ajouter au reflet jaunâtre de l’ampoule électrique un vacillant surcroît de lumière.

Pendant ce temps, Paul avait entraîné la gamine terrorisée jusqu’au fond d’une salle presque vide. Il la projeta brutalement dans un recoin et, sous la violente poussée, elle tomba sur la terre battue et charbonneuse, sa petite jupe claire, maintenant noircie, remontée sur ses longues cuisses charnues.

Lorsque Lisbeth s’approcha, protégeant d’une main la flamme d’une bougie, la lueur,pourtant faible, fit scintiller une dizaine de crochets nickelés, solidement scellés dans le mur, et d’où pendaient des cordes et des chaînes.

— Alors ! on se tient plus tranquille, maintenant ! lança la perverse épouse

à la malheureuse enfant qui demeurait à terre, prostrée et silencieuse. Tu crois peut-être nous amadouer par ton attitude soumise de chienne repentante… C’est trop tard, tant pis pour toi… Déshabille-toi immédiatement, pendant que j’installe ton confort Tu as compris ? Toute nue !À moins que tu ne préfères que Paul emploie le fouet à chien pour te dévêtir plus vite

Sous la menace, Dorothée se releva en frissonnant. Bien qu’elle fût résolue

à obéir, elle eut le réflexe charmant de rabattre sa jupette sur ses cuisses dénudées avant de commencer à déboutonner son tricot. En même temps, elle ne pouvait s’empêcher, sans presque lever le regard, de suivre tous les mouvements de Lisbeth qui revenait déjà en roulant un tonneau qu’elle redressa bientôt à moins d’un mètre de sa victime.

À deux pas, Paul, sans un mot, observait la scène avec un plaisir que son pantalon étroit et collant ne suffisait pas à cacher. La flamme des chandelles dansait au long des courbes du tendre corps potelé, au fur et à mesure que les vêtements s’agglutinaient dans la poussière, un peu plus loin. Cette négligence de la fillette à l’égard de ses habits donna au pervers l’idée d’une lessive un peu particulière qu’il se promettait d’imposer au plus tôt à Dorothée.

Mais la pauvre jeune fille se dressait maintenant entièrement nue au centre du reflet hésitant des chandelles. Devant l’imminence d’un traitement qui n’allait certainement pas manquer d’être très douloureux, elle faiblit et alla se jeter, d’un bond souple et soudain, aux pieds de Paul.

Cette ultime démarche l’éloignait du tonneau fatidique, l’entraînait dans une zone plus sombre et constituait ainsi un rassurant début d’escapade. Elle tomba à genoux, brutalement, et le sol étouffa le bruit sourd de sa chute. Passant alors ses bras autour des genoux de l’homme impassible, elle y appuya ses cheveux blonds et implora, d’une voix peu à peu envahie par les pleurs.

Paul, je vous en supplie, sortons d’ici… À la maison, je ferai tout ce que vous voudrez, même les choses les plus sales, même ce que je déteste le plus… mais je vous en prie, pas le tonneau, pas la cravache Paul, Paul… vous savez bien que je vous suis dévouée… que je ne dirais jamais rien de ce que… oh, non, non, non !

Au milieu des lueurs frémissantes, Lisbeth put admirer la perfection satinée des hémisphères fessiers de la jeune fille frissonnante que la prosternation écartait présentement avec la plus excitante impudeur.

Puis, comme son mari ne paraissait réagir en aucune manière aux supplications mouillées que la peur arrachait à la frêle Dorothée, elle saisit un fouet très long, très mince, qui attendait, pendu au mur, quelque cruelle volonté. Lisbeth en cingla plusieurs fois de suite, à toute volée, le cul impertinent qui s’offrait tout près d’elle, nouvelle lune jaillissante dans la nuit de la cave.

— Cesse immédiatement de peloter mon mari, sale vicieuse éhontée ! hurla-t-elle, en abaissant le bras. Et viens tout de suite t’installer, ou bien je t’arrache la peau partout le corps

Lorsque le coup de fouet s’abattit sur le postérieur tendu, laissant une longue trace transversale, Dorothée se redressa rapidement, tremblante de tous ses membres. Les bras frileusement serrés sur une admirable poitrine, déjà opulente pour son âge, la fillette s’approcha à petits pas timides jusqu’au tonneau qui se dressait, debout, menaçant, au milieu du cercle des bougies.

— Eh bien, qu’est-ce que tu attends ? s’impatienta Lisbeth en ponctuant sa question d’une nouvelle cinglade de son fouet, cette fois appliqué autour des mollets chancelants. Allez, penche-toi là-dessus ! Présente-nous ton gros pétard bien ouvert, bien offert à nos coups ! Allez, plus vite !

À ces mots implacables et humiliants, Dorothée, le regard absent, obtempéra et accomplit tout ce qu’on attendait d’elle, à la manière d’un automate. Plaçant résolument ses mains sur le bord du tonneau, elle se hissa légèrement sur les bras, de telle sorte que son pubis effleurât la surface plane du dessus.

Ayant trouvé son équilibre, elle s’inclina ensuite avec précaution pour que son ventre nu, et son ventre seulement, reposât sur le bois, depuis le nombril jusqu’à la fourche des cuisses. Et elle se laissa retomber de part et d’autre du support, comme un pantin désarticulé.

— Regarde comme elle est docile, maintenant, fit remarquer Paul à son épouse, non sans une manifeste fierté. Contemple sa mappemonde, comme elle paraît immense au-dessus des lumières Écarte-lui un peu plus les cuisses oui… Admire sa longue vallée secrète qui s’évase adorablement… Quelle soumission, n’est-ce pas ? Quelle obéissance ! Je crois qu’elle est prête à tout accepter de nous maintenant, pour écourter autant qu’elle peut son séjour dans cette cave…

En entendant ces commentaires obscènes, la jeune Dorothée ne put réprimer le profond sentiment de honte qui vint lui embraser les joues. Cette lubrique exhibition qu’elle donnait au couple pervers était d’autant plus difficilement supportable qu’elle s’y était prêtée d’elle-même, avec une indéniable complaisance, dans l’espoir improbable d’une remise de peine. Son indignation grandissait irrésistiblement au fur et à mesure des exclamations émerveillées et scandaleuses des bourreaux qui la contemplaient. Elle se serait même rebellée, malgré les châtiments que n’aurait pas manqué de provoquer cette attitude si, heureusement en quelque sorte, Lisbeth n’avait pas entrepris à ce moment de lui ligoter chevilles et poignets autour de la partie inférieure du tonneau. Ce dispositif, après que les cordes eussent été étroitement serrées, interdisait le moindre mouvement à la victime infortunée.

— Les liens sont bien mis, j’espère ? s’enquit le tortionnaire à l’adresse de sa femme. Car je te préviens que, si jamais les soubresauts répétés que je vais arracher à cette tendre chair épanouie faisaient s’écrouler Dorothée, tu subiras à sa place le châtiment, en le reprenant dès le début, bien sûr…

L’interpellée ne réussit pas à cacher complètement l’ampleur du frisson qui la parcourut lorsqu’elle entendit ces mots, mais elle parvint pourtant à répondre que « tout devrait bien se passer ».

Sans même tourner la tête pour tenter de l’apercevoir, Dorothée devina que Paul avait saisi sa longue cravache de jonc dont le cuir noir reproduisait avec précision les torsades. Il la faisait siffler rapidement dans le vide.

Juste avant que ne s’abatte sur son fragile postérieur sans défense la première redoutable cinglée, elle serra les dents, prise soudainement d’un bouleversant vertige qui lui donnait l’impression de tomber dans un gouffre sans fond : la peur. Juste la peur.

Enfin, le premier coup jaillit, comme un soulagement. La cravache rigide s’incrusta dans l’épaisseur même des fesses, à la manière d’une déchirure. Le souffle coupé, la victime ouvrit grandement la bouche sans proférer un son. Ce n’est qu’après, à la troisième cinglade, ou peut-être à la quatrième, qu’elle commença à gémir, après avoir tenté en vain quelques instants de conserver la mâchoire close. À chaque fois, l’intolérable objet de souffrance se posait plus haut ou plus bas que le coup précédent. La jeune fille ressentait comme interminable l’atroce supplice qu’elle subissait.

Ses fesses étaient projetées en l’air par sa position penchée, et elle croyait sentir le souffle de la cravache s’approchant, puis le cuir effleurant la peau et ce trait de feu, pour finir, qui pénétrait en épaisseur. La brûlure demeurait longtemps. Elle durait même jusqu’à ce qu’une cinglée nouvelle vienne éclipser d’une douleur plus intense l’impact persistant de la cinglade précédente.

Avec une cruauté délibérée qui gonflait toujours plus sa verge vigoureuse à l’intérieur du pantalon, Paul savait parfaitement évaluer de combien de secondes il fallait espacer chaque coup pour que la victime ne pût jouir d’aucun répit et éprouvât en même temps un maximum de douleur.

Lisbeth également se réjouissait du martyre de sa malheureuse compagne avec une croissante volupté. Comme elle ne portait rien d’autre sous sa jupe, elle étreignait d’une main pétrissante tout l’ensemble de son pubis, n’enfonçant ses doigts dans la vulve poisseuse que par le hasard de cette caresse passionnée. En fait, ce malaxage furieux constituait le mode de masturbation préférée de cette libidineuse créature : elle prétendait qu’ainsi, elle parvenait à émouvoir chaque crête et chaque repli de son insatiable foufounette par les seules contractions désordonnées qu’elle imposait à l’ensemble.

La croupe de Dorothée luisait maintenant d’un embrasement écarlate, oscillait, se tordait,s’écartelait avec une indicible lubricité. À plusieurs reprises, elle hurla franchement, de toute la puissance de ses poumons. La voûte de pierre répercuta ses cris, déchirant délicieusement les tympans du couple pervers. Mais bientôt, la gorge rauque, la pauvre victime immolée se contenta d’émettre un râle continu, à peine interrompu puis accentué immédiatement après le coup. Sur le ballon proéminent de ses douces fesses dévêtues, la cruelle cravache, maniée par une main de maître, avait dessiné un entrelacs de boursouflures uniquement remarquables à cause de leur inquiétant relief plus ou moins prononcé, car l’entière superficie de l’émouvant globe de chair était uniformément teintée de vermillon. À l’exception toutefois de deux endroits où l’épiderme torturé avait cédé sous des coups plus violents. Une gouttelette de sang avait perlé, aussitôt écrasée par la cinglade suivante.

Enfin, l’impitoyable tortionnaire laissa retomber son bras une dernière fois. Déjà sa jeune et hystérique épouse, chancelante de volupté, avait posé sa main près de la croupe douloureuse de Dorothée pour s’appuyer au tonneau et mieux supporter de la sorte l’irrésistible vague de jouissance qui la submergeait.

— Ah ! Paul ! Prends-moi ! Je n’en peux plus… J’ai besoin d’être labourée, taraudée Oh, viens me mettre en perce là, par terre, dans la poussière…

Et elle ponctuait ses luxurieuses propositions en se collant par saccades contre le corps viril, l’entourant lascivement de ses bras avec autant de force qu’une pieuvre. Paul commença par se dégager, écartant tout d’abord ses mains, puis la repoussant. Mais il ne la lâcha pas. Au contraire, d’une bourrade inattendue, il l’envoya s’écrouler sur le sol, à plat dos, un pas plus loin de lui. Le ventre plat, souligné par le triangle sombre de la toison, parut dans l’envol de la jupe. Avant qu’elle ait seulement compris ce qui lui arrivait, Lisbeth se retrouva immobilisée, broyée par le poids du corps de son mari, épinglée contre la terre battue par le gigantesque braquemart durci qui s’engouffra victorieusement, d’une seule poussée, au fond de la suintante fissure de sa chouquette affamée.

L’homme, excité depuis longtemps par la flagellation qu’il venait d’infliger au croupion sans défense de la malheureuse gamine, était tout prêt d’inonder le brûlant coquillage offert, déjà lubrifié d’une poisseuse écume. Pourtant il s’agita lentement, d’un va-et-vient régulier. Il n’en fallut pas plus pour que le plaisir reprenne possession de la jeune femme en chaleur. Elle ceinturait Paul de ses longues jambes gainées de nylon noir, et elle se suspendait à son cou avec ferveur, comme un naufragé à sa planche, l’accompagnant et accentuant le mouvement par les secousses endiablées de ses hanches harmonieuses.

Lui-même partit bientôt, lançant d’interminables giclées de sperme au fond de la chaude caverne qui palpitait autour de lui, en une aspiration suave.

*

Lorsque les époux se relevèrent, noircis de poussière de charbon et momentanément repus, ils détachèrent Dorothée. Frémissante sur ses jambes ankylosées, les yeux et les joues noyés de pleurs intarissables, la jeune fille dut encore recevoir sur son derrière meurtri quelques tapes qui, pour se vouloir affectueuses, n’en ravivaient pas moins fortement les douleurs lancinantes de son arrière-train. Par instants, tout son pauvre corps martyrisé était agité de sanglots frénétiques, irrépressibles. Mais les deux sauvages individus ne parurent pas s’émouvoir une seconde du pitoyable spectacle qu’elle offrait à leur perverse concupiscence, ainsi abandonnée, fragile, dans la lumière dansante des bougies.

Elle fut d’ailleurs conduite vers le recoin plus obscur. Paul saisit fermement sa frêle épaule dénudée. Sans voix, le regard absent, l’infortunée victime se laissa emmener, puis accepta de s’agenouiller pour être ligotée, tendue dans l’angle des deux murs, comme une toile d’araignée dont sa croupe rubiconde constituait le centre tragique.

Brusquement, ses lèvres s’entrouvrirent, se distendirent en un cri muet ; sa bouche palpita à la manière d’un poisson asphyxié par l’air libre. Elle venait juste de comprendre l’horreur inexprimable du tourment qui la menaçait. Elle voulut hurler, supplier, se défendre, mais il était déjà bien trop tard : ses bras écartés à l’horizontale venaient d’être immobilisés par des bracelets de cuir à ses poignets et deux courtes et solides chaînettes dont une extrémité était scellée dans la paroi. On avait réuni ses chevilles à l’aide d’une cangue artisanale, planche de bois fendue en son milieu, s’ouvrant pour que l’on puisse passer les pieds de la victime, et se refermant d’un cadenas pour éviter tout espace.

Les premiers cris de Dorothée ne franchirent pas sa gorge. Au moment même où elle sentait qu’elle allait retrouver sa voix, Lisbeth lui remplit la bouche d’une balle de liège, la contraignant à s’écarteler les mâchoires. Un lacet de cuir, gras et froid, permit d’immobiliser le bâillon en se nouant derrière la nuque. Et comme la femme sans pitié tira le lien aussi durement qu’elle le pouvait, Dorothée émit quelques sourds grognements pour essayer de protester contre la coupure blessante du lacet à la commissure de ses lèvres. Mais aucun des deux inhumains tortionnaires ne prit garde à ce grotesque son nasal. Ils vérifièrent soigneusement la disposition des entraves et, éteignant une à une toutes les bougies, sortirent de la cave en se guidant sur la pâle ampoule électrique de l’entrée. Lorsqu’ils ouvrirent la porte, la lumière du jour jeta un blanchâtre reflet jusqu’au recoin dans lequel Dorothée se trouvait suspendue. Une seconde, cette lueur blême brilla ses yeux emplis de larmes mais la rapide disparition de cette clarté n’apporta aucun réconfort à la gamine ligotée. Puis ce fut l’insupportable obscurité.

L’endroit était frais, bien sûr ; pourtant malgré sa nudité, la jeune fille oubliait ce détail. Elle souffrait trop de la douleur persistante qui irradiait de sa splendide croupe odieusement cravachée, de ses mâchoires écarquillées par la boule de liège et de son étroite immobilité. Ces multiples tourments physiques disparaissaient de son esprit terrifié pour être supplantés par cette nuit désespérément opaque de la cave et l’impossibilité absolue dans laquelle elle se trouvait d’évaluer le cours du temps. Son unique soulagement – mais c’était là bien maigre consolation – résidait dans le fait qu’ils avaient négligé aujourd’hui de lui bander les yeux, comme ces diaboliques individus avaient l’habitude de le faire. De cette manière, lorsqu’ils reviendraient enfin la délivrer, et même si ce n’était que pour lui faire subir d’autres sortes de supplices, elle pourrait estimer l’heure à l’intensité lumineuse qui atteindrait ses yeux sensibilisés par le séjour dans les ténèbres.

Peut-être même pourrait-elle saisir, après une certaine accoutumance à sa douloureuse situation, des filets de lumière extérieure, filtrés par quelques imperceptibles interstices, qui perceraient l’épaisse noirceur de la cave

Mais si c’était effectivement le cas, si elle pouvait se rendre compte approximativement du temps qui s’écoulait durant sa claustration, cela ne constituerait-il pas un surcroît de torture, une implacable confirmation de son état d’abandon absolu qui lui semblerait alors interminable ? Au moins, lorsque Paul lui bandait les yeux, elle finissait toujours par ne plus exister avant l’instant béni où il pénétrait à nouveau dans le lugubre souterrain

Toutes ces questions obsédantes la possédèrent longtemps, insidieusement, bientôt interrompues d’inappréciables absences de pensée. Qu’elle pût voir ou non quelques filaments lumineux, elle perdit toute conscience de la durée exacte de son immobilisation. Comme d’habitude. Et elle atteignit cette frontière trouble entre rêverie et sommeil, bouleversée par instants de secousses nerveuses, comme des frissons, ou des sanglots.

*

Mélanie contempla les photographies de ce qui arriva plus tard. À moins que ce ne fût durant un autre séjour de la petite Dorothée au fond de la cave humide… Mais quel peu d’importance !…

Paul avait eu alors l’idée machiavélique de ligoter ensemble ses deux esclaves soumises. Pour parvenir à ses fins, il avait tout d’abord contraint Dorothée, la moins grande par la taille, à se pencher en avant, le buste formant un angle droit avec la partie inférieure de son corps. En prévision des attaques que cette région particulièrement émouvante aurait à supporter très bientôt, il avait lui-même retiré le symbolique triangle de nylon qui tenait lieu de sous-vêtement à la complaisante fillette.

Quand elle fut donc disposée selon l’exacte volonté de son inébranlable maître, celui-ci contraignit Lisbeth, son épouse docile, à se plier en deux de la même manière, mais dans le sens opposé et au-dessus de Dorothée, de telle sorte que la tête blonde de la jeune fille vienne écarter ses cuisses charnues, et que son propre visage repose sur les reins dévêtus et déjà sans défense. Enfin, pour achever son plan, il ligota les poignets de sa femme sous le ventre de Dorothée, puis ses cuisses, pour qu’elles forment un épais carcan de chair autour du crâne prosterné.

Les deux malheureuses victimes ne pouvaient plus, à ce moment, bouger l’une indépendamment de l’autre. Elles s’en rendaient bien compte et la plus jeune retirait de ce détail une inavouable satisfaction : cet agencement original lui garantissait que Lisbeth aurait à souffrir autant qu’elle

Paul s’éloigna quelques secondes des deux femmes et revint en faisant siffler les objets de torture qu’il tenait à chaque main, une courte cravache qu’une mèche interminable, large et plate, rendait encore plus menaçante, et un martinet semblable à ceux que l’on utilise pour châtier les enfants, à ce détail près que la douzaine de lanières qu’il comportait mesuraient pour le moins quatre-vingt centimètres.

— Hum, commença-t-il, fermement décidé à impressionner les deux infortunées avant de les fouetter. Nous allons nous livrer à une petite compétition : je vais voir celle qui s’agitera le plus vivement, et soulèvera le plus haut sa copine en voulant se débattre sous la caresse de ces jouets que je tiens à la main…

Tournant alors autour de l’ensemble cocasse et obscène formé par son épouse et la charmante Dorothée, il intervertit plusieurs fois, d’une main dans l’autre, la cravache et le martinet, recherchant la position la plus commode.

Les chandelles, ornements indispensables en cet endroit retiré de la cave et dépourvu d’installation électrique, projetaient l’ombre de Paul tour à tour gigantesque, tassée ou tordue, au fur et à mesure qu’il évoluait autour des sphériques postérieurs dévoilés. De plus, pour ajouter encore à la fantasmagorie de cette scène, à chacun de ses pas, les flammes jaunes vacillaient, se contractaient ou se développaient, rejoignant dans cette palpitation haletante l’inquiète respiration de Lisbeth et de Dorothée. Enfin leur commun tortionnaire se déchaîna avec brusquerie, frappant successivement d’un bras, puis de l’autre, avec le martinet et avec la cravache. À plusieurs reprises, il changea de côté, afin que les deux mappemondes menacées reçoivent à peu près une identique quantité d’insidieuses cinglades et de balafres déchirantes.

Les lanières du martinet embrasaient d’un seul coup l’entière rotondité de la croupe visée, et certaines s’infiltraient cruellement au cœur des sensibles vallées épanouies. Tandis que la cravache concentrait le martyre en une seule ligne enflammée. Rapidement, sous ces attaques, les malheureuses commencèrent à crier, sautillant sur un pied, bondissant, chacune soulevant légèrement sa compagne innocente dans une tentative désespérée pour se relever. Parfois leurs ébats endiablés manquèrent de les faire basculer toutes deux, incidents qui amusaient énormément l’impitoyable bourreau, car, après avoir retrouvé tant bien que mal un précaire équilibre, les jeunes femmes apeurées demeuraient inertes pendant quelques instants, leurs postérieurs immobiles offerts aux cinglants sifflements du cuir.

Ma foi… s’exclama soudainement Paul en cessant sa danse punitive, je crois que vos frétillements se valent… j’arrête là le concours !

Ramenant cravache et martinet dans sa main gauche, de l’autre il se débraguetta et sortit de son pantalon un long braquemart noueux et inflexible.

Mais avant de vous détacher, reprit-il d’une voix plus sourde, il faut que je vérifie que je n’ai pas fait de jalouse, que vos deux gros derrières sont aussi rouges l’un que l’autre…

Sans lâcher pour autant ses inquiétants instruments de torture, il s’approcha de la croupe écarlate de son épouse. D’une main pétrissante, il inspecta attentivement l’état de la chair tuméfiée et le réseau inextricable de lignes un peu plus sombres qui recouvrait l’ensemble de la rotondité. Puis, d’un geste brutal, il écarta sans ménagement les fesses douloureuses et insinua deux doigts autoritaires au fond de la brûlante vallée centrale.

— Te faut-il d’autres coups pour que tu cesses de crisper tes miches ?

À cette remarque ironique, craintivement, Lisbeth se décontracta autant qu’elle le pouvait afin que la main insinuante de son époux pût s’engager plus loin. Au lieu de la sensuelle pénétration attendue, son croupion offert reçut un violent coup de cravache, lancé à toute volée, à l’endroit où les fesses sont le plus charnues, le plus sensible. Et comme elle venait de se détendre complaisamment sous la menace maritale, la surprise, jointe à la souffrance, lui fit soulever son innocente amie, si haut qu’elles se seraient toutes les deux écroulées si, dans un geste impitoyablement précis, Paul n’avait empoigné la masse de cheveux blonds de Dorothée, et ne les avait ainsi retenues.

La fillette hurla longuement sous l’effet de cette douleur perfide qu’elle n’avait méritée en rien. Pour se venger de celle qui en était à la cause, elle réussit dans sa fureur à tourner légèrement la tête entre les cuisses ligotées de sa compagne et à mordre la chair tendre de toute la force de ses mâchoires.

Ah ! Salope ! commença à bramer Lisbeth. Traîtresse ! Vicieuse ! comme si notre sort n’était pas déjà suffisamment insupportable…

Mais elle ne pouvait rien faire à l’encontre de la gamine, sinon serrer ses bras autour de la taille gracile, en une bien symbolique expression de son mécontentement. Indifférent à ce règlement de compte, Paul auscultait de ses doigts fureteurs la profonde vallée intime que son épouse lui laissait atteindre avec le plus complet abandon.

Lisbeth n’avait pas protesté contre son bourreau après le coup de cravache supplémentaire dont elle avait été odieusement gratifiée, alors même qu’elle obéissait. En effet, son mari exigeait d’elle qu’elle s’ouvre, s’offre, se détende dès qu’il daignait la flatter de sa main, ou de son membre à plus forte raison. En demeurant d’abord crispée sous la brutale caresse, elle avait donc commis une infraction à cette règle absolue. Il était normal, par conséquent, qu’elle soit châtiée. Pourtant, elle avait toujours l’espoir qu’en obéissant à l’ordre, même avec un peu de retard, elle éviterait la punition… Ce n’était pas la première fois que Paul se livrait à cette hypocrite manœuvre, mais Lisbeth s’y laissait souvent prendre et s’abandonnait délibérément à l’impitoyable correction qu’elle voulait justement éviter ; c’en était devenu un réflexe

Toujours est-il que les attouchements lubriques de sa fente entrebâillée chassaient maintenant de son esprit ces inquiètes considérations, et même l’échauffement intense de son fessier.Autant que le lui permettaient ses entraves, elle se mit à s’agiter, à s’émouvoir contre la main qui évoluait savamment de son bouton dressé à l’orifice éclos de sa corbeille, en écartant les algues délicates de ses lèvres sensibles. Bientôt, elle fut incapable de résister au désir qui l’envahissait peu à peu ; et, comme le fardeau de Dorothée ne lui permettait pas d’interventions plus manifestes que les actuels frémissements qu’elle imprimait à son bassin. elle se laissa aller à d’obscènes invitations verbales, négligeant toute pudeur, toute retenue.

— Oh, mon chéri clamait-elle. Je t’en supplie, oh !… enfile-moi au plus vite… tu sens comme mon abricot te réclame, comme il bâille après ta grosse biroute Oh, mets-la moi, chéri… mets-la moi… j’ai le cul en feu, je suis sur des charbons ardents ça m’excite, tu le sais bien perfore-moi la chouquette avec ton tisonnier… oh ! oh ! oh ! oh, oui… ouvre-moi toute ! casse-moi… enfile-moi ton poireau dans le bénitier… tu sens, hein ? tu sens quand mon clapier te broute la carotte… Oh ! Paul ! Plus vite, plus vite, plus fort, plus

La vulve dilatée par la verge puissante, heureusement déjà copieusement lubrifiée par l’excitation résultant de la fouettée – même si Lisbeth n’aurait jamais accepté de reconnaître la réalité de ce suintant phénomène, – sa moule, donc n’offrait plus aucune résistance à la térébrante colonne du mari en dépit de son format colossal. Aussi, dans l’intention de perforer un manchon plus étroit, Paul se retira d’un coup de la fissure. Quelques gouttes scintillantes s’en écoulèrent, qui se perdirent dans les cheveux dorés de Dorothée.

Qu’est-ce que… oh, non ! pas ça, surtout pas ça ! pas dans mon trou du cul… ton tortillard est trop énorme ! Paul, je oh, ah oh ! heureusement que je mouillais un peu déjàoh la la !… tu me ravines les boyaux oh oh…

Et, en quelques secondes, tout le groupe s’anima d’un rythme syncopé. Paul gardait une main contre le sexe poisseux de son épouse transportée, tandis que l’innocente Dorothée éprouvait les plus grandes difficultés à conserver son équilibre au milieu de cette luxurieuse frénésie. Finalement le tortionnaire lubrique éjacula en poussant quelques hennissements

Maintenant, déclara-t-il soudain, après être venu se placer face au visage bouleversé de son épouse, devant le cul de Dorothée. Maintenant, je vais gratifier cette sale gamine d’un traitement similaire… Il n’y a pas de raison !

— Oh, Paul, non, je vous en supplie, implora la menacée, d’une voix assourdie par les majestueux piliers de chair qui l’immobilisaient encore. Pas derrière ! Pas dans cette position ! Je ne pourrais pas

Mais si ! Ne t’inquiète pas Lisbeth va prendre soin de toi… D’abord, pour que je retrouve plus vite l’inflexible rigidité nécessaire à l’opération, elle va se faire un plaisir…

En même temps qu’il prononçait ces mots sur un ton inquiétant, il s’approcha de son épouse et dirigea vers sa bouche disponible son mandrin amolli et luisant de substances diverses dans la lueur des bougies.

Tu ne veux pas que je

Lisbeth essaya de protester en devinant quelle sorte de tâche répugnante on lui demandait d’accomplir. Mais avant qu’elle ait pu s’exprimer complètement, le martinet aux si longues lanières avait surgi dans la main du tyran.

Devant cette apparition, l’épouse entrouvrit les lèvres, timidement d’abord, puis avec cet écartèlement qu’exige le docteur avant d’introduire dans la gorge le métal froid de la cuiller, pour observer les amygdales. L’engin, cette fois, était bien plus épais et inquiétant. Des traînées brunâtres le décoraient sur toute sa longueur. La jeune femme comprenait qu’elle n’avait pas le choix. Dès que le champignon, déjà gonflé par l’attente de la voluptueuse caresse, effrayant,eut effleuré sa bouche, la victime ferma les yeux : c’était le seul réconfort qu’elle pouvait s’accorder. Alors, résolument, utilisant sa langue le plus souvent, et avec une surprenante dextérité, elle nettoya en quelques secondes tout ce qui recouvrait le calibre chaud de la hampe,salivant autant que ses glandes le lui permettaient, pour diluer au maximum ce qu’elle était contrainte d’avaler sous la menace toujours présente du martinet.

— Quelle inondation ! commenta le sinistre mari. Tu peux dire que tu es une sacrée baveuse Puisque c’est ainsi, Dorothée va également profiter de tes performances salivaires : tu vas baver sur ses fesses, au milieu, tout en haut de la raie, pour que ça descende jusqu’à son trou du cul… Et tâche d’être prodigue, car ce sera la seule vaseline que je permettrai d’employer et je n’arrêterai pas le filet de ta bave pour la concentrer autour de l’orifice : ce n’est qu’en s’écoulant que ta salive lubrifiera le troufignon de ta petite suceuse adorée…

Ce rappel des rapports intimes que Dorothée entretenait habituellement avec Lisbeth encouragea celle-ci. Enfin débarrassée du bâillon répugnant de la verge de son mari, maintenant uniformément colorée de rose violacé, elle entreprit de faire naître un ruisselet aussi important que possible depuis le sommet de la fente secrète, à quelques centimètres de ses lèvres. Tout d’abord, retenues par un invisible duvet, les premières gouttes s’agglutinèrent. Lisbeth fit un effort, produisant un léger gargouillement, et la mare minuscule grossit, puis commença à se répandre dans la direction désirée, de plus en plus vite, disparaissant bientôt au cœur de la vallée fessière.

Malheureusement pour les deux pauvres femmes, mais pour le plus grand plaisir de leur pervers compagnon dont la matraque noueuse avait repris une ferme rigidité devant ce spectacle inusuel, les gouttelettes baveuses, une fois infiltrées dans le sillon caché, coulaient trop rapidement, ralentissant à peine pour franchir le petit bourrelet circulaire qu’elles étaient censé lubrifier.

Pour examiner de plus près ce désastre, Paul approcha une bougie dont Dorothée sentit la chaleur vacillante sur son croupion déjà enflammé. Bien qu’elle ne pût rien voir, elle se rendait bien compte que la salive de Lisbeth s’écoulait en pure perte – sinon pour la joie malveillante du bourreau attentif. C’est alors qu’elle eut une idée. Dans la position penchée à laquelle elle était contrainte, son popotin s’entrouvrait naturellement et ses fesses se séparaient de part et d’autre de la dépression intime, malgré la profondeur de celle-ci. En se contractant, en crispant ses fesses dodues, en refermant son derrière épanoui, elle pouvait écraser les gouttelettes de bave et en imprégner la région menacée. Devant le succès de cette manœuvre à laquelle il ne s’attendait pas, Paul reposa précipitamment la bougie qu’il brandissait et, glissant ses pouces à l’intérieur des hémisphères maltraités, cassa le pauvre postérieur comme il l’eût fait d’un abricot trop mûr. Et il frappa de son braquemart turgide la fragile rondelle débusquée par son geste.

Émue par l’habileté dont avait fait preuve la jeune fille, oublieuse de la morsure de tout à l’heure et bien décidée à adoucir les tourments que l’infortunée gamine allait subir, Lisbeth réunit ses mains liées sous le pubis de Dorothée ; et, tout en la branlant avec maladresse, elle la guida de ses conseils avisés.

— Détends-toi… Laisse-toi aller… Pousse, oui, pousse sur son gland, comme si tu voulais chier sur lui… encore, encore plus fort… Il faut que ton oignon reste bien ressorti tant qu’il n’a pas entièrement enfoncé son morceau…

La fillette semblait savoir tout cela à merveille. Elle émettait quelques grognements, dus aux difficultés qu’elle éprouvait, mais la progression du viril mandrin au travers du fondement dilaté s’opéra sans trop de douleur.

— Oh, la garce ! s’extasia l’enculeur. Jamais je n’ai foutu un anus plus onctueux… Elle est d’une souplesse, c’est incroyable… et elle me serre maintenant elle m’aspire, elle me pompe… oh ! ah !

Et, une nouvelle fois, il partit, essoufflé, lavant les juvéniles intestins d’un flot de semence frénétique.

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