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Résumé

Jeune poupée bien en chair, Marion attirait souvent les regards de Bruno, l’amant de Céline. Comment cette dernière, quadragénaire ardente, en viendra à l’utiliser comme appât et à la partager avec lui, c’est ce que Marion nous conte dans sa confession. Au début, un peu surpris, l’homme n’ose pas trop y croire ; mais il se laisse vite convaincre. Est-ce pour retenir un amant qui se lassait que Céline lui offre Marion ? Ou pour le plaisir pervers d’initier à la débauche une oie blanche ? Et Marion, pourquoi accepte-t-elle ? Elle n’est pas sotte, elle a bien compris pourquoi Céline aime tant la déshabiller devant Bruno. Ce n’est plus une surprise quand on l’introduit enfin dans un lit où il suffira de se serrer un peu. Le plus étonnant, c’est que même après le départ de Bruno, les liens qui associent les deux femmes sont devenus si forts qu’elles ne pourront plus jamais faire l’amour avec un homme l’une sans l’autre. Et je ne vous ai pas tout dit !

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Je m’appelle Marion V. J’étais très jeune quand mes parents se sont séparés. Mon père est parti aux USA, je me souviens à peine de lui ainsi que de l’appartement de Paris, où je suis née. Ayant dû gagner sa vie, ma mère m’a confiée à ma grand-mère, grande femme sèche, toujours vêtue de noir. Avec ses cheveux blancs et son visage ridé, elle me paraissait très vieille. Elle était gentille avec moi, mais me couvait. Le fait d’avoir été institutrice lui a permis de me faire la classe à la maison, jusqu’au niveau du certificat d’études. En même temps, elle m’a appris le dessin et m’a trouvé un emploi à domicile d’illustratrice de livres pour enfants.

Nous habitions une petite maison isolée, dans l’Yonne. De notre porte, nous avions vue sur le village en haut de la côte, puis sur le chemin de terre qui descendait vers nous et remontait dans la forêt toute proche. La fenêtre de la cuisine donnait sur le jardinet de devant, plein de fleurs. De l’autre côté du couloir, se trouvaient les deux chambres. De la mienne, à l’arrière, une porte s’ouvrait sur le potager que ma grand-mère m’avait appris à cultiver. Dans la maison, l’ameublement était simple, avec des murs blanchis à la chaux et des rideaux à petits carreaux rouges et blancs. Ce n’était pas luxueux, comme je l’ai découvert plus tard chez ma mère, mais j’étais bien dans la cuisine, d’abord sur les genoux de ma grand-mère, plus tard assise à côté d’elle en train de travailler.

Ma seule véritable amie était Clotilde, la fille d’un exploitant forestier qui habitait à l’entrée du bourg. Nous avions le même âge mais elle était plus grande et plus forte. Il est vrai que j’ai toujours été petite et menue. Tant que nous avons été petites, ma grand-mère a veillé sur nous. Quand il faisait beau, elle nous emmenait promener dans la forêt ou sur le chemin de halage du canal de Bourgogne, à l’ombre des grands peupliers. L’hiver, devant la cuisinière qui ronflait, elle nous apprenait à lire et à dessiner.

Cette existence retirée convenait à la petite fille timide et réservée que j’étais. Et puis, les visites de ma mère rompaient la monotonie des jours. Lèvres pincées, regard sombre, ma grand-mère m’annonçait sa venue. Dès le matin, je guettais son arrivée. A chaque bruit de moteur, mon cœur battait. Enfin, sa voiture apparaissait à la sortie du village, descendait le chemin forestier, s’arrêtait sur le bas-côté. Je me précipitais dans ses bras. En me couvrant le visage de baisers, elle me portait dans la cuisine. Pendant quelques heures, j’étais comblée. Blottie sur ses genoux, je me laissais bercer et cajoler. Elle me jurait qu’elle n’aimait que moi, que j’étais la plus jolie, me donnait des petits noms tendres. J’étais heureuse d’être traitée comme une poupée. A chacune de ses visites, elle m’apportait des cadeaux, surtout des vêtements. Nous faisions des essayages dans ma chambre, cela me plaisait beaucoup. Elle m’offrait aussi des jouets : une robe pour ma poupée, une dînette, etc. J’adorais ma mère. A l’époque, elle devait avoir environ trente ans. Je la trouvais très belle, très élégante, son parfum me montait à la tête. J’admirais ses cheveux noirs, épais et lisses, avec leur grosse frange, son maquillage savant, ses mains soignées. Je me souviens que, même dans ma petite enfance, j’aurais voulu être comme elle. En sa compagnie, le temps passait, l’heure du départ approchait vite. Je devenais triste. Je l’accompagnais à sa voiture en serrant sa main dans la mienne. Les yeux embués, je suivais l’auto qui montait la côte, disparaissait au tournant, et je rentrais dans une maison vide.

Avec sa fille, ma grand-mère se montrait d’une froideur extrême, piquant deux petits baisers sur ses joues et lui adressant à peine la parole. Elle considérait avec désapprobation les vêtements que ma mère m’avait apportés. Cependant, elle me laissait les mettre en marmonnant qu’ils ne faisaient pas sérieux. Je ne comprenais pas cette attitude. Quand j’ai grandi, elle m’a appris que ma mère avait un amant plus jeune qu’elle, un bon à rien, un voyou, qui vivait à ses crochets. Ma grand-mère a refusé de m’en dire davantage, me priant sèchement de ne plus parler de cela.

J’ai eu une enfance, puis une adolescence solitaires. Découragée par ma grand-mère, Clotilde me délaissait. Les visites de ma mère étaient mes seules distractions. A mesure que je grandissais, son comportement avec moi changeait. Quand elle arrivait, elle me faisait tourner sur moi-même et commentait les changements qui s’opéraient en moi.

— Tu prends tournure, tes seins commencent à pousser.

Elle les touchait du bout des doigts par-dessus ma robe. Ma grand-mère pinçait les lèvres et haussait les épaules.

— Tu as de jolies petites fesses maintenant, les garçons ne vont pas tarder à te tourner autour.

Elle jetait un coup d’œil de biais vers ma grand-mère.

— Il est vrai que tu ne dois pas en voir beaucoup par ici.

A chacune de nos rencontres, elle se désolait du fait que je n’avais pas d’amies, et encore moins de camarades garçons.

— Quel âge as-tu ? Mon Dieu, comme le temps passe ! Tu restes menue, mais avec des formes, jolie comme une poupée, il faut t’amuser un peu.

Souvent, ouvertement désapprobatrice, ma grand-mère quittait la pièce. J’aimais me retrouver seule avec ma mère. Très tôt, elle m’a parfumée. Puis, elle s’est amusée à me maquiller ; j’étais ravie.

Un jour, elle m’a regardée, un peu étonnée.

— C’est vrai, tu as encore grandi, il va falloir penser à t’habiller autrement.

Elle s’est isolée avec moi dans ma chambre. Je me souviens que nous entendions ma grand-mère faire les cents pas dans la cuisine. Ma mère avait fermé ma porte à clé, ce que je ne faisais jamais. Elle a tiré le rideau devant ma fenêtre. Nous étions toutes les deux, face à face. Je ne sais pourquoi, je me suis sentie toute moite.

— Enlève cette robe, a-t-elle dit, c’est une horreur, bonne pour une gamine de douze ans.

Je me suis exécutée sans la moindre honte. Quand j’étais toute petite, elle s’amusait à me faire ma toilette. J’avais l’habitude de me dévêtir devant elle, et même de lui laisser voir mes zones intimes. Ce jour-là, elle m’a fait mettre un chemisier blanc au décolleté profond qui moulait mes seins naissants, puis une jupe noire, très courte, qui épousait étroitement mes fesses.

Quand nous sommes sorties de la chambre, j’ai vu que ma grand-mère était furieuse. Jusqu’au départ de ma mère, elle a gardé le silence. Mais, dès que la voiture a disparu en haut de la côte, elle m’a prié d’une voix sèche de remettre ma robe.

A sa visite suivante, ça a recommencé. Ayant un bon emploi dans une maison de prêt-à-porter, ma mère m’a apporté d’autres vêtements. Elle me traitait comme une poupée, retrouvant le plaisir de m’habiller. Dans ma chambre, elle m’a fardée, parfumée. Sans la moindre gêne, j’ai retiré ma robe. Mon soutien-gorge et mon slip de coton, tout simples, l’ont fait rire.

— Mon Dieu, comme tu es attifée ! La prochaine fois, je t’apporterai des dessous plus élégants.

La tournure en jersey rouge, qui épousait étroitement mes formes, a fait tiquer ma grand-mère. Elle m’a obligée à me laver la figure pour faire disparaître un fard qui, selon elle, n’était pas convenable. Je lui en ai voulu. Je prenais goût aux toilettes, aux parfums, aux maquillages. J’avais tellement envie de ressembler à ma mère !

Je l’ai attendue avec une impatience encore plus grande, pensant aux dessous dont elle m’avait parlé. Quand enfin elle est arrivée, elle m’a emmenée tout droit dans ma chambre en m’annonçant qu’elle m’avait apporté des cadeaux. Sur le lit, elle a étalé des dessous noirs, recouverts de dentelle. Le soutien-gorge s’agrafait entre les bonnets qui devaient laisser à nu le haut des seins. Le slip très étroit ne semblait couvrir que le bas-ventre. Riant de mon embarras, ma mère a tiré de la valise une paire de bas noirs à résille et, comble de surprise, des escarpins noirs à hauts talons.

Je n’avais jamais rien vu de pareil. Amusée de mon émerveillement, ma mère m’en a promis d’autres. Elle a voulu que je les essaie sans attendre. J’aurais préféré le faire le soir, seule. Evidemment, ma mère m’avait vue nue depuis ma prime enfance. Mais j’étais arrivée à l’âge de la pudeur, et cela me coûtait de me dévêtir même sous ses yeux. Avec un sourire indulgent, elle m’a expliqué qu’entre femmes, se mettre nue ne tirait pas à conséquence. M’étant laissé convaincre, j’ai ôté ma robe, puis mon soutien-gorge et ma culotte pour passer les dessous si osés. Ma mère m’a examinée de tous côtés. Par manque d’habitude, je trébuchais sur mes chaussures à hauts talons. Dans la glace de l’armoire, moi aussi, je me suis trouvée belle.

Je me souviendrai toute ma vie de ce jour. Je m’étais rhabillée. Nous étions debout, côte à côte. J’ai constaté que je lui ressemblais de plus en plus, surtout depuis qu’elle m’avait fait coiffer comme elle : cheveux noirs, lisses, coupés au carré, avec une grosse frange. J’étais heureuse.

Après son départ, je me suis sentie encore plus triste que d’habitude. Comme toujours, ma grand-mère a examiné avec dépit les vêtements que ma mère m’avait offerts.

En remontant dans sa voiture, elle m’avait dit que j’étais devenue une vraie jeune fille. Cela m’avait fait rougir de fierté mais avait déplu à ma grand-mère. Pourtant, c’était exact. Je m’en étais rendu compte à divers signes. D’abord, ma grand-mère avait cessé de me faire ma toilette. Seule dans la salle d’eau, j’ai constaté que mes poils s’étaient épaissis au bas de mon ventre, et même, à l’aide d’un miroir entre mes cuisses, qu’ils poussaient sur ma fente. J’ai suivi la croissance de mes seins, et, toujours à l’aide du miroir et de la glace, de mes fesses. Quand j’étais plus petite, la toilette complète était pour moi une corvée, dont je me serais dispensée si ma grand-mère ne m’avait surveillée. Mais ensuite, j’y ai pris goût. Mon gant de toilette s’attardait entre mes jambes, sur mes seins, mes fesses, dans ma raie. J’aimais me regarder nue, de face, de profil, de dos, poitrine en avant, fesses en arrière. Quand je m’étais contemplée longtemps, le sang me montait aux joues. Entre les cuisses, je devenais moite. Quand je me caressais le ventre et le derrière, j’avais des frissons.

En passant les mains partout sur moi, je me trouvais belle. En dépit de ma petite taille et de mon corps gracile, j’avais des rondeurs bien placées, qui n’apparaissaient pas quand j’étais habillée. A cause de mes traits fins, de mes grands yeux noirs et de ma frange, je faisais encore gamine. Ma grand-mère me le répétait ; je ne répondais pas, mais je sentais que je devenais femme.

Dans le secret de mon lit, j’ai commencé à me caresser les seins, le ventre, les fesses, et j’ai découvert le plaisir solitaire.

Un jour, alors que j’essayais un slip taille basse, ma mère m’a demandé si j’avais des petits amis.

— Avec un petit corps bien plein comme tu l’as, il serait temps, tu sais.

Cette remarque directe m’a fait rougir. J’ai pris un air offusqué en baissant les yeux de peur que ma mère ne devine que je pensais de plus en plus aux garçons.

 

Au cours de mon dernier été avec ma grand-mère, j’ai fait un autre rêve éveillé. Des conversations à mi-voix, surprises chez l’épicière du village, ont fait travailler mon imagination. Il était question d’un viol commis dans la forêt.

— On dit qu’il l’a attachée contre un arbre.

— Elle a dû crier puisqu’il l’a bâillonnée.

— Pauvre fille, quelle honte pour elle ! la culotte arrachée, le derrière à l’air.

— Il n’a pas dû se priver de la reluquer, vous pensez.

— Il paraît qu’il a abusé d’elle plusieurs fois.

Dans mon lit, je me masturbais en me mettant à la place de la victime. Cela me faisait jouir plus vite. L’été, j’avais pris l’habitude de me promener à l’ombre fraîche des grands chênes. Par un jour d’août caniculaire, une idée m’est venue : le violeur me suivait !

Je lui donnais les traits du boulanger qui nous livrait le pain trois fois par semaine. L’homme avait les cheveux crépus, le front bas, la mâchoire lourde. Depuis longtemps, quand je venais prendre notre baguette à sa camionnette, son regard luisant
à travers ses paupières mi-closes me donnait l’impression qu’il me voyait nue à travers mes vêtements. Gênée, vaguement effrayée, je rougissais. Pourtant, chaque fois que j’entendais son klaxon, je m’empressais de prendre le porte-monnaie dans le tiroir du buffet pour aller chercher le pain.

Se faufilant entre les troncs, il se rapprochait ! L’angoisse au cœur, je me laissais rattraper, attacher contre le tronc d’un chêne. J’étais sans force. Il retroussait ma jupe, abaissait ma culotte. Je lui montrais mon derrière et je ne pouvais m’empêcher d’écarter les jambes. J’avais honte, chaud, je ne respirais plus. Enfin, une main sous mes fesses, je me masturbais en imaginant que l’homme me déflorait.

J’ai recommencé à me coller, le derrière à l’air, contre le tronc d’un chêne, prenant toujours le même plaisir à imaginer que le boulanger me violait. L’automne venu, la forêt m’est devenue inaccessible. J’ai dû me contenter de me masturber dans mon lit ; c’était moins excitant.

 

Cette année-là, en plein hiver, ma grand-mère a eu une attaque. La famille a décidé de la placer dans un établissement spécialisé et ma mère est venue me chercher.

Pendant que son auto s’éloignait, j’ai jeté un dernier coup d’œil à la petite maison qu’elle allait vendre, pour un dernier adieu à mon enfance et à mon adolescence préservées. J’allais habiter avec ma mère, et avec son amant. J’étais curieuse, mais aussi pleine d’appréhension.

 

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