Femmes sous hypnose

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DE SALIGNAC Francis

Bibliothèque érotiqueMedia 1000


adultèrebourgeoisecandaulismevieux et jeune


Broché / 120 pages


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Résumé

Un vieux roman cochon du temps de nos grands parents. L’action se déroule à la fin du xixe siècle. Un jeune homme de bonne famille est fiancé à une jeune fille qu’il adore. Mais sauf quelques baisers, elle ne lui accorde rien. Puis un jour il assiste à une étonnante séance d’hypnose, au cour de laquelle un riche débauché livre sa propre femme, hypnotisée, à la convoitise de ses invités. A son réveil, l’épouse a tout oublié. Notre héros a découvert sa vocation. Un roman délicieusement vicieux !

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CHAPITRE PREMIER – La fiancée de Bertrand

Je suis un très vieux monsieur qui vit dans sa bibliothèque en ressassant ses souvenirs. Je suis seul aujourd’hui la plupart du temps, et cela me convient. Déjà, pendant ma jeunesse, les gens m’intimidaient alors que les livres me rassuraient. Et, pour je ne sais trop quelle raison, je trouvais les femmes plus inquiétantes que les hommes, sauf pendant leur sommeil. J’aimais mieux regarder dormir une fille que l’écouter parler. Dans la contemplation de son visage lisse, dans le mouvement du drap soulevé par ses seins, dans ses paroles confuses et dans ses soupirs prolongés, je trouvais un avant-goût de la possession physique.

J’étais aussi sensuel que timide. Et c’est sans doute la raison pour laquelle l’hypnose, c’est-à-dire le sommeil artificiel, m’est apparue comme la solution miracle. C’est à elle que je suis redevable des plus vifs souvenirs sexuels de ma jeunesse.

L’histoire que je vais raconter s’est passée avant la Première Guerre Mondiale. Je venais d’avoir vingt ans et j’étudiais les langues anciennes à la Sorbonne. Je n’avais pas l’intention de devenir professeur : sans être colossale, ma fortune me permettrait de vivre sans travailler, comme la plupart des aristocrates. Simplement, j’avais la passion des civilisations disparues et j’ambitionnais d’entreprendre un jour des fouilles archéologiques.

Nous étions à la fin avril, mes examens approchaient et j’avais des journées épuisantes. Je venais de rentrer chez moi, rue Vaneau, quand le concierge glissa mon courrier sous la porte. Mon attention fut attirée par une enveloppe ornée d’un blason. A l’intérieur, se trouvait un carton d’invitation à l’en-tête du comte Dupont d’Urville, un ami de ma famille. Bertrand, le fils de celui-ci, me conviait le samedi suivant à une soirée, au cours de laquelle il présenterait sa fiancée milanaise à ses amis. Sur le bristol corné, il était précisé que Florence Mancini ferait, « sous hypnose et en public, une démonstration de ses talents d’épouse et de courtisane ».

Ainsi, Bertrand se préparait à exhiber sa fiancée. Cela n’avait rien d’étonnant, l’hôtel d’Urville était connu dans la haute société comme un lieu de libertinage effréné. A soixante ans passés, veuf depuis longtemps, le comte était grand amateur de chair fraîche. Chaque fois, je me rendais avec empressement à ses invitations.

La lettre de son fils m’avait troublé, j’étais curieux de faire la connaissance de Florence. On la disait très représentative de la beauté lombarde, mélange d’angélisme et de lascivité qui se caractérisait par une peau blanche, des yeux bleus et des cheveux châtains exagérément bouclés. Bertrand la mettrait-il nue devant nous ? C’était bien probable.

Par association d’idées, mes pensées dérivèrent du côté de Gabrielle, ma fiancée. Elle, pour rien au monde, n’aurait consenti à retirer ses vêtements devant moi, ni à plus forte raison devant des tiers. Se pouvait-il que sous hypnose… La pensée m’effleura.

Oubliant un peu mes examens, j’attendis le samedi avec impatience. Je n’avais rien dit à Gabrielle. Mon concierge nettoya mon smoking et astiqua mes bottes. Un fiacre me déposa devant le portail de chêne sculpté des Dupont d’Urville. Le comte vivait avec son fils qui étudiait vaguement la médecine, mais passait en réalité son temps autour des tables de jeu et à courir le jupon. Florence Mancini devait être remarquable pour avoir su retenir l’attention du jeune aristocrate blasé.

Une foule nombreuse et élégante se pressait dans le grand salon de l’hôtel particulier. L’assistance était composée d’hommes de tous âges, amis du père ou du fils, que je connaissais de vue. Dans le brouhaha, un camarade de la Sorbonne, tout émoustillé, me dit que Florence venait d’arriver. Je guettai son apparition, en vain. Un buffet proposait des montagnes de langoustes délestées de leur carapace et des alignements de bouteilles de champagne. J’y fis honneur comme les autres en attendant que le spectacle commence.

Au centre de la pièce, chose rarissime à l’époque, trônait une caméra de cinématographe entourée de puissantes lanternes électriques. Cela ne m’étonna pas venant des Dupont d’Urville, toujours avides de mettre les plus récents perfectionnements de la technique au service de la lubricité. Ainsi, dans son jeune temps, le comte avait été parmi les premiers à Paris à oser placer devant l’œil d’un appareil photographique non pas un paysage, un monument, ou un aïeul, mais une femme nue.

La lourde machine de prise de vues et les projecteurs étaient braqués sur une table recouverte d’un plaid écossais. Le décor était planté, mais les acteurs se faisaient attendre.

Dans l’espoir d’apercevoir Florence avant son entrée, je quittai le salon pour me diriger vers les appartements privés. Dans un boudoir, où une dizaine de personnes observaient le plus profond silence, j’assistai à une scène étrange. Bertrand se tenait penché sur une jeune fille aux abondants cheveux frisés, allongée dans une bergère ; sa fiancée milanaise sans aucun doute. Je m’approchai. Florence était grande, distinguée, et sa robe de brocard rose rehaussait son teint de lait. Les mains serrant les accoudoirs de son fauteuil comme pour l’emprisonner, Bertrand la fixait d’un regard impérieux. Battant des paupières, la bouche entrouverte, elle paraissait subjuguée. Il lui murmurait des paroles inaudibles qu’elle répétait à voix basse. Enfin, elle dit à haute voix, d’un ton mécanique :

— J’obéirai… à Bertrand… je ferai… tout ce qu’il me commandera.

Elle répétait sa phrase quand Bertrand m’aperçut.

— Florence, je te présente mon ami, Francis de Salignac.

Elle m’adressa un regard absent, sa main moite tremblait tandis que je l’effleurais d’un baiser. Bertrand lui donna le bras et l’entraîna au salon. Les invités s’écartèrent pour les laisser passer. Rigide, les yeux vides, Florence s’adossa à la table couverte du plaid. Le comte d’Urville, dont les cheveux blancs faisaient ressortir le teint de terre cuite, s’arma d’une badine pour nous détailler en termes crus, des cheveux aux chevilles, les avantages de sa future bru. Il la tourna, la pencha et fit l’éloge de sa croupe, comme un maquignon. Florence reprit une posture décente et Bertrand s’adressa à nous :

— Maintenant, messieurs, je vais avoir l’honneur de vous montrer une femme sous hypnose. Je vais l’aider à se déshabiller devant vous et à dévoiler ses beautés.

Un murmure d’approbation incrédule parcourut les rangs. Bertrand claqua dans ses doigts et Florence s’avança en se dégrafant dans le dos, avec l’expression absente d’une femme qui se croit seule dans sa chambre. Bertrand défit prestement, au creux des épaules de la jeune fille, les boutons hors d’atteinte. Elle laissa tomber sa robe à ses pieds et l’enjamba en toute quiétude. Selon la mode de l’époque, elle était encore habillée des pieds à la tête, mais ne portait pas de corset. Sa fine chemise flottait sur ses seins dont on devinait les aréoles, et un jupon dissimulait encore son pantalon : le sous-vêtement obligé des femmes avant la Première Guerre, quand n’existait pas encore la désastreuse culotte.

Pour nous faire admirer l’élégance de la silhouette de la jeune fille, Bertrand la fit circuler dans la pièce, dressée sur ses talons démesurés, les mains aux hanches, un étrange sourire figé aux lèvres. Des commentaires à voix basse, des toux en cascade accompagnaient le passage de la belle indifférente. Je remarquai que quelques invités, dans les coins sombres, avaient sorti leur sexe et se branlaient sournoisement.

Aidé par son père, Bertrand acheva de déshabiller la jeune fille, ne lui laissant que ses bas noués par des jarretières et ses hautes bottines. Ses seins en poire apparurent, puis son petit cul bombé, que son ventre plat et sa taille mince faisaient ressortir. Sa vulve aux chairs épaisses, qu’entouraient d’abondants poils frisés, étonnait par sa bestialité. Sur un signe de son fiancé, Florence s’allongea sur la table couverte du plaid, et un valet en costume actionna la manivelle de la caméra. Couvrant le ronronnement de l’appareil, Bertrand reprit la parole :

— Et maintenant, messieurs, vous allez avoir l’avantage d’observer une femme opérer une fellation pendant son sommeil.

Il sortit son pénis, que Florence, tournant la tête, prit dans sa bouche. Elle suçait bien et paraissait y prendre plaisir. La queue durcit rapidement et lui emplit la bouche. Elle maintenait le membre par la base et soupesait les couilles. Bertrand titillait le bout de ses seins, et de temps à autre les pinçait en tournant. La jeune fille grimaçait furtivement de douleur, mais ne se réveillait pas et continuait de sucer à pleine bouche.

Debout de l’autre côté de la table, le comte replia les genoux de sa future belle-fille et lui ouvrit les cuisses pour exhiber sa fente très étirée. Des bouclettes sombres, collées par l’humidité, bordaient les chairs mûres jusque autour de l’anus dont on devinait la protubérance entre les fesses entrouvertes.

Ecartant ses chairs à deux doigts, le comte masturba la jeune fille. Il allait vivement de son clitoris, dont la languette rose pâle émergeait des poils, à son anus qui commençait à béer. Au passage, il séparait ses lèvres déjà grasses de sécrétions et leur faisait rendre un son mouillé. Les bruits obscènes excitaient le sexagénaire et il insistait lourdement.

C’est alors que le comte fit un geste péremptoire en direction du fond de la salle. Sa fidèle gouvernante, Gretzel, une petite Alsacienne de dix-huit ans costumée en soubrette de bordel, sortit de derrière une tenture et, à pas comptés, comme une actrice, se rendit aux ordres son maître. Pour quelques instants, on se détourna de la fiancée de Bertrand écartelée sur la table. Les joues roses, les yeux embués d’émotion, la bouche appétissante comme un chou à la crème, Gretzel s’avançait vers nous.

Une résille tenait dressé son chignon roux sur le sommet du crâne. Un corset noir à lacets, pièce essentielle du costume des servantes alsaciennes, étranglait sa taille par-dessus sa fine chemise, et projetait en avant ses seins plantureux et très écartés. Ils bougeaient à chaque pas ; les deux taches de sueur qui garnissaient sa chemise, par transparence, faisaient apparaître les pointes. Quand elle passa devant nous, un murmure s’éleva dans son dos. Sa courte jupe noire, fendue de la ceinture à l’ourlet, laissait voir la raie de son large cul.

Elle s’accroupit aux genoux du comte, fesses écartées. J’espérais qu’elle allait se soulager devant nous, mais elle se contenta de défaire la braguette de son maître et de prendre sa queue dans sa bouche. Elle suçait avec encore plus d’entrain que Florence. Le visage du comte s’enflamma, ses rides se creusèrent, et ses attouchements sur la fente de Florence se firent plus vifs. Il la travaillait à deux mains, les bagues qui garnissaient ses longs doigts poilus brillaient.

Interrompant son manège quelques instants, il fit largement bâiller la vulve et l’offrit à l’objectif de la caméra. Les chairs gonflées luisaient, des spasmes parcouraient la fente écarquillée de l’anus au clitoris. Quand il introduisit son index tendu dans le vagin, celui-ci se referma en l’aspirant et quelques gouttes de pisse jaillirent.

— Oh, la petite fontaine ! Ah, la grosse cochonne !

La bouche pleine du sexe de son fiancé, Florence gémissait comme un animal, des soubresauts agitaient son ventre et ses cuisses. Devant ce spectacle, je me suis masturbé comme mes voisins. Sucé et branlé par sa gouvernante, le comte ne tarda pas à jouir.

— Chienne, avale mon foutre. Surtout, n’en laisse pas perdre.

Avec des rires de connivence, les invités applaudirent discrètement. Gretzel conduisit le comte vers une ottomane, dégrafa son col et lui servit un cordial. Cependant, Bertrand s’était placé en tête de table, les mollets de sa fiancée reposant sur ses épaules. Il ajusta sa queue à l’ouverture du vagin et s’y enfonça aisément. Florence n’était pas vierge ; j’eus une pensée pour Gabrielle, ma fiancée, si exagérément pudique. Les mains sous les fesses de la fille, Bertrand y allait à grands coups. De nouveau gaillard, son père se tenait à ses côtés et l’encourageait :

— Y êtes-vous, mon fils ? Ah, votre fiancée jouit, regardez comme elle mouille ! Elle vous suce bien ?

— Une vraie goule !

— Donnez-lui son compte, maintenant !

Bertrand se raidit en pliant les genoux au moment d’éjaculer. Nouant les chevilles sur sa nuque, Florence jouit en serrant les cuisses et en se masturbant.

Au moment où mon sperme arrosait le tapis, deux domestiques, qui bandaient d’une façon éhontée dans leur culotte à la française, enveloppèrent dans le plaid la fille inconsciente et l’emportèrent. Bertrand s’essuya avec un mouchoir de dentelle, rangea sa queue mollissante et referma sa braguette. Le salon empestait le foutre et le cigare. Bertrand fit ouvrir les fenêtres et nous invita à le suivre dans le jardin d’hiver, où, derrière un buffet débordant de fromages et de cochonnailles, des laquais débouchaient des bouteilles de bourgogne. Bertrand nous pria de l’excuser et nous quitta.

Il revint au bout de quelques minutes en compagnie de sa fiancée rajustée, repoudrée, et réveillée de sa stupeur hypnotique. Il me la présenta de nouveau, et elle me salua comme si elle faisait ma connaissance Elle paraissait légèrement flotter, et les invités souriaient d’un air entendu. Elle se tourna vers Bertrand.

— Alors, vous m’avez endormie longtemps ? Vous ne m’avez pas fait faire de bêtises, au moins ?

Bertrand la rassura :

— Vous avez été remarquable, nous avons beaucoup appris. Grâce à vous, nous avons pu vérifier à quel point l’hypnose fait avancer la science.

Elle accepta un canapé de foie gras et un doigt de bourgogne. C’était très étrange, elle était la seule femme de l’assemblée à l’exception de Gretzel, tout le monde l’avait vue se conduire comme une bête, et elle n’en avait pas le soupçon. Pourtant, sous sa robe et son pantalon, son sexe, même après les ablutions à l’eau chaude par les servantes, était encore irrité et devait perdre du sperme. A l’idée de ses poils poissés, comme pendant qu’elle se faisait branler et baiser sur la table, je me mis à bander.

La conversation roulait sur l’art, Florence discourait brillamment de la dernière exposition des « fauves ». Tous les hommes présents l’écoutaient avec la même lueur dans les yeux. Elle était exclue du secret que nous partagions. J’étais sous le coup d’un émerveillement infini. Se pouvait-il qu’elle ait vraiment tout oublié ?

A présent, par son comportement réservé, sa façon de ratiociner, elle me rappelait d’une façon étonnante ma propre fiancée. Se pouvait-il que Gabrielle elle aussi, dans des circonstances semblables, révèle une nature aussi lubrique ?

Rentrant chez moi, je me promis de me renseigner sur l’hypnose dès que la préparation de mes examens m’en laisserait le loisir.

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