Elles me racontent tous leurs fantasmes

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D'Y Gilbert

Confessions érotiquesMedia 1000


adultèreau travailbourgeoise


128 pages


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Résumé

Supposons, Madame, que vous vous sentiez mal dans votre peau. Patraque. Toujours un pet de travers.  Votre mari s’y prend comme un manche, au plumard. Et jouer toute seule, en se servant de vieux souvenirs d’internat, n’est pas toujours très gratifiant. Et si vous alliez voir un psy ? Pourquoi pas, après tout. On arrive, on s’étend sur un divan, on ouvre son âme. Il n’est pas mal du tout, ce psy-là. Et comme il a l’esprit large ! Rien ne le scandalise, au contraire, il en veut toujours plus ! Et il sait si bien vous mettre à l’aise. Vous avez chaud ? Déshabillez-vous donc… Il vous vient certaines langueurs à évoquer les fantasmes qui vous travaillent ? Ne craignez rien. Il va les apaiser. Que ses mains sont douces… Comme il vous déculotte délicatement ! Comme il sait bien entrer dans les plus secrets replis de votre… âme. On finit par ne plus savoir où l’on est ! Sur un divan ? Ou dans la tête du pervers confesseur qui vous a réduite à l’état de poupée de chair et qui s’amuse de vos folies pour mieux les partager ?

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1 – Elle aimait l’amour vénal

Depuis plusieurs années, je suis conseil en sexologie et j’ai déjà reçu des dizaines de clientes et de clients. J’ai éprouvé le besoin de consigner par écrit mes plus forts souvenirs en la matière. La rédaction de ces mémoires a été facilitée par les notes que je prends lors de chaque consultation.

Je n’ai qu’un souvenir imparfait de ma première cliente. J’étais intimidé en la recevant dans mon cabinet. J’ai même oublié son nom. Mais je revois assez bien une femme d’une quarantaine d’années, de petite taille, rondelette, vêtue avec élégance.

Elle m’expliqua sans trop de gêne qu’elle ne souhaitait pas finir sa vie en se contentant des misérables rapports sexuels qu’elle avait avec son mari. Je l’ai laissée s’exprimer sans l’interrompre, attentif, relançant son monologue par une question ou une observation chaque fois qu’elle se taisait.

Elle ne jouissait plus du tout dans ses rapports avec son mari, lesquels avaient tendance à s’estomper. Elle ne lui connaissait pas de maîtresse. Elle-même avait eu quelques amants de passage et son mari n’en avait rien su. Aujourd’hui, sa vie érotique était quasiment inexistante.

Je finis par lui demander ce qu’elle souhaiterait le plus vivement. Elle me répondit que ce serait de redevenir désirable aux yeux de son mari et de retrouver avec lui les orgasmes des premières années. Je me suis bien gardé de lui laisser entrevoir la difficulté de ce projet.

Elle revint fidèlement dans mon cabinet pendant quelque temps. Elle me parlait de plus en plus librement. Je lui demandai s’il y avait « des choses » qu’elle avait quelquefois refusées à son mari sur le plan des rapports sexuels. Elle avoua ne lui avoir jamais cédé quand il voulait la sodomiser. Et aussi quand il lui demandait de sortir en ville avec lui sans culotte et vêtue d’une minijupe. Aujourd’hui, ajouta-t-elle, elle regrettait vivement sa pruderie. Ce regret me fit découvrir une piste et je m’empressai de l’inviter à prendre place sur le divan.

Jusqu’alors, en effet, elle m’avait fait ses confidences assise en face de moi dans un fauteuil. Ma table de travail nous séparait. Une telle position n’était pas propice aux aveux, lesquels exigent un certain abandon. Elle parut se détendre en s’allongeant sur le divan. D’abord, elle ne me voyait plus, car je m’étais assis derrière un guéridon situé à la tête du divan. En face d’elle, il y avait une grande lithographie contemporaine très stylisée, dans laquelle l’imagination pouvait, selon son caprice, voir un paysage vallonné ou un couple enlacé. Les murs de mon cabinet sont revêtus d’un tissu bleu clair, apaisant.

Il y eut un long silence. C’est elle qui le rompit.

— Oui, j’étais trop jeune. Aujourd’hui, je crois que j’irais même au-delà de ce que mon mari voulait obtenir de moi.

Progressivement, sa vraie personnalité m’apparut dans un épisode récent de sa vie. Mue par un désir bizarre, elle s’était habillée comme son mari l’aurait voulu quelques années plus tôt, jupe très courte et pas de culotte, talons hauts, corsage discrètement déboutonné pour laisser entrevoir ses seins. J’eus tout le loisir de l’observer en détail pendant qu’elle me donnait ces explications. Bien qu’elle fût un peu boulotte, ses jambes minces et sa poitrine forte la rendaient désirable et j’imaginais sans peine qu’on ait pu la draguer, dans la tenue qu’elle me décrivait. C’est ce qui s’était produit, me raconta-t-elle.

Un provincial l’avait abordée à la terrasse d’un café, boulevard des Italiens. Il lui avait posé des questions sur la capitale, puis lui avait fait des compliments sur son élégance pour finir par l’inviter à l’hôtel. Elle avait commencé par le suivre, mais elle s’était esquivée par la dernière rue avant l’hôtel.

Je lui demandai de m’expliquer ce comportement. Avait-elle été attirée par cet homme ? Avait-elle désiré faire l’amour avec lui ? Les réponses étaient affirmatives. Alors ? Tout simplement, elle avait eu peur. De quoi ? De passer pour une pute, et surtout qu’il y ait un incident quelconque, une descente de police par exemple, et que son mari apprenne la chose.

Je lui expliquai alors qu’elle n’avait fait que profiter d’une absence de son mari en province. N’importe quel couple a le droit d’aller à l’hôtel et les fiches de police n’existent plus. Cet homme voulait la baiser, tout simplement, et disparaître aussitôt après. Sans doute était-il marié. Où était le risque ? Elle fut d’accord. Elle admit qu’il fallait tenter une nouvelle expérience et accepta de revenir me voir pour que nous en parlions.

Je la revis la semaine suivante. Sa tenue était légèrement différente : jupe plus courte, corsage plus ouvert. Son maquillage était encore plus outrancier. D’elle-même, elle s’installa sur le divan. Deux jours plus tôt, me dit-elle, elle s’était à nouveau habillée « de manière provocante » et s’était installée dans un café. Un grand Nordique blond avait pris place à la table voisine et avaitengagé la conversation avec elle. Plus direct que le provincial de sa précédente expérience, il lui avait tout de suite proposé l’hôtel et, cette fois, c’est elle qui l’avait précédé. L’homme lui avait saisi les seins aussitôt refermée la porte de la chambre. Pour la première fois depuis longtemps, elle avait pu lire le désir dans les yeux d’un partenaire. En baissant les yeux, elle avait remarqué qu’il bandait. Puis, les choses s’étaient passées très vite. Il s’était déshabillé et était resté planté nu devant elle, la verge dressée. Elle avait compris qu’il attendait qu’elle lui fasse sa toilette. Tandis qu’elle lui savonnait le membre dans la salle d’eau, il lui avait soulevé la jupe et avait constaté qu’elle ne portait pas de culotte. Il avait glissé un doigt entre les lèvres de son sexe et elle avait écarté les cuisses en commençant à mouiller très fort. Elle avait retiré sa jupe, son corsage et son minuscule soutien-gorge. Elle avait craint un instant qu’il juge sa poitrine trop grosse et trop pesante. Au contraire, il l’avait copieusement honorée, la suçant goulûment et la pétrissant à pleines mains. Puis il lui avait pénétré le sexe, de la façon la plus classique, ventre contre ventre alors qu’elle était allongée sur le dos. En la labourant avec fureur, il grognait et prononçait, dans sa langue nordique, des mots qui devaient être obscènes mais qu’elle ne comprenait pas. Quand il avait joui, en même temps qu’elle, elle avait senti le poids de son corps l’écraser. Il était resté ainsi quelques instants et elle était heureuse de l’avoir fait jouir. Puis il s’était levé et rhabillé sans dire un mot. Nue sur le lit, elle fermait les yeux. Quand elle avait entendu la porte se refermer sur lui, elle avait regardé autour d’elle. Sur la table de nuit, il y avait une liasse de billets. A cette découverte, elle s’était remise à mouiller abondamment en réalisant qu’il l’avait prise pour une pute. Elle s’était alors masturbée avec beaucoup de satisfaction.

Pour moi, il était évident que cet épisode du Nordique et des billets n’avait fait que révéler à ma cliente un fantasme inavoué, celui de la prostitution. Elle fut bien obligée d’en convenir. En analysant mieux ce fantasme avec elle, il devint clair qu’elle ne pouvait jouir que si elle était à la fois désirée et payée.

Un mois plus tard, elle me raconta qu’elle s’était rendue à plusieurs reprises à proximité de la Porte Maillot, « en tenue de pute ». Elle aimait voir les voitures ralentir à son niveau le long du trottoir, et le conducteur, toujours seul, l’examiner de la tête aux pieds. Quand une vitre se baissait, elle faisait d’abord semblant de regarder ailleurs mais finissait toujours par s’approcher en lançant « c’est huit cents francs, plus la chambre ». Elle eut ainsi plusieurs clients, dont l’un quelques jours seulement avant le récit qu’elle m’en fit.

Je lui demandai de me raconter sa dernière expérience. L’homme en question l’avait suivie dans un hôtel discret, à proximité de l’avenue de la Grande Armée. Après avoir demandé et obtenu « son petit cadeau », elle s’était déshabillée, ne conservant qu’un string. Tandis qu’elle lui faisait sa toilette, il lui avait glissé le doigt sous la ficelle du string et l’avait posé sur son anus en lui disant que c’était par là qu’il aimerait la pénétrer.

« Par là, c’est plus cher, mon chéri », avait-elle répondu.

De retour dans la chambre, l’homme lui avait donné trois autres billets et elle avait éprouvé une vive excitation en les jetant négligemment dans son sac. Puis elle avait retiré son string et s’était mise à genoux sur le lit, le front sur l’oreiller, les cuisses écartées, les reins creusés. Ce qu’elle avait toujours refusé à son mari, se faire enculer, elle l’offrait maintenant à un inconnu de passage, contre de l’argent. C’était la première fois qu’on l’enculait. L’homme était maladroit, il ne parvenait pas à la pénétrer, malgré la raideur de sa verge. Elle avait dû la lui saisir d’une main et se l’introduire de l’autre dans l’anus. Le gland avait fini par entrer, puis tout le membre. Elle avait éprouvé une forte douleur locale, étrangement mêlée de plaisir. Quand elle l’avait senti éjaculer, son orgasme avait été différent de celui qu’elle éprouvait par le sexe. Elle avait joui surtout de faire une chose nouvelle, interdite, et de la faire en passant pour une pute auprès de son partenaire.

Je ne la revis plus pendant quelque temps. Un jour, elle prit rendez-vous. Elle arriva, vêtue d’un imperméable qu’elle retira aussitôt entrée dans mon cabinet. Sous l’imperméable, je découvris une tenue de vraie professionnelle : jupe au ras des fesses, corsage transparent et largement déboutonné sur ses seins nus. Elle s’allongea sur le divan et m’expliqua comment elle avait évolué. Pendant qu’elle parlait, j’admirais le volume de ses seins et surtout leur fermeté pour une femme de son âge. Elle me dit qu’elle n’avait pas obtenu de changement notable dans le comportement de son mari. Elle avait bien essayé de jouer la pute avec lui, mais cela n’avait donné aucun résultat. Maintenant, elle profitait de ses absences en province pour faire des extras chez elle, grâce au réseau. Cela lui évitait les risques inhérents à la voie publique, police ou intervention musclée de souteneurs défendant le trottoir des vraies professionnelles. Pour justifier une nouvelle consultation, elle me demanda conseil sur les tarifs qu’elle devait pratiquer.

— Que pensez-vous, me dit-elle, d’un tarif plus élevé pour sucer que pour me faire baiser ?

— Je pense que c’est bien vu, surtout si vous sucez à fond et si vous avalez le sperme.

— C’est souvent le cas. Et pour me faire prendre par-derrière ?

— En levrette ?

— Je veux dire, pour me faire enculer.

— Le double, dis-je sans hésiter.

Elle me demanda s’il était préférable d’être habillée, demi-nue ou entièrement nue pour recevoir des clients. Je lui répondis que je la verrais bien vêtue BCBG, mais avec de la lingerie intéressante. Je justifiai ma réponse en remarquant que les hommes aiment bien assister à un déshabillage progressif ou déshabiller eux-mêmes leur partenaire, ce qui ne doit pas être désagréable pour elle non plus. Elle en convint.

Avant de me quitter, elle me dit qu’elle envisageait de se lancer dans des spécialités telles que le sado-masochisme ou l’urologie. En somme, elle s’épanouissait dans cette vie nouvelle. Elle gagnait pas mal d’argent. Mais surtout, elle jouissait comme une folle. Elle éprouvait bien moins qu’auparavant le besoin de se masturber.

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