ENTREPOT 69

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BALCHOI Pol

ContraintesMedia 1000


BDSMpunitionSM


Broché / 123 pages


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Résumé

Deux femmes d’affaires, aussi avides de jouir que de conquérir des marchés, un journaliste débrouillard et jouisseur, une pointilleuse contrôleuse des impôts, une jolie postière déprimée, pas très bien dans sa peau depuis qu’une bonne sœur lui a fait connaître certains jeux nocturnes, une chanteuse de rock qui a failli mal tourner, une bourgeoise vraiment classe, mais vicieuse quand même, quelques beaux figurants musclés, un serpent et une famille de chimpanzés… Tout ce petit monde a rendez-vous dans un mystérieux entrepôt, mais une seule personne connaît la raison de ce rassemblement… Un entrepôt perdu dans une zone douteuse et rempli d’objets pas très catholiques, l’endroit rêvé pour des débauches cruelles et originales… Par exemple une fête privée dont les invités eux- mêmes seraient les cadeaux. Il y a tout pour s’éclater, dans l’Entrepôt 69, mais pour y pénétrer, il vaut mieux avoir la santé !

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Sonia, le front contre la vitre, regarde la ville à ses pieds. Les tours de verre en ciel quadrillé, les avenues, les voitures et la foule qui racontent des histoires de fourmis au fond d’un canyon. Au loin, très loin, les grues du port. Elle rêve. On frappe discrètement à la porte.

— Entrez ! lance-t-elle, cinglante, profondément agacée.

Romuald son secrétaire, insensible à son humeur, annonce d’une voix de basse :

— Un arrivage est prévu à l’entrepôt 69, madame. Voici le fax, ajoute-t-il en lui tendant la feuille.

Sonia jette un rapide coup d’œil.

“Ouf !” pense-t-elle à la fois excitée et agacée. Quand on est à la tête d’une multinationale telle qu’I.F.F., des arrivages occultes et des transactions pas toujours légales sont inévitables… Surtout quand c’est une Sonia Farside qui en tient les rênes.

Car Sonia adore tricher, mentir, bref, jouer… Mais par dessus tout, faire d’impériales surprises à Alexia, son amie.

Elle retourne appuyer son front brûlant à la fenêtre. Dix-neuf étages plus bas, la circulation bouchonne dans ce vendredi pluvieux. On dirait le sang gris du quartier des affaires, verre et béton.

Crevée, vidée, anéantie, mais heureuse Sonia… Cette fois, pour l’anniversaire d’Alexia, elle a fait fort. Très (très) fort. Elle sourit, une pointe de bonheur lui chatouille le creux du ventre.

Elle n’aurait peut-être pas dû l’inviter la veille. Mais allez refuser quelque chose à Alexia, avec sa frimousse de gamine et ses grands yeux lilas. En plus, tout était prêt pour la surprise… Enfin presque tout… Il manquait un des éléments. Le piège était tendu, il n’avait plus qu’à y tomber… Elle ne savait pas si elle s’ennuyait ou si elle était nerveuse, sans doute les deux… et n’avait pas envie de regarder le nanar qui passait à la télé, pas envie de lire, pas envie de dormir ni d’aller boire un verre. Un de ces soirs où les minutes sont comme des sacs de ciment vides…

Quand le téléphone a sonné, elle a plongé dessus.

— Sonia, ma chérie, devine qui c’est ?

Décidément !

— Il n’y a qu’une seule femme dans cette putain de ville à m’appeler chérie avec la voix d’une gamine qui suce un sucre d’orge, Alexia. Quoi de neuf ?

— Je m’ennuie.

— Moi aussi…

— Je m’ennuie tellement que je suis sortie pour m’apercevoir que je m’emmerdais encore plus dehors. Je suis pas loin de chez toi, je peux passer un instant ?

— Un instant, alors… avertit Sonia avec un petit sourire.

Le problème, avec Alexia, c’est qu’elle est insatiable. Pas comme une ivrognesse. Comme une enfant perverse…

Moins de cinq minutes plus tard, le carillon de l’entrée égrenait ses trois notes. Sonia alla ouvrir à une sainte-nitouche, plus perverse que jamais.

À sa vue, le cœur de Sonia s’emballa : aimera-t-elle la surprise ? Quelle allait être sa réaction ? Finalement, l’organisation d’un bon moment est aussi jouissif (peut-être même plus) que le moment lui-même…

— Il va pleuvoir… l’informe-t-elle en entrant.

À peine a-t-elle fait quelques pas qu’un déluge noie la nuit et les grandes baies donnant sur la terrasse.

— Tu devrais travailler à la météo…

Alexia possède une maison de haute-couture, partenaire occasionnelle de l’I.F.F.

— Je préfère voir les nuages du dessus que de prédire leur humeur du dessous, ma chérie.

— Izzara verte, comme d’hab’ ?

— Avec deux glaçons. Quoi de neuf ?

— La routine. Un lot de madras au Havre. De la première qualité pour un prix dérisoire. Que ferions-nous sans le Tiers-monde, je te demande ?

— Nous le deviendrions, le Tiers-Monde…

— Les charmes du métier. Mais parlons d’autre chose. Toi, raconte…

— Je débarque de San Francisco. Vol sans histoire. Je me serais bien faite le navigateur…

Quand elle affrète un jet privé, elle aime occuper le siège du co-pilote.

— Ce sera pour la prochaine fois…

— Comme d’hab’…

Elles éclatent de rire en trinquant. Alexia se lève et va regarder la pluie gicler sur la terrasse. Sans un mot, elle enlève sa robe rouge, la lance au milieu de la pièce, enlève ses collants noirs, son string, son soutien-gorge assortis. Sonia la regarde faire en buvant une vodka-tonic à petites gorgées qu’elle aimerait moins nerveuses, plus flegmatiques.

Il faut s’attendre à tout, avec Alexia…

Par exemple à ce qu’elle sorte sur la terrasse, une nuit de déluge, nue comme un ver. Elle lève les bras au ciel et se laisse arroser de pluie froide. Sonia se lève, va à la grande baie et la regarde tourner comme une petite danseuse dans une boîte à musique, ses seins menus aux tétons raidis, dressés, son ventre plat, son pubis de velours. Se penchant, elle ramasse le string et met la ficelle en bouche, le fait passer sur sa langue jusqu’à ce qu’une note de poivre et de crevette lui offre les accents secrets de la jeune femme un peu fantasque.

Alexia se retourne, ses cheveux noirs collés sur son front, ses grands yeux un rien fiévreux. Elle s’étire, bras et jambes écartés, plonge en un saut périlleux et se rattrape en position du poirier contre la vitre. Sonia, baissant les yeux, regarde la pluie tomber sur les poils et la fente légèrement ouverte de son amie.

Chaque goutte scintille sur la toison humide. Certaines s’écoulent des cuisses blanches et lisses jusqu’à la fente puis hésitent un rien, dégringolent entre les fesses ou sur le pubis. La nuit, le ciel faisant pipi.

Sonia va jusqu’au bar, prend un pilon à cocktail en porcelaine, vide sa vodka d’un trait et, le ventre en feu, rejoint Alexia dans la tempête.

Elle n’a pas bougé, mains sur les pavés, pieds écartés contre la vitre, la pluie douchant son sexe, sans doute un peu plus entrouvert. Sonia se penche et, comme s’il s’agissait de manger des framboises à même le framboisier, passe les lèvres sur la toison trempée. Alexia émet une feulement sourd de tigresse. Sonia enfonce la langue et écarte ses lèvres, jouissant du goût de son amie, mêlé de pluie, mêlé de nuit. Elle mordille ses fesses dures, musclées, remonte vers l’intérieur des cuisses, les affole à petits coups de langue. Les feulements se font plus impatients. Poussant un soupir d’aise, elle se penche, masse les petits seins tendus, remonte et, la bouche tendue en un petit trou pointu, aspire le clitoris. Alexia vibre et tient bon. Se retirant, Sonia met le pilon en bouche, le suce, le tiédit et, tout en massant le clitoris de son amie, l’enfonce entre ses fesses jusqu’au plus profond du trou de son cul. Le pousse, le maintient, dans les feulements qui se mêlent à la pluie…

Des gouttes glacées dégringolent entre ses omoplates. En commençant à gémir, elle enlève sa robe, dégrafe son soutien-gorge, abaisse sa culotte. Les gouttes glacées l’enveloppent, l’excitent à s’embrasser. Elle écarte les jambes, extrait le pilon d’un coup sec et se l’enfonce dans le vagin, au plus profond, jusqu’au col tendu de l’utérus.

D’un bond, Alexia se remet debout et frotte son corps nu et glacé contre celui de son amie, ses petits seins au tétons comme des clous contre la lourde poitrine, aux aréoles bleutés de Sonia. Ses lèvres la cherchent, la trouvent et, tandis qu’elle lui roule un paco d’enfer, elle retire lentement le pilon du vagin pour le lui enfoncer, tout aussi lentement, inexorablement, dans l’anus, lui massant le clito de l’autre main.

Le plaisir de Sonia, mêlé à l’idée de la surprise qu’elle réserve à son amie, monte dans la tempête. Le sentant, Alexia arrache une branche de sapin glacée, trempée de pluie, retourne son amie, la penche d’une brusque bourrade.

— J’adore tes fesses larges et ce pilon de porcelaine qui te sort de la raie. T’aimes ça, salope ?

Sonia ne peut que gémir.

— T’aimes ça, salope ? répète Alexia en criant.

Et Sonia de gémir dans le vent et la pluie.

— Je te parle, pouffiasse !

Et Alexia de lui frapper violemment les fesses avec la branche. Tandis qu’elle se branle furieusement le clito, la douleur cuisante, mêlée à celle, sourde et profonde, du pilon qui la défonce, la fait hurler.

Comme une louve, peut-être comme un chienne, que fouettent la branche et la pluie et la nuit froide…

 

 

— Madame ?

— Hein ? sursaute Sonia, perdue dans ses brûlants souvenirs. Ah, c’est vous Romuald, ajoute-t-elle déçue.

Avec son mètre quatre-vingt-dix, ses boucles brunes et ses yeux d’ange, il en fait craquer plus d’une, le bougre. C’est pour cela qu’elle l’a choisi : il émoustille le personnel féminin et Sonia aime sentir l’émoi chez ses collaboratrices…

— Je vous écoute.

— On m’a remis ça à votre attention, dit-il en déposant un mouchoir sur son bureau.

“MdC” est-il brodé sur le petit mouchoir en soie naturelle.

 

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