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Résumé

Tout commence par une rencontre virtuelle sur le forum de Discipline Domestique, un site consacré aux plaisirs de la fessée érotique. Joël, kinésithérapeute désabusé, fait la connaissance d’Aquarelle. Derrière ce pseudonyme se cache une accorte cuisinière de restaurant qui rôde sur la toile à la recherche de partenaires d’un moment capables de mettre en scène ses fantasmes de soumission… Renforcée par l’anonymat garanti par les nouveaux moyens de communication high-tech, leur relation va très vite se débrider… L’obsession constante d’Italo Baccardi est l’excitation provoquée par les rapports de domination et de soumission, génératrice de honte. Son jeu préféré est la « fessée lubrique ».

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CHAPITRE PREMIER – AQUARELLE

J’ai rencontré Anne sur le site fesrouges. J’avais été attiré par son histoire, écrite sous le pseudo « Aquarelle ». J’ai cherché à la contacter sur le forum. Comme elle était en ligne, elle m’a répondu aussitôt. Elle m’a invité à la rejoindre sur MSN pour que nous puissions chatter en toute tranquillité. Je lui ai dit que son histoire de garagiste pourrait faire un scénario de film érotico-policier. Elle a répondu que cette histoire lui était réellement arrivée. Je l’ai traitée de menteuse. J’ai même ajouté, provocateur, que les petites menteuses, je les couchais en travers de mes genoux, leur remontais la jupe, les déculottais avant de leur rougir les fesses…

Elle a réagi en expédiant sur mon écran une « émoticône » animée qui signifiait ce qu’elle pensait de mes menaces. (Un visage qui tirait la langue en faisant des cornes avec ses doigts.) J’ai répliqué par un visage identique, mais rouge de colère.

Ce genre d’échanges sur MSN est intéressant pour un premier contact. Mais à la longue, le langage écrit limite la communication par son manque de spontanéité. J’ai demandé à celle qui se faisait appeler « Aquarelle » si elle n’avait pas envie de poursuivre la conversation au téléphone. J’ai donné mon numéro de portable. Deux minutes plus tard, ça sonnait. Aquarelle avait une voix très jeune. Je lui ai demandé si elle était majeure. Elle m’a répondu par un éclat de rire au timbre enfantin. On a commencé par échanger des banalités. Elle se trouvait dans une station de sports d’hiver… elle avait trente-cinq ans… Je lui ai fait remarquer qu’elle avait la voix d’une gamine de douze ans.

Nouvel éclat de rire.

On a continué les présentations. J’étais déjà dingue de sa voix, c’était un bon début. Surtout de ses rires enfantins et de son personnage de gamine effrontée. Au bout d’un moment, j’ai dit :

— Vous avez une webcam ? J’ai très envie de vous voir.

Sa webcam était en panne. Menteuse !

— Votre téléphone peut envoyer des MMS ? Oui, elle pouvait prendre des photos avec son téléphone portable et me les envoyer sur le mien, mais elle se faisait prier.

— Je me trouve trop grosse et en plus, je ne suis pas habillée.

— Vous êtes comment ? j’ai fait, émoustillé.

— Affreuse. En pyjama.

— A cette heure ?

— Oui. Je travaille depuis quatre mois sans un seul jour de repos. Elle m’explique alors qu’elle est cuisinière dans un restaurant d’altitude. Elle fait les saisons. Six mois à Courchevel, six mois à Saint-Tropez. Elle est obligée de faire la sieste pour tenir le coup. Elle a trop dormi. Elle ne veut pas me montrer sa figure, elle prétend avoir le visage bouffi, la bouche pâteuse, des valises sous les yeux. Je me hasarde à lui demander de me montrer ses fesses.

— Je suis sûr qu’on voit des marques laissées par les grosses mains de votre prétendu garagiste.

Elle m’a traité de sale vicieux. Elle s’est étirée, a bâillé. Puis elle m’a demandé de raccrocher et d’attendre. Elle avait pris l’initiative d’employer le tutoiement. Silence. Je suis resté devant l’écran de mon ordi où était encore affiché mon numéro de téléphone. Et si elle ne rappelait pas ? La sonnerie m’a fait sursauter. Un message. Une photo. Au milieu des draps défaits, une paire de fesses. Blanches, bien galbées. Un pantalon de pyjama baissé à mi-cuisses. Veste remontée sur les reins, creusés par la position. Elle s’était contorsionnée pour se prendre en photo. Le cul entrouvert laissait deviner la naissance de la chatte. Nouvelle sonnerie. Sa voix changée, au timbre plus grave :

— Alors ?

— J’adore. Un silence puis :

— Ça m’excite de montrer mes fesses, comme ça, à un inconnu.

— Tu mouilles ?

— Bien sûr.

Je me suis caressée en me réveillant.

— En pensant à ton garagiste ?

— Oui. C’est mon fantasme.

— Raconte.

Elle a raconté en se branlant. Dans l’écouteur, j’entendais son souffle… C’était l’année dernière. Ça commençait comme une histoire vraie. Aquarelle était tombée en panne en pleine nuit sur une route de montagne au fond de la Lozère. Elle avait téléphoné au garage le plus proche. La dépanneuse est arrivée. Il pleuvait à seaux. Le garagiste a ouvert le capot. C’était un bel homme d’une cinquantaine d’années, les cheveux grisonnants. Un air autoritaire. Tout à fait le genre d’homme qui la fait fondre. Il portait un long imperméable. Elle n’avait qu’un teeshirt et un jean trempés. L’homme l’a fait mettre à l’abri dans sa dépanneuse, pendant qu’il remorquait la voiture dans son camion. Il l’a rejointe dans la cabine. Il reluquait ses seins dont on voyait les pointes à travers le tee-shirt trempé. Sur le chemin, il lui a posé toutes sortes de questions indiscrètes : si quelqu’un l’attendait, si elle vivait seule, d’où elle venait…

Oui, elle vivait seule. Personne ne l’attendait. Elle était disponible. La dépanneuse est arrivée dans un hameau, une dizaine de fermes disséminées dans une vallée.

— Il va falloir que je fasse venir la pièce. Ça prendra quelques jours.

En attendant, Aquarelle pouvait habiter chez lui. Il vivait seul depuis la mort de sa femme, deux ans auparavant. Aquarelle a demandé à aller chercher sa valise dans le coffre de la voiture. D’un ton calme, autoritaire, il a répondu que c’était inutile, qu’il allait lui prêter des vêtements secs. Il lui a demandé de le suivre. Ils ont monté l’escalier. Elle devant, lui derrière, qui reluquait son cul. Aquarelle se laissait guider. Elle était bien, comme anesthésiée. Pendant qu’il lui faisait couler un bain, il lui a demandé d’une voix calme de se déshabiller. Sans opposer la moindre résistance, Aquarelle a obéi, parce que ça lui procure toujours une honte excitante de se mettre à poil devant un homme habillé, qui la mate avec un regard sale. Quand elle s’est retrouvée nue, il lui a dit de grimper dans la baignoire.

Debout dans l’eau chaude, elle l’a regardé frotter le gant de toilette avec une savonnette. D’une voix calme, il lui a dit qu’il allait la laver.

Aquarelle s’est abandonnée comme une gamine à qui on fait sa toilette. Gênée, mais excitée. Il l’a lavée partout, l’a touchée, explorée dans les moindres détails. Pendant qu’il lui savonnait la chatte avec le gant de toilette, il lui a expliqué que sa visite tombait à pic, que ça faisait très longtemps qu’il n’avait pas touché une femme. Il a dit ça avec naturel, comme si elle lui appartenait déjà.

Il décide qu’elle doit rester avec lui parce qu’il a besoin d’une femme. Aquarelle ne bronche pas. Elle n’a rien à dire. Elle est déjà sa chose, et ça l’excite comme une folle. Pendant qu’il la rince, il explique que dans le hameau, tous les hommes vivent comme lui, avec une inconnue rencontrée sur le bord de la route. C’est comme ça : les femmes sont soumises à la loi des hommes. Il l’essuie. Aquarelle ne dit rien, elle est toute molle. Il emploie alors un ton froid pour annoncer qu’il va la « marquer ». En écoutant Aquarelle, je me dis que c’est au fer rouge, comme à une esclave. Elle est prête à tout, soumise. Mais pour le garagiste, la « marquer » signifie la forcer entre les cuisses avec sa queue. Il l’oblige à s’allonger sur le lit.

Aquarelle est une poupée dolente qu’il dispose à sa guise : les cuisses écartées, les bras en croix. Il déboutonne son pantalon… et il la « marque ». A coups de queue. A fond. Méthodiquement. Jusqu’à l’éjaculation.

Aquarelle était restée longtemps chez lui. Dans la journée, il travaillait à démonter le moteur de la voiture au garage. Aquarelle portait des blouses vichy ayant appartenu à sa femme, la morte. Des blouses de paysanne, sans rien dessous. C’était plus pratique quand il remontait la « marquer » pendant les pauses-café. Aquarelle tuait le temps en faisant le ménage. L’appartement était dans un désordre incroyable. Depuis le temps qu’il vivait seul, il avait aussi perdu l’habitude de parler. Elle passait son temps à l’attendre pour la pause-café. Elle guettait les bruits de l’atelier, ses pas dans l’escalier. Le désir alourdissait son ventre.

Il montait, lui indiquait d’un signe de tête l’endroit et la position qu’il voulait pour la « marquer ». Parfois, c’était debout contre l’évier de la cuisine. D’autres fois, à quatre pattes sur le lit, la blouse troussée aux épaules, ou encore les jambes en l’air. C’était un rituel silencieux. C’est ça qui l’excitait. Elle employait pour le dire une expression à elle : « Ça me rendait toute chaude, brûlante. »

Il lui donnait des ordres silencieux, du regard. Elle devait se mettre en position pendant qu’il prenait la cafetière qui chauffait en permanence sur la cuisinière à charbon. Il s’asseyait à la table de la cuisine, buvait son café en la matant du coin de l’œil. Ça l’excitait salement de la voir l’attendre comme ça. Aquarelle voyait la grosse bosse qui déformait le devant de la salopette. Puis il remettait la cafetière à sa place, posait la tasse dans l’évier, revenait vers elle en fourrageant dans sa braguette. Il se soulageait, puis retournait au travail. Un peu plus tard, il remontait pour la « marquer » encore pendant une nouvelle pause-café. Sans un mot…

— Elle est bonne, ton histoire.

— C’est pas une histoire. Ça m’est réellement arrivé.

Ça avait excité Aquarelle de me raconter son histoire.

Je n’en croyais pas un mot, mais j’étais accroché. Je ne parvenais pas à retenir ma respiration sifflante dans le combiné. Aquarelle m’a demandé si son histoire m’avait fait bander.

Ce n’est pas son histoire qui m’excitait. C’est Aquarelle qui me faisait bander. Sa voix qui déraillait. Le mélange d’obscénité et de voix enfantine. La photo de ses fesses. J’étais tombé sur une vraie perverse. Ce n’était pas la première fois que je faisais une telle rencontre sur le net. En général, ça en reste là : au virtuel. L’anonymat permet toutes les audaces. Je savais que celle qui se cachait sous le pseudonyme d’Aquarelle en resterait là. Je ne verrais jamais son visage, ne la rencontrerais jamais. Après tout, c’était peut-être mieux. La virtualité permet toutes les audaces, la réalité est souvent décevante. J’ai hasardé :

— Tu te branles ?

— Bien sûr.

— Je veux entendre le bruit de tes doigts dans ta mouille.

— Tu es dingue !

Pour ajouter aussitôt :

— Ecoute bien.

Le bruit de clapotis était à peine audible. J’étais fou d’excitation. Froissement de draps. Puis sa voix devenue rauque :

— Alors ?

Je lui ai demandé de renifler ses doigts, de me parler de l’odeur. Elle commençait à se piquer au jeu de l’obéissance.

— Ils sentent… la femme.

— La femme excitée qui se caresse sous le drap, comme une petite fille cochonne. Raconte-moi ce que tu fais.

— Je suis toute chaude. Je frôle mon clito. Avec le bout de mon doigt. Tout doucement, pour ne pas jouir trop vite.

— Moi, quand je veux faire durer le plaisir, je me branle de la main gauche. Ton bouton ?

— Oui. Il me démange. Presque douloureux. Je l’ai trop touché cet après-midi.

— Tu es une petite vicieuse qui mériterait une bonne fessée.

J’ai entendu un soupir excité. Elle a demandé d’une voix essoufflée :

— Tu ferais comment ?

J’ai compris qu’elle avait envie de s’exciter en m’écoutant. En me branlant doucement de la main gauche pour entretenir mon érection, j’ai inventé que je faisais irruption dans sa chambre. J’étais surveillant d’internat dans un pensionnat très sévère. A entendre sa respiration hachée, je devinais que le scénario ne lui déplaisait pas.

— J’arrive sans faire de bruit. Tu es seule dans le dortoir. Je reste un moment à observer ta main qui bouge sous les draps entre tes cuisses ouvertes. Tu pousses un petit cri en me découvrant. Je bondis sur toi, te secoue, te tire les oreilles en te rappelant le règlement pour les petites vicieuses qui se branlent sous les draps. Tu protestes en disant que ce n’est pas vrai. Je saisis ta main, renifle tes doigts. Tu sens le pipi et la mouille. J’explique en te secouant comme un prunier que tu as aggravé ton cas en ajoutant le mensonge au vice. D’un geste brusque, je rabats les draps aux pieds. Ta chemise de nuit est remontée sur ton ventre. Tu serres les cuisses en essayant de te recouvrir. Je t’oblige à écarter les jambes. Comme tu résistes, je te donne des claques sur les cuisses. Tu finis par obéir. Je passe un doigt dans ta fente, te découvre toute trempée. Je touche ton clitoris. Il est tout dur. Je décide que tu vas être punie. Je te mets face à un marché : tu obéis sans discuter ou tu seras punie devant tout le pensionnat. Ecarlate, tu acquiesces. Je décide que tu vas être fessée jambes en l’air.

— Jambes en l’air ?

— Oui, jambes relevées, genoux aux épaules ! J’exige qu’Aquarelle adopte la même position pendant que je raconte la suite.

— C’est une position très humiliante, n’est-ce pas ? Elle approuve d’un gémissement. Je poursuis :

— Cul en l’air ! Dans cette position, fesses écartées, tu exposes ton petit trou, ta fente ouverte. Avant la fessée, je veux toucher ton derrière. Je caresse tes fesses, chaudes et moites. Je frôle ton anus, ton sexe. J’écarquille les petites lèvres pour t’examiner à l’intérieur, me rendre compte combien tu es vicieuse, mouillée, comme ton clito est rouge, enflammé… Je te dilate le vagin à deux doigts, en t’annonçant que je vais te punir jusqu’à ce que tes fesses soient brûlantes. Tu dois te soumettre, tenir tes chevilles pour rester dans la position pendant la fessée. Puis je fais claquer mes mains sur ton derrière tendu. Ta peau marque bien. Ton cul rougit facilement. Je te frappe fort, sans pitié pour tes supplications, tes larmes…

Un cri m’indique qu’Aquarelle vient de jouir. Elle sanglote de bonheur. Je la laisse reprendre ses esprits. Puis elle éclate de rire :

— C’était trop bon ! Tu as de l’imagination !

— Merci… Aquarelle.

— Ce n’est pas mon vrai nom. Je m’appelle Anne. Je te laisse. Il faut que j’aille sous la douche. Il y a urgence.

— Anne ? On se retrouvera ?

— Bien sûr. Sur le site. Mais je préfère Aquarelle. Elle a raccroché trop vite. Il ne me restait plus d’elle que son rire enfantin, la photo floue de ses fesses, sur l’écran de mon téléphone portable.

Le numéro de l’expéditeur figurait dans le journal des messages reçus. J’ai eu envie de l’appeler tout de suite. Mais je me suis ravisé. Une heure plus tard, ma boîte de réception signalait l’arrivée d’un nouveau message. Il y avait une photo en pièce jointe. J’ai cliqué sur l’icône. Le visage d’Anne est apparu : un visage arrondi, des joues roses, des yeux verts, un sourire malicieux. En commentaire, elle avait ajouté :

« Je sais, je ne suis pas un top-modèle. Je suis un peu grosse, mais je vais commencer un régime. Si tu ne me trouves pas moche, j’aimerais bien une photo de toi. »

Aquarelle venait de prendre corps. Une cuisinière saisonnière, à mille bornes de là, partageait mes fantasmes !

J’ai cherché dans mes dossiers « images » une photo de moi. J’ai mis du temps, car moi aussi, j’ai des problèmes « d’estime de soi ».

 

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