Fenêtres pour voyeurs

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VINCENT Jeannine

Bibliothèque érotiqueMedia 1000


exhibition et voyeurisme


Broché / 120 pages


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Résumé

Une jeune veuve qui n’a jamais connu d’autre homme, sexuellement parlant, que son défunt mari, est en proie aux fantasmes de la solitude et s’adonne chaque jour à la masturbation en imaginant qu’un homme la regarde. Mais voilà qu’un jour elle s’aperçoit qu’il y a bien un voyeur qui l’observe, en effet, à l’aide d’une paire de jumelles : le vieux monsieur qui habite en face, quelqu’un qu’elle connaît très bien. Que faire ? La honte passée, elle décide de continuer comme si elle ne s’était aperçue de rien. Mais le vieux monsieur décide de traverser la rue et de venir sonner à sa porte, pour voir de plus près tout ce qu’on lui a montré par la fenêtre.

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CHAPITRE PREMIER

J’avais trente-deux ans et j’étais veuve depuis deux ans quand tout a commencé. Pierre, mon mari, avait été, à ce jour, le seul homme de ma vie. Plus âgé que moi, il m’avait tout appris sur le plan sexuel. Il travaillait dans les assurances, ce qui l’obligeait à de fréquents déplacements en Allemagne. Lors d’un de ses voyages, il a eu un accident de voiture. Je me suis retrouvée seule, sans enfant et sans ressources. Heureusement, Pierre était prévoyant et son assurance-vie m’a permis de subvenir quelque temps à mes besoins et de devenir propriétaire d’un trois pièces situé Porte de Versailles.

Mais il a vite fallu que je me remette à travailler. Comme je possédais un brevet supérieur de comptabilité, un ami de Pierre m’a obtenu un emploi dans une banque à Paris. Il s’appelait Gustave T. ; moi je l’appelais Gus. Il était âgé de soixante ans et à la retraite. C’est lui qui m’avait aidée à trouver mon logement. Il habitait d’ailleurs dans mon immeuble, l’appartement vis-à-vis du mien, de l’autre côté de la cour.

Il était veuf lui aussi, depuis longtemps. Il m’arrivait souvent de le croiser le soir, lorsque je rentrais du boulot et qu’il revenait de sa promenade. Nous échangions quelques banalités, mais rien de plus. C’était surtout une connaissance de mon mari. Je le trouvais sympathique et de bon conseil ; il jouait en bourse et m’avait fait faire quelques bons placements.

Je vivais dans un immeuble en brique rouge de six étages construit avant guerre. J’étais suffisamment loin du périphérique pour ne pas l’entendre et j’avais le métro à deux pas. Ma banque se trouvait dans le quartier de la Madeleine et la ligne était directe.

L’immeuble était bâti autour d’une cour intérieure qui faisait caisse de résonance, mais je n’avais pas à me plaindre, les voisins étaient plutôt calmes. Les appartements qui se faisaient face se trouvaient séparés par une vingtaine de mètres. Chaque séjour ouvrait sur un balcon, où certains locataires, comme Gus, faisaient pousser des géraniums. Je n’y avais rien planté, réservant ce coin à une chaise longue qui me permettait de lire en prenant le frais, certains soirs où il faisait particulièrement chaud dans les appartements. L’été, je vivais avec la grande baie vitrée ouverte. Je n’avais pas peur des regards indiscrets de Gus qui passait toute la belle saison dans sa maison du Midi.

J’avais arrangé mon chez-moi assez agréablement ; je m’y plaisais. J’écoutais de-la musique, je lisais beaucoup, et mon séjour s’était vite transformé en bibliothèque. Depuis que Pierre était décédé, je ne sortais presque plus. Je n’avais pas d’amant, je n’en cherchais pas et aucun homme ne semblait s’intéresser à moi.

Les jours de congé, je flemmardais au lit avec un livre. Nue sous les draps, il m’arrivait souvent d’avoir envie de faire l’amour. Tout en continuant ma lecture, je me caressais longuement. Au bout d’un moment, quand j’étais trop excitée, je posais le bouquin et je me faisais jouir.

J’avais pris l’habitude de me masturber, alors qu’avant mon mariage, cela ne m’arrivait quasiment jamais. Le week-end, je me touchais plusieurs fois par jour. Au début, je pensais à Pierre, puis petit à petit, je m’étais mise à fantasmer sur d’autres hommes, des collègues de bureau ou des passants que je ne connaissais même pas. J’imaginais qu’ils me draguaient à la banque ou dans la rue.

Un des scénarios que je m’étais inventé m’excitait particulièrement. Pour le réaliser, je tirais les rideaux du séjour et je disposais deux fauteuils face à face, car ce fantasme se déroulait dans un train. Quand j’allais voir mes parents ou mon frère Hervé, j’utilisais ce moyen de transport. Et, peut-être à cause des trépidations, je me sentais très vite émoustillée. A cet égard, le TGV, beaucoup trop souple, ne m’excitait pas du tout. Dès que j’avais quitté la gare, je faisais semblant de dormir et j’imaginais que mes compagnons de voyage me faisaient l’amour. Parfois, ils me violaient, d’autres fois, c’est moi qui prenais l’initiative. Très vite, je mouillais ma culotte, et j’étais obligée d’aller dans les toilettes pour me soulager.

Depuis un mois, j’avais remarqué un Noir d’une trentaine d’années qui achetait son journal chez le même buraliste que moi. En le regardant marcher dans la rue, j’essayais de me faire une idée de son sexe. Je l’imaginais très gros, long, marron, avec un gland rose.

Je me faisais souvent mon petit cinéma en pensant à cet homme de couleur. Je mettais des bas et ma jupe la plus courte, et je m’installais dans un des grands fauteuils en cuir. Je rêvais que l’homme prenait place en face de moi, alors je l’aguichais en croisant et décroisant les jambes. J’imaginais son regard qui remontait sous ma jupe, le long de mes cuisses. Je pensais à son énorme sexe qui gonflait dans son slip. Les ongles enfoncés dans le cuir du fauteuil, j’essayais de retarder le plus possible l’instant où je me toucherais. Je me tortillais sur mon siège pour faire remonter ma jupe. Parfois, je me mettais à parler avec mon compagnon de voyage fictif. Quand j’étais trop excitée, je troussais ma jupe avec lenteur, je posais mes pieds sur le siège d’en face et j’écartais les jambes pour bien m’exhiber. Je disposais une glace sur le fauteuil pour pouvoir me regarder comme si j’étais à la place du Noir. Je voyais la chair blanche de mes cuisses au-dessus des bas sombres et le triangle de ma culotte dont le tissu collait à ma chatte, dessinant ma fente. Je commençais à me masturber à travers mon slip trempé de mouille. Je soulevais l’élastique pour montrer les bourrelets roses de ma vulve et le bouton de mon clitoris. J’étalais mes lèvres vaginales sur le côté, je les enduisais de mouille et lentement, j’enfonçais un doigt dans mon vagin. J’imaginais que le Noir baissait son pantalon et que nous nous branlions l’un devant l’autre. Dans mon fantasme, sa queue grossissait monstrueusement, et ses couilles étaient grosses comme des oranges. Selon mon humeur, nous nous contentions de nous faire jouir, sans nous toucher. D’autres fois, il m’obligeait à me mettre à quatre pattes devant lui et à sucer sa grosse queue noire. Ou bien, il me sautait dessus et me baisait par terre, entre les deux banquettes. Quand je rêvais à cette dernière éventualité, je m’enfonçais une bougie dans le sexe, pour me donner l’illusion qu’il me pénétrait.

Je vivais donc un peu comme une recluse, mais sans m’ennuyer. Je me suffisais à moi-même.

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