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Résumé

Quand Charlotte intègre la direction d’un groupe alimentaire, elle ne se doute pas que sa vie va en être bouleversée. Nouvellement mariée, elle ne pensait pas être amenée à tromper son mari si rapidement. Mais comment résister à l’autoritarisme pernicieux et pervers de  son directeur ? D’heures supplémentaires en voyages d’affaires et de visioconférences en réunions tardives, la jeune femme découvrira toutes les excuses professionnelles propres à masquer d’autres activités. Par des détails au réalisme saisissant et par une accumulation d’anecdotes issues de la réalité, l’auteur nous guide dans les arcanes d’une grande entreprise, sur les pas d’une jeune femme qui ne saura plus dire non. Cet ouvrage constituera un précieux manuel à l’usage des maris trompés et des directeurs en mal d’inspiration.

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CHAPITRE PREMIER

Les mains collées au mur, les cheveux défaits, les bras allongés et raidis, Charlotte tendait ses fesses et cambrait les reins. Quasiment nue, elle n’avait gardé que ses talons aiguille et ses bas qui soulignaient le haut des cuisses. Charles Maubert en avait décidé ainsi et s’amusait de la gaucherie de sa secrétaire. Il y avait quelque chose d’adolescent dans la pose qu’il lui avait imposée et qu’elle maintenait difficilement. Il dut se fendre de quelques ordres supplémentaires.

— Ecarte les cuisses ! Mieux que ça ! Montre bien ton sexe !

Mortifiée mais vaincue par le ton, elle s’exécuta avec maladresse. Maintenant elle exhibait sous ses yeux la blancheur de ses fesses, le sillon large et profond qui les partageait et le renflement sensuel et brûlant de son intimité.

Encore insatisfait, l’homme insista sur les détails.

— Penche-toi bien vers l’avant ! C’est ça… Plaque bien tes mains sur le mur. Le buste à l’horizontale, que je vois pendre le bout de tes seins.

Elle serra les dents et modifia la position comme il lui demandait. Elle savait avoir une belle poitrine, en était fière même, mais à l’horizontale, les épaules à la hauteur des reins, ses seins s’étiraient naturellement et prenaient des allures d’ogives. Cette position accentuait sa honte et la vue de ses vêtements, jupe et chemisier jetés en tas informe à ses pieds, n’était pas pour rien dans son humiliation. Les larmes se bousculaient presque à ses yeux et seule une excitation naissante au creux des reins lui permettait de faire bonne figure.

L’homme décolla sa longue carcasse du fauteuil, contourna le vaste bureau où trônait en bonne place le portrait de sa femme et de ses enfants, et s’avança à pas de loup. D’une main impérative, il prit possession de la motte qu’elle tendait vers lui et malaxa les chairs tièdes.

Cet homme, qui investissait ainsi l’intimité de la jeune femme nue, n’était autre que Charles Maubert, le directeur de la société …, une entreprise d’agro-alimentaire dont le siège était à Paris et les ateliers de production ainsi que les entrepôts de stockage à Terrasson-Lavilledieu, dans la banlieue de Brive, aux confins de la Dordogne.

En fin de quarantaine, grand, la chevelure blonde et portant moustache, il dirigeait l’entreprise depuis plus de cinq ans. Il avait toujours impressionné son personnel par son allure élégante, costumes gris anthracite, cravates discrètes, uniquement des Dior, et pochettes assorties. Le tain hâlé, le regard fin et intelligent, il plaisait aux femmes par l’aspect romantique que lui conférait sa longue chevelure blonde et par son vocabulaire choisi. C’était la première fois que Charlotte l’entendait proférer des phrases aussi directes que peu conventionnelles. C’était aussi la première fois qu’elle se trouvait nue dans un bureau directorial.

Quand elle avait été embauchée, trois mois auparavant, elle avait été frappée par la séduisante beauté de cet homme. Dès le premier contact, elle avait su qu’il y aurait un problème. A la seconde même où elle se présenta à lui, elle intégra l’évidence que dans un futur proche elle aurait à défendre sa pudeur. Il ne pouvait en être autrement. C’était un homme qui plaisait et qui le savait. Son charme ne laissa pas la nouvelle secrétaire indifférente, mais elle était jeune mariée et avait d’autres choses en tête que de se laisser impressionner par le premier Casanova venu, fût-il son patron.

Il fallut près d’un mois pour que la jeune femme prenne ses marques. A vingt-cinq ans, après avoir galéré de petits boulots en stages inconséquents et d’officines de travail temporaire en bureaux de l’ANPE, elle avait connu toute la machinerie de l’emploi salarié. Aussi avait-elle sauté sur l’occasion quand un ami l’avait orientée vers cette entreprise. C’était un groupe d’importance nationale axé sur la production et la commercialisation de produits régionaux tels que les confits, les foies gras et autre caviar de la Garonne. Cet ami connaissait leur stratégie de développement dans les pays anglo-saxons et savait leur recherche d’une secrétaire réellement bilingue. Charlotte revenait de plusieurs mois à Londres, l’anglais n’avait plus de secret pour elle. Elle fit l’affaire immédiatement.

Charlotte ne connaissait Terrasson que pour l’avoir traversée lors de transhumances estivales. Son mari travaillait sur Bordeaux et, si la première semaine fut vécue à l’hôtel, la décision fut vite prise de louer une chambre sur place. Dès le premier week-end, par l’intermédiaire de collègues de travail, elle obtint quelques adresses et visita plusieurs appartements en centre-ville pour jeter son dévolu sur un meublé minuscule à l’angle de la rue Haute et de la rue du Couvent. Avec l’aide de son mari, elle aménagea succinctement et décida de quitter Bordeaux chaque lundi matin pour y revenir le vendredi soir. Cette vie ne serait certes pas facile, encore moins agréable, mais les contingences financières firent qu’elle n’eut pas le choix. Tout se passa bien durant deux mois, jusqu’à ce que Charles Maubert tente une première approche.

Ce jour-là, il lui demanda de rester après l’heure, prétextant une information urgente à transmettre aux Etats-Unis. Il arrivait parfois qu’il faille intervenir directement auprès de clients américains et, décalage horaire oblige, le seul créneau possible se situait dans une plage horaire qui débutait vers les quinze heures pour s’achever plus tard dans la soirée. Plusieurs fois Charlotte avait été mise à contribution et elle n’y trouvait rien à redire. C’était là une partie de ses fonctions, pour ne pas dire sa fonction principale. Monsieur Maubert parlait un anglais qui, bien qu’intelligible, restait rudimentaire, mais son souci majeur résidait dans la compréhension de ses interlocuteurs. Qui n’a jamais tenu conversation téléphonique avec un Texan de souche ne sait pas ce que parler américain veut dire.

Ce jour-là, il la pria de rester. Il l’entretint de quelques banalités jusque vers dix-sept heures et, après s’être assuré que l’ensemble du personnel avait quitté l’entreprise, il donna un tour nouveau à la conversation.

La première chose que remarqua la jeune secrétaire, ce fut l’eau de toilette. Il avait abusé d’un parfum aux fragrances lourdes et sensuelles et, quand il s’approcha d’elle jusqu’à la toucher, elle se sentit chavirer. Les mèches blondes, le timbre de la voix et cette odeur suave d’homme, tout cela fit qu’elle se sentit perdue. Elle était seule avec cet homme, dans le bureau directorial, et chaque mot, chaque modulation de voix, la pénétrait intimement. Il voyait bien qu’elle s’abandonnait et qu’il ne lui faudrait qu’un geste pour porter l’estocade mais, tel le loup de la fable, il attendait son heure. Faire durer le plaisir faisait partie du jeu. Puis, quand il le décida, jugeant que sa victime était enfin prête, il la contourna, cessa soudain de parler, et posa négligemment ses doigts sur la nuque blanche. Elle fit mine de réagir, tourna vers lui un visage qu’elle voulut outré, mais ne refusa pas le contact. La main masculine s’aventura plus avant, pétrissant la peau fine à la racine des cheveux, et propageant quelques tressaillements en vagues délicieuses.

Charlotte retint son souffle. Elle ne bougea plus, tétanisée par l’émotion, et si elle ne fit rien pour s’offrir davantage, pudeur oblige, elle apprécia l’instant. Il se passa ainsi un temps indéfini durant lequel chacun resta muet. Puis, Charles Maubert poussa son avantage ; il commença à défaire un à un les boutons du chemisier. Elle le laissa faire. Quelques secondes plus tard elle était nue, debout au centre de la pièce, telle une statue vivante exhibant sa beauté. Il recula de quelques pas, admira son œuvre, et l’invita à s’approcher du bureau alors qu’il se laissait choir dans son fauteuil. Il attendit que le cuir cesse de gémir sous son poids et prit le temps de détailler la jeune femme. Tout en elle incitait au plaisir, sa poitrine ardente et tendue, aux larges aréoles brunes, ses longues cuisses au galbe fin et sensuel, sa toison châtain clair qui laissait deviner les formes délicates de son intimité et sa chevelure de gamine qui tombait en cascade sur des épaules fines.

Elle tenta de soutenir son regard mais n’y parvint pas. Elle avait accepté qu’il la dénude, elle ne pourrait plus lui refuser la suite inéluctable, mais toutes ses tentatives pour afficher de l’assurance lui parurent dérisoires. Elle n’était que l’employée, il était le directeur, avec tout ce que ce terme sous-entendait de déférence et de respect. C’est quand il devina que la tension était trop forte et que sa victime, consentante, n’assurait plus son équilibre qu’il se leva à nouveau et la prit dans ses bras. Il la garda ainsi contre lui une vingtaine de secondes, juste le temps de partager une émotion, avant de hasarder une main dans ses cheveux. Puis il tenta de l’embrasser et, quand elle lui tendit ses lèvres, il se ravisa pour lui intimer l’ordre de pivoter, de plaquer les mains contre le mur proche, et de tendre ses fesses dans sa direction. Jusque-là elle n’avait fait qu’obéir, et si elle était nue, et si elle exhibait son corps devant cet homme, la responsabilité ne lui en incombait pas. Certes c’était une façon bien dérisoire de ménager une conscience déjà bien écornée mais, à présent qu’il ordonnait qu’elle tende ses fesses dans sa direction, qu’elle offre volontairement la vision de ses parties intimes, les faux-semblants n’avaient plus lieu d’être. Jamais, de sa jeune vie, Charlotte n’avait agi ainsi face à un homme. Tout se bousculait dans sa tête et, malgré sa raison qui lui soufflait de ramasser ses vêtements et de fuir le bureau directorial, elle colla ses mains au mur jusqu’à se faire mal et écarta ses cuisses pour offrir tous les replis de son intimité. Jamais elle n’avait ressenti pareille humiliation et jamais son cœur n’avait battu si vite. Son ventre brûlait et le sang bouillonnait à ses tempes. Aussi, quand, d’une main impérative, il investit la croupe et prit possession des chairs tendres, elle s’ouvrit encore davantage, vaincue. Il allait user d’elle comme bon lui semblait et elle en acceptait l’augure.

Il malaxa les lèvres tièdes, jusqu’à entendre le doux clapot des muqueuses, puis, quand il sut qu’elle était prête, il cisailla la fente habilement. Il n’eut pas longtemps à la fouiller. En quelques halètements voluptueux, et alors qu’elle ne s’y attendait pas, il y eut la fulgurance qui foudroya son ventre et la tétanisa contre le mur. Ce premier orgasme fut quelque chose d’éblouissant et de sauvage, une vague violente qui la surprit et la laissa tremblante durant plusieurs secondes. Que s’était-il passé ? D’où provenaient ces convulsions qui diffusaient encore au creux des reins et dont elle n’avait jamais eu la connaissance ? Elle ne savait pas que son corps pouvait offrir autant de volupté. Ce fut pour elle une révélation et aussitôt elle sut que sa vie en serait bouleversée. Jamais on ne l’avait traitée de la sorte, et si son mari jouait souvent de son clitoris, c’était pour l’amener à de simples plaisirs comme elle s’en offrait elle-même quand elle traînait ses jeans sur les bancs de la fac. Désormais elle savait qu’il existait un autre état, quelque chose de supérieur, de lumineux et d’étincelant, quelque chose qui laisserait des traces indélébiles dans sa chair. Ce fut une révélation, sa révélation.

Quand les dernières contractions agitèrent son ventre elle s’agenouilla et se colla au mur, en chien de fusil.

Charles Maubert la laissa se remettre, se repaissant de sa fragilité, puis, jugeant le moment venu, il se jeta une nouvelle fois dans le large fauteuil de cuir, cala ses reins contre le dossier, fixa ses mains aux accoudoirs, et pivota vers elle. Sans un mot, sans un geste, il écarta ses jambes comme une invite et attendit. Comment comprit-elle ce qu’il attendait d’elle ? Et pourquoi s’approcha-t-elle du fauteuil ? Elle n’aurait su le dire. Ce fut comme une force étrange qui la poussa à agir ainsi. Quand elle arriva aux pieds de l’homme, elle releva le buste, exhiba sa poitrine aux pointes dressées, et se pencha sur la ceinture qu’elle défit rapidement. Elle ouvrit le pantalon, descendit la braguette et plongea ses mains dans le tissu froissé pour extirper un membre déjà dressé. En quelques mouvements, elle dégagea les bourses, aussi dures comme du bois. Elle les caressa suavement, savourant leur chaleur, puis, sans qu’il le lui demande, elle ouvrit ses lèvres et goba le gland apoplectique. Elle s’activa alors comme elle avait appris de son mari, jouant de sa langue sur le frein sensible et avalant goulûment le membre au plus loin que sa gorge le permettait. En quelques va-et-vient, ses tempes se couvrirent de sueur. Très vite le sexe masculin doubla de volume et tendit ses lèvres jusqu’à la démesure.

De son côté, le directeur avait plongé ses doigts dans la chevelure de sa secrétaire. Quand il expulsa sa semence en puissantes giclées, il assura sa prise pour éviter qu’elle ne se dérobe. Aussi n’eut-elle d’autre liberté que de plonger avidement sur la hampe rigide et de recueillir le liquide poisseux pour l’avaler lentement.

En un peu moins d’une demi-heure, il avait fait d’elle une femelle docile, sa femelle docile. Elle ne savait pas pourquoi, elle ne savait pas comment, mais elle était certaine qu’elle avait trouvé son maître, et qu’elle serait désormais ce qu’il voudrait qu’elle soit.

 

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  1. Redeggs le à
    Redeggs

    J’adore !!!

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