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Résumé

Nos fantasmes, c?est connu, nous viennent d?expériences vécues au cours de notre adolescence, mais nous n?en gardons pas toujours un souvenir conscient. Sarah, l?héroïne de ce récit, sait, elle, à quoi elle doit le sien : une gravure découverte dans une malle, au fond d?un grenier poussiéreux. Vous allez découvrir en lisant ce livre comment ce qui n?était qu?un rêve pervers est devenu une réalité grâce à certain riche brocanteur de Saint-Ouen… En vingt ans, Claude Delbouis a dû écrire sous divers pseudonymes une bonne centaine d?ouvrages « ?à ne pas mettre entre toutes les mains? ». Fréquentant assidûment les clubs échangistes de la capitale, il y recueille la matière de ses récits. « ?Rien ne vaut le vécu? », déclare-t-il. C?est là qu?il a rencontré Sarah…

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CHAPITRE PREMIER

Je m’appelle Sarah, et je travaille dans le service juridique d’une grosse compagnie de production audiovisuelle. A me voir, n’importe qui me prendrait pour une jeune cadre dynamique et discrète, très B.C.B.G., bien dans sa peau, parfaitement intégrée à son époque, et c’est ce que je suis, effectivement. Pourtant, comme tout un chacun, j’ai ma part d’ombre, que j’ai découverte alors que j’avais à peine une douzaine d’années et que je passais les grandes vacances en Sologne, dans une ancienne ferme qu’un de mes oncles et sa femme avaient achetée peu avant.

En ce début d’après-midi, il faisait très chaud et tout le monde faisait la sieste, sauf moi, qui n’arrivais pas à dormir. A la fin, fatiguée de m’ennuyer dans ma chambre, je suis montée au grenier, sur la pointe des pieds pour ne déranger personne.

J’ignorais qui étaient les anciens propriétaires, et ça ne m’intéressait pas de le savoir, mais ils avaient laissé dans un coin des combles une grande malle pleine de vieilleries : des vêtements usés, de la vaisselle ébréchée, quelques jouets cassés, mais aussi des piles de livres, de journaux et d’illustrés défraîchis. C’était surtout ça qui m’attirait.

J’y avais déjà jeté un coup d’œil mais, cette fois, entre deux bouquins, je suis tombée sur une gravure en noir et blanc, imprimée sur un papier épais, et assez bien conservée. Il m’est difficile de décrire et, plus encore, d’expliquer le choc que j’ai ressenti en découvrant cette image. Elle représentait une jeune fille en bas noirs et guêpière de dentelle. Dressée sur les genoux, elle pissait à flots dans un pot de chambre posé sur le plancher devant elle. Debout à quelques pas, un homme d’âge mûr la contemplait. Il était habillé d’une élégante tenue de soirée mais sa queue pointait hors de sa braguette. D’une main, il tenait un haut-de-forme, de l’autre il se masturbait.

Cette scène a été pour moi la révélation d’un monde dont je n’avais jusqu’alors qu’une très vague idée grâce à quelques allusions entre copains et copines de récré. Je suis restée un long moment à contempler cette gravure. J’avais déjà exploré du bout des doigts ma petite fente imberbe d’adolescente, et j’avais éprouvé quelques picotements de plaisir, mais ce n’était rien à côté des élancements que je ressentais à cet instant. Il ne s’agissait pas encore d’une vraie jouissance, mais le plaisir était bien là.

C’est la crainte que quelqu’un vienne voir où j’étais qui m’a ramenée à la réalité. J’ai vite refermé la malle et je suis redescendue dans ma chambre en serrant l’image contre moi comme une voleuse son butin. Je l’ai cachée au plus profond de ma valise. Il était temps : quelques instants plus tard, ma tante est entrée pour me dire de venir me promener avec elle, mon oncle et mon frère aîné, à présent que le plus gros de la chaleur était passé. J’ai fait semblant de rien mais elle m’a fixée en fronçant les sourcils. Je devais avoir une tête bizarre. Cependant, elle ne m’a pas posé de questions.

Ce n’est que le soir, après le dîner, quand j’ai enfin pu remonter dans ma chambre sans que cela paraisse anormal, que j’ai détaillé à nouveau l’image. Je n’ai pas subi le même choc, l’effet de surprise ne jouait plus, mais l’impression était quand même très forte. Cela se traduisait par une agréable sensation de fourmillement dans mon bas-ventre et de légers mouvements de reins.

C’était trop tentant : j’ai fourré ma main sous ma jupe pour me toucher. Intriguée, j’ai constaté que le fond de ma culotte était humide. J’ignorais, évidemment, ce qu’était la mouille mais ce simple contact a suffi pour faire naître une onde de plaisir. De là à poursuivre plus avant mon exploration, il n’y avait qu’un pas, que j’ai franchi en glissant mes doigts sous le revers du slip. Voilà comment j’ai découvert les joies de la masturbation.

J’ai pris l’habitude de me faire du bien presque tous les soirs, avant de m’endormir, le plus souvent en gardant sous les yeux l’image de la fille en train de pisser et de l’homme qui la regardait. Cela m’obligeait à de petites ruses, comme d’avoir toujours un livre à portée de main pour justifier que je laisse la lampe de chevet allumée. Mon frère, mon oncle et ma tante s’étonnaient de cette subite passion pour la lecture. Cela ne me gênait guère ; seul comptait le plaisir que je me donnais tout en matant le dessin. J’avais conscience de faire quelque chose de sale, et cela ne faisait qu’accroître mon excitation.

Je n’en suis pas restée là. En effet, un jour, vers la fin des vacances, alors que j’étais revenue chez mes parents et que j’étais assise sur la cuvette des W.-C., des questions me sont venues à l’esprit. Etait-ce la même chose si on se caressait en pissant ? Le plaisir était-il moins fort ? Plus fort, au contraire ? Rien que d’y penser, je me trémoussais sur le siège. Sur la gravure, la fille ne se touchait pas tout en se soulageant dans le pot de chambre, mais moi je brûlais d’envie d’essayer. Bien sûr, c’était plus sale que ce que j’avais fait jusqu’à présent, et je me traitais de petite cochonne, mais à la honte se mêlait la délicieuse sensation de braver un interdit.

Je n’ai pas résisté longtemps avant de glisser ma main entre mes cuisses. Les bords de mon sexe étaient écartés. C’était normal puisque j’allais uriner, mais ils étaient aussi gonflés et sensibles. Et des gouttes de mouille – je savais à présent que ça n’avait rien à voir avec le pipi, comme je le croyais au début – suintaient de ma fente. Mon clitoris pointait et, même s’il était minuscule, je n’ai eu aucun mal pour le dénicher. Avec mes doigts, j’ai vite repéré ce point plus sensible que les autres.

Quand je l’ai touché, j’ai eu une violente secousse. C’était la première fois que je ressentais quelque chose d’aussi fort. Le jet de pisse a fusé. L’odeur acide, la sensation de chaleur à l’intérieur des cuisses et sur ma main, ont accru mon plaisir.

Grâce à cette image, dénichée par hasard dans un grenier et pieusement conservée, j’étais donc déjà une vraie obsédée, à un âge où les adolescentes se contentent encore de quelques timides caresses intimes. Au fil du temps, cette tendance n’a fait que s’affirmer. C’est sans doute pour ça que je garde un bon souvenir de mon dépucelage, dans un coin de vestiaire d’une salle de sport. J’ai eu mal quand mon petit ami de l’époque m’a déflorée, mais c’était supportable, et j’ai eu aussi du plaisir, alors que mes copines racontaient que les premières fois, ce n’était guère satisfaisant.

Restait une question : comment mettre en pratique ce qui était devenu mon fantasme ? En effet, c‘était bien joli de s’exciter en contemplant une image, mais vivre la situation aurait sans doute été encore mieux. Du moins, je voulais le croire. Seulement, pour ça, il me fallait, outre un complice, un pot de chambre, et je ne voyais pas où m’en procurer un, cet accessoire n’étant plus guère à la mode. D’ailleurs, même si j’avais pu en acheter un, où l’aurais-je caché ? Je vivais chez mes parents ; ma mère venait fréquemment dans ma chambre. Dissimuler une image était facile, mais un pot, c’était autre chose.

 

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