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Résumé

Savez-vous ce qu’est le dogging ? Supposez qu’une voix féminine vous invite sur votre portable à vous rendre en pleine nuit sur le parking d’un supermarché… Est-ce une plaisanterie ? A tout hasard, vous y allez. Quand vous arrivez, une dizaine de voitures, phares allumés, entourent une Rolls dans laquelle une femme se déshabille… Frédéric Mancini, l’auteur de ce récit, aime se promener la nuit dans les quartiers isolés. C’est au cours d’une de ses déambulations qu’il a rencontré les adeptes du dogging –et qu’il est devenu la proie des singulières filles d’’Eve qui pratiquent ce nouveau jeu érotique…

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CHAPITRE I

On passe à côté de l’essentiel, des années durant, sans s’en rendre compte. Le pire est que cet essentiel se trouve souvent à portée de main, derrière une barrière invisible qu’il suffit de franchir, comme le miroir d’Alice. Je n’en avais pas conscience, à une certaine époque. Je marchais, jour après jour, le long des terrains vagues qui jouxtent les cités. Je n’aurais jamais imaginé le genre de spectacle qui s’y « produisait », pour employer exprès une expression de cinéma. Et en effet, on y jouait – gratuitement, certes, mais de façon professionnelle – des scènes que les protagonistes avaient calibrées, chorégraphiées, calculées, et même éclairées, avec la plus grande précision.

A ce moment-là, je vivais à C., en région parisienne : une zone urbaine qui s’était agrandie au fil des années, où on avait construit un habitat « plus humain », avec moins d’étages, plus d’espaces verts, mais qui ressemblait toujours, quoi qu’on fasse, à un ensemble de cités HLM. Ma mère était femme de ménage, mon père ouvrier métallurgiste. Mon frère travaillait en usine avec un CAP de chaudronnier. Moi, je venais de reprendre mes études après quelques années peu concluantes passées à tâcher de percer dans la vente d’équipements sportifs. A vingt-cinq ans, pour tenter de me remettre en selle, je suivais une deuxième année de droit. J’avais l’ambition d’intégrer l’Ecole nationale de la magistrature. J’étais « l’espoir de la famille », celui dont on espérait qu’il parviendrait à s’en sortir par le haut.

En attendant, mes journées n’avaient rien de reluisant. J’allais à la fac, et je passais mon temps libre à bûcher mes cours. Je participais quand même à des tournois de basket. Mais mon obsession, c’était la réussite sociale. A la fac de droit, j’obtenais les meilleures notes de mon groupe de travail ; je faisais tout pour que ça continue. Ce n’est pas pour autant que je me sentais bien dans ma peau.

J’avais quand même une joie dans la vie : Delphine, ma petite amie…

Je l’avais rencontrée par hasard. La première vision que j’ai eue d’elle : un incroyable cul, qui se tendait vers moi, sous une jupe très serrée. Elle me proposait – sans le savoir ? – sa croupe rebondie, sur laquelle j’ai tout de suite eu envie de poser les mains. Elle se tenait penchée sur son moteur, sous le capot relevé de sa voiture en panne, dans une rue excentrée du quartier.

— Je peux vous aider ?

Comme elle ne m’avait pas entendu arriver, elle a été surprise. En se redressant, elle s’est cogné la tête au capot. Elle ne m’en a pas voulu pour autant. Elle me souriait en se frottant le haut du crâne. Son bras levé faisait pointer un nichon en obus. Bandante !

Tout en bricolant son moteur, je l’ai avertie que la réparation ne serait que provisoire. En même temps, je la matais. Elle n’était pas très grande, blonde, arrondie aux bons endroits. En se penchant sur moi, elle m’a offert l’échancrure de son débardeur, avec sa poitrine contenue dans un soutien-gorge jaune canari…

Enfin, elle s’est installée au volant et a pu faire redémarrer son moteur.

— J’ai un entretien de boulot dans une demi-heure… Je voudrais vous remercier…

Elle avait une jambe dans la voiture, l’autre encore à l’extérieur. Comme sa jupe remontait, elle m’offrait la vision de ses cuisses. A son soutien-gorge jaune répondait une culotte dans les mêmes tons acidulés, mais verte, elle. Son pubis formait un renflement qui tendait le tissu. Vu le dessin du sous-vêtement et l’absence de marques sous la jupe serrée, j’ai pensé qu’elle portait un string. J’imaginais ses fesses nues, et malgré moi, mon sexe durcissait.

— On pourrait prendre un café ?

Elle m’a regardé comme si elle venait de prendre conscience que j’étais un homme. Je me sentais gêné à l’idée que mon érection était voyante. Elle ne s’y est pas attardée. J’ai eu l’impression que dans son sourire, il y avait de la moquerie.

— Pourquoi pas ? Je serai de retour vers six heures. On se retrouve ici.

Ça faisait des mois que j’apercevais sa Clio dans la rue, mais je ne l’avais jamais vue, elle. Ensuite, ça s’est passé très simplement… Je n’ai jamais été un tombeur, je n’ai jamais été un coincé non plus… je me suis toujours tenu entre les deux. A six heures, j’étais dans la rue. Je venais d’improviser une partie de foot avec des gamins, quand je l’ai aperçue, occupée à se garer plus loin.

— Alors ?

Elle a eu un sourire malheureux.

— « On vous rappellera… » Enfin, ça marchera un jour ou l’autre !

Je craignais que, sous le coup de la déception, elle ne me repousse, mais elle n’a pas refusé quand je l’ai invitée au restaurant. En centre-ville, dans un tex-mex… Elle paraissait me savoir gré de la distraire, alors qu’elle n’avait pas le moral.

On a discuté de tout et de rien. J’étais surpris de découvrir une fille bien plus intéressante qu’au premier abord. C’est toujours agréable de discuter avec une femme qui a des choses à dire, une expérience, des goûts… des nichons qui avancent bien, aussi…

— Tu me raccompagnes chez moi ? a-t-elle proposé. Il n’y a personne à la maison, ce soir.

J’ai toujours aimé cette manière expéditive qu’ont certaines filles de faire des propositions. Du coup, je ne savais plus trop sur quel pied danser… Dans l’ascenseur, elle s’est plaquée contre moi. Elle a noué ses bras autour de mon cou, en tendant sa bouche vers la mienne. Nos langues sont entrées en contact… ce qui a répandu de l’électricité dans tout mon corps. Dans le sien aussi, d’ailleurs…

Nous sommes sortis de l’ascenseur ; elle habitait l’appartement juste en face. On continuait à s’embrasser comme s’il ne nous restait que cinq minutes à vivre… on voulait en profiter à fond, bouche contre bouche. Elle a trouvé ses clefs, a ouvert la porte.

J’ai refermé d’un coup de coude. Je me suis agenouillé. Je mourais d’envie de glisser ma main sous sa jupe… J’ai remonté le long de ses jambes jusqu’au cul. Comme je l’avais soupçonné, elle ne portait qu’un string : ses fesses étaient nues sous la jupe. Nues et fermes.

Elle a trébuché en reculant vers le canapé, s’est étalée par terre, la jupe remontée à la taille. Après, c’est venu tout seul. Elle a ouvert les jambes en même temps que je m’allongeais sur elle… J’ai pris l’élastique du string, l’ai descendu, mettant son sexe à nu. Elle m’a adressé un sourire d’encouragement. C’était une vraie blonde… Une forêt de poils clairs encadrait ses lèvres gonflées, déjà luisantes.

Je lui fouillais la chatte… des doigts, de la bouche, de la langue… Ça durait… Elle se laissait faire, abandonnée… elle gémissait, mouillait… Au bout d’un moment, elle a murmuré :

— Viens… J’en peux plus…

On a toujours l’impression que c’est la première fois quand on pénètre le sexe d’une femme. Il n’y en a jamais eu d’autre avant… il n’y a jamais eu cette sensation qui mêle le feu et l’eau : se sentir pris dans une chair brûlante, et en même temps, inondé de mouille. Je me suis dégagé quand j’ai senti que j’allais exploser ; j’ai joui sur son ventre.

 

*

*    *

 

Deux ans déjà que cette scène a eu lieu…

Delphine était une fille très sensuelle, très attirante. Il me suffisait de suivre les regards des hommes sur elle pour m’en rendre compte. Elle n’était pas très grande, mais possédait un corps voluptueux, avec des courbes sensuelles, et surtout, elle s’habillait toujours en cumulant le très serré et les zones de peau nue : l’ensemble était irrésistible. J’étais fier de l’avoir à mon bras.

On se voyait surtout le week-end. Elle avait finalement décroché un poste de commerciale, comme elle le souhaitait ; moi, j’étais dévoré par les études. Le vendredi soir, on passait la nuit ensemble. Un rituel entre nous.

Je me souviens de ce sale mercredi, chez moi. On a sonné, j’ai ouvert. C’était elle, avec un grand sourire.

— Je viens te voir.

— Ça tombe bien, je suis seul.

Voir cette adorable poupée suffisait à faire monter mon excitation. J’avais déjà envie de me jeter sur elle. A peine étions-nous dans l’appartement, mes mains se promenaient sur son corps, partout, à travers ses vêtements.

— Viens dans ma chambre.

Je l’ai prise par la main. C’était curieux… ce jour-là, je la sentais différente. Elle montrait de la réticence. Et pourtant, quand nous nous sommes retrouvés dans ma piaule, elle a répondu à mes baisers. Elle n’opposait pas la moindre résistance pendant que mes doigts fouillaient sous son petit pull, pétrissaient sa chair, se glissaient dans le mince espace entre son ventre et son jean, furetaient sous la toile rêche. Elle s’est agenouillée pour dézipper mon pantalon, prendre mon sexe dans sa bouche… avant de se relever pour que je la déshabille.

Je connaissais son corps par cœur, mais c’était chaque fois avec la même joie que je le retrouvais. Mon désir n’avait d’égal que sa sensualité… un fluide émanait d’elle en permanence ; je me demandais toujours s’il était naturel ou bien volontaire. Difficile de pénétrer le cœur des femmes…

Son corps était un délice… une pâtisserie. Douce et fondante. Elle me faisait vibrer quand je la retrouvais, comme ce jour-là. J’ôtais ses vêtements, pour mettre à nu sa chair odorante… Elle s’arrosait toujours de parfums frais et fruités. Et quand je posais mes mains sur sa peau, il me semblait que la chaleur de l’enfer allait me brûler.

J’ai fait passer son petit pull par-dessus ses épaules. Elle avait gardé l’habitude de ne jamais assortir ses slips et ses soutiens-gorge. Ce jour-là, elle portait un soutif d’une blancheur immaculée, mais son slip était noir. J’ai plaqué mes mains sur ses hanches, son ventre, sa poitrine. Elle était excitée : ses tétons pointaient à travers le coton. Elle possédait de larges aréoles terminées par des pointes bien dures… je le savais pour les avoir souvent prises dans ma bouche.

Je l’ai dégrafée. Elle aimait que je gobe ses tétons… Ça la faisait gémir… Ça durait un moment, jusqu’à ce qu’elle lâche :

— Descends plus bas…

Je ne me faisais jamais prier. Difficile d’expliquer l’émotion que je ressentais quand je dégrafais sa jupe, ou faisais glisser son jean serré le long de ses cuisses. Le sentiment bouleversant d’accéder au plus secret de sa personne : sa fourche cachée entre ses cuisses. Il me fallait encore tirer le slip… Elle jouait, comme si elle ne voulait pas céder, pas s’ouvrir, alors qu’elle en mourait d’envie. Jusqu’à ce qu’enfin, je roule sa culotte le long de ses jambes… Là, elle s’écartait toujours. Souvent, je ne descendais même pas le slip aux chevilles… il restait coincé à mi-cuisses. Et je la faisais basculer sur un canapé, sur un lit, ou même par terre.

Ce qui me plaisait le plus, quand je lui faisais un cunni, c’était d’avoir la preuve – sous les yeux et sous la langue – de son excitation. Ce n’est pas tant l’ouverture de sa fente qui me troublait… plutôt la capacité qu’avait son vagin de déborder – encore et encore – de liquide poisseux, dont le goût marin m’enivrait.

La plupart du temps, Delphine me laissait la guider. Ce jour-là, cependant, c’est elle qui a pris la direction des opérations. Ça m’a surpris, mais ça ne m’a pas déplu. Elle m’a fait basculer en arrière, sur le lit, puis m’a enfourché… Elle s’est installée sur mes cuisses. J’avais la vision de tout ce que j’adorais : la masse de ses cheveux blonds, sa bouche boudeuse, ses seins lourds, ses hanches à peine trop fortes. Et dans ses yeux, une lueur bizarre. Elle a pris mon sexe pour le faire bander. J’ai senti que ça montait déjà de mes reins… aussi, je lui ai crié d’arrêter.

Alors, tout en restant sur moi, elle s’est renversée en arrière… Elle me montrait tout : son vagin, son anus. Elle a amené ma queue sous sa chatte. Là, elle a promené la tête de mon sexe le long de ses petites lèvres, sans jamais me laisser pénétrer… C’était terriblement excitant. Enfin, j’ai crié :

— J’en peux plus…

Elle a projeté son bassin vers l’avant. Sa chatte a avalé la moitié de ma bite. Elle a pesé de tout son poids jusqu’à se retrouver assise sur moi. Mon sexe avait disparu en elle jusqu’au ras des couilles. C’est elle qui faisait tout… Elle a pris appui sur le matelas, puis s’est fait monter et descendre plusieurs fois. Je n’ai pas tenu très longtemps. Je voulais me retenir, mais mon sperme a jailli tout au fond de sa chatte… alors, elle s’est cabrée en arrière, râlant, yeux mi-clos, tendue comme un arc… avant d’être, elle aussi, emportée par la vague…

J’étais encore en pleine béatitude qu’elle était déjà rhabillée. Elle se donnait des coups de brosse dans les cheveux. Face au miroir, elle s’adressait à mon reflet…

Elle avait décidé de me quitter, pour épouser son patron. Il avait beaucoup de fric, disait-elle, elle serait mieux avec lui. Plus besoin de se demander comment boucler ses fins de mois…

Elle s’est retournée. Son visage exprimait la plus complète indifférence.

— Entre nous, il n’y a jamais eu autre chose que du sexe… des bons moments. De toute façon, l’amour, ça ne court pas les rues… Je ne t’aime pas… pas plus que je ne l’aime, lui, d’ailleurs…

Rajustée, recoiffée, bien mignonne, elle s’est éloignée… La porte a claqué. Son parfum flottait encore dans la pièce. Je me suis dit que j’avais été stupide dans cette histoire.

 

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